S'inscrire ! Pass oublié ?
Hyjoo
Portail Forums Jeux Flash Chat IRC Annuaire
Google

Petits poèmes
Section : Le comptoir
Dialogues, actualité et discussions


Actualiser  Hyjoo > Forums > Le village > Le comptoir > Petits poèmes

Petits poèmes : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...)

 
Rechercher dans la discussion
 Liens commerciaux 
 

 
22/12/2002, 14h18 #16
mouche 
Titan

mouche


Rezoland ces poemes sont de toi??? Si c'est le cas chapeau bas.
mouche est déconnecté(e)
22/12/2002, 16h14 #17
Rezoland 
Ombre

Rezoland


J'adore les poèmes et les histoires et au moin 1 fois par semaine j'en fait un donc c'est pas dur je fais sa sur world mais bon l'imagination c'est pas se qui me manque

(Pour info les fautes d'orthographe sont corrigé par une personne dont je ne citerais pas le nom)
Rezoland est déconnecté(e)
22/12/2002, 18h58 #18
mouche 
Titan

mouche


Je suis impressionne.
mouche est déconnecté(e)
22/12/2002, 19h06 #19
Rezoland 
Ombre

Rezoland


J'ai meme mis les dates aussi car j'aime bien savoir a qu'elle date mes poèmes ont été fait
Rezoland est déconnecté(e)
22/12/2002, 19h13 #20
mouche 
Titan

mouche


Voici une phrase que j'aime.
Elle nous permet de reflechir et de vide nos esprit.



SI UN ARBRE TOMBE DANS UNE FORET ET QU'IL N Y A PERSONNE POUR ENTENDRE LE BRUIT, EMETTRA T IL UN SON EN TOMBANT???
mouche est déconnecté(e)
22/12/2002, 19h22 #21
mouche 
Titan

mouche


La folie humaine.



Elle est la, elle est partout.
Cette folie sans tabou.
Ou le sexe et la guerre sont important.
Dans un monde qui devient moins marrant.
Misere et desespoire.
Folie de ne plus croire.
Toi tu es un humain.
Prend donc les autres par la main.
Cree une grande chaine de solidarite.
Pour se monde en pleine fatalite.

ecrit le 22/12 a
19h20
mouche est déconnecté(e)
23/12/2002, 00h17 #22
Kara 
Ombre

Kara


Je suis une mouche
Avec des yeux qui louchent
Et six petites pattes
Voilà qui vous épate!

Avec mes deux paires d'ailes
Je vole jusqu'au ciel
Et avec mes mandibules
Je fais des bulles


Hey Mouche t'as pas l'impression de m'avoir carotte quelquechose ?
Kara est déconnecté(e)
23/12/2002, 23h25 #23
plouff 
Ombre


rezoland t un amoureux toua
c bien tu es un homme d une grande imagination l imagination! tes poemes sont sincere et apporte calme et bonheur.
je v vous faire un poeme mais ne vous moque pas de moi plz


rezoland si tu es inspires peux tu faire un poeme sur la vie! si tu y arrive pas c pas grave.

voila j ai un poeme de moi :
hum.hum..


un beau matin tu m as reveille,
sur nous deux le soleil c est levee
afin de nous liberer nos pense,
et de voir a kel point la vie est bontee.

ps: dsl pour les fautes je suis nul en orthographe mais promis je v faire un effort. le poeme je viens de l invente now! je suis heureux en ce moment. promis le poeme et de moi lol ca ce vois !
plouff est déconnecté(e)
23/12/2002, 23h29 #24
plouff 
Ombre


oups j ai oublie la date biensur ce poeme a etait editee le 24decembre 2002.
plouff est déconnecté(e)
24/12/2002, 11h54 #25
mouche 
Titan

mouche


C'est pas graves l'important c de faire un poeme.

voici une petite phrase:

Quel merde ce monde, guerre, polution, desastre, meurtres..., heureusement que tu es là mon petit rayon de soleil.
mouche est déconnecté(e)
24/12/2002, 13h13 #26
Rezoland 
Ombre

Rezoland

Nouvelles poésies

Quand le silence
Devient si dense
Que les paroles
Au vent s'envolent

Quand le silence
Devient absence
Tout'volonté
Est malmenée

Quand le silence
Donne la cadence
Pourquoi parler
Comment s'aimer

Quand le silence
Donne le la
Quand mon coeur bat
Serais-tu là ?

