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15/08/2005, 18h39 | #1 | | Titan
| Présentation perso | | L'exemple d'une jeune hyjooienne m'ayant motivé, je présente à tous ceux que ça intéresse (  ) mes écrits. je vous demande d'etre indulgents, car ceux ci datent de mes débuts, il y a environ deux ans. Ma production récente est de bien meilleure qualité, mais la flemme de tout taper m'a envahi, et je ne peux pas vous en faire profiter. Cela s'intiule (pompeusement) L'Empire de la Terre.
Karon tourna la tête et esquiva facilement le coup de l’humain, attrapant ensuite le bras de celui-ci il sauta dans les airs, s’appuya sur le dos de l’homme et s’élança, cassant net l’articulation de l’épaule et du coude. Tandis que derrière lui l’homme tombait au sol, Karon frappa du pied la poitrine de l’adversaire qui lui faisait face, le projetant en arrière tandis que lui-même retombait souplement sur le sol sillonné de fissures et couvert d’une arène sablonneuse. Accroupi, il se pencha en arrière et bloqua l’avant-bras armé d’une matraque qui le menaçait par derrière. Puis d’un mouvement rapide il le projeta par dessus lui, l’envoyant rouler sur un tas de poussière. Scrutant les couloirs de béton, il fut surpris pendant une seconde par l’obscurité qui s’abattait brutalement autour de lui. Habituant ses yeux à la pénombre ambiante, il enregistrait ce que ses yeux lui envoyaient : derrière lui se faisait entendre un léger halètement tandis que les cris beaucoup plus distincts provenants du Sud ne pouvaient avoir été produit que par des loups.
Avant même que ses sens aient perçu le moindre signal, une forme noire tomba furtivement derrière lui et le projeta en avant. Se rétablissant rapidement en roulade avant il bondit dans les airs, et prenant appui sur le mur face à lui il se projeta en saut-périlleux arrière, dos au « Salamandria Orionica » habilement caché derrière lui.
Errant au hasard, Makrina cherchait le soleil, qui lui permettrait de résister au froid ambiant, qui l’obligeait à gaspiller son énergie en une bulle de chaleur protectrice.
Plongeant sur le côté, Karon évita le loup qui bondissait sur lui dans le noir.
Tuant le loup d’un coup rapide à la colonne vertébrale, il se tourna rapidement pour stopper le coup de poing du Salamandria, avant de lui casser le poignet. Lui enserrant le cou, il tua d’un coup de pied précis le loup suivant qui venait de se laisser tomber sur lui depuis l’un des blocs de béton environnant. Sautant sur lui-même il brisa ainsi la nuque du Salamandria avant d’arracher l’espèce de moelle épinière qui donnait à celui-ci des formidables capacités de régénération, qui faisaient la réputation de son espèce.
De l’autre côté d’un écran, à 200 kilomètres de là, un homme de haute taille, et vêtu d’une tunique noire, entouré de deux autres hommes plus petits que lui, bien qu’ils fussent déjà grands, prononça distinctement une louange pour : « le Lab Garn 08 », ce qui sembla réjouir les deux autres personnages vêtus de tuniques rouges. Ceux-ci quittèrent la pièce par le sas microbactériologique qui formait l’unique accès à la salle immense tapissée de bannières noires où seul un fauteuil et un gigantesque écran semblaient donner une raison d’être à ce lieu irréel, fantomatique. Le sas s’ouvrit une nouvelle fois, suivant de peu le crissement caractéristique des pompes à vide P-V K8 placées dans le sas. Deux autres personnages, habillés quant à eux de tuniques bleues pénétrèrent dans la pièce, échangèrent un salut et quelques mots au sujet du niveau des recherches de leur département avec l’homme à la combinaison noire, sans quitter l’écran des yeux.
Pendant ce temps, Karon avait enfin réussi à se débarrasser des loups, dont les dépouilles poilues jonchaient le sol autour de lui. Seul le Salamandria constituait une surprise, bien qu’éliminer cette créature primitive ne présenta pas de difficultés. Il évaluait approximativement le nombre d’obstacles sur sa route tandis que la lumière revenait rapidement, bientôt suivie de la chaleur, la température avoisinait les 520°K et Karon commençait à transpirer. Il se décida enfin à repartir et découvrit 200 mètres plus loin un autel sur lequel était posé un objet long, noir en forme de cylindre. Dès qu’il le saisit l’objet s’adapta parfaitement à sa main et reprit une forme lisse lorsque Karon le glissa à sa ceinture; mais lui ne le remarqua pas, trop occupé qu’il était à enregistrer les informations complexes délivrées par l’écran placé sur le socle de l’autel. L’écran redevint noir et Karon penché en avant, l’objet pendu à la ceinture, s’enfonça sous le soleil de plomb, qui donnait au décor une image de désert aride.
Cernée par les murs de béton de ce labyrinthe de couloirs à ciel ouvert, Makrina se réjouissait : le temps s’était légèrement réchauffé et trouver l’échappatoire de ce dédale paraissait déjà moins ardu.
Au même instant, dans la pièce damassée de noir, l’impatience touchait tour à tour tous les hommes présents dans la pièce, celui vêtu de noir changea de position sur son siège tandis que les deux personnages en bleu s’échangeaient des commentaires d’une mine surexcitée.
Karon se déplaçait rapidement et irrégulièrement, comme il avait appris à le faire, vers son objectif, lorsque à nouveau l’intensité lumineuse décrut au point de disparaître et qu’une bise hurlante projetait ses particules de glace en tourbillons incessants. Aiguillonné par le froid, Karon tourna l’angle suivant.
Avançant péniblement dans la tourmente, Makrina, souffrant cruellement du froid, projetait autour d’elle une sphère régulière de chaleur sans laquelle elle n’eut pu espérer survivre 5 minutes, au milieu des courants d’air à 50°K. Parvenant tant bien que mal à conserver sa température vitale, Makrina pestait intérieurement, préférant de loin sentir sur son dos les rayons du soleil, que le froid mordant qui l’environnait.
Karon eut juste le temps d’apercevoir une lueur et de sentir l’air se réchauffer avant de réaliser son imprudence.
Surprise, Makrina réagit instinctivement et foudroya l’humain étonné qu’elle aperçut, éclairé par l’énergie lumineuse et calorifique qu’elle projetait.
La face droite du visage gravement brûlée par les rayons UV ultra-concentrés du tir du monstre, Karon sombra dans l’inconscience alors que sous les lambeaux de sa chair encore collée à sa joue on devinait la blanche pâleur des os de son crâne.
Makrina, entourée de l’onde qu’elle produisait en permanence pour se protéger, s’apprêtait à délivrer le coup de grâce à l’humain irresponsable terrassé devant elle.
Intéressé au plus haut point par les images qui s’étalaient devant lui sur l’écran, l’homme vêtu de noir manifesta son mécontentement et sa solidarité à l’homme à la face ravagée qui s’appuyait contre un mur dans le vain espoir de conserver son équilibre. Le bruit de sa chute lourde, fidèlement reproduit dans la salle immense, arracha un gémissement à l’homme habillé de noir, gémissement qui plongea les hommes vêtus de bleu dans la perplexité et la déception. Ceux-ci échangèrent en guise de conclusion à l’intense discussion qui les animait une série de chiffres qui les remit d’accord et leur permit de fixer à nouveau leurs attentions sur l’écran.
A l’autre extrémité de la planète, dans une grande salle remplie de plus d’un millier d’humains aux tuniques de différentes couleurs, du mauve à l’orange en passant par le blanc ;une onde de tristesse emplie d’espoir désespéré envahit et submergea la gigantesque pièce aux longues tables recouvertes de nappes aux couleurs diverses et sue lesquelles brillaient des assiettes et des couverts. Lorsque l’assemblée vit l’homme de l’écran disposé sur le mur Est de la salle être transformé en rôti vivant tomber à terre, beaucoup manifestèrent leur désespoir bruyamment, au milieu des acclamations et des encouragements adressés au champion blessé, effondré sur le sol de ciment, crachant son sang sur les dalles sales du couloir.
L’homme tout de noir vêtu encouragea intérieurement Karon. Espérant que celui-ci se montrerait à la hauteur.
Karon sentait une désagréable sensation de picotement et d’engourdissement de tout son être alors qu’il regardait sa vie couler lentement sur le sol et le quitter peu à peu. Il sentait bien qu’il serait bientôt un cadavre froid, même si l’absence de douleur et son envie de combattre le préservaient pour l’instant.
