Ca y est enfin ! Après des heures et des heures d’acharnement, de fatigue et de stress intense (particulièrement en cette nuit de dimanche 27 février où je vais échapper à lynchage d’une centaines de fanatiques … Hein ?! Vous ne comprenez pas ? Tant mieux ! Parce que je vous garantis qu’il y en a qui ne comprennent que trop bien …) je post enfin la fiche du plus grand, du plus génial groupe de Metal symphonique de tous les temps :
Therion !
Ouvrez bien grand vos yeux, installez vous confortablement et plongez dans l’épopée d’un groupe qui a su gravir tous les obstacles afin de créer son propre style et de s’y poser en maître absolu et incontesté !
(Discographie Chroniquée Ici)
Nom du groupe : Therion
Pays : Suède
Style :Trash (heureusement plus maintenant !) Gothique Symphonique Metal (LE groupe qui a donné naissance au Metal symphonique, et plus spécialement (pour ne pas dire uniquement …) Christopher Johnsson)
Label :Nuclear Blast
Site officiel : www.megatherion.com
Composition du groupe :
Guitare, clavier, chants : Christopher Johnsson [1987]
Guitare : Kristian Niemann [1999]
Basse : Johan Niemann [1999]
Batterie : Petter Karlsson [2004]
Précédents membres du groupe (dans le cadre de Therion cela a de l’importance …) :
Chants : Matti Kärki [1989-1989]
Guitare : Peter Hansson [1989-1991]
Guitare : Magnus Barthelson [1992-1993]
Guitare, clavier : Jonas Mellberg [1996-1997]
Basse : Erik Gustafsson [1989-1991]
Basse : Andreas Wahl [1992-1993]
Basse : Fredrik Isaksson [1994-1995]
Basse : Lars Rosenberg [1996-1996]
Batterie : Oskar Forss [1989-1992]
Batterie : Piotr Wawrzeniuk [1992-1996]
Batterie : Sami Karppinen [1999-2002]
Biographie :
Alors là je m’attaque à une des biographies de groupe les plus compliquées qui soit …
L’histoire du groupe n’est ni courte ni simple, étant donné qu’il existe depuis 1987 et qu’il a radicalement changé de style depuis cette époque.
Mais bon, quand on aime on compte pas et personnellement je suis fan (j’ai commencé le Metal avec ce groupe et l’album « A'arab Zaraq Lucid Dreaming »). Donc nous sommes partis pour une biographie exhaustive (ou presque) de ce monument du Metal (je tiens à préciser que je me suis grandement inspiré du site officiel) :
Le commencement :
Therion a été formé en 1987, dans la banlieue de Stockholm, dans le petit patelin de Upplands Väsby, par Christofer Johnsson. Le groupe s’appelait alors
Blitzkrieg et Christofer y jouait de la basse et assurait les chants. Les autres membres du groupe étaient Peter Hansson à la guitare et Oskar Forss à la batterie.
Peter et Christofer s’étaient rencontrés dans un autre groupe un peu plus tôt cette année. Christofer avait essayé de mettre une structure en place avec différentes personnes, juste avant que
Blitzkrieg ne devienne une réalité. Quant à Oskar, c’était un vieux camarade de classe.
Le groupe se voulait influencé par
Slayer,
Metallica mais se rapprochait davantage de groupe de Speed comme
Venom. Il n’a jamais été très connu étant donné qu’aucune démo n’a été enregistrée et qu’il ne s’est produit que 2 fois en concert avant de se séparer en 1988. Néanmoins Christofer ne voulait pas renoncer à son projet. Il se mit à la guitare (ce gars a touché un peu à tout), commença à se rapprocher de groupes comme
Celtic Frosts et reforma avec Peter un nouveau groupe sous le nom de
Megatherion (d’où quelque part le nom du site officiel). Peu de temps après Oskar revint également. Le même groupe venait de se reformer, avec un nom différent et un son beaucoup plus death que précédemment. Encore quelques temps plus tard ils trouvèrent leur premier « vrai » bassiste, un dénommé Erik Gustafsson, qui venait de quitter un autre groupe de Death de la scène de Stockholm :
Dismember.
Au final le groupe changea de nom et se fit appeler
Therion (a legend was born !!!!)
Dans cette composition le groupe enregistra 2 démos. Dans la première les chants étaient assurés par l’ancien chanteur de
Dismember, Matti Kärki, et on y entendait Christofer à la guitare. Apparemment ça a pas trop mal marché car les critiques en parlaient comme un des groupes les plus prometteurs en matière de Death (comme je n’aime pas le Death je ne me prononcerai pas).
