S'inscrire ! Pass oublié ?
Hyjoo
Portail Forums Jeux Flash Chat IRC Annuaire
Google

Culture de l'imaginaire
Article littéraire


Actualiser  Hyjoo > Forums > La fontaine > Littérature et bande dessinée > [Article]Culture de l'imaginaire

Culture de l'imaginaire : Fiche / Article de la section Articles littérature et BD, crée sur le forum Littérature et bande dessinée (BD, livres et édition : Informations et discussions sur la littérature, la bande dessinée et ses auteurs.)

 
Rechercher dans la discussion
 Culture de l'imaginaire
 
 Rédaction : Kayn (06/07/2005)

En lisant le topic sur les "livres" préférés, j'ai repéré un débat sur la différence entre Fantasy et Science-fiction. J'avais écrit pour mes joueurs (je suis rôliste et MJ pour ceux qui l'ignore ^^) un petit topo sur les différents styles, je le copie/colle ici.

Je précise que je ne détiens absolument pas la vérité et il y a surement des conneries/imprécisions/manques dans cet articles. N'hésitez pas à m'en faire part. Je préfère qu'on me dise "ton truc est pourri" et que je puisse arrêter de penser et raconter n'importe quoi plutôt qu'on me dise "c'est très bien" en me laissant continuer d'imaginer des trucs bidons.

En fonction des remarques, je pourrais enrichir le document. Ce serait bien d'en faire une référence pour les nouveaux venus

C'est parti!

-------------------------------------------------------------

La Culture de l'imaginaire

Science-fiction, Médieval-Fantastique, Horreur, Cyberpunk, tous ces genres littéraires, cinématographiques ou même « ludiques » sont fondamentalement différents. Ils ne répondent ni aux mêmes critères, ni aux mêmes logiques, ni à la même esthétique. Pourtant, ils sont souvent assimilés les uns aux autres par les profanes. Combien d'amateurs de ces genres ont entendus des aberrations du genre que « le seigneurs des anneaux » était de la science-fiction… C'est faux bien entendu.

Le seul pôle commun entre ces genres est qu'ils font tous appel à la plus formidable force de l'être humain, celle qui lui permet de créer, de progresser, de découvrir, en un mot d'innover : l'imagination. Car la vraie force de l'humain n'est pas l'intelligence, qui lui permet de comprendre et d'appréhender son environnement mais l'imagination, qui lui permet toujours d'aller de l'avant. Les hommes rêvent d'hier, d'aujourd'hui et de demain, et progressent toujours.

Les amateurs ont regroupés toutes les œuvres littéraires, cinématographiques, artistiques et mêmes ludiques (par le biais des jeux de rôles notamment) en une seule et même culture : la culture de l'imaginaire. Comme toute culture, il existe des tendances, des courants qui la parcoure lui octroyant toute sa richesse.

Le propos est ici de présenter brièvement tous les genres issus de cette culture. La liste n'est pas exhaustive car l'imagination n'a aucune limite et tenter de lui en imposer en enfermant toutes les œuvres dans un genre précis serait une insulte à la culture de l'imaginaire. Néanmoins, avec la profusion de ce genre de production, les néophytes peuvent avoir besoin de repères pour se plonger plus sereinement dans ces genres si différents de leur morne quotidien.

On distingue deux grandes familles : la Science-fiction et la Fantasy, elles-mêmes subdivisée en plusieurs tendances et quelques genres inclassables (comme l'horreur ou le fantastique).

NOTE : Certains des termes définis ci-dessous sont des expressions que j'ai inventées (ou repris d'autres) pour l'occasion dans la mesure où il n'existe pas à proprement parler de dénomination précise. Ces termes sont signalés par un astérisque.

Fantasy

Ce genre regroupe tous les récits faisant appel à la magie ou au moins à un mysticisme très prononcé. Dans la quasi-majorité des cas, l'histoire se situe dans un univers imaginaire et très fortement inspiré de notre époque médiévale, tant au niveau de la culture, de l'architecture, du niveau technique et de la structure sociale. Le genre peut se décliner en plusieurs tendances.