Makrina, regrettant ce qui allait suivre, se décida tout de même à achever l’humain qui se tortillait devant elle.
Donc c'est lourd, indigeste et assez mal écrit. Sans parler du style pompeux ou mièvre. Et c'est pas tout, j'en ai écrit 18 comme ça.
Merci de donner votre avis, en toute simplicité, et aussi brutal qu'il soit. | | |
15/08/2005, 21h27 | #3 | | Titan
| Re : Présentation perso | | C'est ça. d'un coté tu as un gars qui affronte toutes sortes d'obstacles, et de l'autre tu as un groupe de personnes qui le surveillent et analysent ce qu'il fait.
J'avais bien aimé à l'époque d'alterner la vision des personnages, mais faut aimer.
J'avais suivi le meme raisonnement avec les chapitres. Donc je vous mets ici le Chapitre deux, qui n'a rien à voir avec le 1 :
Ibnar courait, poursuivi par les caquètements des pélicans bariolés à la chair empoisonnée de 02-ss12 surnommée à juste titre l’enfer vert référence à une vieille légende. Ecartant un massif de fougères grimpantes, il slaloma entre les séquoias et haletant se retourna plusieurs fois. Essoufflé, il s’arrêta enfin et s’appuya contre l’un des arbres, et scrutant la forêt d’un oeil inquisiteur, il essaya de percevoir les bruits alentour, au travers de sa respiration entrecoupée. Puis enfin rassuré et reposé, il se décida à reprendre enfin la route.
Narsus courait, de branche en branche et de tronc en tronc. Au bout de plusieurs minutes de cette course effrénée à travers les branches il s’arrêta, flairant de ses narines grandes ouvertes les effluves de l’extraterrestre, celui-ci ne se trouvait qu’à quelques kilomètres. Je le rattraperai dans quelques minutes songea-t-il, avant de reprendre sa course.
Asner attendait, et Asner détestait attendre, mais par la force des choses, il devait passer ses hommes en revue, qu’il manqua une section ou pas. Et c’est avec l’idée que quelques jours de patrouille supplémentaire dans la jungle serait la punition appropriée à une section retardataire, qu’il écouta le sous-lieutenant Rupert, commencer l’appel et noter sur son calepin quels soldats ne seraient pas disponibles pour la journée. Face à lui, rangés convenablement par sections et par grades les soldats du XVII attendaient et donnaient les noms de leur camarade actuellement à l’infirmerie. Bien que savoir autant d’hommes malades et donc indisponibles allait l’empêcher de mener sa mission à bien dans les délais, il n’arrivait pas à concevoir la plus petite rancœur envers les chercheurs du Lab Els-03 qui avaient conçu ce vaccin défectueux qui n’empêchait pas ces hommes de tomber malades. Cessant ces réflexions personnelles, il reporta son attention sur les sections composées des hommes encore valides et élabora son programme d’action pour la journée.
Sur la passerelle du « Fondateur », l’amiral Kavner transmis les ordres aux chefs de manœuvre, ils devaient aujourd’hui aller récupérer deux armées actuellement stationnées sur 02-ss12. Sa vie était plutôt tranquille, les extraterrestres ne présentant aucune humeur belliqueuse depuis la signature du traité N08, il y a de ça déjà plus de vingt ans. Bien protégé derrière les cloisons blindées, il ne sentait même pas le vaisseau se mouvoir avec rapidité dans l’espace. Encore une journée sans extras songea-t-il, presque avec regret. Tuer des extraterrestres lui manquait et bien qu’il sentit qu’avec l’âge il ne serait plus aussi utile qu’auparavant, il voulait encore continuer à servir l’Empire. Il savait qu’il allait transporter les dernières armées présentes dans le secteur et que la relève de la garde de ss12 ne serait à nouveau assurée que dans une quarantaine d’années mais la nostalgie ne parvenait pas à l’envahir, et c’est le cœur en fête qu’il recommença à houspiller ses subordonnés.
S’arrêtant à nouveau, Ibnar scruta les fourrés derrière lui, tandis que ses sens en alerte ne lui envoyaient d’autres signaux que l’odeur rafraîchissante de la fougère humide et celle plus forte de l’humus en décomposition à ses pieds. Quant à son ouïe, elle était brouillée par sa respiration saccadée qui secouait sa cage thoracique et par les assourdissants bruits des pélicans tout proches, cherchant à faire fuir l’intrus qu’il était. N’ayant rien repéré de suspect, Ibnar reprit sa route, rassuré, et n’étant plus qu’à 2 ou 3 kilomètres de son but .
Narsus n’avait plus besoin de s’arrêter pour que ses sens développés l’informent de la position de l’extraterrestre devant lui qu’il allait surprendre alors qu’il ne se doutait de rien. Bondissant sans un cri dans les airs il se reçut sur le dos de l’infortunée créature qu’il allait bientôt mettre à mort.
Surpris par le choc, Ibnar tomba brutalement en avant. Se relevant péniblement, il sortit de son holster son arme de service et tira trois coups en direction du monstre qui l’avait agressé et qui se trouvait à une dizaine de mètres de lui, mais celui-ci, disparaissant rapidement dans les fourrés, ne reçut pas les projectiles qui lui étaient destinés.
Bien que le monstre à peau rose aie survécu au choc, Narsus ne s’attendait pas à ce que l’être innommable employa le pouvoir de la foudre contre lui, mais il était rapide et les éclairs de feu l’avaient manqué. Narsus était fier d’être plus rapide que la foudre et il se promit d’apprendre à dominer les démons de l’objet une fois qu’il aurait tué l’extraterrestre horrible, pour utiliser le pouvoir de l’objet contre ceux qui ne voudraient pas le laisser devenir le chef du Clan. Sautant par surprise sur le possesseur de l’arme-démon il lui assena un cou puissant au niveau de la poitrine.
Remerciant le concepteur de son gilet pare-balles, Ibnar se remit debout et repoussa le monstre sauvage à distance, puis sortant son poignard de service et rengainant son revolver il se dit qu’à courte portée il valait mieux utiliser une arme blanche.
Narsus sauta à la gorge de l’alien et le mordit violemment, le sang chaud du monstre éclaboussant sa poitrine écailleuse. Il décida de l’achever en lui brisant la nuque lorsqu’il sentit une douleur aiguë et déchirante lui labourer le dos.
Malgré son état de faiblesse, Ibnar cherchait à tuer son adversaire, à répandre son sang froid reptile sur le sol touffu de 02-ss12. Enfonçant à plusieurs reprises la lame de son couteau dans le dos de l’alien, il cherchait à atteindre la zone de la moelle épinière connue pour coordonner les activités de régénération du monstre vautré sur lui qui apaisait la douleur de son dos en s’abreuvant du sang d’Ibnar.
Narsus mordait, mordait et mordait encore, répandant toujours plus de sang sur la peau secondaire kaki de l’extraterrestre. Il était pressé car le monstre souffrant terriblement, avait réussi à planter une dent dans son dos et le mordait violemment. Mais Narsus peinait, il n’arrivait pas à trouver le poing faible de la peau secondaire de l’étranger, étonnamment résistante.
Son treillis s’imbibait de plus en plus de sang, de son sang, alors que l’alien labourait le kevlar pour trouver son cœur. Les blessures dans le dos du monstre commençaient à cicatriser et il devait faire vite s’il voulait vivre. Ses efforts désespérés aboutirent car la lame de son poignard rencontra enfin l’organe responsable de la régénération et le déchira allègrement. Mais Ibnar, conscient d’avoir fait le plus gros du travail, ne parvenait pas à achever son adversaire et celui-ci continuait de se débattre et de mordre.
Une douleur tellement forte qu’elle le secoua d’un spasme informa Narsus qu’un de ses plus précieux organes venait d’être avalé par la dent vorace du monstre-démon. Roulant sur le sol, terrassé par la douleur, il entrevit sous paupières à demi-closes le monstre lui enfoncer un curieux objet brillant dans la poitrine. Peu à peu, il sentit la douleur s’estomper lentement en même temps que sa vie et la dernière image qu’il vit fut celle de son adversaire s’éloignant lentement du lieu du combat.
