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Présentation perso
Section : Littérature et bande dessinée
BD, livres et édition


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Présentation perso : Discussion sur le forum Littérature et bande dessinée (BD, livres et édition : Informations et discussions sur la littérature, la bande dessinée et ses auteurs.)

 
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 Re : Présentation perso

 
18/08/2005, 14h21 #16
Dem 
Titan

Dem

Re : Présentation perso

Merci madame

Si je peux je taperais puis je posterais ce que j'écris maintenant, pour que vous voyiez le changement. Mais c'est vrai que tes critiques sont tout à fait pertinentes : il y a beaucoup d'action et peu d'intrigue. Il y a ausii uyn grand manque de dialogues.

Et merci pour les compliments !
Dem est déconnecté(e)
18/08/2005, 17h09 #17
sergentjo 

Re : Présentation perso

Que de violences, que de crimes, et ces os qui craquent presque à chaque mouvement c'est une vrai boucherie, pire qu'un film d'horreur.

Il y a t'il une suite pour que l'on puisse savoir ce qu'il est advenu du héro?
18/08/2005, 20h27 #18
Dem 
Titan

Dem

Re : Présentation perso

Ben , je comprends pas trop ce que tu veux dire : ça te dérange la boucherie ?

Parce que sinon pourquoi attendre la suite

Allez, je la mets


CHAP 8 :



Epaulant son arme, le jeune Kelek tira lorsque le professeur de tir leur en donna l’ordre. Sa cible agitée de nombreux soubresauts quand les balles la traversèrent, il fut félicité par son professeur. Dans l’activité suivante il apprit le fonctionnement de son arme, et après un cours théorique de six heures, l’épreuve de démontage commença. Kelek arriva second avec vingt trois minutes quinze secondes, sans avoir abîmé le moins du monde la partie électronique. Comme tous les ans, il trouvait le programme facile, et lorsque la fin de l’heure sonna, il disposait de deux heures pour faire ses devoirs : astrophysique et stratégie à petite échelle au programme. Saisissant avec joie ses énormes tomes de documentation, il attaqua les questions.



Encore une fois surpris, le professeur s’étonnait de la qualité des devoirs d’astrophysiques de ses élèves de quinze ans. Ses collègues et lui étaient régulièrement surpris par les progrès et la qualité des travaux des labos de la Lune en matière d’éducation. Il songeait en souriant que bientôt les élèves en connaîtraient plus que leurs professeurs, il en discutait la dernière fois avec le professeur de chimie.



Attrapant une boîte de comprimés rouge, Kelek assoupit ses capteurs de fatigue en introduisant deux comprimés dans sa bouche. A quinze ans il n’avait pas encore reçu l’opération chargée d’éliminer en lui tout sentiment de fatigue, et depuis cinq heures qu’il travaillait avec acharnement sur son devoir, il en ressentait régulièrement les atteintes.



Le professeur d’astrophysique s’arracha du confortable fauteuil de son living, et attrapa un lourd volume traitant de certains phénomènes rares et particuliers, qu’il avait traité dans sa jeunesse pour sa thèse, et commença sa lecture. Il songeait encore à ses élèves, et il réalisait l’importance de la révolution de 563, et de ses énormes conséquences dans l’enseignement, qui avaient permis un progrès immense, un bond en avant en quelques décennies. C’est à cette époque qu’on avait rédigé la majeure partie des traités d’astrophysique, et que cette matière avait fait son apparition. La révolution avait constitué en la suppression de toute forme de littérature au profit des sciences, ce qui avait permis un gain de temps énorme dans le programme, et donné aux soldats une meilleure formation. Comme lire ne présentait plus aucun intérêt, l’écriture perdit son importance, et les seuls livres qu’étudièrent bientôt les élèves furent des traités de chimie, physique, électronique ou mécanique, en plus de l’entraînement au combat de rigueur.



Le nez plongé dans un lourd livre couvert de schémas, de diagrammes et de statistiques, Kelek apprenait sa leçon de stratégie à petite échelle. Tous les différents types d’assauts étaient répertoriés ici, avec leurs chances de réussite, et la meilleure adaptation possible. Relevant la tête, il songea que le lendemain il ferait un stage sur la torture : ils pouvaient tous être un jour capturés, et il était nécessaire d’être préparé.



Après deux heures de lecture, tous les cours d’astrophysique du professeur tournaient dans sa tête, il se revoyait jeune, à l’école, puis enseignant, et il se souvenait de tout ce qu’il avait appris ! S’écartant de son fauteuil, il alla réviser le cours qu’il donnerait le lendemain aux quarantaines d’élèves de ses classes. Au-dessus de son bureau brillait une arme de service, à son âge il pouvait encore faire partie de la milice de son quartier, et devait effectuer plusieurs fois par an des stages militaires. Il avait quarante deux ans et pourrait encore servir trois ans. De toute façon, on n’entretenait une milice qu’en cas de défaite des forces de défense spatiale, et si cela venait à se produire, ce n’est certainement pas la milice qui arrêterait une force d’invasion extraterrestre.