---------------------------------------------------------------------------------
Noël

La ville resplendit de cent mille lumières
Et la forêt revit au coin de l'âtre en feu -
Les sapins sont venus dépérir peu à peu
Habillés de guirlandes au cœur d'une chaumière.

" Encor un beau Noël " se dit la centenaire -
" J'aurai vu cent Noëls n'est-ce pas merveilleux ? "
Cependant que la joie illumine ses yeux
Et que tous ses enfants entourent la grand-mère.

Certains viennent de loin - ont traversé les mers
Depuis les Amériques aux îles d'outre-mer -
Submergeant de cadeaux l'aïeule solitaire.

C'est un grand jour pour eux ces douces retrouvailles
Le réveillon s'apprête - on plume des volailles
Et le vin du pays coule à flot des futailles.

La soirée bat son plein - ils sont une trentaine
A danser au salon sur de vieilles rengaines :
Fréhel et puis Damia les muses faubouriennes.

La vieille a dans son cœur un bonheur lumineux -
Elle est heureuse et vit ces instants fabuleux
Où le passé déploie ses parfums capiteux.

Quand la fête finie chacun se dit adieu
Espérant se revoir bientôt - s'il plait à Dieu -
La mamie très émue embrasse chacun d'eux
Tandis que des sanglots se mêlent à ses vœux…

Créer par Denis germain

Saule dans la tourmente

Le vent a tant soufflé
Qu'il a plié le saule.
La pluie l'a tourmenté,
Lui a brisé l'épaule.

Autour, l'ouragan frôle,
Sans être désolé,
La perte de contrôle,
Il va tout décimer.

Fixée au toit de tôle,
La gouttière a grincée,
Aucun chat n'y miaule,
La cour est désertée.

La nuit, longue à passer,
Gémissements et pleurs,
La nature, épuisée,
Fait face à la douleur.

Presque déraciné,
C'est un saule pleureur,
Qui vient d'être éventrer,
Qui sous mes yeux, se meurt.

Septembre 2002



Le désert

La nuit, dans le désert, seule la lune brille
Sans nuage est le ciel, sans poussière d'étoile!
Sur les rocs les plus hauts, cette Belle scintille
D'un éclat radieux que ne couvre aucun voile

Dans le désert, la nuit, le silence est sans bruit
Et l'on sent les soupirs de ces lieux désertés.
C'est un bout d'univers où la vie se blottie
Dans des tiges charnues, au coeur des cactacées .

C'est d'un vide trop plein, un espace de rien,
Le trépas étendu, un néant nu, sableux .
La mort rôde partout, s'infiltre entre les grains...
La nuit, le désert est un abîme sans creux.

Sur cette aride mer où rôde la magie,
où flotte l'inconnu, où flâne le mystère,
L'on se sent si petit, si frêle et démuni
Qu'on croit le paradis ailleurs que sur la terre !

L'inspiration

Pour composer rimes et vers
Bien sur il faut l'inspiration.
Tous les sujets de l'univers
Sont prisonniers de l'émotion.

Le souffle de cette chaleur
Recouvrant le cœur de la muse
Utilise les mots du cœur
Pour peindre un regard de Méduse.

La science n'est pas la passion
Et ses mots sont sans nulle grâce.
Le talent sans motivation
Est une verve peu loquace.

Et si la beauté d'Apollon
Fait de la plume une déesse,
En rêve, ce bel étalon
Inspire aux vers un peu d'ivresse.

