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Petits poèmes
Section : Le comptoir
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Petits poèmes : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...)

 
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 Petits poèmes
 Le comptoir : Dialogues, actualité et discussions
20/12/2002, 16h50 #1
mouche 
Titan

mouche

Petits poèmes

Voila j'ai eu l'idee de creer un forum ou les joueurs de tout jeu de rpg peuvent faire des poèmes ou des petites phrases resultant de votre experience de la vie ou qui permettent aux autres d'etre inspires.
Le choix de l'inspiration est libre. Je trouve que ce forum pourrait etre bien car il nous changerais de la durete de la vie.

Voici donc le tout premier poème:


Quand on aime quelqu'un on veut qu'il soit heureux
Mon ange que j'aime,pour toi je le veux.
Que ta vie soit belle meme si pour moi un jour de solitude sans toi
dure tel un tres long mois
je t'aime et je t'aimerai
Si seulement je pouvais
tout t'offrir
afin ke ta vie puisse fleurir

Voila maintenant la petite phrase:

Quand l'homme comprendra que le pouvoir n'est pas la meilleur chose sur terre, et qu'il remarquera que c'est l'amour de 2 etres.
Il pourra enfin vivre dans un monde tranquille.


Vous pouvez aussi donner votre avis sur les differents poèmes.
Ainsi nous serons s'il existe des poètes parmi nous.
mouche est déconnecté(e)
20/12/2002, 17h35 #2
Lila 
Exilé

Lila


(bon le temps de retrouver mes vieux poèmes et je pourrai vous en écrire 3 ou 4 pages )
Lila est déconnecté(e)
20/12/2002, 21h00 #3
mouche 
Titan

mouche


Merci beaucoup de ton envie de faire marcher ce forum.
Si tu connais des gens interresses pourrais tu les prevenir stp merci bcp.
mouche est déconnecté(e)
21/12/2002, 13h27 #4
Ghosty 
Dieu

Ghosty


C'est une bonne idée mais pour ma part je ne suis pas un poète..

Et dans un poème il ne faut pas respecter les alexandrins, vers etc... ? parce que sur ce que tu viens de faire, ces règles ne sont pas trop respectées

et autre chose "afin que ta vie puisse fleurir" ca fait mieux...


Il faudrait expliquer le contexte je trouve avec un titre....

tu veux faire un post avec tous les poèmes de chacun c'est ca ? Si oui, bien tous a son clavier !! (enfin pas pour moi..)


Voila mes p'tites remarques... j'arrete pour l'instant

Ghosty
Ghosty est déconnecté(e) Voir une photo de Ghosty sur son profil
21/12/2002, 13h36 #5
Thalido 
Ombre

Thalido


LE Z*Z*.
-------------
je met des * pour la censure

IL sort de mon pantalon et tu le repnd
DANS tes mains et tu le tiens bien,
IL SE DRESSE !
IL glisse sur ton ventre
IL roule entre tes se*ns
IL entre dans ton vag*n
IL entre...
IL sort...

C'EST mon z*z* !

ET quand tu cries, il te luit le vag*n
D'UN jus riche et tendre
ABONDANT, d'une blanchâtre couleur.
NEUF mois plus tard
TU mets un enffant au monde
ET j'ai disparu
DE TA VIE.

LE Z*Z* MASQUÉ.
Thalido est déconnecté(e)
21/12/2002, 15h53 #6
mouche 
Titan

mouche


Ghosty, les alexandrins ne sont pas oblige d'etre suivit a la regle.
Il n'y a pas de vers dans la deuxieme phrase car elle n'est pas faite en ver et c'est fait exprès c'est une phrase nous permettant de mediter sur la vie. Mais merci beaucoup pour la faute reperee.
Et au moins tu suis la demande que j'ai formulee, celle de donne ton avis sur les poèmes des autres et c'est bien meme si tu n'a pas une ame de poête.