Cinq heures et demie, l’heure de se lever ! S’étirant rapidement, Kelek se doucha, puis s’habilla, et prit le transport automatisé, qui passait tous les jours devant chez lui à la même heure. Assis à côté de ses camarades, il sortit d’une de ses poches deux pilules rouges et une bleue, en guise de petit déjeuner. Comme des milliers d’élèves, il passa sous l’immense porche d’entrée, et se dirigea vers la salle où allait se dérouler son premier cours de la journée.



Debout devant l’assemblée d’élèves devant lui, le professeur d’astrophysique énonçait les propriétés et les lois régissant certaines matières, à une température et une pression donnée.



Une arme au poing, Kelek donnait dans un petit communicateur, des ordres au reste de son équipe, dispersés dans le complexe d’exercice d’entraînement au combat. Son contrôle de stratégie à petite échelle avait lieu sur le terrain, et son professeur notait son élève au vu de leurs mouvements et de leurs positions, étalées sur un écran. L’équipe rouge, dont il faisait partie, était l’attaquante, et d’après les rapports oraux de ses camarades, il savait que ceux ci étaient coincés par un petit parti de bleus, qui contrôlaient le noman’s land du haut d’un abri de béton. Sortant à découvert, il fonça à travers les rafales en formation Alpha, autour de lui deux de ses coéquipiers avaient déjà été touchés, et ils sortirent de la simulation, le corps éclaboussés par les billes de peinture. Touché au bras, Kelek ne se faisait pas d’illusion sur la note qui l’attendait, mais à sa grande surprise le professeur décida de le récompenser, « ...ton action décisive au centre a emporté la décision, et tu a su te sacrifier pour la réussite de la mission, c’est important… ». Malgré tout étonné, Kelek attrapa son arme, qu’il avait auparavant déposée sur une table, et regagna la position que l’équipe adverse occupait tout à l’heure. En concertation avec son équipe il élabora une stratégie défensive basée sur son cours, et quelques minutes après il était abrité derrière un tas de sacs de sable. En contrebas il put voir des formes bleues se mouvoir rapidement et se diriger vers sa position. Sortant de son abri il tira dans leur direction. Ceux ci se dispersèrent quand retentit le bruit des détonations mais Kelek eu la satisfaction d’en voir un lever les bras et se retirer : il savait que le professeur accordait des points bonus à chaque adversaire touché. Il vit le chef d’équipe se lever et effectuer une furtive disparition derrière le bâtiment avoisinant, suivi par trois équipiers. Abandonnant sa position, il communiqua sa défection à son équipe à travers son communicateur. Courbé, il essayait de rattraper les bleus, et les trouva enfin, alors qu’ils escaladaient la paroi pour franchir, le mur barbelé qui séparait à cet endroit là l’équipe bleue de l’équipe rouge. Apprenant brièvement la stratégie adverse à ses collègues, Kelek attendit les renforts, deux de ses camarades devant le rejoindre : là bas la situation était stationnaire, les bleus faisaient diversion, attendant les résultats du commando, et les rouges n’avaient besoin que de peu d’effectifs pour les contenir.



Arrivé le premier, Asgal aida un de ses camarades à franchir la crête. Se figurant être seul avec ses équipiers, il ignorait que vu d’en bas ils formaient des cibles parfaites.



Ajustant sa mire, Kelek pressa la détente en voyant ses équipiers arriver. En haut, le chef de l’équipe bleue, Asgal, s’était allongé, tandis que les silhouettes des deux élèves bras levés, couverts de peinture, se démarquaient nettement du ciel à la lumière « étouffée ». Deux points de plus songea-t-il lorsqu’une rafale le couvrit d’impacts et de peinture. Se relevant, les bras levés, il assista à la défaite des bleus sous les billes de ses collègues.



Les yeux fixés sur une paroi recouverte d’écrans, les professeurs de stratégie à petite échelle, de combat rapproché et de tir discutaient de l’assaut en cours. Sur la droite de l’écran, les quatre points bleus virèrent les uns après les autres au vert, tandis que les autres écrans présentaient une vision de la scène, et lorsque Kelek fut touché à son tour, le point rouge vira au jaune. La salle se remplissait d’élèves touchés, et il devenait évident que la victoire reviendrait aux rouges.