Pour retrouver ces sensations
L'âme du luth, de la mandore
Se mêle à la respiration;
D'un soupir va naître l'aurore.

Dans l'haleine de cette bise
Dans le reflux de ce frisson
Sur ces instants je vaporise
Mon indécise inspiration.

Octobre 2002

Que reste-il

Que reste-il des jours où la douce lumière
Éclairait la nature et ses boisés prospères
Sur le même sentier, feuillages rougissants
Recouvrent les vallons où j'allais en flânant

Et parlant aux ruisseaux, assise en solitaire
Pour leur dire à jamais de ma berge de terre
Que d'un feu si brûlant je t'aimais pour toujours
Que mon cour et mon corps te voulaient tour à tour.

Et de tous nos amours cachés dans la bruyère
Sous les nuages flous de la voûte d'antan
Nos vieux corps à cette heure n'ont d'allure si fière

Qu'en nos jeunes années, qu'en nos naïfs printemps
Mais nos lignes de mains en duo s'entrelacent
Du passé, reste encor de s'aimer tendrement.

Dédale

Dans l'enchevêtrement des jours gris
Dans le labyrinthe des regards
Et des mots tricotés trop serrés
J'enfile en un long fil d'Ariane
L'endroit et l'envers de mes errances
Et le nom que je pourrais avoir
Peut-être
Dans une langue nouvelle encore
Je dessine à vie et poing levés
Ce chemin d'ombre et de lumière
Cet espace sacré où renaître
Au carrefour opaque des mondes
Tel Dédale, lourd de tant de deuils,
Marcher les ailes tout écartées
Et imaginer Sisyphe heureux (*)
Peut-être

(*) allusion à l'essai sur l'absurde d'Albert Camus: «Le mythe de Sisyphe».
Camus affirme que la lutte vers les sommets suffit à rendre heureux même si le travail lui-même est inutile et sans espoir comme celui de Sisyphe, condamné à rouler éternellement un rocher jusqu'au sommet d'une montagne d'où la pierre retombait par son propre poids.

...........

Cinquième saison (ballade)

Le jour a déjà goût de deuil
Et mon cœur tangue sous l'orage
Meurtri puis brisé par l'écueil
Sur une note d'eau sauvage
Tout près, si près du blanc rivage.
Aux abords de ton horizon,
Fais-moi connaître ton langage,
Aube d'une cinquième saison.

Mon âme, froid et lourd cercueil,
N'admet pas un autre naufrage
Sous les sanglots de mon orgueil,
Des mots serrés pris en otage
Où se blesse mon paysage.
Nos promesses en demi-ton,
Je veux les saisir en image,
Aube d'une cinquième saison.

Permets-moi de passer le seuil
Pour ne plus sentir cette cage
Peinte cent fois en trompe-l'œil
À même les bords de ma rage.
Je veux pouvoir être nuage,
Construire de nos bras un pont
Enfin en sursis de voyage,
Aube d'une cinquième saison.

Mon amour, reçois en partage
Mes mots fripés et la chanson
Au liséré de mon visage,
Aube d'une cinquième saison.

...........

Transat

Je me suis tenue près de l'existence
Comme un transat à la frontière souple
Du sable et des eaux et des mots noués
Silence si dense au creux vif des songes

Gestes de pluie, nuits de soif encore
En ce lieu blessé où je ne vais pas
En ces longues enjambées tatouées
Au revers de mon désir de toi, tu.

...........

Jours d'enfance (triolet)

Dans le givre des jours d'enfance
J'ai retrouvé mille serments
Des poignées de mots en dormance
Dans le givre des jours d'enfance

Malgré l'inaudible souffrance
Et l'inachevé des instants
Dans le givre des jours d'enfance
J'ai retrouvé mille serments

...........