NOTE : Les genres « Heroic Fantasy » et « High Fantasy » sont souvent regroupés dans la catégorie « Médiéval Fantastique ». Ainsi, « le Cycle des Epées » de Fritz Leiber est classé en « Heroic Fantasy », « Bilbo le Hobbit » de J.R.R. Tolkien est classé en « High Fantasy » mais les deux oeuvres relèvent du genre « Médiéval Fantastique ».

Heroic Fantasy : le monde décrit est typiquement médiéval. On pourrait l'assimiler au Haut Moyen Âge mais il y a fréquemment des mélanges d'époque d'une région à l'autre au sein du monde : on sera à la fin de l'antiquité dans un pays et vers le début de la renaissance dans une nation plus évoluée. Il y a fréquemment un mélange de culture (barbares vikings, érudits arabe, empire romain, etc. ou peuples facilement assimilables). L'Heroic Fantasy est volontiers épique. La magie n'est pas absente mais relativement peu utilisée, ou en tout cas réservée à une élite. Un magicien est un être puissant, respecté et craint, un artefact magique est extrêmement rare mais très puissant et recherché. Les dieux existent bel et bien et sont craints.
Exemples : « Le cycle d'Elric le Nécromancien » de Michael Moorcock (Livre), « les aventures de Conan le Barbare » de H.R. Howard (Livre), etc.

High Fantasy : le genre est très proche de l'Heroic Fantasy (les deux genres sont d'ailleurs souvent assimilés). Dans la High Fantasy, la magie occupe une place beaucoup plus importante. Par ailleurs, d'autres races que les humains ont souvent une place prépondérante : les Elfes, les Nains, les Hobbits, les Trolls, les Orques, etc. sont monnaies courantes. Les Magiciens peuvent être rares et puissants mais peuvent aussi être assez fréquents (c'est un choix de l'auteur). Le souffle épique peut-être présent sous la forme d'une quête.
Exemples : « Le seigneur des Anneaux » de J.R.R. Tolkien (Livre), « La trilogie de l'Elfe Noir » de R.A. Salvatore (Livre), etc.

Light Fantasy : également appelé « Merveilleux ». Il s'agit d'un genre très proche de ce que l'on peut voir dans les contes de fées. L'époque mélange subtilement des éléments du Moyen-Âge et de la Renaissance et la magie est omniprésente. Les êtres merveilleux, tels que les fées, sont très présents et les bons enchanteurs côtoient les plus viles sorcières. Le monde est très manichéen. On constate qu'en Light Fantasy, contrairement à l'Heroic Fantasy et la High Fantasy, le background est très pauvre. On nomme le monde, deux ou trois peuples et… c'est tout ! On ne cherche pas à se poser de questions sur la cohérence de l'univers, sa création ou autres questions « pragmatiques ». On se laisse porter dans un monde féerique ou tout ce que l'on voit est à la fois naturel et merveilleux. C'est un genre très poétique et c'est la raison pour laquelle il sied particulièrement bien aux enfants.
Exemples : « Histoire sans fin » de Wolfgang Petersen (Film), « Legends » de Ridley Scott (Film), etc.

Multivers* : ces récits sont souvent étranges et parfois incompréhensibles : il implique en effet très souvent, plusieurs réalités, plusieurs dimensions, plusieurs univers parfois radicalement différents. Il s'agit ici d'un type de monde se situant à cheval sur plusieurs univers en même temps. Les héros peuvent se promener d'une « réalité » à l'autre. Les héros sont soit des dieux, soit de grands magiciens, soit des hommes manipulés par des puissances qui les dépassent mais il s'agit toujours d'êtres exceptionnels dotés d'un don ou d'un destin qui transcende les univers.
Exemples : « Le cycle des princes d'Ambre » de Roger Zelazny (Livre), « La saga des hommes-dieux » de Philippe José Farmer (Livre).

