Réalisateur : Mike Newell
Sortie janvier : 2004
Durée : 1H59
Genre : Comédie dramatique
Avec : Julia Roberts (Katherine Watson), Kirsten Dunst (Betty Warren), Julia Stiles (Joan Brandwyn), Maggie Gyllenhaal (Giselle Levy), Bill Dunbar (Dominic West)...
Résumé :
1953, aux Etats-Unis. Katherine Watson, tout juste sortie de l'université après une thèse sur Picasso et son rôle dans l'art contemporain, obtient un poste d'ennseignante en histoire de l'art à l'université pour filles de Wellesley. Obligée de quitter la Californie pour l'autre bout du pays, elle se retrouve également dans un milieu hostile. Katherine est une jeune femme qui accumule les étiquettes dans cet endroit où règne la morale et les préjugés: en vrac, progressiste, avant-gardiste, trop moderne, féministe... Bref, elle a du mal à se plier aux rigides règles de rigueur, et se retrouve confrontée à des étudiantes dont elle aimerait bien élargir la vision des choses, et surtout leur enlever de la tête "qu'une fille est née pour se marier et servir son mari".
Avis personnel :
C'est un film que je qualifierais de sans prétention. Un film que l'on n'est pas "obligé" d'avoir vu au moins une fois dans sa vie, mais qui est tout de même bien sympa et se laisse regarder tranquillement.
Le scénario est convenu dès le début, rien d'original dans l'intrigue: on devine assez aisément où le metteur en scène va nous emmener. Une prof rebelle, des élèves bornés, une institution et une société rigides et engoncées dans des moeurs d'un ancien temps... J'ai envie de dire "on connaît la chanson" ^^.
Julia Roberts se trouve là où on l'attendait, elle nous déploie ses qualités d'actrice dans un registre qui lui est plutôt familier. Prestation honnête et convenue

. Kirsten Dunst est détestable à souhait, tant mieux car elle m'énerve. Son jeu est juste, une vraie tête à claque. Elle a quand même réussi à m'émouvoir pendant une demi seconde, mais je pense que c'est surtout grâce à celle qui est pour moi la vraie révélation du film, j'ai nommé Maggie Gyllenhaal! Alors elle son personnage est terriblement attachant, tout comme celui de Julia Stiles d'ailleurs.
En ce qui me concerne, le nom de M. G. n'évoquait pour moi qu'une fille de plus qui apparaissait dans les pages de certains magazines féminins. J'ai été agréablement surprise de la découvrir ici. Bref, rien que pour avoir enfin eu le plaisir de la voir jouer, cela valait la peine de voir le film!
Petite anectode dont tout le monde se fiche: le petit ami (ou ex, on ne sait jamais) de Kirsten, qui finit actuellement de tourner Marie-Antoinette, le dernier film de Sofia Coppola, n'est autre que Jack Gyllenhaal, le frère de Maggie...
J'ai bien ri tout au long du film car les oeuvres que Katherine montrait à ses élèves, et bien moi aussi je les étudie en cours! Sauf que leur vision des choses est différente: traitant de l'art contemporain, ils n'avaient pas à l'époque le recul que nous avons actuellement. J'ai pour ma part trouvé cet aspect intéressant.
En définitive, si vous ne savez pas quoi faire lors d'une longue et froide après midi d'hiver, regardez Le sourire de Mona Lisa. Un moment sympa à passer, à condition d'aimer Julia Roberts et l'univers féminin (très peu d'hommes dans le film ^^ ) des années 50.