Reflets d'automne (Villanelle)

Dis-moi le réconfort des saisons par-delà
La vie en cavale qui se froisse et s'étire
Dis-moi surtout l'amour par-delà par-delà

Dis-moi comment teinter mes songes sans éclat
Marcher vers ton visage une nuit à redire
Dis-moi le réconfort des saisons par-delà

Dis-moi comment sauver mes phrases du verglas
Enrober d'outremer mes poings et mon sourire
Dis-moi surtout l'amour par-delà par delà

Dis-moi les arbres roux, le soleil, son grenat
Pour oublier l'exode et les morts à écrire
Dis-moi le réconfort des saisons par-delà

Raconte-moi le vert, l'orange et l'incarnat
Raconte-moi le vent, la forêt qui respire
Dis-moi surtout l'amour par delà par-delà

Je n'ai qu'un automne souillé de peur déjà
Un hiver à venir et qui tant me déchire
Dis-moi le réconfort des saisons par-delà
Dis-moi surtout l'amour par-delà par-delà

...........

Écrire

Écrire
Thésauriser le chant des mots
Et des langues et des souvenirs
Qui s'enchevêtrent dans des sens uniques

Écrire les pages de l'errance
Et des rêves de conquête
Au goût d'eau douce
Et de courant d'ailes

Écrire pour retenir
La paume d'une étoile
Et le poing des regards
Dans toutes les villes du monde

Écrire encore pour griffer
Toutes les terres arides
Au-dessus de mers mortes
Et des creux d'âme

Écrire enfin
Quand les étoiles tremblent
Aux confins des départs sauvages
Et des toits de lauzes

Écrire pour retenir le vent...

...........
Rezoland est déconnecté(e)
24/12/2002, 13h14 #27
Rezoland 
Ombre

Rezoland


Cri

J'ai si mal appris la patience des saisons
Que des cris dorment dans mes poings durs et glacés
Je veux libérer mes mots bientôt déchaînés
Entraînée dans une douceâtre déraison

J'ai si fort la terreur que mes mots meurent et fanent
Emportés par le vent assassin et profane
De leurs ombres mortelles ni chair ni poisson
De bien-pensants bien nés sans aucun horizon

Faudrais-je donc me taire
Sous leur compassion délétère
Et la chape des vains silences
Où s'enlise leur conscience

Faudrais-je donc me taire
Quand j'ai si mal à cette terre

Faudrais-je donc me taire

...........

J'AI FRAPPÉ POURTANT... (PANTOUM)

J'ai frappé pourtant à la lourde porte
Tu ne m'as même pas prié d'entrer
Solitaire, mon âme flâne, morte,
Nostalgie en un mirage avorté

Tu ne m'as même pas prié d'entrer
Sur le seuil, je succombe à la froidure
Nostalgie en un mirage avorté
Mes lunes ennuagent mon murmure

Sur le seuil, je succombe à la froidure
Sous le bleu émail des astres crevés
Mes lunes ennuagent mon murmure
Génocide et rêves expropriés

Sous le bleu émail des astres crevés
Ma solitude me grave à l'eau-forte
Génocide et rêves expropriés
J'ai frappé pourtant à la lourde porte...

...........

Il arrive ainsi

Il arrive ainsi qu'un silence
S'évertue à tracer l'empreinte
De mille éclats d'éternité
Sur la grève ocre de ma vie
Où se noient mes doigts écartés

Mais pour qui donc sonne le glas
Au bout des mots blessés et fiers
Et de la marée océane
Si ce n'est que pour toi et moi

Ah! Rêver trop en une fois
En langues d'ici et d'ailleurs
par-delà le bien et le mal
Dans l'indigo froissé des songes
Comme il y en a tant ici

...........


PASSAGE

Transi, gelé, perclus
Le vieil homme est silence
Traversée du désert
Ajoutant des royaumes
À son royaume de peur

Il met son ombre en croupe
Ricochet d'une empreinte
Dans le roc de sa soif
Ne plus trouver la mer
Fosse ouverte dans son âme

Cette fois, il a chaud
Son cœur se prend à battre
En couleurs ensablées
Lourde chape de sel
Sur les dunes ravinées

Il n'a plus qu'un désir
Prendre vite le large
Des saisons carnassières
Lisser ses souvenirs
À rebours du temps perdu

Tout à coup, dans la nuit froide
Retrouver l'éternité
Dernier geste de la main
À ses fils auprès de lui

Dans ses yeux,
l'étonnement...