Science Fantasy : ce genre est souvent apparenté à de la science-fiction dans la mesure où la technologie est souvent nettement plus développée. En effet, les récits se situent souvent à l'échelle d'une planète, voire de plusieurs planètes. Les vaisseaux spatiaux existent et sont utilisés assez couramment. Pourtant, il ne s'agit pas de science fiction. En effet, dans la Science Fantasy, la technologie est totalement mise de côté. Il n'existe pas de robots, d'ordinateurs, d'Astroports, d'ingénieurs chargés de réparer les super propulseurs hyperspatiaux, etc. La structure sociale est typiquement médiévale, les dragons sont fréquents sur les planètes et le mysticisme occupe une place bien plus importante que les objets techniques. Les héros sont placés au centre de grandes légendes, entourés de mythes fabuleux, le tout à l'échelle d'un système solaire voire même d'une galaxie entière. En quelque sorte, la Science Fantasy, c'est de l'Heroic Fantasy dans l'espace…
Exemples : « La ballade de Pern » de Anne MacCaffrey (Livre), « L'étoile du Gardien » de Margaret Weiss (Livre), etc.


Science-fiction

Souvent assimilé, à tort, à la Fantasy, la Science-fiction (ou SF) est radicalement différente de sa grande rivale au sein de la culture de l'Imaginaire. En science Fiction, la technologie occupe une place prépondérante. Le monde n'est pas nécessairement futuriste (bien que ce soit le cas dans la quasi-majorité des récits) mais dans tous les cas, la science est omniprésente et sert à la définition du monde. Il existe un très grand nombre de tendances (plus qu'en Fantasy), et il est difficile de définir précisément le genre.

Anticipation : Ce genre se veut assez réaliste. Il est situé en général dans un futur assez proche et tente de décrire le monde tel qu'il sera, ou plutôt tel qu'il risque de devenir. On se contente d'extrapoler le présent pour déterminer l'avenir le plus probable. Ce genre ne laisse que relativement peu de place aux délires technologiques ou aux extraterrestres, la critique de la société et de ses dérives occupant une large place.
Exemples : « Orange Mécanique » de Stanley Kubrick (Film), « Metropolis » de Fritz Lang (Film), etc.

Cyberpunk :
Le genre Cyberpunk est né dans les années 80 de la plume de l'écrivain William Gibson. Dans un recueil de nouvelles, « Gravé sur Chrome », il y dépend l'histoire de « Johnny Mnemonic » un homme ayant sacrifié son cerveau et ses souvenirs pour servir de « disque dur vivant » et transporter des informations capitales directement dans son cerveau, pour le compte d'employeurs divers. Plus tard, Gibson formalisera ce type de monde dans « Neuromancien » (prix Victor Hugo en 1984). Le genre Cyberpunk dépeint un monde désespéré et déshumanisé : les villes sont titanesques, les tours de verres écrasent les habitants des bas fonds, les ruelles sont sales, la pollution est à son paroxysme, la violence est omniprésente et les technologies génétiques et surtout informatiques sont à leur plus haut niveau. Les Méga-Corporations capitalistes se mènent des guerres commerciales et économiques sans merci en employant des mercenaires cyborgs (humains ayant subit des transformations cybernétiques) anonymes pour faire le sale boulot, les hackers (pirates informatiques) se connectent au réseau Matriciel (descendant d'Internet) directement via leur propre cerveau tandis que les humains normaux, sujets au chômage, au racket du crime organisé et à l'indifférence du système politique corrompu tentent de survivre sans se poser de question.
Exemples : « Bladerunner » de Ridley Scott (Film culte), « Neuromancien » de William Gibson (Livre), etc.

