 |  | les extremes dans l'amour!!! Section : Le comptoir Dialogues, actualité et discussions | les extremes dans l'amour!!! : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...) 24/09/2005, 17h08 | #76 | | Minotaure
| Re : les extremes dans l'amour!!! | | * Fairyhacker s'assoit par terre et lit le topic avec un sourire béat et scotche devant les posts ...puis il annonce - bienqu'il s'était juré de ne pas tomber dans le piège - qu'encore une fois il sera inconsidérablement long, il faut croire qu'il aime s'entendre parler ...ou se lire :o/ *
Dsl, je sais pas si ça se soigne.  Bon, en attendant je vais couper et en faire un double-post (il faut bien choisir le moindre de deux maux et ça sera plus digeste... sisi  ).
En tout cas c'est chouette toutes ces discussions sur l'amour. C'est plein de belles choses qui me font rêver ...ou rire. ^_^
Bilan: un grand bravo à Nina et Kayn_Haimori (essentiellement, même si d'autres ont contribué aussi), pour le saucissonnage "scientifique" de la relation amoureuse en étapes et en préceptes ...étonnament juste, en plus, à mon avis ! ;o)
Un grand merci aux rigolo(tte)s qui ont ponctué le débat, c'est bien de pouvoir rire de l'amour, même (surtout ?) quand il a pu faire souffrir.
Je pars toujours du principe que quand deux personnes parlent de l'amour elles ne parlent de toute façon jamais vraiment de la même chose, que chacun s'en fait vraiment son idée et que c'est très dur d'en débattre vraiment, mais de façon générale il y a une belle maturité du topic et de ses participants. Pas trop d'idéalisme, mais plein d'espoir quand même.
* Fairyhacker applaudit plein d'enthousiasme * | | |
24/09/2005, 17h49 | #77 | | Minotaure
| Re : les extremes dans l'amour!!! | | (Là, comme ça y a même une pub au milieu ! C'est pas un double-post alors...!  )
Bon, donc vu que c'est un post assez récent et que ça m'a parlé aussi, j'ai lu et je voulais approuver le post de Wingsûl (déjà pour la belle séquence-humour du début :op) et surtout pour la fine analyse de "la personne prédestinée".
 | Citation |  |
| |  | Posté par wingsûl |  |
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| | | | Après de dire qu'il y a une "bonne personne" ou un être prédestiné je trouve ça beau... mais euh... un beau leurre. la bonne personne est sans doute celle qui nous rend heureuse (et c'est plus réciproque qu'autre chose !), des circonstances, un entourages, des choses vécues et à vivres, notre vision de la vie et nos sensibilitée sur les sentiments et un peu tout...
C'est tout cela ce qui compose en quelque sorte l'âme de la personne que l'on aimera | |  | |  |
|
Vouaip, la voilà "l'âme-soeur". C'est pas une autre personne x que tu auras la chance ou non de rencontrer, mais plutôt ta réceptivité à celles qui se présentent à toi, et avec qui tu peux être plus ou moins en harmonie.
J'aime bien cette idée d'harmonie, de se dire qu'il y a quelque chose qui résonne - deux univers complexes et distincts qui se rencontrent et entrent en résonnance pendant un temps, soit pour se séparer de nouveau, toujours transformés un minimum (et parfois radicalement), soit pour continuer à graviter l'un autour de l'autre ( attirance et attraction, même combat ? ^^).
Et bon, ça dure le temps que ça dure. Le seul petit point sur lequel je suis p'têt un poil en désaccord c'est justement l'équation qu'on a pu voir : couple qui dure = couple heureux/qui marche ; on a discuté de l'exitence potentielle (et pas forcément enviable) des couples qui durent sans être heureux pour autant, mais on n'a pas du tout parlé des couples heureux qui ne durent pas longtemps pour autant.
Autre vision de l'amour, peut-être. En tout cas, j'ai longtemps cru à l'amour parfait, à la princesse charmante qui viendrait me chercher sur sa jument blanche (...eh oui, je suis plutôt comme ça  ), au "grand amour" ...et après de longues années, eh ben j'y crois toujours, plus ou moins, si on le redéfinit comme plus haut. Et si ça n'implique pas non plus forcément la durée ou l'exclusivité.