Assis avec ses camarades, Kelek reçut un compte rendu de ses actions, commentées par les professeurs : quinze, une bonne note, compte tenu de son abandon de poste, qui semblait partager les professeurs, comme le montraient ses appréciations. Enlevant sa tenue couverte de peinture, il entra dans la douche, et se lava de la sueur et de la peinture dont il était couvert. Séché, habillé de propre, il rejoignit la salle d’astrophysique, entouré de ses camarades qui discutaient et commentaient le contrôle.



A l’animation qui agitait ses élèves, le professeur d’astrophysique sut qu’ils venaient de passer un examen particulièrement sportif. Sans difficultés, les jeunes se calmèrent rapidement et commencèrent la prise de note et l’écoute attentive de rigueur en cours de physique astronomique.



A midi, les élèves sortirent de cours lorsque retentit la sonnerie, et ils se dirigèrent vers la cantine-salle de conférence de l’école. Comme toujours le repas fut appétissant, bien préparé, et au goût de tous. Profitant de leur heure de battement, ils allèrent travailler un peu dans les salles de cours vides avant la reprise. A la sonnerie ils rejoignirent la salle de chimie, puis au bout de trois agréables heures d’attention totale, la salle d’équipement et de technologies, où Kelek termina sa journée de dix heures, pour pouvoir rentrer chez lui et commencer ses devoirs. Il se coucha vers minuit, son bureau croulant sous le poids des livres et des cahiers posés dessus.



Au même moment, après une longue journée de travail et sa lourde sacoche au bout du bras, le professeur d’astrophysique rentra chez lui, où personne ne l’attendait, ce qui ne pouvait altérer son bonheur, bien sûr. Croquant distraitement quelques pilules bleues, il songeait aux cours qu’il allait donner le lendemain, comme tous les soirs. Sa petite vie monotone n’éveillant pour lui que le sentiment du plus total bien-être. Le samedi soir, il relisait un des livres de son imposante bibliothèque, et le reste du temps il travaillait, il regardait les informations, ou bien il travaillait, tout simplement.



Kelek s’endormit les yeux posés sur le ciel étoilé qu’il apercevait à travers la vitre de son plafond, et rêvait de ses cours, il était avide de savoir, et il adorait travailler : il ne se laissait qu’une petite demi-heure d’informations avant de reprendre son travail. Sa vie lui plaisait, il était heureux, et pour rien au monde il n’eut cessé ses activités scolaires.




Désolé mais suspense, vous ne savez toujours rien de plus sur le héros

Et il y a des chapitres comme ça jusqu'au numéro 15
Dem est déconnecté(e)
19/08/2005, 20h44 #19
sergentjo 

Re : Présentation perso

De 8 à 15 cela fait presque la moitié, ca fait beaucoup de choses à lire dis donc, que d'imaginations, que de mots, que d'histoires.

Concernant la boucherie, ca fait un peu beaucoup je trouve et pourquoi je veux connaitre la suite quand même c'est parce que j'ai commencé et que je pourrais bien dormir en sachant la fin.

Le chapitre 8 est plus soft et c'est pas plus mal, même si il est toujours questions de combat et de guerre. Au moins il y en un qui est heureux
20/08/2005, 10h51 #20
Dem 
Titan

Dem

Re : Présentation perso

eh bien en fait pour moi c'est toujours la surprise, je découvre en meme temsp que vous


Allez hop,

CHAP 9 :


Relevant difficilement la tête, la nuque engourdie et horriblement raide, Karon posa son regard sur les murs glacés recouverts de givre. S’arrachant au tas de morts sur lequel il était tombé, il sentait la bise hurlante siffler à travers les couloirs, et tel un esprit du froid, venir hanter ses pauvres membres gelés. S’ébrouant, il produisit un nuage de poudreuse qui était du plus bel effet artistique, ce qui n’était pas au centre de ses préoccupations. D’une série de gestes rendus saccadés par le froid, il attrapa un chargeur, l’inséra et tira la targette d’armement, un claquement sec se reproduisit en écho le long des murs rendus blancs par le givre, et se perdit dans le lointain, étouffé par la neige et le chuintement du vent.



Beaucoup plus loin, Orgos écumait : « Comment cette chose pouvait se trouver là ? Quel est le défaut du système de surveillance ! ». Recroquevillés, les savants les plus éminents de la planète ressentaient la puissance de la colère du dirigeant de toutes les forces humaines du système. L’un d’entre eux, plus brave que les autres, fit un pas en avant, et lui expliqua rapidement que ce monstre devait faire partie d’une armée déposée dernièrement par le biovaisseau précédemment atterri. Se calmant, Orgos pressa un des boutons de son siège et donna une brève série d’ordres pouvant se résumer ainsi : toutes les réserves de Dieux de Combat et de Géants de Combat partaient en patrouille dans le désert pour une durée indéterminée.