Hard Science : Ce genre de SF est plus rare. Il est souvent assimilé soit au « Space-Opéra », soit à « l'Anticipation » dans la mesure où il se situe un peu au milieu des deux. Au genre « Space-Opéra », il emprunte les vaisseaux spatiaux, les robots, les extraterrestres, etc. Au genre « Anticipation », il emprunte la volonté d'imaginer un futur possible pour l'humanité. Il s'agit en quelque sorte, « d'Anticipation » à grande échelle temporelle. Au lieu d'imaginer le futur dans les vingt ou trente prochaines années, cette tendance de la SF imagine le futur dans les deux cents ou trois cents prochaines années. Pourtant, si la technologie est très présente, il n'y a pas de découvertes techniques complètement farfelues : pas de pouvoirs psychiques surpuissants, pas de téléportation, etc. en « Hard Science », on ne défie pas les lois de la physique, on imagine seulement les progrès que l'on aura fait dans la compréhension et l'application des science. Il s'agit réellement d'une extrapolation à partir du présent : compte de tenu de la progression que l'humanité a eu ces trois cent dernières années, quels progrès peut-elle faire faire ces trois cents prochaines années. Mais attention, il ne s'agit pas d'une simple description du monde dans plusieurs siècles, ce futur est seulement un cadre pour mettre en scène une véritable histoire, avec des personnages complexes ayant des préoccupations réelles pour cette époque. Toutefois, la frontière réelle assez ténue avec le Genre « Space-Opéra ».
Exemples : « Starship Troopers » de Paul Verhoeven (Film), « Fondation » de Isaac Asimov (Livre), etc.

Métaphysique* : Cette tendance vise à exploiter la science-fiction sous formes de contes philosophique. En effet, en science-fiction, les barrières posées par la réalité disparaissent (lois physiques, limitation à une époque, un lieu, etc.). Ainsi, l'auteur peut poser de nouvelles règles du jeu, de nouvelles lois et faire évoluer des personnages aux préoccupations et aux croyances différentes des nôtres. Le résultat est qu'il est possible de mettre en scène des situations qui sont inconcevables pour nous, au présent, mais qui peuvent servir d'exemple pour expliquer des concepts philosophique de manière plus pédagogiques : dans le cas de « La machine à explorer le temps » de H.G. Wells, le héros se retrouve huit cents mille ans dans l'avenir au beau milieu d'une terre partagée entre deux races : les Elois et les Morlocks. Le récit sert à dénoncer la dérive d'une société où les inégalités sociales se creusent à tel point que l'évolution biologique amène les deux castes (les érudits fortunés et les ouvriers pauvres) à se différencier en races. Il y a toujours une profonde réflexion philosophique derrière ce type de récit, réflexion qui peut avoir lieu plus facilement dans un monde où les conventions du réel ne limitent plus le champ d'action narratif.
Exemples : « La machine à explorer le temps » de H.G. Wells (Livre), « 2001, l'Odyssée de l'espace » de Stanley Kubrick (Film), etc.

Présent SF*: Ce genre est l'un des plus simple en SF et se confond volontiers avec les films de genre « Fantastique ». Il s'agit tout simplement de mettre en scène le présent tel que nous le connaissons mais muni de différences notables (et généralement inconnus pour la plupart des terriens). Il peut s'agir d'une invasion extraterrestre, de la découverte de reliques d'une civilisation disparue permettant de développer de nouvelles technologies, etc. Dans ce genre, la technique est légèrement plus en avance par rapport à la notre et des éléments « étrangers » (ancienne civilisation, race extraterrestre, etc.) apporte des nouveautés. Genre très souvent mis en scène sous formes de série télévisées.
Exemples : « Stargate » de Roland Emmerich (Film et Série), l'antique série télévisée « les envahisseurs », etc.

Space-Opéra : En général, quand on pense « Science-fiction », on pense « Space-Opéra ». Le genre est défini par un futur lointain, des vaisseaux spatiaux dans tous les coins, des races extraterrestres plus ou moins loufoques et une technologie à donner le vertige aux savants d'aujourd'hui. La musique, souvent symphonique fait souffler un vent épique qui défie jusqu'aux conventions des antiques « chansons de gestes ». Le mieux pour comprendre ce qu'est le genre « Space-Opéra » est de lire les exemples…
Exemples : « La guerre des étoiles » de Georges Lucas, « Dune » de Franck Herbert, etc.