Les débuts en tant qu’artistes :
En 1990, le vinyle «
Time shall tell » fut distribué à un millier d’exemplaires par une petite maison d’édition locale. Cela valut au groupe l’attention de plusieurs labels et ainsi ils signèrent avec
Deaf Records pour un album. Le résultat fut «
Of Darkness » en 1991.
Cet album était avant tout symbolique étant donné qu’il incorporait uniquement des compositions que Christofer avaient écrites dans les années 80. On pourrait penser que c’était pour marquer la fin d’une aire et le début d’une nouvelle …
«
Of Darkness » s’inscrivait dans un courant Death Progressif avec des paroles peu orthodoxes (pour info je crois me souvenir que Christofer est membre d’un cercle de magie … donc si certains textes vous semblent un peu … « space », à mon avis ne vous demandez pas trop longtemps à quoi c’est du … Arg je suis peut être un peu mauvaise langue là [img]images/smilies/wink.gif[/img] )
En fait il se rapprochait par ses textes de groupe comme
Nuclear Assault ou encore
Napalm Death dans la fin des années 80.
A ce moment Christofer, particulièrement influencé par «
Into the Pandemonium » de
Celtic Frosts, voulait repousser les frontières du Death et quand on pense à ce qu’il a réalisé 5 ans plus tard on se dit qu’il a plutôt bien réussi …
Dans «
Of Darkness » il y eut quelques tentatives pour incorporer du clavier dans les chansons, mais le principal changement vint des chants où des voix féminines et quelques voix masculines très claires firent leur apparition. La marque de fabrique de ce nouveau style (on y vient !) fut la chanson «
Symphony of the Dead » qui fut très appréciée, particulièrement en concert, et qui reste un classique encore maintenant.
Comme la coopération avec
Deaf Records n’était que pour un album et que les relations entre le groupe et le label n’étaient pas très bonnes, Therion signa alors avec
Actives Records.
Avant que les enregistrements ne reprennent, Erik Gustafsson (le bassiste) quitta le groupe (pour retourner aux States, son pays natal) et Therion enregistra son second album «
Beyond sanctorum » en trio, Peter et Christofer assurant la basse. De son côté le concept lyrique prenait une direction de plus en plus occulte.
Au final l’album reçut d’excellentes critiques et le groupe fit ses premiers concerts en Europe centrale, plus particulièrement autour de la Hollande et de la Belgique.
Comme Oskar attendait son deuxième enfant, il choisit de devenir un père de famille responsable plutôt qu’un musicien mal payé. De même Peter quitta le groupe pour des raisons de santé ainsi que musicales.
Les concerts furent donc assurés par une nouvelle composition comprenant : Piotr Wawrzeniuk à la batterie (un membre de l’autre groupe de Christofer :
Carbonized), Andreas Wahl à la basse et Magnus Barthelsson à la guitare (un camarade de classe de Christofer qui avait joué dans d’autres groupes à Upplands Väsby).
Les années d’expérimentation :
Après le départ de ses anciens compagnons des débuts, Christofer se demanda s’il devait continuer sous le nom
Therion. Plus précisément il avait goûté aux joies l’expérimentation musicale et avait envie d’aller encore plus loin. En fait plusieurs personnes lui avaient déjà demandé pourquoi il n’avait pas changé de nom de groupe lorsque était sorti le très innovant «
Beyond Sanctorum ». Quand serait il si les changements à venir étaient plus importants encore ?
Au final Christofer décida de conserver le nom
Therion étant donné qu’il était toujours le principal compositeur et que le groupe allait continuer de jouer des morceaux tirés des 2 premiers albums.
Le groupe, nouvellement remanié, travailla sur de nouveaux morceaux très expérimentaux et en 1993 le résultat fut : «
Symphony Masses : Ho Drakon Ho Megas ». Pour comprendre à quel ce disque était hors norme pour un groupe étiqueté comme du Death Metal, il faudrait écouter toutes les autres sorties Death Metal de cette époque et comparer … Ce qui était auparavant de petits essais avec des claviers et des gammes persanes prit ici une toute autre ampleur avec du jazz, de l’industriel, des chants religieux (« gothiques » comme l’on dirait maintenant …) et du Heavy Metal tout droit tiré de ce que faisait
Iron Maiden et
Judas Priest dans les années 80.
A ce moment
Active Records décida de réduire ses activités et de ne plus produire de nouvel album. Le groupe passa donc sous le label
Megarock Records.