Revenant sur ses pas, Karon s’approcha de l’à pic surplombant le val recouvert de sang gelé. En contrebas les gardes se débattaient et patrouillaient autour du bunker à demi submergé et de la porte. Ajustant celui-qu’il estimait être le chef il l’abattit promptement avant de s’élancer sur la fragile couche de glace, dans un crépitement continu de détonations. Les tirs étaient si rapprochés que l’oreille ne percevait pas la différence entre chaque balle tirée. Etonnés, tous les soldats redressèrent la tête et ouvrirent le feu d’un même mouvement. Lancé à pleine vitesse sur la glace qui explosait derrière lui sous les tirs des gardes, Karon les tuait les uns après les autres. Il était à présent à environ deux cents mètres du bunker, lorsque la glace commença à se craqueler sous ses pas, se lançant en glissade sur le dos, Karon continua d’arroser le bunker. Interrompant son tir, tous les gardes au sol, il éjecta le chargeur quasiment vide, qui coula après avoir traversé la glace, alors que Karon atteignait les bunkers en dur. Insérant un autre chargeur, il tourna le coin de l’avant poste, noyant sous ses tirs les renforts surpris qui accouraient.



Ecoutant distraitement les rapports des soldats patrouillant dans les secteurs susceptibles d’abriter des aliens, Orgos regardait attentivement Karon abattre méthodiquement les défenseurs. A présent celui-ci se déplaçait furtivement en rasant les murs. Averti par ses pas indiscrets de la présence d’une machine de guerre, il se coula sur le toit d’un bunker.



Malheureusement le nouveau système de sécurité le repéra immédiatement, et les gardes terrés dans les bunkers encerclant la place centrale balayèrent les parois de métal de leurs balles. D’un saut périlleux arrière, Karon se mit à l’abri de l’autre côté de la tourelle. Faisant irruption en sprint dans la « cour », il foudroya les gardes à travers les meurtrières, et fracassa la porte du blockhaus, la porte blindée allant heurter le mur, alors qu’il massacrait les derniers survivants. Dehors s’étaient rassemblé la soixantaine de survivants, qui attendaient, pointant tous leurs armes vers l’entrée dévastée : aucun n’osait s’avancer. Karon jaillit au moment où plus personne ne l’attendait, une arme dans chaque main, déchaînant une tempête de feu sur les corridors s’étendant à sa droite et à sa gauche, balayant les gardes médusés. Abandonnant ses armes vides, il se jeta sur les survivants recroquevillés et couverts de sang. Fracassant le premier d’un coup de poing en pleine poitrine, il se reporta sur le second et l’envoya s’écraser dans le bunker à la porte couinant faiblement sur ses gonds ébranlés, alors que le premier allait s’effondrer sur une pile de corps encore chauds, entassés contre les murs zébrés de sang, entraînant au sol un groupe de gardes qui s’apprêtaient à tirer. Pivotant sur son pied droit, il tua le garde derrière lui d’un coup de son pied gauche. Le reste ne fut plus qu’un massacre, où Karon sautait de paroi en paroi, laissant derrière lui des corps brisés.



« Il arrive, préparez-vous ! »ordonna Orgos, se levant de son siège, et attrapant une lame expérimentale à pompes à vide, il sortit au pas de course, suivi par les tuniques multicolores.



Karon s’approcha de la porte, attrapant un battant de quatre mètres dans chaque main, il ouvrit les portes. Cela lui fit un bien immense, dont il se sentait un peu honteux. Cela ne dura toutefois pas plus d’une vingtaine de secondes. Reprenant ses esprits, il sentait une impression de vide le dévorer. Il se sentait très malheureux, sans savoir pourquoi. Entendant de nombreux bruits de pas, il releva la tête pour voir une escouade de soldats se mettre en position à environ vingt mètres. Un homme en tunique noire s’avançait vers lui, une lame comme la sienne accrochée à la ceinture.

-Je sais tout de toi, Karon. Je suis le commandeur Orgos, tu dois m’accompagner.

-Je ne crois pas, lui répondit Karon, submergeant en lui le sentiment de respect instinctif par celui de l’excitation guerrière exacerbée par les précédents combats.

-Très bien, tu vas donc me suivre de force, lui répliqua posément l’homme en noir.



Dans l’immense salle, l’attente et le suspense rendaient même le silence bruyant. Tous les hommes, suspendus aux lèvres des deux hommes en noir, à l’écran, attendaient le combat titanesque entre le commandeur et le nouveau type de soldat humain..