Steampunk :
Ce genre est à la fois récent et ancien. Récent parce qu'il ne s'est réellement développé que depuis le milieu des années quatre-vingt dix et ancien parce que son créateur n'est autre que… Jules Verne ! La tendance « Steampunk » est une sorte de « Cyberpunk » recadré vers le début du XIXème siècle. C'est le futur tel qu'on l'imaginait à l'époque. Graphiquement, on est très proche de l'esthétique « Eiffel » (comme la tour du même nom), mélange de verre et de métal, comme le grand palais et toute cette architecture présentée à l'exposition universelle de 1900, qui se voulait d'avant-garde à l'époque (le fameux « Nautilus » du capitaine Némo, tel qu'il est designé dans le film « 20000 lieues sous les mer ») est le plus formidable exemple d'esthétique « Steampunk »). Les gens s'habillent comme à la fin du XIXème siècle, où plutôt, comme les gens du XIXème imaginaient qu'on s'habillerait à la fin du XXème. La vapeur est à la base de toutes les sources d'énergies (« Steam » signifie « vapeur » en anglais), et les ballons dirigeables sillonnent le ciel (il s'agit d'ailleurs d'un des élément les plus récurrents de l'univers « Steampunk »). En quelque sorte, le « Steampunk » est au XIXème siècle ce que le « Cyberpunk » est au XXème : une vision futuriste, désespérée, décadente et poussiéreuse d'un monde déshumanisé où les villes ne sont que de grandes métropoles sombres et vertigineuses et où la technologie a pris la place de l'homme. A ce titre, la science est souvent très proche de l'esprit « savant fou », à base de machine infernale et autres accessoires métalliques étranges (souvenez-vous des cyclopes dans « la cité des enfants perdus »). L'aspect de crasse et de poussière est encore plus prononcé en « Steampunk » dans la mesure où le charbon et la vapeur sont aussi courants que les bornes informatiques du XXIème siècle « Cyberpunk ».
Exemples : « La cité des enfants perdus » de Jean-Pierre Jeunet (Film), « Le régulateur» de Corbeyran et Moreno (Bande dessinée), etc.


Autres

Il existe toujours des genres qui échappent aux conventions. Ces genres sont nombreux en cultures de l'imaginaire. On peut citer le plus courant : le genre Fantastique (extrêmement courant en cinéma), le genre horreur ou encore le genre Post-Apocalyptique.

Dark Fantasy : Parfois appelé « gothique », ce genre est souvent apparenté, à tort, au genre horreur ou épouvante. Ici, tout est affaire d'ambiance. Il faut bien garder à l'esprit que la Dark Fantasy n'est pas forcément de l'angoisse. En Dark Fantasy, on met en scène des personnages ordinaires confrontés à plus fort qu'eux : des puissances (généralement maléfiques) qui les dépassent. Le héros va peut à peu découvrir que la vérité est différentes que ce que croient la plupart des gens, que l'humanité est manipulée par des démons. On pourrait très facilement l'apparenter au « Fantastique ». En fait, la différence fondamentale entre les deux est que la fin est toujours mauvaise : le héros tente généralement de tuer ces monstres, en vain, et finit soit par être tuer par eux, soit par se suicider de désespoir, soit par sombrer dans la folie.
Exemples : « L'appel de Chtullu » de H. P. Lovecraft (Livre), « World of Darkness » de White-Wolf (Jeu de Rôle), etc.

Fantastique : Ce Genre est peut-être l'un des genres « imaginaire » le plus répandu et exploité. En général, on assimile à peu près tout ce qui n'est pas réaliste à cette tendance. C'est très fourre-tout. Pourtant, la définition du « Fantastique » est très précise. Il s'agit d'un genre mettant en scène le présent sans le moindre élément d'extraordinaire. Un personnage banal et cartésien va peu à peu découvrir des vérités sur le monde qui l'entoure. Ces éléments peuvent aller du pire (comme en Dark Fantasy) au meilleur (des extraterrestres surpuissants et bienveillants qui protègent l'humanité). La théorie du complot est l'un des stéréotypes les plus éculés de ce genre (le gouvernement nous cache des choses…). Dans tous les cas, le héros n'y croit pas dans un premier temps mais finira par ravaler ses doutes et entrer dans un monde extraordinaire. La Fantastique peut-être sombre ou tout au contraire merveilleux.
Exemples : « The X-Files » de Chris Carter (Série télévisée), « Cocoon » de (Film), etc.