...........

Déchirure (11 septembre 2001)

Un matin d'automne
Parmi décombres et poussière
Il a neigé une rage folle
Gravée à même la peau

Et le silence à force de s'être tu
S'est coincé dans ma gorge:
Les flammes ont brûlé
Jusqu'aux rires des enfants

Pourra-t-on un jour
Laver les plaies de l'âme
Dans le faisceau des demains sombres
Comme un oubli du temps.

...........


FIN D'ÉTÉ

Il y a des instants qui hésitent à mourir
Au fond de mes deux mains et du ciel encore rose.
L'éclat marmoréen des jours gris à venir
Cueille à froid mes mots bleus à l'écho de soleil.

Ah! devenir arbre que l'eau ne visite plus
Le temps de deux saisons au bout du balancier...

...........

MÉMOIRE

Ombre sauvage, tracé d'ocre
Triste histoire éveillée
De femmes grises, étranglées
Aux visages enlisés

Reste de pleurs emportés
Souvenirs de vagues doucereuses
Et de plumes arrachées
Malgré l'appel de l'aurore

Mondes prisonniers
À l'intérieur de soi
Sans quai, sans arrivée
Entre vent et froidure

Mémoire...
Quand tous les bruits font silence
Dans les bourbiers à l'envers
Où s'emmêlent mille langages

...........

Tempête

La pluie déraille sur les toits.
Les vagues se tordent et culbutent
L'écho des paysages dans la mer.
Mon île à moi sous moi s'enfonce
Dans les brumes d'un espoir en dérive.

C'est si triste, si terne,
Si sombre et silence
Au cercle de mon étrange ciel.
Ton rivage craint trop ma nuit
Pour voguer vers mon naufrage.

Et des étoiles se noient
Au fond de ma poitrine
Dans une toute petite flaque d'âme.

...........

Laisse-moi...

Laisse-moi partager ton ombre
Te toucher de toutes mes mains
Et chevaucher les méridiens
De cet amour beaucoup trop grand

Laisse mon rêve ployer l'aile
Et doucement toucher du doigt,
Sans plus de mots et de paroles,
Ton visage enfin reconnu

Laisse-le se poser sans fièvre,
À nu, sur ta peau de miel
Et déposer sur tes paupières
Le soleil qui dort sur tes lèvres

Laisse-moi le prendre dans mes mains
Et oublier ma thébaïde
Dans le sable dormant des songes
Ô que toi seul peut éveiller

...........
Rezoland est déconnecté(e)
24/12/2002, 13h14 #28
Rezoland 
Ombre

Rezoland


Bulles de silence

S'empilent mes rêves crevés
Comme des strates
Moulés dans tous mes replis
Et qui transsudent des bulles de silence

Alors, comment briser en sol et en mi
Un coup de grisaille qui ne fait pas de joies
Comment anesthésier une vieille peur revampée
Sans musiquer une histoire à vau-l'eau

Car je me perds à l'horizon fauve
D'une fièvre d'enfance qui croupit
Sans musique.

...........

Tu es mon cri

Tu es le feu allumé dans mon ventre
Dans le vertige de mes profondeurs.
Tu es ce puits où se noient mes sortilèges
Où s'enfoncent mes peurs.
Tu es l'éternité debout sur le pas de mon silence.
Tu es mon cri.

...........

Lipogramme (sans «O» sur le thème de l'absence d'eau):

Paysage charnel

Rus asséchés. Filets taris. Midi pesant.
Estampe vultueuse de l'astre qui brasille,
Burinant ses empreintes sur les terres arides,
Incendiant mes lèvres et ma chair,
Brûlant ma retenue sur l'autel du désir.