Thalido t'as pas change toujour aussi obsede par le sexe. Il faut te calmer vieux c'est pas parceque tu me connais qu'il faut bruler la censure sur mon forum. Mais tu as quand meme fait un beau poeme qui inspirera les plus obsede d'entre nous.
mouche est déconnecté(e)
21/12/2002, 17h28 #7
Ghosty 
Dieu

Ghosty


ok c'est noté mouche

Mouche veut faire un post de poème sérieux et non des poèmes de ce genre Thalido donc a l'avenir change un peu

Ghosty
Ghosty est déconnecté(e) Voir une photo de Ghosty sur son profil
21/12/2002, 18h01 #8
mouche 
Titan

mouche


Merci beaucoup de me soutenir contre Thalido qui de temps a autre est trop obsede a mon gout (quoi que je peux etre pas mal non plus moi)
mouche est déconnecté(e)
21/12/2002, 20h32 #9
Braxus 
Ombre

Braxus


Certains ont une maturité d'enfant de 5 ans(n'est-ce pas Thalido?;))...Ce n'est pas un reproche tout au contraire,ce poème est digne d'être chanter dans toutes les tavernes!! :bourré: Après tout que demander de plus à la vie: Une bière dans une main,une épée dans l'autre,un adversaire face à soit et une femme dans son lit!(en tout cas beau poème de fecondité, ca devrait faire plus d effet en langage elfique!;))

Bon,reprenons un peu de serieux.Je ne suis pas un grand poète,et je ne sais pas chanter!(On s'en moque?Ah...bon...)Pourtant je pense avoir fait beaucoup d'oeuvres (des chansons de beuverie en generale) qui aurait fait palir de jalousie(ou de degout?) les plus grands menestrels du monde!Malheureusement je ne conserve pas d'ecrits de ce genre de betises.(La place d'un homme est dans un champ de batailles(ou à la rigueur à la taverne.:D) et non dans un bureau à rediger des betises,ce n'est bon que pour les femmes...quoi?Moi un bourrin? Mais non je suis un homme moderne, moi!!!:D...Quoi?L'egalité des sexes:Ca existe?Je n'ais pas le droit de diffamer des propos misogènes sur le forum?Je suis un monstre???Et alors??)
Sinon,à condition que notre bon vieux mouche me paye une tournée d'hydromel et affute ma lame(il faut aussi astiquer mes bottes et mon armure...),il y a pas de problème,je pourrais vous conter un de mes poèmes!
(Action:Braxus se lève de sa chaise et se met à chanter à tue-tête des obscenités)
Je m'echauffe un peu la voix.En souvenir du bon vieux temps passé avec un ancien compagnon de guerre qui a perit depuis peu.(perit dans le sens,qu il arrete le JDR au moment des fermetures des serveurs de Goa).
(Action:Braxus hoche la tête, et prend une chope d'hydromel qu'une plantureuse serveuse a deposé avec fracas sur sa table, il la vide d'un coup puis pour remercier la serveuse il lui pince les fesses.La serveuse donne un magistrale coup de poing qui casse le nez du guerrier,celui-ci secouer par ce choc tombe par terre,fracassant sa chaise et s'ecrasant sur le pied d'un autre guerrier.S'ensuit aussitôt,une melée indescriptible dans la taverne ou les clients commencent un pugilat génerale,au milieu de ce chaos, une enorme voix domine et qui dans un langage à peine reconnaissable semble chanter cela: )

Au temps de notre noble roi,noble roi.
Un chevalier dans la taverne boit, boit,
Aucun félon n'aurait pu deranger, deranger,
Un si noble coeur qui savait si bien manier l'épée.

(refrain):
Dans la guerre comme dans la vie,
Tout seul ou avec de la compagnie,
Notre coeur toujours fidèle,
Souhaite chaque fois rencontrer une belle, belle.

Une femme rayonante tel une etoile vivante dans la taverne survient,survient,
Pareil beauté ne fut au grand jamais point egalé,egalé,
Par n'importe quel dame vivant dans ses compagnes devastés,devastés,
Mais elle était deja prise et contait les exploits du sien.

(refrain)

Notre chevalier sous le casque rougit,rougit,
Quel femme pouvait être plus belle,belle?
-Mon homme est le meilleur,dit elle,elle,
Mais la bouche ne pouvant parler,notre hero resta assis.