Horreur : Ici, on va de l'angoisse intimiste à l'horreur purulente. Je ne suis pas sur de pouvoir donner une bonne description de ce genre dans la mesure où c'est bien celui (même en dehors de la culture de l'imaginaire) que je déteste le plus (et de loin). Le propos ici est de faire peur. Et tous les moyens sont bons : du psychopathe revenu de l'enfer aux zombis baveux (qui en veulent au héros pour des raisons aussi épaisses que le scénario … lequel est souvent plus mince qu'une feuille de papier toilette). Certains films vont être basés sur le suspense et l'angoisse (porte qui claquent subitement, parquet qui grince, etc.). Ceux-là peuvent s'avérer intéressant avec un scénario assez proche d'une enquête policière. D'autres films (tendance dite « Gore ») vont être portés par plusieurs dizaines d'hectolitre de sang (NDS : on ne me retirera pas de l'idée que du ketchup au mur et de la viande tapissée par terre ne font pas un bon film, mais bon…). Le but est de terrifier le spectateur (ou le lecteur le cas échéant) en présentant les situations les plus terrifiantes ou écoeurantes possibles.
Exemples : « Freddy, les griffes de la nuit » de Wes Craven, « Simetierre » de Stephen King (Livre), etc. (NDS : Je hais Stephen King !)

Post-apocalyptique : Ce genre prend place dans un futur dévasté, que ce soit suite à une guerre nucléaire, une pluie de météorite ou à peu près toute forme de cataclysme susceptible de réduire un monde en cendre. Les survivants tentent de s'organiser tant bien que mal en communauté. Les denrées de base sont très rares. L'argent, l'or et les pierres précieuses ne valent plus rien et une substance extrêmement rare et recherchée par tous remplace la monnaie (l'essence est la denrée la plus convoitée dans Mad Max par exemple). Le monde Post-Apocalyptique est violent et sombre. La seule loi y est celle du plus fort mais un héros émerge souvent pour unifier les communautés et chasser les nouveaux barbares qui profitent du chaos.
Exemples : « Mad Max » de Georges Miller (Film), « Waterworld » de Kevin Reynolds, etc.

Super-Héroïque* : Originaire des bandes dessinées américaines (d'abords les Pulps, puis les Comics), ces récits mettent en scène des héros masqués aux pouvoirs surhumains et affublés de costumes ultra-kitsh mais qui rendent plutôt bien en bande dessiné. Depuis Superman (le ridicule mais néanmoins vénérable ancêtre) et autres Batman (nettement plus classe il faut bien l'admettre), les super-héros ont fait du chemin et sont même passés dans le langage courant (savoir ce qu'est un « portail hyperspatial » n'est pas évident mais tout le monde sait ce qu'est un « superman » !). Depuis peu, le cinéma s'est emparé de ces héros et leur a redonné une deuxième jeunesse.
Exemples : « Spiderman » de Sam Raimi (Film), « X-Men » de Brian Singer (Film), etc.

Uchronie : Ce genre au nom un peu étrange met en scène des mondes parallèles. En fait, la base de l'Uchronie est la question suivante : « que serait-il advenu de notre monde si… ? ». Ce qui suit le si est laissé à l'appréciation de l'auteur : « si les dinosaures n'avaient pas disparus », « si les nazis avaient gagnés la guerre de quarante », « si le Christ n'était pas né », etc. Dans ce genre, la technologie n'est qu'un accessoire et ne dépasse généralement que peu le stade du réel. Chacun des mondes mis en scène est parfaitement réaliste : le but est d'imaginer un présent alternatif, cohérent mais rendu différent par l'emprunt d'un autre chemin au carrefour de l'histoire.
Exemples : « Sliders, les mondes parallèles » de T. Torme et R.K. Weiss (Série télévisée), « Le maître du Haut Château » de Philippe K. Dick (Livre), etc.