Mes sens aigus, tendus grincent,
Exaspérés par la sécheresse démente.
Le désir ruisselle, cataracte fertile,
Mascaret m'enlevant au passage.
Relent de la bête lavée par la tempête.

...........

Espoirs incendiés

Mon âme s'écaille dans les midis
D'une saison amère, sèche et jaune
Et répète la douleur indistincte
Des choses et de la foule qui passe

Je n'ai plus qu'une heure à jamais perdue
Où le temps absent s'allonge tout entier
Et se joue de ce qu'on puisse souffrir
De l'étrange profondeur des mots retenus

Une prison s'engouffre dans mon existence
Dans des mouvements d'entrailles et de fièvre
Et fait sangloter en moi, au fil de mes rêves,
Quelque chose du matin de mes espoirs incendiés.

...........

Souvenirs

Aucune aiguille ne peut révéler mes heures.
Je me résorbe dans mes souvenirs d'antan
Sur cette planète aride où rien ne fleurit
Sinon la poussière, le doute et les mots.

La coupe vide ne sera jamais comblée
Que par l'enfant d'autrefois et ses mots au poing.

Se rendre ainsi jusqu'au bout de la nuit.

...........

Je veux te crier...

Je veux raconter les légendes d'espoir fou
Les chaînes brisées, les espaces libérés
Même si mon âme, tour hérissée d'aiguilles,
Garde les escarres de ma désespérance
Même si les braises de mon idéal perdu
Me crèvent les yeux à chaque souffle asthénique

Ô je veux narrer les treillages cisaillés
Les refus, sous le joug, de l'échine courber
Même si ma voix s'éraille en un doux refrain
À retenir l'apparence du temps d'hier
Même si la prison des demains trop m'étreint
Moitié chagrin, moitié sourire, moitié charnier

Même loin de l'ondulation des étendards
Même loin, si loin de toutes les barricades
Je veux te crier, liberté, Ô liberté

...........

Et qui donc a pleuré

En si peu d'existence
J'ai scellé mes rires
En un si long silence
Et traîné en soupirs
Une mélodie funeste

Mon enfance est morte
et qui donc a pleuré

En si peu d'existence
J'ai incendié ma candeur
À la flamme du désir
Et consumé mes rêves
En des noces excessives

Mon âme a fait naufrage
et qui donc a pleuré

En si peu d'existence
J'ai distillé la névrose
Des impossibles étreintes
Et émietté mes désirs
Sur les écueils de l'absence

Mon amour a ployé l'aile
et qui donc a pleuré

Goutte à goutte, mon existence est morte
Toutes mes minutes et mes saisons ensemble
Comme un si grand cri emplissant ma nuit
et qui donc a pleuré
et qui donc a pleuré.

...........
Rezoland est déconnecté(e)
24/12/2002, 13h15 #29
Rezoland 
Ombre

Rezoland


J'ai rêvé...

J'ai rêvé un grand soleil bleu
Qui allie mes étroites limites
À son déferlement lent et infini.
Mais mon soleil s'est gelé
Infiltré en moi comme une obsession
Et j'ai couru, essuyant orage sur orage,
Vers ce bleu noyé derrière un brouillard
Que des traits enflammés sillonnent.

Quel est ce voile qui recouvre mon rêve
À même ma hantise de toi.

...........

Hiver

Le froid implacable me boit à petites lampées
Et je meurs de ne savoir retenir son tonnerre
Qui marque mes os de son destin glacé

Trop de silence dort encore en moi
Entre les doigts violets de la nuit éternelle.
Même mes baisers goûtent l'absence
Sous l'amas de neige qui m'abrite.

Suis-je trop petite pour habiter un cri de terre.

...........

NOYÉE...

Noyée dans un océan de mortier et de papier
Je tente d'atteindre le fond de ma nuit
Faire éclater la syntaxe,
Danser les sèmes
À la face du taire.

