Perdido street station,
Auteur : China Mieville
Genre : Fantasy, mais à la croisée de la SF et du Steampunk
Edition : au Fleuve Noir,
Nombre de tomes : 2
Resumé :
Dans la ville fourmillante de Nouvelle Crobuzon, on suit le parcours de plusieurs personnages qui se croisent autour d'une des crises les plus graves que la ville aie connu.
(Aie, difficile d'en dire plus sans trop en révéler)
Mon avis :
L'intérêt majeur de ce roman est la ville de Nouvelle Crobuzon, décrite de fond en comble. On est dans un monde de fantasy sans elfes ni nains, aux multiples races, parmi lesquelles Cactus (hommes-cactus), Khépris (être humains avec un scarabée en guise de tête), et beaucoup d'autres. On y pratique la magie mais la science aussi (machines à vapeur délirantes, trains suspendus...).
Chaque aspect de la ville est détaillé avec clarté, ainsi que les traits culturels de chaque race décrite. On a un cadre d'une richesse impressionnante, qui décrit de la pègre aux syndicalistes, en passant par le milieu artistique, la décharge et les quartiers les plus typés... Je reste fasciné par la façon dont cet univers est à la fois délirant, mais crédible (on n'a pas l'impression d'un patchwork, mais d'une ville dont toutes les parties cohabitent et interagissent).
L'intrigue centrale est simple, mais très bien racontée, elle se révèle par petites touches aux différents personnages dont le roman suit le parcours (un homme-oiseau en quête, un alchimiste touche-à-tout, une artiste...).
Je recommande chaudement ce livre à tous ceux qui veulent un regard nouveau sur le médiéval-fantastique. Pour moi, c'est le meilleur livre que j'ai lu ces 12 derniers mois, j'en garde un souvenir immense.
D'ailleurs, il semble que Mieville soit un auteur en vogue, outre-manche (un autre roman, indépendant mais dans le même univers, est en cours de traduction chez le fleuve).