Les critiques étaient toujours très bonnes même si certains journalistes commençait à ne plus vraiment savoir sur quel pied danser vis-à-vis de
Therion (mais dans quel courant les classe t’on ?!?)
Therion assura la majeure partie de la promotion du disque via une tournée au cours de laquelle ils supportèrent les groupes
Grave et
Massacra. A ce point le groupe avait déjà un solide noyau de fans mais les ventes n’étaient pas excellentes, ce dernier restant un groupe underground connu d’un relativement petit nombre d’initiés. Il y avait donc beaucoup de travail et presque pas d’argent qui rentrait. D’où les problèmes habituels : avoir un travail à côté pour payer le loyer, se nourrir et être capable de conserver ce job lors des périodes de concerts …
Au final ce n’était plus possible pour tout le monde et Magnus et Andreas décrochèrent. Ils furent remplacés par Frederick Issakson (à la basse), le groupe devenait un trio.
Chris resta éloigné quelque temps de Therion afin de participer, comme chanteur, à un album du groupe suisse
Messiah. Lorsqu’il revint le label
Nuclear Blast faisait une offre pour le groupe. Et là tenez vous bien il arriva ce qui d’habitude n’arrive jamais dans ce milieu de requins, à savoir que
Megarock laissa partir Therion sans aucune contrepartie financière !
Normalement le groupe avait encore plusieurs albums de prévus avec ce label et leurs relations étaient extrêmement bonnes. Néanmoins
Megarock était conscient que Therion aurait besoin de très grosses ressources pour pouvoir se poser au plus haut niveau. Ces ressources le label ne les avait pas, au contraire de
Nuclear Blast. Aussi, pour le bien du groupe, ils lui conseillèrent de signer avec cet autre label, ce qu’ils firent.
Le résultat sortit en 1995. «
Lepaca Kliffoth », encore un pas de plus sur le chemin de l’expérimental. Mettant en scène un soprano, un baryton, plus de claviers, d’influences persanes et de mélodies, cet album avait également un style de chant totalement différent de «
Symphony Masses » (de nos jours on dirait qu’il était plus « hardcore »). Au final il coupait définitivement avec le Death Metal et certaines pistes étaient mêmes tout à fait impossible à classer dans un quelconque courant (comme la piste titre par exemple).
Musicalement parlant on pouvait vraiment dire que
Therion « débordait » de son style. Chris trouvait de plus en plus d’inspiration dans les groupes symphoniques des années 70 comme
Klaatu,
Pavlov’s Dog,
Eloy,
Pink Floyd,
Mandala Band et bien d’autres.
Quelques tournées furent effectuées à cette époque : en Allemagne avec
Annihilator et des petites en Argentine et au Chili (avec un ami à Chris du nom de Tommy pour la seconde guitare). Comme Frederick avait de gros problèmes personnels qui l’empêchaient de participer à la tournée en Allemagne, le groupe emprunta le bassiste Lars Rosenberg à
Entombed pour toute la durée de cette dernière. Au final Piotr déclara qu’il avait également d’importants différents avec Frederick, qui firent que Frederick fut renvoyé du groupe.
Peu de temps après Lars fut à son tour renvoyé d’
Entombed et devint alors le bassiste officiel du groupe.
Le groupe se rapprochait de plus en plus du succès qu’il serait amené à connaître dans l’avenir mais restait encore pour l’heure un groupe underground. Chris et Piotr discutaient souvent de ce qu’il convenait de faire. Chris avait écrit plusieurs chansons dans le passé qu’il avait du conserver faute de moyens et il voulait maintenant s’en occuper. Malheureusement ils manquaient toujours d’argent pour pouvoir les enregistrer. Naturellement un groupe qui ne vend pas énormément de disques ne peut pas prétendre à de gros moyens de la part de son label (ces derniers doivent bien vivre eux aussi), mais sans davantage d’argent Chris ne voyait pas comment ils pourraient continuer. Cela aurait pu être la fin du groupe mais le destin avait d’autres plans pour le groupe …
Chris appela le patron de
Nuclear Blast, Markus Steiger, et lui expliqua honnêtement la situation : « Plus aucun album basé sur ma voix, j’ai besoin de 2 chœurs, un meilleur studio d’enregistrement, 2 producteurs et plus de temps dans le studio. Dans le cas contraire je préfère encore en rester là et être heureux de ce que j’ai déjà accompli. »
Chris était également assez frustré du trop petit nombre de tournées à son goût. Le problème était que le groupe était trop petit pour avoir un manager et qu’il n’y avait pas d’intérêt financier dedans pour le moment. Sans manager pas de bonnes tournées, sans tournées, difficile de faire décoller les ventes, sans meilleures ventes pas de plus gros budgets pour les enregistrements et sans ces derniers
Therion n’aurait jamais pu se réaliser …
Heureusement Markus Steiger n’était pas qu’un patron de maison de disque. C’était (et est encore aujourd’hui) un grand amateur de musique et un fan du groupe. Aussi il accepta de donner à Chris ce qu’il demandait.