Le venin produit par ces monstres était mortel pour les humains au bout de quelques heures et son vaccin, parfois même défaillant face aux attaques des micro-organismes de la planète, ne le protègerait certainement pas de ce produit toxique. Bien qu’il ne les ressentisse pas, il imaginait sans peine la toxine lui rongeant l’encéphale. Inhibée par l’adrénaline lors du combat, la douleur réapparut très vive et le força à s’arrêter. Pendant ce temps, la toxine s’attaquait aux tissus de son cerveau et détruisit le système responsable de la douleur, stoppant du même coup l’onde douloureuse qui clouait sur-place Ibnar. Celui-ci, sentant la douleur s’effacer décida d’user ses dernières forces et le sang qu’il lui restait dans un effort désespéré pour franchir le dernier kilomètre le séparant de ses camarades.
Bien que surpris par l’apparition soudaine d’un chef de section ensanglanté, Asner réagit comme il le fallait et apporta tout le secours disponible au blessé grave qui s’était traîné jusqu’au camp. Dès que celui-ci put parler il lui apprit qu’une grande assemblée de tribus de salamandrias avaient décidé de s’en prendre au camp, leur comportement étant suffisamment explicite pour qu’il ne nécessite pas de traducteur inter-espèces . S’emparant sans tarder d’un communicateur, Asner informa l’amiral Kavner de hâter l’opération d’évacuation.
Trois heures plus tard, le « Fondateur »quittait l’atmosphère moite de 02-ss12, emportant avec lui deux armées impériales en mauvais état : l’avant garde des salamandrias avait atteint les avants-postes et les contenir jusqu’à l’arrivée de son vaisseau avait été une tâche difficile bien qu’accomplie avec brio par le lieutenant Asner.
Celui-ci était actuellement au chevet d’Ibnar, un sergent commandant de section qui avait aujourd’hui fait preuve d’un grand courage, d’abord en tuant à lui seul un salamandria et ensuite en sauvant la vie des armées restées à la base qui ne se doutaient pars un seul instant risquer une attaque coordonnée des sauvages aliens vivants sur la planète.
Asner éprouvait de la déception en pensant à la mort de son jeune sergent, Ibnar qui venait de décéder dans l’infirmerie du vaisseau, vaincu par sa terrible blessure à la gorge, le venin du salamandria et les derniers parcourus jusqu’au camp avec de pareilles blessures. Asner était déçu, il aurait aimé affronter encor quelques campagnes avec de tels héros dans ses rangs. Il se vida l’esprit et s’apprêta à faire le compte des survivants de la campagne sur 02-ss12, avec son sous-lieutenant.
C’est la joie et la fierté au cœur qu’Ibnar mourut, la Palme du Courage accrochée sur sa poitrine lui causant le dernier bonheur de sa vie au service de l’Empire.
Kavner, sur le pont supérieur, distribuait des ordres en jetant derrière lui un dernier regard empreint d’émotion au système abandonné à lui-même par l’Empire, et dans lequel il s’était battu la majeure partie de son existence. Avec ce repli commençait pour Kavner le repos du guerrier, abandonnant derrière lui un système en friche pour lequel il aurait donné sa vie.
c'est normalement un peu mieux. | | |
15/08/2005, 21h41 | #4 | |
| Re : Présentation perso | | J'ai plus compris celui-ci
Ca commence à devenir plus clair dans mon esprit
Des aliens, des vaisseaux, l'empire tu as écrit ca après avoir regardé star wars? | | | |
15/08/2005, 21h46 | #5 | | Titan
| Re : Présentation perso | | En fait niveau inspiration c'est plutot Matrix
J'ai gardé un peu le meme principe pour ce texte là. Avec des visions alternées.
disons qu'avec ces textes je voulais écrire la vision que j'avais de l'humanité future (d'où le nom du truc).
Je mets le chapitre 3, qui est la suite du 1 :
Karon approcha sa main de sa ceinture, puis appuyant sur le bouton situé sous le cylindre noir, il en fit jaillir en un éclair une longue lame. Etant allongé à plat ventre sur l’épée, l’apparition de la lame le projeta dans les airs. Retombant sur ses pieds il fit décrire un arc de cercle rapide à sa lame, sa main parfaitement adaptée à la poignée noire.
Makrina s’apprêtait à achever l’humain agonisant à ses pieds quand celui-ci bondit dans les airs. Profondément étonnée, elle décida de le tuer avant qu’il ne l’attaque, mais celui-ci s’apprêtait à la fendre en deux avec une épée qu’il ne portait pas tout à l’heure. Aussitôt elle déploya un de ses membres pour une parade et rendit son membre incandescent de manière à liquéfier l’arme de son adversaire. En effet, elle n’ignorait pas que la température qu’elle trouvait normale était insupportable à la majorité des autres espèces de la Galaxie.
La parade conventionnelle de son adversaire ne surprit pas Karon et celui-ci pressa sur le bouton sous la poignée ; aussitôt la lame se rétracta en un instant et le membre incandescent ne rencontra que le vide.
Rassurée par la parade qu’elle aller opposer à l’humain, Makrina fut à nouveau surprise par la disparition de l’arme de son adversaire et ne bougea pas pendant une fraction de seconde…
…que mit à profit Karon pour effectuer un tour sur lui-même et faire jaillir à nouveau la lame rétractable de son arme directement dans l’abdomen de l’extraterrestre.
Makrina sentit d’abord une vague de souffrance quand la lame s’enfonça dans sa poitrine. Dans le but d’emmener avec elle dans la mort l’humain qui en était la cause elle s’approcha de lui et émit toute l’énergie qu’il lui restait dans une ultime vague. En effet son épiderme fragile ne supportait pas la plus petite coupure et elle sentait déjà la chaleur lumineuse s’échapper.
Bondissant en arrière, Karon sautait de murs en murs avant d’être rattrapé par l’onde lumineuse et de sentir tous ses nerfs lui envoyer des signaux de détresse, perdant le contrôle de ses muscles il chuta lourdement au sol, présentant maintenant la face droite et le dos intégralement brûlés.
Makrina vit son énergie rattraper l’humain malgré toutes ses acrobaties et lui consumer le dos, enfin vengée elle se laissa aller et laissa le peu d’énergie qu’il lui restait s’échapper de son corps, heureuse que sa dernière vision soit le cadavre de cet humain qui avait voulu se montrer plus fort que le reste de ses congénères.
Même s’il a réussi à se débarrasser de l’Incendia il n’a pas survécu à son exploit et le Lab Shwartz-15 va devoir revoir sa programmation, déclara l’homme en noir, détournant son regard de l’écran où le corps inanimé de Karon était représenté en gros plan. Les hommes vêtus de bleu s’adressèrent à l’homme vêtu de noir et lui firent part du fait que « Les cartouches d’énergie de la pompe à vide contenue dans la poignée n’ont pas encore pu être miniaturisé au point de permettre une utilisation longue durée du prototype », mais les représentants du département Arm-05, un air prudent sur le visage, affirmèrent que « Les prochains prototypes devraient contenir de meilleures pompes permettant de créer le vide à l’intérieur de la lame plus rapidement et donc de rengainer et de dégainer avec une vitesse accrue » bien qu’eux-mêmes ne paraissent réellement convaincus par leur propos.
Dans la salle l’émotion était partagée, certains, déçus par la mort de leur champion cessèrent de s’intéresser à l’écran géant pour mieux engloutir le contenu de leur assiette tandis que beaucoup se rencontraient en groupes, s’interpellaient et échangeaient des commentaires sur la mort du champion et ce qu’il faudrait changer dans le programme pour obtenir les résultats optimaux. Une heure plus tard la salle était vide lorsque sur l’écran…
Karon commença par bouger un bras et se releva ensuite péniblement pour s’appuyer contre le mur et reprendre ses esprits.
L’homme vêtu de noir était en pleine conférence avec les responsables des départements concernés par le projet lorsqu’un homme vêtu de jaune aperçut le mouvement de Karon sur l’écran. « Il est vivant, regardez il est vivant ! », les réactions furent partagées mais une grande partie des chefs de projet se refusèrent à croire à la résurrection de l’homme qu’ils avaient vu carbonisé il y a une heure à peine. Pourtant, devant l’évidence, tous les regards se tournèrent vers l’homme vêtu de jaune, et tous ces grands savants se mirent à applaudir celui habillé de jaune, le félicitant pour la formidable réussite de son opération de greffe de « Bulbe régénérateur » de salamandria. Venant se placer au centre du cercle des chefs de projet, à côté de l’homme en noir, le représentant du Lab Gen 01 fit à toute l’assemblée un petit discours qui exposait ceci : étant donné la gravité des blessures reçues, il y avait 56% de chances qu’il se rétablisse totalement dans les environs des deux prochaines heures. Ceci terminé, un homme en bleu marine prit la parole et déclara que les résultats de son équipe aller porter les chiffres précédents à 82%, ce qui fut aussitôt salué par une salve d’applaudissements nourrie.
