Stardust de Neil Gaiman édition française 2001 en "J'ai Lu"
Genre : HF
Bibliographie : http://www.neilgaiman.com/stories/stories.asp ; il a beaucoup produit aussi bien dans le domaine de la littérature que de la BD (comics) et fut scénariste pour la TV et le cinéma…
Histoire : Un petit village d'Angleterre où il fait bon vivre, loin de tout et de tous. Si ce n'est qu'à quelque pas de ce village, de l'autre côté d'un grand mur naturel, commence ou termine, le Pays des fées. Pays où tout est pris au pied de la lettre, ou presque... Mais le mur qui sépare Wall, le village, de Féérie est supposé infranchissable, sauf une fois tous les 9 ans, quand a lieu la Foire et que les deux mondes peuvent se rencontrer.
Dans ce village, l'amour va frapper, et pour sa belle, Tristran va aller chercher une étoile filante tombée du ciel le soir où il faisait sa déclaration. Au long de cette quete il découvrira les délires que lui ont fait faire les passions de l'amour, et l'amour lui-meme. Enfin, il y découvrira ses origines...
Mon avis : Recette classique du roman d'héroïque fantaisie, me direz-vous. Oui, en effet, mais Gaiman (là vous devez commencer à comprendre que je me suis réconcilié avec Neil) maitrise le style de main de maître, mieux, il le maitrise comme un docte de la forme que doit prendre un roman de ce type. Pourquoi ? Car il y a dans ce livre une quantité de références et une grande dose d'humour. L'histoire est une fois de plus classique (il ne faut pas s'attendre à etre surpris par quoi que ce soit), mais je commence à m'y faire venant de Gaiman, cependant, c'est véritablement bien écrit (meme pour la traduction) et le principal y est. Quel est le principal ? Le fait de rever à ce monde de fées, à ces aventures, et à l'amour... C'est encore l'histoire de l'initiation d'un jeune homme qui apprendra à devenir un homme en bravant les danger et en trouvant l'amour, mais cette initiation est drôle et flotte dans le merveilleux. Et puis comment ne pouvons nous pas nous identifier au personnage qui, comme Richard Meyhew dans Neverwehre, est un quidam sans autres qualités que celles que nous voudrions bien lui donner... Bref, ce héros est suffisamment indéterminer pour qu'on découvre en lui une parcelle de nous.
Un grand bravo au traducteur (si quelqu'un le connait) qui a fait une magnifique traduction et, chose plus étonnante pour un bouquin de HF, il a fait des renvois de notes critiques tantôt sur la traduction tantôt sur les références qu'emprunte Gaiman. Bref, c'est assez rare de voir une si bonne traduction rien que pour ça le roman vaut le coup.
Mon exploration de Gaiman ne s'arrêtera pas là, je vais aller zieuter du côté d'American Gods (mais je ne ferai pas la fiche, quelqu'un est déjà dessus je crois).