Je sens que je vais m'embrouiller, mais je vais tenter de m'expliquer quand même. ^_^
Je reste un grand romantique. Je reste touché par la vision de mes parents qui ont fêté il y a peu leurs noces d'argent et qui s'aiment encore manifestement comme des fous. Je reste convaincu que pour avoir des gosses il faut avoir une relation assez stable, sinon c'est même pas la peine ...et dans l'idéal j'aimerais bien avoir des gosses, même si j'ai arrêté d'en faire le seul grand projet de ma vie (déjà, au cas où ça n'arriverait jamais, mais aussi parce qu'on peut pas vivre qu'à travers ses enfants, c'est pas sain).
Après ça, "en attendant le Grand Amour" comme un abruti, j'ai remarqué que j'avais surtout été très exigeant et très aveugle, que j'étais incapable de prendre l'amour comme une chose simple et légère, qu'il y avait tout un poids presque "sacré" dessus qui m'étouffait, et forcément ça a pas mené à grand chose. Les quelques relations que j'ai eues, au départ, il y a eu soit d'un côté soi de l'autre une sorte d'idéalisation qui n'a jamais tenu très longtemps la route, et la relation s'est vite révélée impossible parce que fondée sur de mauvaises bases.
Je me suis aussi retrouvé à un moment avec une copine sans qu'on soit vraiment amoureux l'uns de l'autres, une amitié qui avait agréablement "dérappé".
C'était chouette, même si ça n'a pas duré très longtemps. Et en tout cas ça m'a un peu fait réfléchir différemment. Si j'avais pas été omnubilé par mes potes et mes supers-jeux-de-rôles-de-la-mort-qui-tue (...l'amour), qui sait ? Peut-être que ça aurait même pu durer. Mais là c'était clair qu'on avait pas assez de centres d'intérêts en commun. Et peu après notre "rupture" à l'amiable elle s'est trouvé un gars avec qui elle est toujours depuis, alors je suis pas mécontent.
Autre histoire (je devrais peut-être mettre ça en section littérature, sous-section autobiographie, mais bon...  ).
Y a une nana que j'ai rencontré lors d'un échange scolaire en Espagne. On s'est vus et on a tout de suite accroché, mais je savais qu'elle avait un mec et je me suis même pas posé de questions. Puis on s'est revu l'année d'après, parce qu'elle a refait un échange. Puis l'année d'après, parce qu'elle faisait un voyage de groupe qui passait par Paris. Quelques e-mails de temps à autres, mais rien de folichon.
Puis une année elle écrit à tous ses potes pour dire qu'elle étudie à Londres - où j'ai déjà d'autres amis - et je finis par lui rendre visite. Pareil, on passe une super journée ensemble (sur la semaine où j'y étais). On finit par se coucher dans le même lit sans réussir à fermer l'oeil mais sans que l'un ou l'autre n'ose faire ou même dire quoi que ce soit. Et le lendemain elle part bosser tôt. Mais le dernier jour, alors qu'à 1h du mat je lui envois un sms pour lui dire que je file le lendemain matin, elle répond aussi sec, d'abord pour me l'interdire (^_^), ensuite pour me demander à quelle gare je vais. Et le lendemain, avant le départ on se quitte sur un minuscule baiser d'enfants, et les tripes pleines de questions rebondissantes, de doutes, d'espoirs...
Les mails se sont accélérés, on a essayé de se revoir aussi vite que possible. Et de fil en aiguille on a réussi à avoir une relation curieuse : on se voyait une ou deux fois l'an, quand on pouvait, et chaque fois ça se passait super bien. Bon moments passés ensemble, tant sur le plan affectif que physique, qu'au niveau des activitées partagées, des conversations. Harmonie presque parfaite.
Seulement c'était clair pour elle que : d'une, j'étais certainement quelqu'un d'exceptionnel, de special pour elle, mais aussi qu'elle avait quand même 2-3 personnes qui étaient tout aussi importantes à ses yeux ; et de deux, que de retour à Londres, ou en Espagne, ou où que ce soit, elle vivait sa vie et que j'étai libre de vivre la mienne.
Elle a eu beaucoup plus de succès que moi, c'est peu de le dire, mais la relation a continué comme ça, profonde, agitée, passionnée, sans vrai déséquilibre, mais jamais scellée, jamais assurée d'avoir un lendemain, jamais certaine de trouver une vraie base de vie commune - choses qu'elle trouvait avec d'autres, même si elle n'accrochait pas forcément autant.
Je ne sais toujours pas quoi penser de cette relation, mais on se connait depuis sept ans maintenant, et on a eu de vrais moments de complicité ensemble, même courts, et je vois mal ce que je peux avoir à redire à ça.