Sans que personne ne se rende compte de sa disparition, l’homme à la tunique noire était sorti de la pièce, et c’est dans une petite pièce d’aspect miteux qu’il ouvrit à l’aide d’un code connu de lui seul une pièce où trônait un gigantesque ordinateur, seul détenteur de la mémoire des 72. Sur le gigantesque écran placé devant l’entrée de la pièce s’afficha le message suivant : « Salutations, Orgos, quel est le but de ta visite ? ». L’homme en noir, Orgos répondit qu’il venait chercher ses instructions suite à la réussite du projet SS, l’écran afficha la réponse des 72 : « Nous avons suivi par le biais des écrans la réussite du projet, tu féliciteras donc les chercheurs des laboratoires concernés et donneras de l’avancement aux savants dont les résultats déterminants ont permis la réussite de ce projet. Ensuite tu continueras les tests jusqu’à la mort du sujet, après tout les modifications à apporter sont connues et il nous sera facile de les reproduire ». L’écran termina son discours par la formule rituelle : « N’oublie pas que tu sais, et que ton savoir est ton pouvoir, délégué par nous, les 72, maîtres du savoir. ».
Une heure et demie plus tard, Karon courait à nouveau dans les enfilades de couloirs de béton qui continuaient probablement ainsi pendant des kilomètres. Cherchant la sortie de ce labyrinthe aux proportions titanesques, Karon perçut pendant quelques instants les fragrances subtiles d’une Slanechia odorifera et se déplaça aussitôt de manière plus discrète devenant ainsi le prédateur et non la proie.
Orgos avait réintégré la pièce aux lourdes tapisseries noires où ne subsistaient plus que deux hommes vêtus d’orange appartenant à un département spécialisé de l’armement, section corps à corps/antipersonnel. Orgos appuya sur un bouton dissimulé sur son fauteuil qui commanda l’ouverture d’une salle où se trouvaient divers équipements, à la grande surprise du sujet test à l’écran, qui semblait avoir déjà repéré l’obstacle suivant, constitué par une slanechia plus tentante que jamais, et qui prit le bruit d’ouverture de la porte pour celui de l’approche d’un nouveau prédateur.
Pendant ce temps, avec la nouvelle de la survie de Karon, l’immense réfectoire/cinéma était à nouveau empli d’une foule bariolée particulièrement bruyante et excitée. Sans aucune retenue, les spectateurs s’interpellaient, échangeaient cette fois leurs avis sur les raisons de la résurrection du champion.
Pénétrant avec précaution dans la petite pièce, Karon se référa aux instructions affichées dans le coin supérieur gauche de la pièce, qui défilaient à toute vitesse. Sur ces instructions il déposa sur un autel sous l’écran la poignée noire. Il put ensuite s’emparer des objets situés sur un autel à sa droite ; il commença par enfiler la combinaison intégrale en caoutchouc, parce que depuis sa rencontre avec le monstre lumineux la tenue qu’il portait avait été transformée en cendres et qu’il était actuellement nu, ce qui l’obligeait à employer plus d’énergie en production de chaleur corporelle. Il ceignit ensuite la ceinture noire posée sur l’autel. Cette ceinture contenait tout autour de la taille des alvéoles, chacune remplie d’une sorte de cylindre relativement lourd par rapport à sa taille, tandis que dans son dos, à l’horizontale, était accrochée une épée dans son fourreau de plastique noir flexible et élastique. Lorsqu’il sortit de la petite pièce, Karon était vêtu de noir des pieds jusqu’au cou, seule sa tête était nue. Métamorphosé en Chevalier noir, Karon reprit son chemin, nullement gêné par la température ambiante grâce à sa combinaison, le temps n’avait cessé de varier depuis le début de sa quête de la sortie du labyrinthe. Il ne se souvenait d’aucun événement antérieur à son réveil ; dans ce labyrinthe de béton, obsédé par une seule idée : SORTIR DE LA LE PLUS VITE POSSIBLE. Il savait que sortir de là serait une grande source de plaisir, même si pour l’instant Tuer avait été la seule distraction imposée. En effet Tuer lui était maintenant familier et, même si sa conscience se refusait à l’admettre, cela lui faisait plaisir d’éliminer des extraterrestres, les humains, moins, mais ceux-ci le menaçaient et il avait été obligé de les tuer.
Emettant un ronronnement de plaisir, l’Esprit des 72, enfermé dans un ordinateur à la mémoire géante, se réjouissait de la manière avec laquelle le sujet se jouait des obstacles à la difficulté croissante placés devant lui. Voulant connaître les limites du sujet testé, l’Esprit des 72 décida avec une nette majorité d’envoyer une seconde slanechia à la rencontre du champion.
La cacophonie des supporters dans l’immense réfectoire était devenue assourdissante depuis l’entrée en lice de la seconde slanechia et de l’impressionnante tenue du champion, qui produisait son effet sur les concepteurs de la-dite combinaison, qui commençaient à improviser des discours sur les capacités et les caractéristiques de la tenue noire.
Attirées par la même odeur, les slanechias se dirigeaient rapidement vers l’humain qu’elles savaient pouvoir trouver et dont elles comptaient bien faire leur prochain repas, soucieuse d’apaiser la douleur lancinante produite par leur estomac.
Caché dans un coin sombre, en embuscade, Karon attendait, sûr de pouvoir régler leur compte aux intruses qui se dirigeaient droit sur lui.
Orgos attendait, assis face à l’écran, quant à lui persuadé qu’avec deux slanechias, des créatures parmi les plus dangereuses pour les soldats humains actuellement dans toute la galaxie, le champion aurait du fil à retordre et apprendrait à ne plus sous-estimer ses adversaires.
Je pense que tu devineras plus les influences matrix là  | | |
15/08/2005, 23h36 | #7 | | Titan
| Re : Présentation perso | | Allez chap 4
C'est bien parce que je redécouvre ce que j'avais écrit. C'est pas terrible en général...
Accroupi avec ses camarades, Kalek écoutait attentivement son professeur d’arts martiaux, sa matière préférée. Le prof était en train de leur expliquer une prise inédite, mais il fut interrompu par plusieurs doigts levés : « Monsieur, Monsieur » demandèrent tous en même temps les jeunes élèves de huitième année. Ils étaient encore jeunes et s’excitaient facilement, il leur restait encore la moitié de leur journée de travail et Maître Kreger considéra que s’il répondait maintenant, les élèves seraient plus attentifs lors des cours suivants.
-Oui ? répondit-il, qu’est-ce qui est plus important que le cours actuel ?
-C’est le test retransmis hier par écran géant à notre cantine, osa un élève moins timide, nous n’avons encore jamais vu ces prises, et même mon grand frère, qui est soldat dans le XVII et qui est rentré hier n’en avait jamais vu de pareilles, prononça-t-il à toute vitesse et sans reprendre son souffle.
-C’est vrai, c’est parce que le sujet du test a même dépassé le niveau des maîtres tel que moi, ses secrets doivent pourtant être soigneusement mémorisés car le Commandeur Orgos a décidé de tester les limites ultimes du sujet. Cet homme a dépassé les limites humaines, par on ne sait quel miracle, énonça méditatif le maître en arts martiaux Kreger. Bon assez perdu de temps, exercice…reprit le professeur devant sa classe d’élèves à nouveau attentifs et concentrés.
Rentré hier, Senar repensait à Ibnar son camarade de la XVIIeme, mort en héros pour les sauver tous. Assis sur un confortable fauteuil orange, il alluma l’écran géant placé face à lui et commença à ingérer les informations de tout le système connu : partout les armées de l’Empire s’étaient repliée et selon les estimations, toutes les troupes seraient sur Mars d’ici trois semaines. Bien entendu, certaines peuplades frontalières en avaient profité, mais ce n’était qu’une question de temps avant que les systèmes avoisinants ne soient repris. Peu après une icône s’afficha sur l’écran, informant Senar de sa prochaine affectation : la défense des docks Est de Port-Central, une zone dangereuse, était-il précisé. Senar devait aller chercher son équipement demain à quatre heures. Poussant un long soupir, il se résigna à devoir attendre demain pour repartir en service commandé. Etre chez lui ne développait pas le moindre sentiment de réconfort et il était ravi que sa prochaine affectation fut une zone dangereuse, où il aurait l’occasion de combattre pour l’Empire.
