Je connais et j'avais ^^
Mais j'ai eu un peu de mal en fait. C'était le scénario, un peu lourd je trouvais. Ce qui me plaisait moi, c'était la liberté d'action.
** MODE ENCYCLOPEDIE DU JEU VIDEO/ON ^^ **
En fait, j'étais surtout un fan du jeu précédent: Privateer 1er du nom qui se voulait un descendant de l'illustre Elite mais basé dans l'univers des Wing Commander, en particulier Wing Commander 2 d'ailleurs.
Elite était un jeux de combat spatial où le joueur incarnait un marchand/contrebandier (un Yan Solo quoi!). La liberté d'action était totale et on pouvait voyager d'un système solaire à l'autre, à l'envie pour faire du commerce ou du mercenariat et faire fortune. L'argent accumulé permettait d'acheter des upgrades pour son appareil. A l'époque (milieu/fin des années 80), c'était révolutionnaire! Personnellement, j'avais découvert ce jeu sur mon bon vieil Amstrad CPC 6128.
Wing Commander pour sa part était un jeu de combat spatial édité par Origin ("We create worlds" était leur slogan ^^) et créé par Chris Roberts. Origin était une boite très connue à l'époque puisqu'elle abritait en son sein le génial "Lord British" qui fut l'auteur de la série de RPG à succès Ultima. Le premier Wing Commander ne sortit dans un premier temps que sur PC ce qui eu un énorme impact sur le marché du jeu vidéo de l'époque. En effet, en ces temps reculés (début des années 90), les ordinateurs "ludiques" 16 bits qu'étaient l'Atari ST et l'Amiga 500 règnaient sans partage (quoique le ST commençait gentiment son déclin). Cette époque faste vit la naissance de plusieurs mythes du jeux vidéos dont Sim City ou encore l'innénarable Lemmings. Et pourtant, Origin fit sensation en sortant un jeu de combat spatial exploitant les dernières technologies du PC (dont le fabuleux affichage VGA qui permettait d'afficher du graphisme à une résolution de 320x200 pixels avec 256 couleurs simultanées à l'écran là ou l'amiga et le ST culminaient à respectivement 32 et 16 couleurs...).
Je me souviens d'avoir lu à l'époque dans mon magazine de jeux favoris (Génération 4... souvenirs...):
Avec ce jeu, il y en a qui vont regretter de n'avoir "qu'un" ST ou "qu'un" Amiga.
Sur ce, le jeu sur PC n'a cessé de croitre et de tout avaler sur son passage.
Wing Commander 2 fut une réussite et eut un tel impact que d'autres jeux situés dans le même univers sortirent succéssivement: Wing Commander Academy, Wing Commander Armada (qui se situait à mi-chemin entre le jeu de combat spatial et le jeu de stratégie mais qui surtout fut le premier jeu de combat spatial multijoueur sur PC en permettant à deux joueurs de s'affronter en reliant leurs PC avec un simple cable série!), et enfin Privateer, premier du nom.
J'avais passé des heures sur ce jeu à faire du commerce, accomplir des missions de mercenaires et customiser mon bon vieux transporteur lourd de classe "Galaxy" façon Yan Solo et son Faucon Millenium dans Star Wars

C'était magique et ça restera surement un de mes meilleurs souvenirs de jeux vidéos (aux côté de Pirates! de Sid Meier et Civilization encore de Sid Meier).
Par la suite, pour Wing Commander 3, Chris Roberts décida de faire les choses en grand: les cinématiques seraient filmées, avec des acteurs réels! La distribution fut intéressante avec des noms comme Mark Hamil (Luke Skywalker) dans le rôle du héros, John Rhys-Davies (le professeur Arthuro de la série Sliders) ou encore Malcom Mac Dowell (qui ne connait pas Orange Mécanique) avec quelques années de plus

Le succès fut énorme à tel point qu'un Wing Commander 4 fut mis en chantier avec la même distribution et encore plus de moyens. Pourtant, la série s'essoufla et le 5ème et dernier volet de la série, Wing Commander Prophecy, bien que très bon ne fut qu'un chant du cygne.
Entre temps, au plus fort du succès de la saga, Origin décida de reprendre le concept de Privateer et de lui adjoindre un scénario fouillé auquel des acteurs filmés à la façon des Wing Commander 3 et 4 donneraient vie: Privateer 2 The Darkening était né.
Quand le jeu sorti, je me jeta bien sûr goulument dessus dans la mesure où, d'une part, il était la suite d'un de mes jeux favoris et d'autres part la réalisation technique (pour l'époque) étaient époustouflante. Mais malgré toutes les promesses du jeu, je n'ai pas adhéré. Le remplacement des décors "dessinés" par des décors générés en images de synthèse et l'apparition d'acteurs filmés m'a un peu diminué mon plaisir de jeu, retirant le côté BD chaleureux que je trouvais si attachant avant (je précise que j'avais déjà moins aprécié Wing Commander 3 que les deux précédents à cause de ça et que je n'avais même pas été au boût du 4 qui avait finit par me lasser). Et surtout, l'univers de jeu n'était plus le même. Sans le background, privé de références aux Wing Commander qui m'avaient bien fait tripé (j'avais déjà fini les deux premiers quand j'ai découvert le 1er privateer) j'ai eu du mal à m'attacher aux lieux et aux personnes.
Maintenant, je dois admettre que le jeu avait d'indiscutables qualités. Il était riche, vaste, la réalisation graphique était époustouflante et la maniabilité, moins raide que dans les opus précédent (Privateer et Wing Commander confondus) notamment au niveau de la gestion des courbes de déplacement qui était calquée sur l'excellent gameplay des X-Wing et Tie Fighter de Lucasarts, était très fluide et agréable. L'ambiance sonore n'était pas en reste et les cinématiques étaient presque crédibles (dans un film, on aurait pris ça pour une vulgaire série Z mais à l'échelle d'un jeu vidéo, c'est sûr que ça claquait!).
Mais pour moi, Privateer 2 fut juste une superproduction, un blockbuster froid qui avait oublié aux vestiaires le côté artisanal de son ainée, le rendant moins "chaleureux" et "attachant".
** MODE ENCYCLOPEDIE DU JEUX VIDEO/OFF
ralala... nostalgie quand tu nous tiens...