Je pourais toujours en vouloir plus, c'est sûr, mais je ne pense pas que cette relation puisse vraiment aller plus loin un jour. On sait jamais, mais bon. Elle semble s'être trouvé un mec avec qui elle est vraiment bien, et je suis vraiment content pour elle. Mais de mon côté, je sais pas trop quoi penser, sinon qu'il est temps de ne plus trop rêver à passer ma vie avec elle. Je peux déjà remercier le ciel, ou l'univers - ou simplement la remercier elle - pour tout ce qu'elle m'a apporté et tout ce que j'ai pu lui apporter.
Exemple de relation heureuse, mais certainement pas un "couple" conventionnel dans le sens de la durée. Je l'aime, c'est clair. Comme je sais qu'elle m'aime. Mais c'est un amour profond qui n'a pas besoin de s'exprimer au-delà de ce qu'on a déjà vécu. Une belle amitié.
Je suis pas forcément en train de défendre "l'amour libre", multipartenaire, où chacun fait ce qu'il veut quand il veut, comme il veut. Je suis pas forcément contre l'idée non plus (jamais fait l'expérience, mais si ça se présente comme ça pourquoi pas ?). Mais c'est vrai qu'il ne s'agit pas vraiment d'un "couple", et je dois dire qu'au fond de moi je cherche quand même ça. J'ai peur de me retrouver "enfermé", mais j'aspire quand même à pouvoir partager le quotidien d'une autre. Qui sait... un jour ma princesse viendra. ^_^
...
'oilà, c'était la minute (ou l'heure   ) des A moureux Anonymes.
Si y a d'autres cas deséspérés comme le mien, lâchez-vous !!!
...Allez quoi, me laissez pas là, tout seul comme un con.  Dernière modification par Fairyhacker : 24/09/2005 à 18h06. | | |
24/09/2005, 21h39 | #78 | | Ombre
| Re : les extremes dans l'amour!!! | |  | Citation |  |
| |  | Posté par Fairyhacker |  |
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| | | | (Là, comme ça y a même une pub au milieu ! C'est pas un double-post alors...! )
Bon, donc vu que c'est un post assez récent et que ça m'a parlé aussi, j'ai lu et je voulais approuver le post de Wingsûl (déjà pour la belle séquence-humour du début :op) et surtout pour la fine analyse de "la personne prédestinée".
Vouaip, la voilà "l'âme-soeur". C'est pas une autre personne x que tu auras la chance ou non de rencontrer, mais plutôt ta réceptivité à celles qui se présentent à toi, et avec qui tu peux être plus ou moins en harmonie.
J'aime bien cette idée d'harmonie, de se dire qu'il y a quelque chose qui résonne - deux univers complexes et distincts qui se rencontrent et entrent en résonnance pendant un temps, soit pour se séparer de nouveau, toujours transformés un minimum (et parfois radicalement), soit pour continuer à graviter l'un autour de l'autre (attirance et attraction, même combat ? ^^).
Et bon, ça dure le temps que ça dure. Le seul petit point sur lequel je suis p'têt un poil en désaccord c'est justement l'équation qu'on a pu voir : couple qui dure = couple heureux/qui marche ; on a discuté de l'exitence potentielle (et pas forcément enviable) des couples qui durent sans être heureux pour autant, mais on n'a pas du tout parlé des couples heureux qui ne durent pas longtemps pour autant.
Autre vision de l'amour, peut-être. En tout cas, j'ai longtemps cru à l'amour parfait, à la princesse charmante qui viendrait me chercher sur sa jument blanche (...eh oui, je suis plutôt comme ça ), au "grand amour" ...et après de longues années, eh ben j'y crois toujours, plus ou moins, si on le redéfinit comme plus haut. Et si ça n'implique pas non plus forcément la durée ou l'exclusivité.
Je sens que je vais m'embrouiller, mais je vais tenter de m'expliquer quand même. ^_^
Je reste un grand romantique. Je reste touché par la vision de mes parents qui ont fêté il y a peu leurs noces d'argent et qui s'aiment encore manifestement comme des fous. Je reste convaincu que pour avoir des gosses il faut avoir une relation assez stable, sinon c'est même pas la peine ...et dans l'idéal j'aimerais bien avoir des gosses, même si j'ai arrêté d'en faire le seul grand projet de ma vie (déjà, au cas où ça n'arriverait jamais, mais aussi parce qu'on peut pas vivre qu'à travers ses enfants, c'est pas sain).