Sans attendre plus avant, Karon se jeta sur son adversaire dans une suite ininterrompue de mouvements techniques, l’épée à la main. Avec adresse, son adversaire paraît ses coups. Les tintements des douilles d’énergiseur des deux combattants rebondissant sur le sol laissaient présumer de la vitesse du combat, plus rapide encore que lors de l’affrontement contre les slanechias. Orgos continuait de parler calmement à son antagoniste, alors qu’il paraît ses coups, ou qu’il les évitait : « J’ai vu tous tes mouvements, je les ai analysés, et je suis capable de les répéter : c’est pour des capacités comme celle-ci que j’ai été nommé commandeur ». Le combat n’avait pas commencé depuis plus de deux minutes lorsqu’il se termina brutalement sur une prise savante d’Orgos. D’un glissement il était passé derrière Karon, et lui avait fermement attrapé le bras gauche, tandis que de l’autre il se préparait à lui casser la colonne vertébrale, broyant dans ce cas le bulbe régénérateur.



La situation bien en main, Orgos appela les scientifiques, ceux-ci piquèrent Karon au cou et il s’effondra sur le sol lorsque Orgos le lâcha. Rengainant la lame de son épée, il remonta dans la pièce de commandement. Il distribua quelques ordres puis renvoya ses conseillers, et se dirigea vers la pièce secrète située non loin de là. Il tapa le code d’entrée, salua l’écran géant, et s’assit sur le fauteuil disposé au centre de la pièce, en face de l’ordinateur. « Très beau combat Orgos, nous ne regrettons pas d’avoir remis nos responsabilités en vous. ».



Pour bien comprendre cet ordinateur, il faut l’imaginer comme un grand amphithéâtre, où les mémoires des 72, enregistrées de leur vivant, s’interpellaient et échangeaient les idées, dont les grandes lignes étaient communiquées au commandeur de l’époque. Les disputes sur les sujets importants étaient fréquentes mais pas préjudiciables. Depuis la création de cette mémoire, les esprits des 72 se développaient. Pour leur époque, les 72 étaient considérés comme des génies à un degré jamais atteint, bien qu’aujourd’hui ils ne constituent plus une élite. Mais ces siècles passés en vase clos à la conception des projets et de tout ce qui touchait à l’avenir de l’humanité, leur ont conféré des qualités quasi-divinatoires à ces esprits minéraux. Leur rôle est très important, et toujours mis au courant des dernières innovations techniques et scientifiques, ils modifient en séances huit clos perpétuelles les plus intéressants avenirs possibles. Ils étaient les premiers, les plus sensés, et leurs qualités reconnues plaçaient l’humanité dans les meilleures mains possibles. Par précaution ils avaient crée des chambres surveillées en permanence par leurs caméras : si les conseillers présents dans ces salles trouvaient des solutions inédites ou meilleures que celles des 72, ceux-ci changeaient leurs plans. Ceci n’est pas arrivé depuis la création de ces salles, mais ces mesures de sécurité assuraient à l’humanité le meilleur destin possible. Enrichis par les expériences extérieures, ce système informatique gérait avec une maîtrise inégalée les destinées des différents ss sous contrôle humain.



Pendant ensuite près de vingt minutes le commandeur écouta les instructions d’ordre général concernant les ss environnants. Par la suite, le commandeur pourrait appliquer dans des détails liés à sa propre volonté les ordres de l’Esprit des 72. Mais à ce moment, l’ordinateur s’adressa à lui en ces termes : « Instruit le sujet Karon, celui-ci pourra faire un bon commandant de ss. Il est même possible qu’il devienne directeur de plusieurs ss, s’il est toujours en vie durant l’expansion de l’espace humain prévue dans une quarantaine d’années. ». « Très bien, je le fais insérer demain dans la vingt troisième année d’études »lui répondit Orgos. Je vais maintenant vous quitter : mon entraînement au combat m’attend, et j’exécuterai vos ordres avec diligence soyez-en sûrs. « Très bien, salutations Orgos. N’oublie pas que tu sais, que ton savoir est ton pouvoir, délégué par nous, les 72, maîtres du savoir. ». Sortant de la pièce, où seul le commandeur pouvait pénétrer, étant le seul à connaître le code d’entrée, Orgos se dirigea vers la salle d’entraînement. Les maîtres d’armes lui firent une ovation pour son triomphe contre Karon, que tous estimaient invincible. Après ses deux heures d’entraînement, Orgos sortit en sueur de la salle d’armes, il se doucha, se changea, et alla assister à une conférence d’un de ses subordonnés au sujet des drukiens, du trône de Martius : ceux-ci étaient une race jeune, mais très dangereuse : comme les humains, la qualité principale des drukiens était leur intelligence, ce qui pourrait les transformer en adversaires redoutables. La diplomatie stellaire est simple : alliance avec les races plus fortes, et destruction des races les plus faibles, à moins de les manipuler (c’est là que ça se complique) . Le résultat de la conférence fut la décision de l’annihilation du trône de Martius, à la reprise de l’offensive, durant la prochaine phase de campagne. Suivant son emploi du temps plein à craquer, Orgos quitta alors la salle et se dirigea vers une autre salle, d’autres questions, d’autres décisions et d’autres problèmes.