Kavner venait de recevoir sa nouvelle affectation, la prestigieuse école d’officiers de marine spatiale. C’était un grand honneur que d’avoir à enseigner à la génération de marins qui reprendraient le contrôle de l’espace au nom de l’Empire. Il leur enseignerait la joie d’envoyer une bordée droit au but, celle de voir une manœuvre risquée réussir et enfin celle du devoir accompli : envoyer dans le vide les équipages des navires adverses et voir les extraterrestres congelés en quelques secondes, éclairés par les explosions de leur navire détruit. Faisant une parenthèse mentale, Kavner songea avec un étonnement toujours renouvelé aux chuchotements des enfants jouant à la guerre sur les trottoirs resplendissants et scrupuleusement nettoyés de sa cité natale, Mars second, « Regardez, c’est lui, c’est Kavner, le vainqueur de Timulnius III, vous avez vu ! ». Refermant la parenthèse, Kavner réfléchit à nouveau aux points principaux de son enseignement : tout d’abord la maîtrise en toutes circonstances, après, avoir toujours l’ordre clair et ferme et enfin le respect et la confiance en l’équipage. Kavner se souvenait parfaitement de ses années d’études et de son étonnement lorsque son professeur d’histoire leur apprit que dans les tout premiers siècles de l’intelligence humaine les capitaines de vaisseau faisaient fouetter leurs équipages et ne s’occupaient que de femmes : il voyait mal comment diriger un équipage refusant de répondre aux ordres et comment passer tout son temps avec des agricultrices et des ouvrières ; il ne méprisait pas les ouvrières, bien sûr, mais se demandait quand même comment elles pouvaient, aux yeux des capitaines, occulter l’Empire au point de les rendre incompétents. S’abîmant à nouveau dans d’interminables réflexions, Kavner reprit le chemin de son vaisseau de ligne, le « Fondateur ».
Beaucoup plus loin, de l’autre côté de Mars, le jeune Kalek, trente-deux ans, ne revenait pas encore de l’incroyable nouvelle qui l’avait cloué dans son fauteuil : son professeur de Sciences Techniques et Spatiale, sa matière principale à l’école des officiers de la marine spatiale, serait le fameux Amiral Kavner. La surprise passée, Kalek se leva et recommença immédiatement à réviser, Kavner, le fameux Kavner, il lui faudrait absolument être à la hauteur s’il voulait profiter au mieux du certainement riche enseignement du héros du ss12.
Senar s’était réveillé de sa courte mise en veille heureux : aujourd’hui était un grand jour et il avait hâte de prendre possession de l’équipement qui l’accompagnerait tout au long de son affectation au poste de Garde de l’astroport très fréquenté de Port-Central. Il ne risquait rien de la part de contrebandiers, ceux-ci n’existant plus depuis bientôt deux mille ans, et l’avènement des 72. Par contre, nombre d’extraterrestres allaient essayer de s’infiltrer, les nations aliens frontalières particulièrement étonnées par le subit repli des forces humaines des systèmes solaires avoisinants allaient certainement essayer de leur envoyer de nombreux espions, peu désireux de cesser leur mission entre les mains d’un Garde Spatial humain. Et c’est l’esprit réjoui par la nouvelle que les scientifiques du Lab Vort-45 avaient enfin trouvé le moyen d’infliger de la douleur, c’est à dire de torturer les Doolemiens, des reptiles primitifs au sang froid, ressemblant, paraissait-il, aux antiques caméléons de la Terre, avant que celle-ci ne soit purgé de toutes les formes de vie nuisible qu’elle abritait en plus de la vie humaine. La Terre était aujourd’hui recouverte de champs sur toute sa surface émergée, à l’exception des immenses greniers hermétiques et des casernes solides des femmes qui travaillaient les cultures alentours. La nourriture ainsi récoltée passait ensuite sur la Lune, la planète la plus fortifiée de tout le système, qui abritait la mémoire de l’humanité ainsi que les principaux laboratoires. Là les céréales produites sur Terre étaient traitées chimiquement après maints contrôles et transformées en pastilles d’énergie concentrée. Mettant une de ces pastilles dans sa bouche, Senar se dirigea vers le bâtiment-entrepot le plus proche, après un rapide passage sur la table d’opération, il reçut un fusil, amélioré tout dernièrement par les savants de la Lune eux-mêmes et tout un paquetage rempli d’un équipent diversifié, allant des balles explosives nouvelle génération au plastron blindé articulé le plus moderne. Il reçut ensuite son ordre d’incorporation dans la troisième section de la XVIIeme armée. Assis dans un spacieux transport automatisé il découvrait comme un enfant lors des antiques fêtes de Noël les objets passionnants qu’il était impatient d’essayer. Arrivé à destination, il prit sa place dans le 23eme bunker, après un rapide briefing de son chef de section, détaillant l’équipement et rassemblant les instructions ainsi que la procédure à suivre. C’est en posant son lourd havresac sur le lit de camp placé dans un coin de l’abri et en découvrant l’espace réduit, d’environ trente mètres carrés, dont une partie était déjà occupée par des munitions et des cibles d’entraînement, que Senar se sentit enfin chez lui. Peu après trois autres membres de sa section le rejoignirent, étant arrivés après lui au centre militaire où avait eu lieu la distribution d’équipement, en ouvrant la porte blindée du sas à l’aide du code qu’on leur avait précédemment donné. Découvrant l’immense surface plane recouverte par le toit du hangar blindé qui les surplombait, Senar put apercevoir au loin deux monstrueux robots de plus de trente mètres de haut dont la fluidité de mouvement contrastait fortement avec la massive silhouette, leur conférant une apparente lourdeur. Ces monstres de métal abritaient de nombreux soldats et surtout des pilotes d’élites triés sur le volet. Confiant dans la capacité humaine à arrêter une invasion extraterrestre éventuelle, Senar saisit son fusil, inséra un chargeur, enleva le cran de sûreté et tira en arrière la targette d’armement de l’arme, avant de partir en patrouille, lourdement caparaçonné mais pourtant jouissant d’une grande mobilité de mouvement, et c’est accompagné d’un camarade équipé comme lui qu’il commença sa première tournée d’inspection des hangars de la nuit.
Comme tous ses jeunes camarades de treizième année, Kalek bouillait d’une rage intérieure mal contenue en entendant son professeur d’Histoire leur raconter l’ascension des 72. Ceux-ci, avaient eu la même idée conductrice à un moment donné de leur vie, mais c’est entouré du mépris des sauvages les entourant qu’ils fondèrent une société secrète, énonça à haute voix le professeur. Ce point étonnait toujours les élèves car ils ne voyaient pas comment les hommes fondateurs de l’Empire pouvaient se cacher, alors que tous les enfants les imaginaient vêtus de l’accoutrement de l’époque, êtres de véritables célébrités dans leurs régions respectives, songea pensivement le maître de Kalek. La chose qui intrigua profondément Kalek fut que la Terre fut à l’époque des 72 divisée en petites régions qui se battaient entre elles, oui, il avait bien entendu, qui se battaient entre elles, alors qu’ailleurs dans l’univers, au même moment des espèces extraterrestres intelligentes se développaient, les sauvages de l’époque se battaient et utilisaient des cailloux dorés pour organiser toute leur vie. Ils étaient bêtement religieux et vouaient un culte inexplicable à des « stars », ce terme barbare intriguant d’ailleurs énormément nos paléontologues du 5eme siècle qui cherchent à l’heure actuelle ce que pouvaient dissimuler ces symboles de bêtise. Les 72 avaient jadis fait détruire toutes les traces de l’ignorance des humains de l’époque, ils avaient aménagé des bulles étanches sur la Lune, à cette époque cela n’avait pas été facile, les scientifiques étant plus préoccupés par des remèdes contre la maladie de l’époque, la vieillesse, cela avait beaucoup choqué les 72, qui réorganisèrent le domaine scientifique à l’aide de leurs idées d’avant-garde. Ils votaient à main levée et constituaient une sorte de grand Conseil, où toutes les décisions importantes étaient prises. Ils moururent tous jeunes car ils ne bénéficiaient pas de la technologie d’aujourd’hui pour lutter contre leur vieillesse. Ils moururent les uns après les autres et les seuls humains intelligents du système, établis sur Mars et sur la Lune cherchèrent un moyen de pallier la disparition de ces sortes de prophètes qui avaient donné à la race humaine toute sa grandeur, continua le maître d’apprentissage, pensant en lui-même que l’histoire avait peu à peu effacé la vie difficile des 72, au milieu des imbéciles de l’époque qui les considéraient comme des extraterrestres. Bien que ne croyant pas que tous les miracles attribués aux 72 aient bien été de leur fait, le vieux professeur ne pouvait que reconnaître la valeur de ces hommes qui avaient les pionniers et les génies à la base du gigantesque Empire et des merveilles technologiques qui leur assuraient à tous une longue vie heureuse, il ne parvenait d’ailleurs tout simplement pas à imaginer une vie malheureuse. Revenant à son cours, il s’adressa à nouveau aux élèves assis devant lui et reprit son cours là où il l’avait arrêté, c’est à dire au problème de la succession des 72. Plusieurs mains étaient levées dans un silence de cathédrale avant que l’instituteur ne désigne un élève qui répondit de sa petite voix « …que les hommes de l’époque ne surent se décider, avant que le premier Commandeur, Egrace, ne dise qu’il sera le remplaçant des 72.Ensuite, et ben il était investi de la science des 72, et puis il est mort et un autre Commandeur est apparu, et puis un autre encore, et encore… ». D’un signe, le professeur arrêta son élève et reprit le cours, tandis que les enfants se saisissaient bruyamment de leurs stylos et prenaient des notes, qu’ils apprendraient en suite par cœur. La sonnerie interrompit le maître et ses élèves se
précipitèrent dans la cour où ils commentèrent la leçon du matin, avant d’évoquer celle de l’après-midi. | | |
16/08/2005, 12h21 | #8 | |
| Re : Présentation perso | | J'ai vu beaucoup d'allusion à cette phrase "errare humanum est".
