| Dieu
| [aide de jeu] Qu'est qu'un Vampire | | 1) Des créatures de la nuit.
Vous êtes des vampires, des non-morts, des non-vivants, vous êtes entre deux états, maudits de Dieu, damnés pour l’éternité et oubliés de la plupart des humains.
La lumière du jour est votre ennemie, mais elle n'est pas la seule. Chaque nuit, vous vous réveillez, la soif au ventre, une soif de sang et celle-ci est le plus terrible des fardeaux. Une soif inextinguible que peu arrivent à maîtriser et encore moins à faire taire.
Vous êtes l'être de légende, le mythe incarné, à la fois le monstre qui tue, celui qui grâcie, et l'érotisme absolu, transcendance de l'état de mortel vers celui d'immortel, de prédateur ultime.
Les humains vous craignent dans leurs cauchemars, vous vénèrent la journée dans leurs oeuvres et leurs fantasmes et vous supplient de ne pas les tuer quand ils sont confrontés à votre réalité...
Les rares initiés vous traquent pour vous détruire ou pour devenir votre égal, faisant de vous ou bien leur proie ou bien le nouveau Dieu de leur monde si pauvre.
Vous êtes cet être parfait que seule la nuit voit vivre, que seuls les siècles voient passer, que seuls vos semblables peuvent juger...
2) Déshumanisés
Les personnes les plus saines ont du mal à le rester en devenant vampire. En quittant le monde des humains, on se coupe par la même occasion de tout ce qui fait que l'homme est ce qu'il est, de toute son essence meme : de son humanité.
Certains vampires s’acharnent avec plus ou moins de succès à conserver cette petite étincelle de lumière qui fait d'eux des êtres capables d'appréhender le monde des vivants.
Mais plus le temps passe pour les maudits, plus il est dur de ne pas basculer dans la facilité de l'oubli de ce qu'est de souffrir comme un humain, de vivre comme un humain bref d'être un humain...
Les siècles s'accumulent et seuls les plus endurants peuvent supporter la morsure du temps et la folie qui guette ceux qui s'attachent trop a ceux qu'ils verront forcément mourir.
Mais comment rester humain si l'on se refuse à vivre au milieu d'eux et à endosser ne serait ce qu'une heure les souffrances que ces êtres fragiles peuvent ressentir devant l'inéluctabilité de leur sort ?
Terrible dilemne pour celui qui veut conserver l'étincelle qui rend ces morts en sursis si attachants : les aider, accepter leur disparition inéluctable et devenir fou ou les oublier vite, assumer sa place à la tête de la chaîne alimentaire et devenir l'incarnation de leurs cauchemars ?
La damnation n'est qu'une longue série de choix qui emmène parfois sur de sombres pistes... Et parfois non...
3) A jamais seuls
Au fond, les vampires se veulent sociables pour la plupart, ils s’assemblent, fondent des gouvernements, des institutions, tirent ensemble les ficelles du monde mortel, ils parlent d’art, de mondanités, etc… mais quoi qu’ils fassent, ils seront toujours seuls, tel est leur fardeau, ils devront affronter leur damnation dans une solitude extrême.
Bien souvent, cette solitude les pousse à étreindre, pensant ainsi trouver la compagnie idéale qui les assistera dans l’éternité. En réalité, ils ne sont tout simplement plus capables d’amitié, d’amour, et ceux qui pensent le contraire, ne font que se leurrer, ils tentent vainement de ranimer leurs cœurs glacés, ils sont morts mais ne veulent pas l’accepter.
Une des rares émotions qu’ils éprouvent encore pleinement est la peur. Dans un univers où la lutte de pouvoir bat son comble, qui n’est pas constamment sur ses gardes, risque de rencontrer la Mort Ultime.
La paranoïa est un travers fréquent chez les non-morts, surtout à mesure qu’ils vieillissent.
4) La bête rode.
La raison de tout cela n’est autre que la bête, le monstre hideux blotti au fond des vampires. Enfermée dans sa cage aux fragiles barreaux , elle attend le moment propice pour rejaillir brisant ses barrières, faisant sauter toutes les inhibitions et les verroux, repoussant bien loin la volonté du vampire.
Ces crises de folie sont appelées frénésies et à juste titre car plus rien n'arrête le damné, il est alors pire que les cauchemars les plus fous des mortels... C'est la Bête qui parle...
Chaque immortel la craint car elle n'est que le propre reflet de ses tortures les plus intimes, la Bête fait peur même à ses semblables...
D’autres, plus forts, l’acceptent ou arrivent à la maîtriser... Du moins le croient-ils... Mais pour ceux-ci quand la bête surgit, c’est le coup de grâce à leur santé mentale.
Et soyez en sûr, elle surgira tôt ou tard...
5) Un espoir ?
Toutefois, même en enfer, il existe un espoir. Certaines rumeurs parlent de vampires qui auraient transcendé leur état et retrouvé leur humanité.
Fable ou vérité ?
C’est à chaque vampire d’en faire sa propre expérience. |