Allongé pour une opération moyenne durée sur le « billard », Karon subissait une nouvelle modification destinée à le rendre plus sociable. Une quinzaine de chirurgiens, infirmiers et apprentis s’affairaient. Par la fenêtre de la salle, on pouvait voir au loin les nombreux bataillons d’une gigantesque armée en manœuvre. Après analyse totale de Karon, commencerait le lendemain pour le personnel hospitalier une de ses journées qui font date : l’opération de plusieurs armées.



j'ai honte en me relisant...
Dem est déconnecté(e)
20/08/2005, 12h00 #21
sergentjo 

Re : Présentation perso

Pourquoi tu as honte?

C'est bon je suis satisfait je sais pour karon
20/08/2005, 14h27 #22
Dem 
Titan

Dem

Re : Présentation perso

Ben il est encore en vie


Pas de raison qu'ils le tuent avec le mal qu'ils ont eu à le créer

Il va lui arriver plein de choses apres **suspense...**


CHAP 10 :


Gesner occupait un poste élevé, il est un des meilleurs soldats humains : il est en effet pilote de Dieu de Combat. Il appartient de plus à une division de Dieux d’élite, actuellement en permission sur Mars Premier. Un Dieu de Combat est un bijou de technologie, un golem de métal, blindé, d’une quarantaine de mètres de haut et lourdement équipé. Gesner commandait une section de vingt de ces titans, leur mode de locomotion bipédique exigeait une grande adresse de la part du pilote, mais bien en main, il conférait une grande agilité à la machine. Tous les membres sont creux, et des couloirs les parcourent, où s’agitent une soixantaine de mécaniciens, chargés de réparer les avaries plus ou moins graves liées aux combats ou à l’usure. Les longs bras articulés sont terminés par des grosses mains quadridactiles qui leur permettent une grande polyvalence. Les postes de mécaniciens dans les bras sont laissés aux recrues d’élite : supporter les vibrations liées aux tirs, et les accélérations de plusieurs G entraînées par les larges mouvements exigent une excellente condition physique. La poitrine fine mais profonde abritait un ou plusieurs réacteurs nucléaires, selon le modèle. La tête abritait le poste de commandement, lourdement blindé, mais des postes de contrôle placés aux articulations et dans les emplacements stratégiques étaient chargés de communiquer régulièrement des rapports, de manière à ne laisser aucun problème irrésolu. L’abdomen peut abriter sur les modèles d’assaut des sections allant jusqu’à cent hommes, ou sur les opérations de longue durée des munitions supplémentaires. La partie correspondant au bassin est articulée de manière à ne pas laisser les mouvements des jambes influer sur ceux de la poitrine, améliorant la précision de la plate-forme de tir. Gesner était à ce moment en train de patrouiller dans les désolations de Mars, à deux cent kilomètres des premiers champs de panneaux solaires. Des nuages de poussière ocres et rouges s’élevaient au loin, annonçant une tempête de sable, alors que les premières collines soulevant les pas des Dieux de Combat faisaient ressentir au pilote les contreforts de la chaîne de montagne se dessinant sur le radar. Dépassant tel un obscène œil cyclopéen, la capsule vitrée, blindée abritant le pilote dépassait du front de la machine sans visage. Cette capsule très vulnérable était pressurisée, blindée, reliée avec l’intérieur du crâne par un couloir menant à la salle où vivent les quatre pilotes du Dieu. Dans l’ « œil », le pilote est entouré d’écrans, de capteurs et de senseurs, l’inclinaison de son fauteuil est rapidement réglable, permettant d’apprécier au mieux toutes les situations. L’ « œil » est protégé par une « paupière » d’un alliage ultra-résistant, se dépliant et se repliant rapidement grâce à des pompes à vide, reliées à des capteurs à la sensibilité modifiable. Pour éviter les effets dévastateurs d’un éblouissement, des automatismes de défense étaient programmés dans l’I.A. de la machine.



Crachant, un des plus féroces prédateurs de la galaxie (connue), sortit de la poche placentique d’incubation qui l’avait abrité durant le long voyage à travers l’espace. Rassemblé avec ses congénères, il se dirigea à vive allure, suivi par sa meute, vers l’indéfinissable odeur de viande flottant à environ une centaine de kilomètres. Averti de la présence d’un Prince, il s’écarta de la trajectoire de la lourde patte qui allait s’abattre sur lui.



