Poulet aux prunes de Marjane Satrapi, 2è ed. L’association 2004
Genre : historico-poétique
Bibliographie : Persépolis (4 volumes édition de L’association), Sagesse et malice de la Perse (Albin Michel 2001), Les monstres n’aiment pas la Lune (Nathan 2001), Ulysse au pays des fous (Nathan 2001), Adjar (Nathan 2002), Broderie (L’association 2003), Le soupir (Bréal jeunesse 2004).
L'histoire : Téhéran 1958, Nasser Ali joueur de tar (instrument à cordes iranien) renommé décide de se laisser mourir après qu’on lui ait cassé son instrument fétiche. Est-ce véritablement pour cette raison qu’il se laisse mourir ?
Ce que j’en pense : Je n’étais pas fan du dessin de Marjane Satrapi, Persépolis ne m’avait jamais attiré. Mais ayant entendu que le « Poulet aux prunes » avait reçu le prix du meilleur album de l’année à Angoulême, j’ai décidé de passer voir ce qu’il en était. Je l’ai feuilleté à la Fnac et j’ai tout de suite accroché. Si je n’accroche toujours pas au niveau du dessin, bien que je m’y habitue, l’histoire et le type de récit m’ont conquis ! Marjane arrive à mélanger l’histoire à la poésie d’une vie. L’histoire de l’Iran est passionnante et l’auteur en fait une toile de fond fascinante sur laquelle se laisse raconter comme une mélodie la vie mélancolique de ce musicien. L’amour a toujours régné sur l’art iranien, Marjane fait revivre cette tradition à travers un médium qui n’a pas pour vocation première de transmettre ces anciennes histoires… c’est peut-être ce qui rend la chose plus envoûtante encore…
Je vais m’empresser d’aller lire Persépolis d’une part, et les poètes iraniens d’autre part dont elle cite quelques passages de poèmes et qui m’ont l’air de petits bijoux.
Question seulement pour ceux qui l'ont lu :