Le quotidien est trop près
Trop près au creux de moi
Comme une seconde peau de misère
Qui à tire-d'aile se desquame
Pour devenir noirceur
Et densité du silence consenti.

Trop d'hommes meurent ainsi en silence
Dans l'impuissance à dire
Ces paroles tuées et jamais écrites

Entrailles et mémoire des hommes
Au bal des mal aimés.

...........

Rumeurs insistantes

Rumeurs insistantes des autrefois
Une phrase trace son délié
Malgré l'écho terne de nos pensées
Et dessine à vie et à poings levés
Un peu de ceux que les mots ont choisi
Repeignant leurs rêves aux couleurs de vie
Sur l'eau délavée du passé en soi.

Il ne reste qu'à déterrer mains nues
Nos mots et nos points partout échoués
Silence crié au bout des saisons
Impression rude d'hiver et de soif
Sur fond de fugue et de brume et de glace.
Trêve d'amertume et d'errance vive
À pendre au ciel du Nord à fleur de peau
Nuit sauvage en partance et en partage...
Toute éternité tenue en une heure
Et un petit instant en une vie
Sur une note au battement du temps.

.............

Regard de vent

Fleur au destin de sécheresse
Dans l'ocre désert des rencontres
Où je ne peux prendre racine
Entre vent et cris de froidure
Qui passent dans mes longs silences

Le vent me traverse si fort
Me laisser glisser en lui, lisse
Dans les yeux d'un rêve rompu
Derrière les volets tirés
Du soleil qui fut autrefois

Mort décolorée et immense...

-----------------------------------
Rezoland est déconnecté(e)
24/12/2002, 13h16 #30
Rezoland 
Ombre

Rezoland


Idéaliste assassiné


Fusillé à cet instant, ses yeux en une fraction
De seconde évacue une image déformée,
Fractionnée, dilapidée, tranchée, décapitée,
De l'histoire courte de sa vie d'humiliations !

Il a trahi sa patrie pour l'Idéal d'une Liberté !
Son mur d'exécution, est le premier mur
A dire non par le sang, à s'opposer, à rejeter,
La dictature des lois extrêmes, vomissures !

Il a brandi ses mots et ses écrits, son épée
Et sa dague, ses cris et son amour, au seul
Mot de Liberté pour mourir en son nom inculpé
D'infidélité à sa natation mère, son linceul !

Fusillé aux yeux de tous, ceux-ci, lâchent,
Baissent la tête au dernier coup mortelle,
Eux les prisonniers d'un système qui hache
Leur vie ne verse pas une larme, fraternelle !

...........


Différence

Un jour, la naissance d'un nouveau mâle
Troubla l'orgueilleuse tribu familiale.
L'étrange bébé était mi-blanc, mi-noir.
Les curieux voisins, jusqu'au bas soir
Défilaient en rang, sans un mot, fascinés,
L'esprit troublé, la vue émue et étonnée,
D'un petit être à l'aspect si différent
Des autres bambins nés fraîchement.

Un complot s'organisa pour le supprimer
Le dessein infernal de la ruse était parfait :
Verser quelques gouttes d'eau des marais,
Du lieu de la Géhenne, de triste renommée,
Dans le lait de chèvre que buvait l'enfant
Une fois sur deux avec le lait de sa mère,
Une personne fière de son descendant,
Tel qu'il était, par sa différence austère !

Une femme de la religion, nommée Gauzie
Se chargea de l'affaire et ainsi elle choisit
Un jour Saint des rameaux pour accomplir
L'acte irréversible. Ses aides sont les pires
Commères du village, elles font alliance,
Elles détourneront la mère de sa vigilance.

Une mère,
Un cri déchirant les pierres d'une maison,
S'effondra lentement un soir en campagne !
Un bébé,
Un enfant s'est éteint dans sa pure floraison
Il avait perdu ce souffle différent qui témoigne !

...........