Le guitariste Jonas Mellberg, anciennement
Unanimated, intégra le groupe et
Therion commença ce qui serait l’album le plus important de toute leur histoire.
La percée vers le succès et la reconnaissance :
Au studio Impuls, à Hamburg en Allemagne, le groupe était en train de mettre sur bande les titres qui allaient définitivement les faire passer de l’ombre à la lumière et résoudre une fois pour toute les problèmes de budgets.
Chris était convaincu qu’il s’agissait de son grand chef d’œuvre et adorait ce qu’il entendait. Néanmoins il doutait fortement que cela se vendrait, la plupart des fans de Metal semblant trop étroits d’esprit pour la musique très expérimentale de
Therion.
Il parla avec Piotr et lui dit que ce serait le dernier morceau de
Therion, cela ferait un flop et il n’y avait pas moyen qu’il se remette à travailler avec de petits budgets sur une musique uniquement basée sur la guitare. Piotr n’était pas totalement d’accord sur le fait que ce soit le dernier album de
Therion mais commença à prévoir son avenir sans le groupe et s’inscrivit en histoire à l’université.
A côté des 2 chœurs (un classique et un rock), des tonnes de claviers et passages classiques (humoristiquement appelés «
Barmek Symphony Orchestra » d’après la station de métro proche du studio …), il y avait quelques petits passages de Chris au chant dans le style de «
Lepaca Kliffoth », le reste étant effectué par Dan Swanö (
Edge of Sanity,
Nightingale, etc.) et avec l’appui de la voix très caractéristique de Piotr.
Avant que l’album ne soit mixé, le groupe partit en tournée en Europe.
Chris expliqua cette dernière de la façon suivante : « Nous étions crevés, on avait besoin de prendre un peu de recul avec notre musique avant le mixage. Et je considérais personnellement que c’était notre dernière tournée car je ne voyais vraiment pas comment reproduire les nouvelles chansons en live même si on nous le proposait. Je me sentais relativement déprimé à cette époque »
Durant la tournée il apparut clairement que Jonas et Lars avaient tous les deux des problèmes d’alcool, de plus il y avait des conflits personnels avec Jonas. Ces problèmes débordèrent même lors du mixage et en conséquence Chris en vint à penser que partir en tournée avec eux ne serait pas une bonne idée.
Le résultat de cet enregistrement fut baptisé «
Theli » et fut distribué en 1996 (le groupe avait également enregistré peu avant en Suède une chanson en tribut à
Iron Maiden).
Mais trop d’alcool et de problèmes menèrent Jonas à quitter le studio (et le groupe) sans un mot, laissant le plupart de son travail inachevé derrière lui pour le plus grand malheur de Chris qui dut alors le terminer lui-même.
Les critiques de l’album furent excellentes dans tous les grands magasines, les ventes doublèrent en 1 mois comparé à «
Lepaca Kliffoth » et soudainement il y eut une proposition de tournée avec
Amorphis, groupe de Metal phare à ce moment. Chris était fou de joie, quoique peut-être davantage encore étonné.
Mais surtout il était pris de panique à la pensée de la tournée. Déjà où allait il bien pouvoir trouver des chanteurs qui correspondent à ce qu’il souhaitait pour le prix qu’on vous payait dans le milieu rock ? En plus il fallait payer tous les musiciens et autres chanteurs. L’enregistrement lui-même avait déjà coûté dans les 28 000 euros, soit de très loin le plus gros budget de
Nuclear Blast (il y eut une blague sur Markus Steiger qui avait du vendre sa voiture pour payer la finalisation du CD …).
Au final le prix fut si élevé qu’ils se surprirent à espérer que les ventes montent encore afin de pouvoir y faire face.
Pour ce qui est des chanteurs Chris chercha parmi ses amis et ceux de sa petite amie afin d’en trouver qui puissent faire l’affaire.
Au final il rappela son ami Tommy, cette fois comme batteur (Piotr étant à ce moment occupé par ses études), Tobias Sidegred de
Necrophobic fut « loué » (Chris raconte qu’en fait on lui payait son appart et sa bière sur la tournée …), et Kimberly Goss (plus tard
Dimmu Borgir et actuellement
Sinergy) fut en charge des claviers et de certaines voix de fond.