(refrain)

Mais que pouvait-il dire lui si timide,timide?
Il ne pouvait rien dire son coeur trop épris,épris,
Et laissa la belle dans les bras de son rival pris,pris,
Il resta seul,il resta lucide,il resta placide.

(refrain)

Son esprit encore agité par ce féerique sort,sort,
Son coeur toujours epris par cette beauté,beauté,
Sa raison troublé par la bière volupté,volupté,
Ne trouvait qu'une unique solution: la mort.

(refrain)

(Ps: Heu...quel est la difference entre un poème et une chanson à boire?:D... A part que ceux qui chantent de tels chants sont des hommes,des vraix...:D...Quoi,il faut tenir des propos humbles sur ce forum?Mais je suis humble!!!)
Braxus est déconnecté(e)
21/12/2002, 20h57 #10
Rezoland 
Ombre

Rezoland

Mes poèmes

LA SALLE D’ATTENTE

A Droite un coup d’œil sournois,
Un sourire courtois, à gauche
Un signe de tête bien maladroit
Un jeune debout, mains dans les poches…

Me voici dans la salle d’attente
Parmi les malades cachant leur frayeur
De « nouvelle » je deviens patiente
Au même titre que mes frères de douleur.

Une petite angoisse, au ventre m’étreint
Je vous assure, je n’ai pas la moindre peur
J’attends patiemment l’esprit serein,
Mon tour, les yeux voilant toute lueur…

C’est une salle d’attente banale,
La porte s’ouvre : « A qui le tour ? »
Puis se referme…sur quoi ? Une finale !
Moi je suis là, j’attends toujours…

11/12/02 L'ARTISTE PEINTRE


J'ai été jeune aussi, incomprise, mal aimé,
J'ai traîné mes savates dans de nombreux cafés,
Une artiste peintre qui fut bien exploitée
Par une kyrielle de petits ateliers .

Débutante j'ai du peindre sur de la soie,
Dessiner sur plastique et décorer le bois.
Puis vinrent les commandes, des portraits parfois,
Les expositions, les prix : tu étais avec moi !

Quand tu galèrais sur les scènes de Paris
Nous étions deux artistes aux destins réunis
Nous avons vécu, ma foi, une très belle vie …
Avec nos trois enfants, les copains, les amis !

13/11/02



UNE BOULE

La haut dans la montagne, la neige tombait
Sur une feuille, ballottée par le vent
Qui dans les flocons gaiement s’amusait,
Tournant telle une valse dans l’harmonie du temps

Elle format une boule qui se mit à glisser.
La bourrasque se leva et notre boule roula
En tournant, autour d’elle,la neige se collai
Et malgré les obstacles la vitesse l’entraîna…

Toujours plus vite, toujours plus loin,
Sans soutient elle grandit, mais sans esprit ni tête,
Monstrueuse elle dévale les pentes et les tremplins,
La voilà qui s’approche d’une humble maisonnette

Qu’elle écrase sans pitié enrichissant son corps.
Sur son passage, soudain, ce n’est que désespoir
Car elle porte en elle la folie et la mort !
Puis, sur le flan d’un rocher, se brise sans espoir.

Ceci était l’histoire d’une petite boule,
Qui prend vie et roule, roule et roule…

08/11/02
...........


UNE LARME


Une larme qui coule et soulage mon cœur
Une larme qui ouvre le chemin de mes pleures

Rien ne vient attendrir ce visage desséché
Par le vent de la peine, l’ âme désespérée.

Autour de moi comme dans une plaine morne
Mes souvenirs défilent , parfois ils se déforment…

Quelques larmes pour laver et épurer le temps
Rien ne coule de mes yeux desséchés par le vent !

Le sablier lentement décompte les années
Un sillon sur ma joue qu’une larme a tracé …

Je vais pouvoir enfin me libérer du temps
Pleurer toutes les larmes retenues trop longtemps !


°°°°°°°°°°°

LA SOLITUDE ?…

Je ne suis jamais seule, car je suis avec moi …
Je m’exaspère parfois et marmonne tout bas,
Puis pour me consoler, car dans mon désarroi,
J’accepte assez mal : que de marcher au pas !