Tu balances des trucs sur les humains dans ton texte  , et pas des choses positives.
Il y a tellement de personnages à suivre que cela m'est un peu difficile, j'arrive à peu près à suivre. L'histoire a t'elle une fin ? | | | |
16/08/2005, 20h09 | #9 | | Titan
| Re : Présentation perso | | En fait j'ai crée un univers, donc ça n'a pas de fin, tant que j'écris.
Je postes la suite. Dommage que ça ait l'air d'intéresser que sergentjo.
Chap 5 :
Fendant l’épaisse nuit moite et odorante, les deux slanechias se rencontrèrent sur une petite place formée par l’intersection de plusieurs de ces mystérieux couloirs à ciel ouvert faits de cette matière étrange et grise, admirablement résistante. S’interrogeant mutuellement d’un borborygme propre à leur espèce, les deux slanechias, qui s’étaient jusque là repérées à l’odeur devaient faire appel à d’autres sens pour percer la sourde obscurité qui semblait atténuer les sons. Avançant prudemment les deux slanechias commencèrent à fureter à tâtons, tandis qu’au loin l’écho répercutait les dernières paroles échangées par les slanechias. A ce moment là, les deux extraterrestres perçurent un bruissement que l’oreille humaine n’aurait pu percevoir et se retournèrent vers sa source.
Voyant parfaitement à travers la lourde obscurité qui s’était abattue sur le labyrinthe de couloirs de ce qui aurait pu être une cité administrative complexe, Karon suivait sans difficulté les mouvements des deux monstres devant lui qui le cherchaient. Bondissant rapidement de sa position sur le sommet d’un des bâtiments, il dégaina et porta plusieurs attaques sur les slanechias…
…surpris, qui essayaient de parer les attaques de la forme protégée par l’obscurité, et qui ne l’apercevaient qu’à la lueur des étincelles provoquées par les rencontres de leurs lames et de celle de l’humain.
Orgos rétablit d’une pression sur un petit interrupteur dissimulé sur son fauteuil la lumière : il ne voulait pas désavantager les redoutables slanechias, dont la vivacité était gênée par l’obscurité opaque qu’il avait fait tomber sur le lieu du test. Il était en tout cas constant que le Lab Rec-03 avait fait du beau travail sur le sens de la vision du sujet. Derrière lui les scientifiques des Labs concernés s’applaudissaient bruyamment : les nouveaux programmes de recherche avaient porté leurs fruits et même si le sujet devait mourir prématurément, la connaissance de ses limites devrait permettre d’accroître le pourcentage déjà conséquent de victoires de l’Empire.
Les slanechias, découvrant enfin clairement leur adversaire, se jetèrent sur l’humain avec une férocité instinctive, bien qu’elles soient en elles-même ébranlées par la résistance de l’extraterrestre, aux vapeurs musquées qu’elles émettaient en permanence et qu’elles se souvenaient transformer les humains en bêtes lorsque ceux-ci se laissaient aller à leur pulsions les plus primaires. Mais celui-ci résistait parfaitement et même les slanechias n’avaient jamais vu d’adversaire aussi rapide.
Orgos était satisfait de la résistance du sujet aux propriétés troublantes des slanechias, qui avait déjà causé le massacre de la XXII, dans le ss09, quand tous les soldats étaient dans une transe sexuelle terrible, qui avait permis aux slanechias de massacrer en moins d’une heure plus de vingt mille soldats. Orgos ne doutait plus, les premiers soldats, aux modifications trop rudimentaires subissaient souvent des revers en face de troupes extraterrestres exotiques.
Dans l’immense salle réfectoire, la même foule bariolée encourageait son champion. Sur l’écran représentant le combat de l’humain contre les slanechias, diverses icônes indiquaient les promotions, provoquant des acclamations lorsque certains des chercheurs présents dans la salle recevait un grade supplémentaire pour la réussite de leur projet. En haut à gauche de l’écran le chiffre six vint s’afficher, sidérant tous les chercheurs rassemblés là : en effet, ce chiffre signifiait que les images à la vitesse déjà rapide étaient ralenties six fois pour permettre à l’œil non aiguisé des chercheurs de suivre le combat. En effet, seul un Maître de combat aurait pu suivre le combat à vitesse normale.
Karon sentait qu’il fallait pousser plus loin encore la vitesse. Accélérant, il multipliait les parades et parvenait à résister aux extraterrestres réputés les plus rapides de tous les ss connus. La vitesse faisait disparaître les lames, par un effet d’optique qui ne gênait nullement Karon. Sur sa nuque une diode clignota et envoya une légère décharge dans le corps de Karon, que le système nerveux de celui-ci perçut comme la mise en marche de l’énergiseur greffé sur son cou. Cet implant contrôlait le taux de glucose et injectait de petites quantités d’un produit glucosique extrêmement concentré, nécessaire pour permettre à Karon de poursuivre ses efforts à une vitesse toujours plus élevée. L’éjecteur fonctionnait à plein régime, éjectant les capsules vides avec un petit tintement métallique à chaque fois.
D’une manœuvre audacieuse, une slanechia passa la garde de l’humain et l’envoya avec une force prodigieuse contre le mur derrière lui où il s’écrasa avec un bruit sourd.
Par l’Esprit des 72, elles ne manquaient pas de force, les slanechias femelles étant toujours plus dangereuses que les mâles. S’écrasant brutalement contre le mur, il chuta lourdement au sol tandis que son bulbe régénérateur était menacé de surchauffe « bio ». L’énergie ne lui manquant pas il se releva rapidement et contre-attaqua, surprenant une slanechia qui ne s’attendait pas à le voir debout si vite il activa la cartouche électrique de son épée et assena un coup rapide de haut en bas, esquivant par-là un coup de l’autre slanechia. Attrapant son poignet il tourna rapidement sur lui-même et lui cassa violemment le membre.
En parant la lame de l’humain, Sretaria perçut, mais trop tard, la charge électrique de l’épée de son adversaire.
La slanechia avait mordu à l’hameçon et la décharge projeta violemment la lame de l’alien en arrière. Etant entouré d’une protection de plastique, la poignée de l’arme ne communiqua pas le courant à la pâle chair bleutée de son adversaire. D’un saut Karon projeta sa seconde adversaire contre un mur avant de clouer l’autre bête immonde au mur opposé, la poignée émit un claquement et éjecta la cartouche électrique vide, qui alla rebondir sur le sol dallé.