Lampe de Chevet

Un jour, Lampe de Chevet s'alluma une nuit,
Par l'angoissante pensée d'être débranchée !
Prise de panique, elle dégringola du puits
De son trouble et interpella Pile Leclanché !

Son amie, Pile, lui conta la vie d'un filament
Qui éperdument amoureux d'une luciole,
Décida de quitter son douillet équipement,
Un après-midi de printemps par une cabriole!

Filament était né dans une bulle de verre,
Comme tous ceux de son peuple de lampes,
Sa seule occupation était de s'allumer, fier,
D'éclairer les humains de toutes trempes !

Un soir d'été, une luciole entra par la lucarne
D'un manoir étendu dans une terre herbeuse.
Elle explorait un nouveau continent du Béarn
Dans ce lieu obscur, aux milles choses curieuses.

Filament, surpris par sa léthargie du moment,
Se présenta à l'insolite volante intruse, lumière
Aux signaux uniques, étonnants et intermittents,
Toute brillante comme un diamant solaire !

Tous les témoins, objets singuliers de ce grenier,
Virent jaillir sous les charpentes de leurs vies,
Un amour au participe présent, communier
Aux notes épanouies d'une même onde réjouie !

Filament, s'aventura dans une nouvelle vie.
Une apostrophe, une clé, d'un romantisme
Alors inconnu de son existence où la magie
D'un appétit s'ouvrit à lui par magnétisme.

Un printemps, il décida de quitter sa bulle,
Et de conquérir un monde aux caractères
Inscrits par des signaux électro-noctambules,
A l'itinéraire démonstratif et visionnaire !

A l'intérieur d'une campagne de lumière,
Tous deux vécurent le triomphe libérateur
De s'aimer entièrement, sous le prospère
Dôme de l'excitation de l'esprit et de la chair !

Lampe de Chevet, rassurée par ce conte,
S'endormit dans les bras de Pile, son amie,
Et rêva d'une réalité d'un Filament, comte
D'A, doué et vibrant éclaireur de génie !


...........

Un deuil en E

J'ai rêvé de lui, à mon seuil,
Il est venu, sourire enfantin !
Il m'a pris en estime, accueil
Mesuré pour ce jeune parfum !

Des jours sont devenus, riants !
J'ai ouvert mes volets d'humain
Sur un monde nouveau, exempt
De grisaille et de faits tragédiens !

J'ai cru en lui ! J'ai découvert
L'incroyable pouvoir qu'il détient !
J'ai aimé la vie et je suis fier
Qu'il se soit arrêté en mon moulin !

Aujourd'hui, je suis en deuil !
L'Espoir est parti, ce matin !
Je n'ai pu le retenir, feuille
De route pour un autre chemin !

J'ai mal ! Blessure barbare !
Je ne veux pas crier, attirer
A moi le Désespoir, la tare
Qui envenime une vie, pressée !

Je vais de mon pas incertain,
Couler lentement dans la nuit,
Me retirer sans un souffle, poings
Fermés, les yeux brillants de pluie !
Rezoland est déconnecté(e)

Navigation rapide:

« Discussion précédente | Discussion suivante »
Emplacement :
Actualiser  Hyjoo > Forums > Le village > Le comptoir > Petits poèmes

Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s))

Discussions similaires 
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
[poèmes][hyjoo] Tarja Littérature et bande dessinée 6 17/04/2006 23h34
[Jeu] Les rimes des poêmes... Blackdragon Littérature et bande dessinée 6 04/02/2006 19h12
(poemes) desoler je ne savais pas ou le metre:) Korameks Littérature et bande dessinée 11 08/09/2005 13h38
Récits & Poèmes. - Ambre - La 4ème Prophétie 11 11/03/2004 09h02
Rechercher dans cette discussion 
Rechercher dans cette discussion:

Recherche avancée


Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 12h16.

Edité par vBulletin - Copyright © 2000-2005 Jelsoft Enterprises Limited
Copyright © Hyjoo - Tous droits réservés