De retour du Grand Palais à Paris...
Tout d'abord l'expo Klimt, Vienne 1900 ... Je crois que beaucoup serait découragé par l'énorme file d'attente de deux ou trois heures, mais mieux vaut rusé que de louper cette expo

. Deux conseils : l'expo ouvrant à 10 heures il vaut mieux arriver vers 9 heures ou bien alors reservé. Qouiqu'il en soit, on est heureux de rentrer.
Alors, dans un éclairage doux apparaissent les visages féminins si profonds, si purs, si expressifs de Klimt ; et on est comme invité à se laisser porté par une tendresse ou un désir vers ces tableaux par le premier : l'Amour. Progressivement les corps deviennent plus décharnés, les mains plus osseuses et les sujets plus crus et plus violents, nous sommes passés à Schiele. Certes c'est frappant et cela choque énormément mais je ne peux m'empêcher d'aimer et de me laisser porter par ces toiles desquels se dégage quelque chose de profond et de malsain. Viennent ensuite les toiles de Kokoshka et celles de Moser (navrée de ne pas m'y étendre mais elles ne m'ont pas profondément marquée

). On revient ensuite à Klimt et à quelque uns de ces tableaux les plus connus comme
Les trois âges de la vie et
Judith II (salomé). Puis aprés avoir descendu quelques marches on découvre un nouvel horizon, celui offert par les paysages de ces quatres peintres. Je fus frappée par ceux de Schiele sur l'automne qui dégagent tellement qu'on pourrait rester des heures devant, à vouloir entrer dans la toile. Tranchent avec ce moment ailleurs les esquisses qui sont principalement de Klimt et de Schiele, un seul mot : Il n'y a pas plus réaliste dans la crudité. Et pourtant une crudité qui sait rester artistique et qui n'est voulue que pour un certain idéal. Retour à des autoportraits et des portraits. On notera d'ailleurs le trés étrange tableau de klimt représentant une enfant qui a quelques airs de femme, de jeune fille et de petite fille capricieuse. Quand on en sort il est dur de revenir à la réalité ...
j'en profite d'ailleurs ici pour remercier mon compagnon d'expo et je dénie le fait de l'avoir martyriser un seul instant

.
Le lendemain, de l'autre côté du Grand Palais, l'expo sur la mélancolie
Là aussi de la file d'attente. Trés intéressante expo qui a quelque peu déteint sur mon moral je dois l'avouer.

On commence par l'antiquité avec une stèle funéraire pour arriver de nos jours avec la statue de cire d'un onése dans sa plus grande nudité en passant par les autres siécles. Sur les murs s'étalent des citations ainsi que des définitions au son de musiques qui s'accordent trés bien avec votre humeur qui devient grisonnante. c'est donc une trés bonne exposition mais il ne faut pas avoir peur de sentir son moral baisser un peu.