Sretaria émit un long gargouillis en guise de malédiction pour l’adversaire qui l’avait vaincue, elle perçut comme au ralenti la décharge de la seconde cartouche lui traverser le corps avant de faire cesser sa conscience dans un spasme violent qui projeta pour la seconde fois le corps contre le mur troué par la lame de l’humain et aspergé de son propre sang.
Désormais seule avec un humain à la puissance physique miraculeuse, Rbrtria se releva péniblement et commença une nouvelle dans mortelle avec l’humain qui n’était plus la proie.
Cherchant ses propres limites, Karon accéléra encore la vitesse de ses mouvements et sentit l’énergiseur lui afficher le signal d’épuisement des capsules de glucose concentré, d’un mouvement violent il tua la slanechia, dont le corps déjà privé de vie alla heurter le mur dans un craquement sinistre d’os brisés, alors que lui chutait de tout son long sur le sol, affaibli par la perte d’énergie. Au terme d’un effort épuisant, il parvint à se relever et à rester conscient, le temps de récupérer de son effort, violent pour son propre orgaganisme
Rbrtria aperçut l’humain lâcher son arme avant que celui-ci accélère encore. La vitesse de ses déplacements lui interdisant la perception nette de ce qui l’entourait : la vitesse du combat était telle qu’elle voyait la placette de matière grise délabrée dans ses moindres détails, parfaitement éclairée par le soleil, mais qu’elle ne parvenait pas à distinguer l’humain qui se précipitait vers elle. Elle esquissa une parade, au hasard, puis sentit ses nerfs l’inonder de signaux de douleurs, alors que le coup puissant de l’humain venait de la casser en deux au niveau de la poitrine puis son cerveau libéra la vie qu’elle avait abritée de longues années, et qu’elle avait souvent exproprié des corps inertes de ses proies et victimes. Elle était déjà morte lorsque l’enveloppe de son cerveau, composée de muscles, de tendons, et de nerfs heurta avec force le mur fissuré par un premier impact.
Orgos regardait avec un sentiment prononcé de réussite la seconde slanechia s’écraser contre le mur de la cité désaffectée de Mars premier. Il se retourna et félicita avec chaleur les responsables de la production des énergiseurs.
Plusieurs centaines de mètres plus loin, une sorte de conférence informatique avait lieu dans le corps minéral abritant désormais l’Esprit des 72. Dûment applaudis, les génies à la source du projet donnaient des explications complexes en un langage technique barbare aux autres membres des 72, dont certains proposèrent même de prendre le sujet Karon comme prochain Commandeur.
S’éloignant du théâtre de son affrontement avec les slanechias, Karon découvrit un peu plus loin, au détour d’un de ces couloirs abîmés par autre chose que la ruine du temps, des cartouches électriques pour son épée et des capsules de glucose extra-concentré pour son énergiseur. Mais surtou,t il ramassa une arme à feu et plusieurs chargeurs. Il lut attentivement les instructions dictées par l’écran au-dessus de sa tête, tandis que l’arme, se présentant comme une espèce de fusil mitrailleur de précision, perdait peu à peu les secrets qu’elle eut pu présenter à l’œil avisé d’un expert en armement antipersonnel. L’arme fermement tenue par la poigne de fer de sa main droite, Karon reprit sa course à travers le dédale de couloirs des anciennes rues de Mars premier, dévastée depuis de nombreuses années. Il sentait que sa quête touchait à sa fin et il était plus déterminé que jamais à sortir de ce piège dangereux. Le temps au beau fixe ne le gênerait certainement pas lors de sa prochaine rencontre, si rencontre il y avait.
Tous les spectateurs, dans l’immense réfectoire, encourageaient bruyamment le champion, qu’ils savaient toucher au but.
Orgos appréciait mentalement les efforts et la science du combat de Karon, mais il ne pouvait s’empêcher de douter des chances de l’homme face à la dernière épreuve qu’il lui réservait. Dernière modification par Dem : 16/08/2005 à 20h45. | | |
16/08/2005, 20h33 | #10 | |
| Re : Présentation perso | | Je ne sais pas si j'ai tout compris mais j'ai tout lu
Je n'aime pas trop les histoires sans fins
Le nombre important de personnages compliquent encore plus les choses à mon niveau, puisque je n'arrive pas à me souvenir de qui est qui, qui fait quoi et qui a fait quoi.
C'est hyper futuriste, je n'ai pas vu tous les épisodes d star wars mais tu aurais pu sans aucun doute les aider pour le scénario, c'est fou ce que tu as de l'imagination, de matrix cela a beaucoup débordé, mais ce n'est que mon avis.  | | | |
16/08/2005, 20h42 | #11 | | Titan
| Re : Présentation perso | |  | Citation |  |
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| | | | Je ne sais pas si j'ai tout compris mais j'ai tout lu | |  | |  |
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C'est deja beaucoup
C'est vrai que je me souvenais pas que c'était aussi décousu. Ca n'a rien à voir avec Star Wars, mon univers est plus réaliste. Et en fait matrix m'a surtout inspiré pour les combats. L'univers est personnel, il ne va chercher que par éclair dans d'autres univers, et c'est plus par pur clin d'oeil qu'autre chose.
CHAP 6 :
Le petit bunker résonnait des encouragements conjugués des deux soldats encourageant le champion, assis sur deux petits sièges, ils assistaient comme une grande partie de la population au test le plus important des trois derniers siècles. Attentifs aux moindres mouvements du sujet de leur attention, ils mirent quelques secondes pour découvrir l’icône affichée sur le coin inférieur droit de leur écran. L’ordre leur était donné de se rendre immédiatement au Hangar-3, où un parti d’espions d’origine ss08 venaient de débarquer. Dans un même mouvement les soldats en état d’alerte saisirent leur équipement et ce n’est que plusieurs minutes après qu’ils sortirent du bunker en coup de vent. Au pas de course ils rejoignirent le hangar concerné pour découvrir leurs deux camarades cachés derrière un pilier, cherchant à retenir leurs adversaires. Soudain un grand bruit se fit entendre et la massive silhouette d’un Géant de Combat surgit derrière eux, celui-ci était assigné à leur secteur. Ces machines mesuraient près de quatre mètres de haut et contenaient un pilote humain. D’un simple coup d’œil les soldats surent le grade, l’assignation et la mission du monstre de métal. De son pas ample d’androïde, celui-ci sortit à découvert et projeta une tornade de feu et de balles explosives sur les extraterrestres tapis derrière un amas de poutrelles métalliques destinées au renforcement du toit dont l’âge commençait à marquer les poutres et les piliers. Providentiellement soutenus par le char bipède, les humains jaillirent de leur cachette et avancèrent vers les poutrelles maintenant trouées de part en part.
Encore abasourdi par l’apparition effrayante de la création humaine, Schui était tapi derrière les amas d’acier des pitoyables êtres à peau rose : s’ils croyaient que quatre soldats et un amas de métal allaient les empêcher d’apporter au puissant trône de Martius les informations nécessaire à l’anéantissement des peaux-rose. Il jaillit comme seul ceux de son espèce savent le faire et arrosa de ses tirs précis les soldats et la création qui se rapprochaient.
Surpris par leur furtive apparition, Senar tira à plusieurs reprises sur les petits êtres à peau verte qui venaient de surgir devant lui. Sous une véritable tempête de bulles bleues, Senar sentit son plastron céder sous les impacts, et tomba lourdement en arrière, lâchant son arme. Derrière lui, le Géant cribla les drukiens de balles explosives avant d’activer ses lance-flammes, les nabots verts parfois projetés plusieurs mètres en arrière par la puissance des balles explosives, tandis que les flammes léchaient les poutrelles et les transformaient en flaques de métal fumant.
Poussant un juron, Schui attrapa deux grenades plasmoniques et les projeta sur le robuste golem face à lui. Dans une série d’explosions irisées de bleu, il put voir la pathétique création humaine basculer en arrière, sa coque trouée comme de part en part en de nombreux endroits. Sautant facilement une nappe de métal sifflant sur le sol il ouvrit le feu sur les humains qui se repliaient face à lui.