« Capitaine Gesner, l’Expérience Karon est en bonne voie. Dirigez-vous immédiatement vers le point d’impact d’un biovaisseau, les forces aériennes seront sur l’objectif d’ici vingt minutes, alors retenez-les. »l’informa le commandeur Orgos, « Très bien, terminé. ». Redirigeant sa route, il voyait nettement ses camarades de section mettre leurs pas dans les siens.



Une forte odeur de graisse, de fer et de poussière émanait d’une brume de poussière indéfinissable, pouvait ressentir le prédateur. Poussant un ultrason repris par ses congénères, ils se détournèrent et se placèrent sur la trajectoire du petit nuage apparaissant dans le lointain, de manière à protéger le biovaisseau, qui n’avait pas fini de débarquer (de pondre) les troupes nécessaires à une invasion généralisée.



Pressant un bouton à sa droite, Gesner fit retentir l’alerte de combat dans tout le corps du Dieu de Combat, les mécaniciens se précipitèrent à leurs postes, et tous les hommes en repos s’attachèrent aux parois. Une ceinture électronique descendit du plafond et ajusta aux épaules du pilote deux manches couvertes de câbles, où Gesner introduisit ses bras, sanglant les attaches, il saisit fermement les poignées de combat dans ses paumes rendues moites par l’excitation. Les bras sont normalement au repos, mais en combat le pilote en acquiert le contrôle. Les bras dégainèrent sur une impulsion rapide de Gesner deux armes automatiques de poing, de taille géante. Dans le ventre, les troupes fermaient leurs armures et apprêtaient leurs armes. Le marcheur débordait à présent d’adrénaline, et le claquement de toutes les armes se répercutant dans la carcasse emplit les hommes de fierté.



Encourageant les monstres de sa race, l’alien se jeta de ses trois mètres de haut sur la patte d’un des Dieux. Sa griffe chitineuse racla en vain dans un crissement insupportable le blindage de la jambe. Derrière lui le prince se jeta sur un autre géant, l’envoyant rouler au sol.



« Méfiez-vous, ce prince est plus rapide qu’il n’y paraît » communiqua Gesner à ses équipiers. Secouant ses bras dans sa capsule, il cribla la masse de créatures qui se rapprochaient, et en clouant de nombreuses au sol, réduites à l’état de pulpe par les projectiles explosifs d’un mètre de haut. Dans la « cale », les soldats embarqués déverrouillèrent l’écoutille principale dans des gerbes de feu, et sautèrent dans l’enfer dix mètres plus bas. Plusieurs mètres au dessus-d’eux, Gesner se démenait avec habileté, et troua de part en part la carapace pectorale du prince. Bloquant les membres de l’alien, il ne put esquiver le coup de queue rageur de la créature, qui sectionna le bras gauche du titan dans une gerbe d’étincelles. Coupé au niveau de l’épaule, le bras alla rebondir contre les parois vertigineuses des ocres montagnes rocheuses, retenant déjà des piles de corps sans vie. Excité par la bataille, et poussé par l’aiguillon de la vengeance, Gesner effectua un saut sur lui-même et envoya le monstre s’écraser contre la paroi. Rengainant avec rapidité son arme, il enfonça une longue lame dans le dos de la créature, qui aspergea le Dieu de Combat de sang noir légèrement teinté de rouge. Ses capteurs l’informèrent cependant qu’une dizaine de princes se rapprochaient et seraient sur eux dans une dizaine de minutes. « Capitaine Gesner ? Nous arrivons, repliez-vous. » lui communiqua le capitaine de la flotte aérienne de renforts. « Très bien, je demande seulement trois minutes pour rembarquer l’infanterie ». « Accordé capitaine » Les sirènes retentirent, et les fantassins plongés dans l’enfer, couverts de sang, entourés des corps d’une partie de leurs camarades et de ceux d’une grande majorité des extraterrestres, saisirent d’une main une des échelles qui venaient de se dérouler jusqu’au sol, sans cesser de tirer de l’autre main, le bras secoué par chaque détonation. Une fois ceux-ci revenus à bord des gigantesques androïdes, les pilotes se recroquevillèrent, en ne laissant dépasser que leurs dos ultra-blindés. Mettant les instruments de pilotage en veille, Gesner se détacha de son siège et alla se laisser tomber dans un des fauteuils du mess des pilotes, où il se sangla consciencieusement. Un de ses collègues se détacha et alla rejoindre l’habitacle de pilotage, tandis qu’il avalait les deux cachets réglementaires, nécessaires à son retour au calme, il perçut sans difficultés les bruits étouffés produits les réacteurs de la flotte aérienne, étouffés par l’épaisseur du blindage. Leurs pilotes, enfermés dans des cockpits factices dans les couloirs les mieux protégés de la base la plus proche, pilotaient de loin leurs petits aéronefs. Cette méthode présentait l’avantage de ne pas avoir à prendre en compte le pilote et ses limites physiques, mais présentait aussi l’inconvénient de la perte du contrôle des avions en cas de brouillage des transmissions. Ce problème avait été résolu il y a cinq-cent ans, lorsque de puissants transmetteurs avaient été régulièrement et profondément enterrés sur toute la surface de la planète. Toujours est-il que les trois cents robots volants transformèrent en fournaise le champ de bataille, consumant les cadavres et les blessés (les blessés humains avaient été emportés quant à eux sur les épaules de leurs camarades). Ils poursuivirent ensuite leur course vers le biovaisseau, détruisant les aliens au fur et à mesure de leur avancée. Derrière eux les titans se relevaient, les mécaniciens continuant leur travail de fourmi à l’intérieur de la carcasse, et les pilotes épuisés par le combat se relayant. Ils se dirigèrent ensuite en grandes enjambées caractéristiques de leur état, vers les docks de Mars Premier, qui répareraient les parties vitales, et remplaceraient les parties trop lourdement endommagées. A l’intérieur de l’abdomen, on déplorait des pertes équivalentes à un tiers des hommes engagés, dont seulement trente % avaient été tués, les autres seraient soignés par les chirurgiens militaires, une fois de retour à la base.