Non je ne suis pas seule, à l’oreille je te dis :
Être avec soi même à longueur de journée,
Survivre, se supportant …n’engendre que soucis !
Et, il faut pour cela : des nerfs d’acier trempé !

Non je ne suis pas seule, ayant un avenir,
Le présent traîne un peu …mais il y a le passé ;
Qui sait , le bonheur peut encore revenir ?
Si au fond de moi même je vais le rechercher …

°°°°°°°°°°°


HIER ENCORE

Hier encore nous échangions des mots…
Je les ai remplacé par le chant des oiseaux,
Le souffle du vent par les branches chuchoté,
Le murmure insidieux de la campagne, l’été.

Hier encore ta présence emplissait ma demeure
Je l’ai remplacé par des vides et des leurres,
J’ai balayé mon cœur des souvenirs d’antan
Effaçant notre vie, j’ai défié le temps .

Hier encore nous vivions… Mais que sera demain ?
La sagesse, me souffle un ange séraphin,
Ignorer l’avenir, vivre dans le présent,
Écouter le silence et des oiseaux le chant...

°°°°°°°°°°°



ET POURTANT ...

Que devient une rivière sans torrent ?
Que devient une mer sans orage ?
Un plat et triste paysage,
Sans mouvement ! Et pourtant ...

Que devient sous vos yeux l’océan ?
Quand les vagues ondulent autour de la baleine,
L’eau qui scintille à des reflets d’argent
Le bateau glisse lentement sur elle.

Et pourtant... cette beauté mortelle
Se jette sur sa proie, détruit sur son passage
Ce qui fut hier encore, notre joyeux rivage,
N’est plus que ruines déchiquetées par elle.

Et pourtant... elle se calme déjà,
S’éloigne de ce triste naufrage.
Indifférente elle s’en va,
Admirer d’autres paysages !

°°°°°°°°°°°


QUAND...

Quand mon cœur déborde d’amitié attendrit,
Quand les mots me manque pour te dire merci !

Quand autour de moi la solitude m’étreint
Je ne sais reconnaître, ni le mal, ni le bien

Quand la brume obscurcit l’acuité du regard,
Quand la fin me semble arriver en retard,

Quand la nuit voile encore l’horizon du matin :
Tu cries de toutes tes forces « attends ,reviens ! »

Quand tu seras heureuse à nouveau parmi nous
Au lieu d’aller moisir au tréfonds de ton trou,

Tu écriras pour moi et mes petits enfants,
Quand tu seras là, poète, et bien vivant !

Quand l’aube se leva, j’ai ouvert mes yeux bleus
Pour t’envoyer, Ami, mon âme déjà aux cieux …

°°°°°°°°°°°


La HACHE du BOURREAU

Hache vas-tu tomber sur le chaland qui passe
je tien prie, bourreau, prends ma tête en premier !
Mais je peux supplier, le ciel est sans pitié,
Ma tristesse grandit et les journées me lassent.

Et pourtant, je l’attends la hache du bourreau,
Je sais qu’elle frappe dur et frappera bientôt !
J’oriente mes pensées vers des sujets futiles,
Les heures passent et ce n’est pas facile.

Je courbe un peu le dos, j’avance à petits pas
Le bourreau est là, il cherche sa victime,
Avec de la chance, c’est moi qu’il choisira
Je tomberai enfin dans l’oubli et l’abîme.

Mais je suis encore là. Je ne peux protéger
Tous ceux auprès de moi, qui prient avec ardeur
Ma force et mon esprit, mais je n’ai que mon cœur
Mon amour infini que je peux partager…


LA TERRE

La terre a soif, la terre a faim
Le ciel pleure, à grosses gouttes de chagrin, …
Les nuages en passant viennent arroser la terre
Nous ne sommes que les pions de l’immense univers.
Moins sage qu’une fourmi, plus gros qu’une souris,
Nous discutons en vain, poussant parfois des cris…

La terre a soif, la terre a faim…
Les paysans travaillent avec entrain ;
Tout ce monde à nourrir avec nos maigres bras
A quoi bon tant d’effort ? Si je ne le fais pas ?
Chacun a une place ici bas : les guerriers,
Celle des travailleurs, de plus humbles métiers.
Et les petits qui poussent dans nos entrailles,
Ceux qui traînent sans âge et jamais ne défaillent…

La terre a soif, la terre a faim…
Vous l’abreuvez du sang de votre sein.