Senar se releva lentement, il pouvait voir à sa gauche le corps inanimé du pilote du Géant, qui avait été éjecté de sa cabine sous la force de l’explosion. Ramassant son fusil il tira d’une main dans le dos d’une des créatures qui doutait des capacités de son plastron et qui le croyait mort. Les balles explosives déchirèrent la peau verdâtre de l’alien dans un jaillissement d’un sang rouge contrastant étrangement. L’impact des projectiles ultravéloces avait jeté l’extraterrestre au sol et celui-ci se traînait lamentablement en laissant un large filet de sang derrière lui à chacun de ses mouvements. S’inquiétant de la situation, Senar vit les voyants tapissant la visière faciale fracassée de son casque l’informer de son propre état physique. Il ne souffrait pas et se releva en s’appuyant sur son arme, à côté de lui reposait le cadavre de son équipier, dont le sang coulait suivant l’inclination du sol et alla rejoindre celui de l’alien et le métal en fusion sifflant et serpentant vers la grille des égouts qui allait recueillir ces trois liquides mêlés dans la mort. Son écouteur grésilla et une voix impersonnelle lui communiqua ses instructions. Senar éprouvait une sensation lancinante de picotement au niveau de sa blessure à la jambe gauche, le treillis gris était déchiré et inondé de sang et les chairs déchirés par l’énergie plasmonique des tirs de ses adversaires. Il aperçut un alien vert lever vers son armure disloquée une curieuse arme longue et stylisée.
Phalfe leva son arme, et s’apprêta à achever l’humain qui avait commis le crime de tuer Schui. A sa grande surprise, il vit celui-ci bondir rapidement sur le côté, alors que sa jambe gauche était déchirée par les impacts d’une arme plasmonique, et lui adresser plusieurs projectiles made in Lune, qu’il stoppa en pleine poitrine. Levant péniblement son arme, il rendit la monnaie de sa pièce à l’humain immobilisé handicapé par sa jambe blessée.
Le monstre a son compte songea Senar avant de sombrer dans l’inconscience et de retomber sans un soupir sur le sol de béton du Hangar-3. Ses deux camarades survivants le ramenèrent au bunker où ils le soignèrent, à côté des cadavres des intrus qui seraient analysées sur la Lune lorsqu’un autre Géant de Combat serait arrivé. Cette nuit-là, Senar fut rapatrié à l’Hôpital central de Mars premier et les cadavres des serviteurs de Martius dûment disséqués par une assemblée de scientifique curieux, comme à chaque découverte d’une nouvelle espèce extraterrestre. En remplacement des pertes, deux nouveaux soldats furent mutés au Hangar-3, et le toit de métal de l’immense bâtiment réparé par une équipe de femmes-zingueurs.
Orgos était soucieux, les attaques et les raids extraterrestres se faisaient plus nombreux et grand était le risque de voir un de ces commandos réussir. Plus grave, un gigantesque biovaisseau avait atterri sur la partie non habitée et désertique de la planète. Deux armées entières avaient été envoyées prévenir l’intrusion, mais les troupes vomies par le gigantesque organisme avaient submergé sous le nombre les unités de Gardiens, ces titanesques robots dépassant les vingt-cinq mètres de haut, dont les armes redoutables avaient tout de même causé au biovaisseau des dommages considérables lui interdisant toute fuite vers l’espace.
Au même moment Senar passait de vie à trépas sans avoir repris conscience, sa famille reçut fièrement la Médaille du Guerrier : sans douleur et sans peine, sans pleur mais avec fierté, la famille (composée du petit frère et du père, actuellement marin sur l’ « Esprit des 72 ») suivit le corps jusqu’à l’incinérateur : les anciens humains, ces exemples de bêtise, attachaient trop d’importance à la mort, un sujet pour eux tabou.
Orgos reçut dans la petite pièce damassée de noir les émissaires de l’Empire non-humain voisin, qui désiraient connaître les raisons du départ de leurs alliés humains des ss environnants. Le Commandeur répondit à certaines questions, pas à d’autres, et renvoya finalement chez eux les diplomates aliens, sans que ceux-ci n’aient appris quelque chose qu’ils ne sussent déjà. Répondant avec une vitesse inégalable aux dirigeants interrogateurs, il se retourna vers l’écran et attendit de voir les conséquences de ses ordres.
Se dirigeant d’un pas rapide vers un des transports automatisés, Kerion réfléchissait au moyen de dépasser les attentes du Commandeur. Il croisa sans rendre compte les équipes de maintenance féminine de la voirie. Autour de lui, des dizaines de petits appartements projetaient en un éclair aveuglant le reflet du puissant soleil. Kerion avait à faire dans la partie inhabitée de la planète, il était un esprit exceptionnel, à la fois soldat émérite et scientifique de génie, ce qui lui avait valu de faire partie du cercle très fermé des membres de la salle du Commandeur. Il n’y avait pas eu d’intrigue ni de jalousie à sa nomination, seulement une réaction d’émulation dans la classe de trente-huitième et dernière année qu’il venait de quitter. Faisant un détour, il passa chez lui chercher son arme de service et un plastron léger : les voyages à travers la surface désertique de la face opposée de Mars présentaient quelques risques, et il devait être capable de se défendre en cas d’intrusion extraterrestre. Levant les yeux vers l’infini de l’espace il chercha la flotte Impériale, qui surveillait nuit et jour les abords de Mars. Mais il arrivait parfois que des extraterrestres profitent d’une tempête solaire pour se glisser furtivement jusqu’à la surface de la planète abritant la plus grande part de la population humaine. Il savait qu’un jour il serait Capitaine de vaisseau et aurait sous sa responsabilité la vie de plusieurs milliers de marins. Une demi-heure plus tard son transport arriva au niveau des immenses champs de panneaux solaires qui tapissaient 47% de la surface de la planète, sur la face la plus exposée au vents solaires. Il était chargé par le commandeur d’organiser la construction de cent douze millions de kilomètres carrés de panneaux solaires supplémentaires. Un cultivateur solaire armé lui indiqua sa chambre, où il déposa son maigre bagage. Il suivit ensuite l’agriculteur énergétique dans une grande gaine transparent ventilée, qui permettait de circuler sans scaphandre au-dessus des panneaux, où la température était suffisante pour consumer un homme en quelques secondes. Kerion savait que ce point stratégique de production d’énergie avait une importance capitale. Dans le but de protéger ces champs nourriciers, un astroport géostationnaire lourdement fortifié servait de port d’attache à une partie de la flotte, et permettait de surveiller efficacement. Les soldats envoyés là-bas étaient des soldats d’élite, et deux de ses camarades de classe allaient être assignés au poste de sous-officier dans cette forteresse mieux défendue que la Lune elle-même. Il coupa court à ses réflexions et découvrit une gigantesque zone de terre rocheuse rouge, qu’il lui faudrait transformer en parcelle de champ d’énergie pour remplir les critères de productivité imposés par le Commandeur lors de la dernière réunion. Se laissant aller à des calculs incompréhensiblement compliqués, il évalua mentalement le degré d’inclinaison des panneaux nécessaire à une meilleure production, la qualité des piliers de fixage dans le sol ou encore le nombre qu’il allait pouvoir placer en fonction de leur inclinaison, de la taille des transmetteurs et des moteurs et même la place qu’occuperait la galerie ventilée.
Au même instant, dans un tas de métal anonyme, sous une enveloppe de tissu anonyme, un homme anonyme accomplissait la passion de sa vie sous la forme du nettoyage et de l’entretien d’une pièce de 412, ces monstrueuses pièces d’artillerie d’une vingtaine de mètres de haut qui possédaient des bandes de munition à la manière d’une mitrailleuse, à l’exception du fait que cette arme là nécessitait des balles pesant plusieurs centaines de kilos. Seuls les gargantuesques Gardiens embarqués pouvaient diriger manuellement les pièces en cas de défaillance des systèmes de calcul et de visée rattachés à chacune de ces gigantesques pièces. Le vaisseau, un immense cuirassé de plusieurs kilomètres de long recelait une centaine de ces armes dévastatrices. L’énergie nécessaire à son déplacement était stockée dans de gigantesques piles. Les cales renfermaient également six puissantes centrales nucléaires, les navires militaires étant les seuls bâtiments humains utilisant l’uranium, en plus de leurs panneaux solaires d’appoint. L’épais blindage de la coque protégeait tout cela et assurait aux dix mille huit cents marins et soldats une sécurité maximale. Dernière modification par Dem : 16/08/2005 à 20h48. Motif: un gros bordel | | |
17/08/2005, 12h43 | #13 | |
| Re : Présentation perso | | Pour les effets spéciaux des combats, mon imagination n'est pas assez développé pour les imaginer, les corps qui cognent contre les murs, les sauts, les attaques, je lis mais sans trop pouv |
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