Etant donné que je suis sur une fiche vraiment immense en ce moment et que j’en ai encore pour un bon moment dessus, je vous propose en attendant de vous présenter cet autre groupe que j’aime beaucoup :
Epica (en plus il est suffisamment récent pour que ça ne me prenne pas 10 plombes …)
Nom du groupe : Epica
Pays : Hollande
Style : Gothique Symphonique Metal
Label :Transmission Records
Site officiel : www.epica.nl
Composition du groupe :
Chants : Simone Simons [2002]
Chants, guitare : Mark Jansen [2002]
Guitare : Ad Sluijter [2002]
Basse : Yves Huts [2002]
Batterie : Jeroen Simons [2002]
Clavier : Coen Janssen [2002]
Précédents membres du groupe :
Chants : Helena Iren Michaelsen [2002-2002]
Batterie : Iwan Hendrikx [2002-2002]
Biographie :
Dans ce groupe c’est Mark Jansen qui est à la fois au four et au moulin.
Pour info je rappelle que de 1995 à 2002 il faisait parti d’
After Forever où il était à la fois chanteur et guitariste.
Dans
Epica cela va plus loin encore : il y joue de la guitare, compose les mélodies, écrit les chansons et assure une partie des chants. Son inspiration lui vient principalement de ses nombreux voyages et de son attrait pour les autres cultures. On note d’ailleurs qu’il porte beaucoup d’intérêt aux cultures arabes.
Cet attrait est apparemment partagé par tout le groupe qui en profite pour partir souvent en tournées afin d’amasser le plus de nouvelles expériences possible.
En fait Mark sentait qu’il n’avait plus trop d’avenir avec son ancien groupe, il n’avait plus la possibilité de laisser libre cours à ses envies créatrices. Ainsi dès qu’il en a eu l’occasion il est parti sur un nouveau défi.
Des auditions furent lancées et on réfléchit à un nom pour le groupe. A la base ce dernier devait être
Sahara Dust (son petit faible pour les cultures arables comme cité plus haut), mais dès les premières semaines de 2003 le nom d’
Epica fut définitivement entériné.
A cette époque, alors qu’il se cherchait encore, le groupe avait pour chanteuse la norvégienne Helena Iren Michaelsen (qui appartenait également à
Trail of Tears), mais très rapidement le choix de Simone Simons, jeune chanteuse hollandaise très prometteuse, s’imposa.
Le groupe se stabilisa autour de la formation suivante :
Coen Jansen au clavier, Ad Sluijter à la guitare, Jeroen Simons à la batterie (Ad et Jeroen venant tous deux de
Cassiopeia) et Yves Huts à la basse (ce dernier venant pour sa part d’
Axamenta).
Leur premier album fut enregistré au studio Gate à Wolfsburf en Allemagne, sous la conduite du producteur renommé Sacha Paeth (pour la petite histoire ce dernier a également bossé pour l’opéra Metal
Aina,
Rhapsody,
Kamelot,
Angra, en somme que de grosses références).
Dès le premier morceau on se rend compte de la diversité des instruments utilisés. «
Adyta » est une intro qui donne dans le classique et est chantée en latin. Le groupe travaille avec un chœur conventionnel ainsi que 8 instruments à cordes pour donner plus d’originalité au résultat : 3 violons, 2 altos, 2 violoncelles et une contrebasse. Bien sûr le tout est dominé par la voix de mezzo-soprano de Simone Simons qui s’accorde parfaitement avec le côté classique des morceaux. On notera également qu’
Epica apprécie beaucoup les contrastes marqués entre instruments. Ainsi on notera les oppositions entre les guitares bien sonores et les chants et cordes très cristallins. La même chose se produit entre la voix d’ange de Simone et celle très gutturale de Mark. Tous ces aspects sont particulièrement visibles dans «
Sensorium » où le duel classique / Metal est omniprésent.
Une des grandes ambitions d’
Epica est de toucher profondément son auditoire par ses textes et ses mélodies. Le groupe a d’ailleurs été lui-même très marqué (comme tout le monde en fait) par les évènements du 11 septembre et les changements qui en ont résulté. Le morceau «
Façade Of Reality » en est la preuve.
Au final une petite explication sur le nom du groupe lui-même. 2 raisons sont à son origine.
Premièrement c’est un hommage à
Kamelot dont tout le groupe est très fan (et oui
Epica est le nom d’un des albums de
Kamelot).
Deuxièmement
Epica est censé être le lieu où toutes les réponses aux questions vitales sont trouvées (attention là on décolle …

)
Et dernièrement, raison bonus, lors d’un récent concert en Belgique, comme d’habitude le public a à un moment scandé « E – pi – ca, E – pi – ca » et de l’avis de tous cela a très bien rendu bien. Le groupe s’est alors dit qu’il ne s’était pas trompé quant à son nom.
Discographie :
The Phantom Agony (2003)
01) Adyta
"The Neverending Embrace"
02) Sensorium
03) Cry for the Moon
"The Embrace that Smothers - Part IV"
04) Feint
05) Illusive Consensus
06) Façade of Reality
"The Embrace that Smothers - Part V"
07) Run for a fall
08) Seif al Din
"The Embrace that Smothers - Part VI"
09) The Phantom Agony
Avis personnel :
Ce groupe, bien qu’il n’ait pour le moment sorti qu’un album, est selon moi un des plus prometteurs de toute la scène du progressif.
Les morceaux sont enlevés, vibrants, ils remplissent parfaitement ce qui selon moi est le rôle premier de toute musique : ils font rêver …
Alors si jamais vous avez l’occasion de vous procurer « The Phantom Agony » ou ne serait ce que de l’écouter, surtout ne passez pas à côté c’est vraiment une pure merveille