-----------------------------------------------------

Voilà, c'est terminé ^^ J'attend vos remarques!
Vous devez vous inscrire pour utiliser l'édition en mode Wiki
06/07/2005, 14h10 #2
Nyx 
Dieu supérieur / Déesse supérieure
Coordinateur Hyjoo
Nyxosaurus Rex

Nyx

Re : [Article]Culture de l'imaginaire

Impeccable, tu viens de m'epargner une heure de boulot...

Merci!!!

Nyx feignasse averee.
Nyx est déconnecté(e) Voir une photo de Nyx sur son profil
06/07/2005, 14h13 #3
Morkar 
Ombre

Morkar

Re : [Article]Culture de l'imaginaire

Oups... J'avais pas vu ce sujet...

C'est du bon boulot je trouve aussi. Je vais voir si on peut ajouter des choses sans pour autant faire dans le folklorique...
Morkar est déconnecté(e) Voir une photo de Morkar sur son profil
06/07/2005, 17h24 #4
Phaco 
Ombre

Phaco

Re : [Article]Culture de l'imaginaire

J'ai pas tout lu, mais ce que j'ai lu (et que je connais) mon paru tout à fait bien. Merci pour le boulot, car t'as du en passer du temps. Et puis ca va certainement me donner envie de lire et de decouvrir autre chose.

EDIT : Dune en space opera ca fait mal quand meme, je trouve que c'est beaucoup plus philisophique que SW non?

Je le verais plus en Hard Science ou enMétaphysique

Dernière modification par Phaco : 06/07/2005 à 17h36.
Phaco est déconnecté(e)
07/07/2005, 15h33 #5
Kayn 
Ombre

Kayn

Re : [Article]Culture de l'imaginaire

Citation
Posté par phaco
J'ai pas tout lu, mais ce que j'ai lu (et que je connais) mon paru tout à fait bien. Merci pour le boulot, car t'as du en passer du temps. Et puis ca va certainement me donner envie de lire et de decouvrir autre chose.

EDIT : Dune en space opera ca fait mal quand meme, je trouve que c'est beaucoup plus philisophique que SW non?

Je le verais plus en Hard Science ou en Métaphysique

J'avoue avoir hésité un peu pour celui-là. Comme quoi, ce n'est vraiment pas une science exacte ^^

En Hard Science, je ne pense pas car il s'éloigne trop du "possible". Je rappelle que le Hard Science se veut à peu près plausible: le monde tel qu'on peut raisonnablement l'imaginer dans 500 ou 1000 ans. Relis "l'empereur-dieu de Dune", tu verras que ça reste très improbable.

Par contre, j'ai franchement hésité pour le coller en "métaphysique". Toujours à cause du même bouquin d'ailleurs ("l'empereur-dieu" qui, soit dit en passant, est mon préféré de toute la saga). Néanmoins, j'ai trouvé le réçit moins "profond" que "la machine à explorer le temps" ou encore "2001 l'odysée de l'espace" (qui sont en plein dedans). Il y a beaucoup d'intrigues, de complots et une bonne dose de réflexion mais par encore assez (tout du moins à mon goût ce qui est tout à fait discutable je le reconnais) pour le caser en "métaphysique". Donc, je l'ai placé en Space-opera.

Maintenant, c'est vrai que d'une part, j'ai effectivement hésité et que, d'autre part, c'est quand même autrement plus profond que "star wars", je peux concevoir que la question soulève un juste débat.
Kayn est déconnecté(e) Voir une photo de Kayn sur son profil
07/07/2005, 18h42 #6
Phaco 
Ombre

Phaco

Re : [Article]Culture de l'imaginaire

Je suis bien d'accord avec toi, c'est pas si facile et chacun ses opinions, par contre pourrais tu faire une fiche sur "la machine à explorer le temps", je n'ai pas lu ce livre et j'aimerais bien savoir de quoi ça cause. Apres je pourrais peu être mieux comprendre pourquoi tu ne mets pas dune dans la catégorie métaphysique.
Phaco est déconnecté(e)
07/07/2005, 19h23 #7
Kayn 
Ombre

Kayn

Re : [Article]Culture de l'imaginaire

La fiche va être difficile à faire pour moi. J'ai lu le livre il y a pas loin de 10 ans. Je me souviens du propos et du sens que Wells voulait donner à son histoire mais de là à faire une fiche avec résumé, ce serait trop bancal et je préfère laisser faire ceux qui connaissent vraiment.