Au loin brûlait les restes épars du biovaisseau, mais toutefois quelques monstres avaient réussi à s’échapper, aidés de leur puissante musculature bâtie pour la traque (et éventuellement pour la fuite). Certains des aéronefs avaient été perdus, abattus par les bioprojectiles propulsés par des spasmes musculaires du biovaisseau, mais une grande majorité étaient de retour sur leur piste de décollage. Il s’avéra que par hasard, ou plus probablement attiré par les odeurs de viande et de sang, un des aliens avait perturbé le Programme Karon, mais par miracle celui-ci avait réussi à s’en débarrasser : incrédules, tout les membres d’équipage visionnaient les images du combat en boucle.



Les mécaniciens étaient des ouvriers entraînés militairement depuis leur enfance pour cette tâche difficile, leur casque soigneusement matelassé les protégeait des chocs, et leur tenue anti-G blindée leur assurait une excellente résistance aux effets des accélérations, parfois particulièrement violentes. Une équipe était de plus assignée aux armes pendues à la ceinture du Dieu de Combat, les chargeant, les entretenant, les nettoyant et vérifiant leur bon état de marche ; il n’était pas rare que des accidents surviennent, et ces mécaniciens-là étaient triés sur le volet.



Le pilote remplaçant Gesner aux commandes de son Dieu avait du mal à le diriger, la perte du bras gauche ayant compris le fragile équilibre de l’immense golem de métal. Les réserves de munitions étaient presque épuisées, la mission de départ ne prévoyant qu’une patrouille dans le désert. Sous la calotte blindée du crâne de l’immense char bipède, Gesner, requinquée par les cachets pris il y a peu, assumait ses fonctions de capitaine de section, et procédait au réglementaire recensement des pertes, et des avaries plus ou moins graves subies durant le combat. Après une longue heure passée à cet examen, Gesner se rassit et commença à échanger les informations reçues précédemment avec l’Etat-Major des forces humaines de la surface de Mars.



Ca va, celui là n'est pas trop mal. C'est pas une bombe littéraire, mais ça se lit...
Dem est déconnecté(e)
20/08/2005, 14h34 #23
sergentjo 

Re : Présentation perso

ah non, je veux pas savoir ce qui va lui arriver, et d'ailleurs je ne lis même pas le chapitre 10, c'est trop sanglant, trop morbide, trop irréel, trop boucherie....

Peut etre que je le lirai un jour, mais je dis peut etre.

La longueur des textes, la description massive des actions, les os qui craquent surtout, ma tete tourne, j'en ai lu des trucs affreux en si peu de temps. Pas affreux dans le sens de l'écriture du texte, non je trouve que les phrases sont bien tournés, avec plein de mots que je connaissais pas, les paragraphes bien découpés par rapport aux personnages. Mais affreux dans le sens ou c'est ce qui est raconté qui est.. je vais pas reprendre je crois que j'ai tout dit.
20/08/2005, 16h32 #24
Dem 
Titan

Dem

Re : Présentation perso

Tres bien sergentjo. Désolé d'etre aussi choquant dans mes propos.


Je vais arreter de poster donc (étant donné que tu est le seul à m'avoir lu). Si je postes à nouveau ce sera dans un autre topic pour une autre histoire.

Si vous avez lu tous les textes et que vous désirez les épisodes suivants dites le moi par mp et je les posterai ici.
Dem est déconnecté(e)

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