 |  | Okko HUB, HUB Bande dessinée |  | Okko Dessinateur : HUB Scenariste : HUB
| | Rédaction : Nyx (30/03/2005) |
[font='Verdana','sans-serif']Titre : OKKO
Sous titre : le cycle de l'eau 1ere partie
Scenario : HUB
Dessin : HUB
Couleurs : HUB & S.Pelayo
Edition : DELCOURT
Collection : Terres de légendes
Date d'édition : Janvier 2005
Genre : Médiéval nippon fantastique.
Résumé : Dans un japon médiéval où vivent les kamis, les démons et les humains dans une harmonie toute relative, un groupe de personnages, (composé d'un rônin, d'un samurai géant et d'un moine alcoolique) accepte de partir à la recherche d'une jeune geisha qui a été kidnappée.
Notre avis :
Cette bd change agréablement de tous les médiévaux fantastiques classiques par le simple fait qu’elle se déroule au Japon. Ou tout du moins dans un univers parallèle qui ressemble au japon du XIIème siècle. On retrouve évidemment tous les poncifs de ce genre littéraire : démons, esprits de la nature, guerriers honorables, jeune femme à secourir etc. etc. Cela reste du médiéval fantastique tel Lanfeust, Anachron et autres sorties récentes du genre. Mais cette touche d'exotisme asiatique est fraiche et donne un agréable sentiment de peu commun dans l’univers actuel de la bande dessinée.
Il est vrai qu’il est impossible de garantir que ce ne soit bourré d'erreurs culturelles sur le Japon de l’époque, mais après tout cela reste de la bande dessinée tout public. Il serait dommage de bouder son plaisir pour si peu. De plus, dans un paysage dominé par l’écrasante armada du manga, une bande dessinée bien faite et parlant de façon intelligente du Japon mérite de voir ses mérites vantés.[/font]
[font='Verdana','sans-serif']D’un point de vue technique, le trait est simple correspondant tout à fait aux habituelles parutions de cette collection. Le dessin est réaliste sans aller jusqu’aux classicismes de la BD belge. L’ingéniosité et l’originalité de cette publication vient sans aucun doute du scénariste : son découpage des cadres est unique en son genre. Ceux ci sont souvent imbriqués les uns dans les autres et notamment pour des détails. Ces gros plans, mimant sans contestation possible l’effet visuel d’un zoom cinématographique, permettent de donner une ambiance très particulière à la bd.
Dans le cinéma le gros plan sert à souligner des détails qui peuvent avoir une importance, ici le détail compte peu en lui-même. Par contre, tel un ping pong de regards dans un Sergio Leone, cette imbrication donne l'impression de ralentir le temps, de poser une certaine tension. Certes, cette politesse feutrée nippone caractéristique est toujours présente mais elle semble cacher une véritable menace. [/font]
[font='Verdana','sans-serif']Evidemment dès que les combats commencent, les cadres sont plus traditionnels dotant d'une impression de vitesse et de déchainement de violence cette bd aux relents presque zen parfois. D’autres détails participent à faire ressentir cette ambiance et notamment les teintes dominantes. Chaque page a une unité de couleurs, les pages "plus calme" vont être bleutées ou vertes, des couleurs douces au regard. Les pages où la violence se déchaine vont être claires ou rouges, encore une fois cette maîtrise impeccable de la technique réaffirme cette originalité et cette impression persistante que le lecteur est pris au sérieux. Chose rare dans un paysage dominé par les parutions plus faciles et pourtant plus reconnues.
Dernier point non négligeable : une bd qui normalement devrait se finir en deux tomes est suffisamment rare pour donner envie de la collectionner. Au final, c’est tout cela qui fait qu'on aime cette bd. A lire.[/font] Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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