Ce que je peux te dire concernant cette histoire est qu'elle a pour propos de dénoncer, d'une certaines manière, les inégalités sociales. Le héros de l'histoire construit une machine à voyager dans le temps et se retrouve projeté plusieurs centaines de milliers d'années dans le futur. Là, il se rend compte que l'humanité a disparu et que deux races peuplent la terre: les Elois et les Morlocks. Les premiers sont longs, fins et semblent fragiles. Ils vivent à la surface et sont de nature oisive. Les Morlocks pour leur part vivent sous terre, sont massifs et violents. Ils sont également très travailleurs. Au boût d'un certain temps, le héros prend conscience que ces deux races sont issus de l'homme: les inégalités entre riches et pauvres se sont tellement creusés au fil des millénaires que l'humanité s'est scindé en deux races génétiquement distinctes: les ouvriers (dont les mineurs, les fameuses "gueules noires" de Zola qui ont surement inspiré la nature quelque peu "troglodytes" des Morlocks) sont devenus les Morlocks et les riches, oisifs et physiquements de plus en plus faible à mesure que leur argent les dispensait du travail le plus élémentaire sont devenus les Elois.

Contrairement à Jules Verne, qui fut, à mon avis, le fondateur du "Hard Science" en essayant d'imaginer un futur plausible, Wells instrumentalisait ses récit pour en faire de véritables pamphlet dénonçant les inégalités sociales ("La machine à explorer le temps") ou encore la xénophobie ("la guerre des mondes", ce qui fit de lui un visionnaire... hélas!).

C'est la raison pour laquelle, Dune, même si le scénario est effectivement extrêmement riche et complexe, n'a pas été placé en "métaphysique". Maintenant, peut-être existe-t-il une lecture de cette oeuvre au second degré qui m'aurait échappé (hypothèse fort probable). Auquel cas, je suis dans l'erreur en classant la saga d'Herbert en "space-opera".
Kayn est déconnecté(e) Voir une photo de Kayn sur son profil
16/08/2005, 13h00 #8
Syndhara 
Ombre

Syndhara

Re : [Article]Culture de l'imaginaire

Merci beaucoup pour cette "leçon" qui fut je trouve fort instructive, ne connaissant que très peu la science-fiction contrairement à la Fantasy que j'adore ça m'a permis d'avoir un tableau introductif des différents genre et de trouver cela interessant, à noter qu'il est judicieux de dénommer "Multivers" les oeuvres touchant à la SF et à la Fantasy en même temps (je pense en particulier au Cycle des Princes d'Ambre de Roger Zelazny ou au Grand Livre de Connie Willis (tous deux excellents!))
Syndhara est déconnecté(e) Voir une photo de Syndhara sur son profil

Navigation rapide:

« Discussion précédente | Discussion suivante »
Emplacement :
Actualiser  Hyjoo > Forums > La fontaine > Littérature et bande dessinée > [Article]Culture de l'imaginaire

Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s))

Discussions similaires 
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
[Article] David Gemmell HeLL)BoY) Littérature et bande dessinée 19 22/10/2007 00h01
[Article] La Musique Celtique Kira Yamato Musique 34 24/07/2007 10h43
Un article interessant Zuka Créations manga 4 09/08/2006 09h51
les manga font-ils parties selon vous de la culture Chogal Manga et anime 16 27/04/2006 16h55
Rechercher dans cette discussion 
Rechercher dans cette discussion:

Recherche avancée


Fuseau horaire GMT +1. Il est actuellement 13h05.

Edité par vBulletin - Copyright © 2000-2005 Jelsoft Enterprises Limited
Copyright © Hyjoo - Tous droits réservés