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| [Quartiers : XVe Arrondissement] La vieille Université | | L'université du quinzième arrondissement a connu son heure de gloire dans les années 60. "Campus nouveau et révolutionnaire" à sa création, les bâtiments de verre, métal et brique rouge ont a présent un petit coup dans l'aile.
La "vieille fac", comme on l'appelle aujourd'hui par opposition à la "nouvelle fac" bâtie il y a une dizaine d'années à la lisière du centre-ville, n'abrite plus aujourd'hui que les filières littéraires (Lettres, Langues, Histoire-Géo, Psycho, Arts...), dont les étudiants sont traditionnellement les plus pauvres (40% de boursiers).
La résidence universitaire et le resto-U datent de la même époque et sont dans le même état (à peine mieux, puisqu'ils répondent tout juste aux normes d'hygiène et de sécurité).
La municipalité entretient évidemment toujours les bâtiments, mais ça fait bien quinze ans qu'on n'y a pas vu de travaux d'envergure pour remettre les bâtiments aux normes. Les toits fuient par endroits, les peintures s'écaillent et le chauffage - quand il veut bien marcher - revient cher, avec toutes ces fichues baies vitrées !
Cependant, à la mort du physicien Gérard Jallier, il y a huit ans, la fac du quinzième hérita de plusieurs bâtiments, anciens mais solides, assortis d'une généreuse subvention. Il fut fort justement décidé d'en faire une nouvelle Faculté des Sciences, qui porte depuis le nom de son bienfaiteur.
La "Fac Jallier" est mieux lotie que la "vieille fac", mais il ne reste maintenant plus grand-chose de l'héritage, et elle commence à avoir les mêmes problèmes de budget que son ancêtre.
Seul point positif : avec deux facultés sur son territoire, l'immobilier a doucement commencé à redémarrer dans le quinzième, et on commence à y voir pousser des logements "pour étudiants" dont le loyer n'est pas encore trop élevé.
Enfin, depuis quatre ans, une école d'ingénieurs s'est établie dans les locaux réhabilités d'une ancienne tannerie.
Si les étudiants du centre-ville, relativement aisés, profitent des réductions liées à leur statut dans les bars et autres boîtes de nuit qui leur ouvrent leurs portes presque tous les soirs (certes, il n'y a pas de résidence universitaire à proximité, mais la plupart d'entre eux ont les moyens de louer un studio à moins d'un quart d'heure de bus), ceux du quinzième, s'ils bénéficient des mêmes "avantages étudiants", ne mènent que rarement un train de vie comparable. On en retrouve cependant un certain nombre à "l'Ange Rouge" ou au "Bélial", où ils organisent parfois des soirées. |