Après ça, "en attendant le Grand Amour" comme un abruti, j'ai remarqué que j'avais surtout été très exigeant et très aveugle, que j'étais incapable de prendre l'amour comme une chose simple et légère, qu'il y avait tout un poids presque "sacré" dessus qui m'étouffait, et forcément ça a pas mené à grand chose. Les quelques relations que j'ai eues, au départ, il y a eu soit d'un côté soi de l'autre une sorte d'idéalisation qui n'a jamais tenu très longtemps la route, et la relation s'est vite révélée impossible parce que fondée sur de mauvaises bases.
Je me suis aussi retrouvé à un moment avec une copine sans qu'on soit vraiment amoureux l'uns de l'autres, une amitié qui avait agréablement "dérappé".
C'était chouette, même si ça n'a pas duré très longtemps. Et en tout cas ça m'a un peu fait réfléchir différemment. Si j'avais pas été omnubilé par mes potes et mes supers-jeux-de-rôles-de-la-mort-qui-tue (...l'amour), qui sait ? Peut-être que ça aurait même pu durer. Mais là c'était clair qu'on avait pas assez de centres d'intérêts en commun. Et peu après notre "rupture" à l'amiable elle s'est trouvé un gars avec qui elle est toujours depuis, alors je suis pas mécontent.
Autre histoire (je devrais peut-être mettre ça en section littérature, sous-section autobiographie, mais bon... ).
Y a une nana que j'ai rencontré lors d'un échange scolaire en Espagne. On s'est vus et on a tout de suite accroché, mais je savais qu'elle avait un mec et je me suis même pas posé de questions. Puis on s'est revu l'année d'après, parce qu'elle a refait un échange. Puis l'année d'après, parce qu'elle faisait un voyage de groupe qui passait par Paris. Quelques e-mails de temps à autres, mais rien de folichon.
Puis une année elle écrit à tous ses potes pour dire qu'elle étudie à Londres - où j'ai déjà d'autres amis - et je finis par lui rendre visite. Pareil, on passe une super journée ensemble (sur la semaine où j'y étais). On finit par se coucher dans le même lit sans réussir à fermer l'oeil mais sans que l'un ou l'autre n'ose faire ou même dire quoi que ce soit. Et le lendemain elle part bosser tôt. Mais le dernier jour, alors qu'à 1h du mat je lui envois un sms pour lui dire que je file le lendemain matin, elle répond aussi sec, d'abord pour me l'interdire (^_^), ensuite pour me demander à quelle gare je vais. Et le lendemain, avant le départ on se quitte sur un minuscule baiser d'enfants, et les tripes pleines de questions rebondissantes, de doutes, d'espoirs...
Les mails se sont accélérés, on a essayé de se revoir aussi vite que possible. Et de fil en aiguille on a réussi à avoir une relation curieuse : on se voyait une ou deux fois l'an, quand on pouvait, et chaque fois ça se passait super bien. Bon moments passés ensemble, tant sur le plan affectif que physique, qu'au niveau des activitées partagées, des conversations. Harmonie presque parfaite.
Seulement c'était clair pour elle que : d'une, j'étais certainement quelqu'un d'exceptionnel, de special pour elle, mais aussi qu'elle avait quand même 2-3 personnes qui étaient tout aussi importantes à ses yeux ; et de deux, que de retour à Londres, ou en Espagne, ou où que ce soit, elle vivait sa vie et que j'étai libre de vivre la mienne.
Elle a eu beaucoup plus de succès que moi, c'est peu de le dire, mais la relation a continué comme ça, profonde, agitée, passionnée, sans vrai déséquilibre, mais jamais scellée, jamais assurée d'avoir un lendemain, jamais certaine de trouver une vraie base de vie commune - choses qu'elle trouvait avec d'autres, même si elle n'accrochait pas forcément autant.
Je ne sais toujours pas quoi penser de cette relation, mais on se connait depuis sept ans maintenant, et on a eu de vrais moments de complicité ensemble, même courts, et je vois mal ce que je peux avoir à redire à ça.
Je pourais toujours en vouloir plus, c'est sûr, mais je ne pense pas que cette relation puisse vraiment aller plus loin un jour. On sait jamais, mais bon. Elle semble s'être trouvé un mec avec qui elle est vraiment bien, et je suis vraiment content pour elle. Mais de mon côté, je sais pas trop quoi penser, sinon qu'il est temps de ne plus trop rêver à passer ma vie avec elle. Je peux déjà remercier le ciel, ou l'univers - ou simplement la remercier elle - pour tout ce qu'elle m'a apporté et tout ce que j'ai pu lui apporter.