La tournée fut un immense succès mais si à en croire l’avis du maître : « Ca sonnait comme de la merde » (vraiment il est pas exigent ce Chris …) et « Je devine que les gens étaient tellement surpris qu’on puisse finalement le faire qu’ils ont tout simplement adoré ».
Malheureusement les problèmes de boisson de Lars ne firent qu’empirer et même le soprano et le ténor loués pour le coup commencèrent à avoir du mal à supporter le quotidien d’une tournée « Roch N’Roll ». Après que Lars soit carrément tombé par terre suite à une énième cuite (en plus de jouer comme une merde la plupart du temps d’après Chris), que le soprano commencent à prendre de la drogue et que le ténor aille tout simplement de plus en plus mal, Chris en eut marre et à la fin de la tournée vira tout ce petit monde.
Heureusement les ventes n’avaient fait que monter entre temps et
Therion était maintenant devenu (pour la première fois) un groupe très attirant pour les promoteurs et autres managers.
Une seconde tournée avec 2 chanteurs professionnels et à nouveau Piotr (qui bénéficiait d’une pause dans ses études) au poste de ténor eut lieu début 1997 avec les groupes
Sentenced,
My Dying Bride, plus quelques autres. Le groupe sonnait bien mieux et Andreas Wahl reprit même sa basse un court moment pour aider le groupe sur le tour.
La demande pour le groupe était en constante augmentation, à tel point qu’une troisième tournée européenne fut programmée.
Therion se produisant cette fois avec
Lake of Tears et
Crematory. Ce fut également la première que le groupe travailla avec Sarah Jezebel Deva (
Cradle of Filth), un dénommé Kim s’occupant pour sa part de la basse.
Une fois de plus la tournée fut un grand succès et pour leur 10e année d’existence le groupe sortit l’album «
A’arab Zaraq Lucid Dreaming » (une compilation de morceaux provenant de «
Theli », plus d’autres compositions de Chris ainsi que la BO du film «
The Golden Embrace ». Plus personnellement je tiens à dire avec beaucoup d’émotions que j’ai sombré dans le Metal avec cet album … Ahhhhh nostalgie …)
Le vent soufflait maintenant en rafale dans la direction du groupe. Tout se profilait pour le mieux pour le prochain album ; un manager venait de signer et le contrat avec
Nuclear Blast avait été renégocié (le budget n’était plus un problème …), la vue des ventes faisant sourire tout le monde … Il y avait toutefois un problème : le groupe n’était composé que par Chris et des musiciens loués. Chris réalisa qu’il ne pouvait réaliser ses visions avec des musiciens de tournées et en conséquence engagea 2 musiciens professionnels, Wolf Simmons et Jan Kazda, pour s’occuper de la batterie et de la basse. Tommy était toujours là pour aider sur quelques guitares. Et si l’album qui en résulta portait toujours le nom
Therion, Chris le considérait vraiment comme son album solo.
L’enregistrement eut lieu dans les célèbres Woodhouse Studios et pour la première fois un véritable orchestre de cordes fut employé. Ajouté à cela un chœur d’opéra et c’est le groupe qui franchit un autre palier de son ascension vers les sommets.
Sarah participait toujours sur certains chants, épaulée par Martina Hornbacher (maintenant
Aster, auparavant
Dreams Of Sanity).
Les morceaux étaient plus mélodiques et la production très soignée. L’album, intitulé «
Vovin » fut distribué en 1998 et ses ventes doublèrent celles de «
Theli ».
Le petit groupe underground qui avait tellement galéré était maintenant un des grands leaders de la scène Metal européenne et le recordman des ventes de
Nuclear Blast.
Une grande tournée européenne fut organisée en collaboration avec
Moonspell (les 2 groupes en tête d’affiche). Deux mois entiers avec seulement un jour de libre, une couverture de toute l’europe entre l’Ecosse, la Finlande, la Hongrie et le Portugal. Tommy était sur la seconde guitare, Kim à la basse, Sarah et Martina étaient les 2 sopranos et Cynthia, la petite amie de Kim, avec sa voix très profonde et grave, s’occupait des chants masculins (bon sang quand on y fait gaffe je dis respect pour la demoiselle !).
La batterie fut assurée par Sami Karppinen, à cette époque loué pour l’occasion. Plus tard il lui fut proposé d’intégrer définitivement le groupe.
Un mini CD, baptisé «
Crowning of Atlantis » fut programmé, il contenait en bonus quelques lives des précédents concerts et fut distribué courant 1999.