Exemple de relation heureuse, mais certainement pas un "couple" conventionnel dans le sens de la durée. Je l'aime, c'est clair. Comme je sais qu'elle m'aime. Mais c'est un amour profond qui n'a pas besoin de s'exprimer au-delà de ce qu'on a déjà vécu. Une belle amitié.
Je suis pas forcément en train de défendre "l'amour libre", multipartenaire, où chacun fait ce qu'il veut quand il veut, comme il veut. Je suis pas forcément contre l'idée non plus (jamais fait l'expérience, mais si ça se présente comme ça pourquoi pas ?). Mais c'est vrai qu'il ne s'agit pas vraiment d'un "couple", et je dois dire qu'au fond de moi je cherche quand même ça. J'ai peur de me retrouver "enfermé", mais j'aspire quand même à pouvoir partager le quotidien d'une autre. Qui sait... un jour ma princesse viendra. ^_^
...
'oilà, c'était la minute (ou l'heure  ) des Amoureux Anonymes.
Si y a d'autres cas deséspérés comme le mien, lâchez-vous !!!
...Allez quoi, me laissez pas là, tout seul comme un con.  | |  | |  |
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Pas mal l'histoire, c'était pour une disserte scolaire que tu as raconter ta vie?
Sinon c'est bien que tu ne te centre pas sur le "grand amour"  , il arrivera quand il arrivera, en attendant profite de la vie  : elle est assez courte comme ça  . | | |
08/10/2005, 09h43 | #80 | | Dieu
| Re : les extremes dans l'amour!!! | | Analyse sociologique de l'amour :
chaque personne dès son plus jeune est conditionnée par son milieu social. Toute une série de valeurs, de manières d'agir, de références, de savoir faire, s'impose lui. Ainsi, chaque fois qu'il sera confronté à un élément nouveau, il agira en fonction de cette socialisation qu'il a reçu, que l'on nome l'habitus (vive Bourdieu). Ainsi deux personnes ayant des habitus totalement différents, auront très peu de chance de s'aimer.
De toute manière, rien que sur le plan des rencontres, la reproduction sociale bat son comble! On ne rencontrera presque jamais une personne d'un niveau de vie totalement différente au notre dans des conditions propices à la formation d'un couple.
Regardez les Rallyes, beaucoup de couples se forment dans ses "petites fêtes" de notre chère Bourgeoisie, c'est donc un instrument de reproduction sociale, les bourgeois restent avec les bourgeois, leurs gosses seront bourgeois. Cela marche pareil pour toute autre classe sociale.
Des statistiques pour appuyer mes dires :
Pourcentages de femmes mariés à des hommes ouvriers :
1% des femmes cadres
dans les 20% (me rappelle plus du chiffre exact) de femmes de professions libérales
dans les 50% de femmes salariés
dans les 70% de femmes ouvrières qualifiés
dans les 90% de femmes ouvrières sans qualification...
D’un point de vue purement sociologique donc, il est quasiment impossible de tomber amoureux de son opposé. | | |
08/10/2005, 12h50 | #81 | | Hippogriffe
| Re : les extremes dans l'amour!!! | | Ahh ... c'est une approche interessante bien sûr, comme beaucoup d'autre mais je n'aime pas l'aspect "toute une série de valeurs, etc...s'impose à lui".
Tout cela mérité d'être debatu et analysé et ce que tu dis est surement applicable mais sous forme de tendance, plus ou moins forte et pas de fatalité ! de même l'esprit façonné par l'education et le milieu peu lui aussi develloper ses propres choix et préférences au cours de sa vie, ne serais-ce que par le rejet de son "monde" d'origine dont il recherchera les opposés ! l'influence de l'exterieur telle que tu la conçois est cette fois-çi même inversée...
Et pour citer d'autres sources, la science de la vie en elle même en passant par la genetique montre bien que l'évolution est faite de telle manière que ceux qui mélanges et echange le plus leurs gènes ont plus de chance de survie. Ainsi indépendament de notre conscience nous serons plus attiré par l'odeur d'une personne aux gène différent de nous (donc souvent plus eloigné géographiquement voir culturellement non ?) que ceux de notre propre ethnie locale...
Sans compter le charme indéniable des personnes qui se détachent du lot, une fille aux accents italiens et aux longues boucles brunes pour peu qu'elle ai un tant soit peu de charme peut avoir un succès fous dans un groupe de grandes tchekoslovaques blondes toutes dans le même style, et inversement ! ce qui est en soit un peu sociologique...
Mais bon, vive bourdieu et même Karl marx ! | | |
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