LA NUIT


La lune est habillée d’un voile de nuage
Dans la pénombre la nature vit ardemment
L’oiseau s’éveille et se noie dans l’image
De la nuit sombre qui s’avance lentement.

Je suis fondue dans la beauté du paysage
La brise légère fait murmurer les feuilles,
La terre regorge de bêtes sauvages,
Le calme de la nuit me recouvre jusqu’au seuil.

Que ne suis je le vent, qui apporte le bonheur,
Que ne suis je la lune qui veille sur l’égarée,
Que ne suis je la pierre qui démunit de cœur
Ne souffre la tristesse de cette nuit étoilée ?

19/09/02

PRENDS MOI DANS TES BRAS …

Que ton épaule me protège de la nuit
Que ton corps me soutienne dans la vie
Prends moi dans tes bras….

Je suis perdue sans toi dans un désert immense
Ou la glace et le feu régissent mon existence .
Je suis seule maintenant, du matin jusqu'au soir
Mes larmes abreuvent le sable dans le pur désespoir.

Ma faiblesse m'apparaît …bien plus grande soudain
Je ne veux plus personne et je ne suis plus rien ,
Qu'un amas de souffrance englouti dans le monde
Ou la démence règne dans des ondes profondes.

Rares sont les égarés qui luttent sans se plaindre
Ils se protégent du mendiant qui vient geindre.
A qui me raccrocher ? où suspendre mon âme ?
A ce brasier ardent, où brûle de joyeuses flammes ?

Prends moi dans tes bras…
La tête posée sur ton épaule je pourrai traverser
Le miroir magique … qui mène vers ton éternité…

01/09/02



ADIEU


Ses trois fils sont debout devant le cercueil
Vivant leurs souvenirs, en tissant leur passé ;
Pales les traits tirés et les larmes dans l'œil
Ils sont là tous les trois pour ne pas oublier…

Je suis là ,moi aussi, fille indocile
Admirant ton visage qui respire la paix
Maintenant enfin tu peux partir tranquille,
Ton devoir accompli, tout cet amour donné…

J'essaye de capter une onde, une pensée
Rejoindre ton âme peut être encore captive,
Y déposer le cœur de ta petite-fille rétive
Qui n'avait su te dire à quel point elle t'aimait…

18/08/02



LA GUENON ET LES LUNETTES

Avec l’age, la vue baisse, dit Guenon à son ami Martin,
« Ce n’est qu’un moindre mal, d’après l’écho humain !
Il te suffit d’un rien ! Que d’une paire de lunette…
Que l’on pose habilement sur sa petite tête ! »


Sur ce, paisible et gaie, la guenon s’en alla à la ville ;
D’où elle rapporta provisions et multiples ustensiles
Des lunettes ? elle s’en procura une bonne douzaine
Elle les tourne, elle les vire, les accroche en fontaine


Tout autour de son cou, les enfile sur sa queue,
Les serre contre son cœur, hélas ne voit pas mieux !
Elle les sent, elle les lèche, les pose sur l’occiput,
Mais n’arrive toujours pas a atteindre son but !…


écouter les humains – ne sert jamais à rien !
Une fois de plus ils ont menti…Vaurien !
Furieuse, prenant une pierre elle écrasa son bien
Les bris de verre fusèrent brillants dans son jardin …


Il nous arrive aussi , par manque de connaissance,
De détruire et pester contre l’intelligence
Puis rester la vue basse entourée de débris
Refusant l’ouverture, la beauté et la Vie !…

08/11/01.


LE TUNNEL


Je rentre lentement dans le dernier tunnel ,
La terre craque sous mes pas comme des os ;
Plus loin je marche et plus la vie est belle.
Légère, depuis que j'ai quitté mes gros sabots.

Je plane dans l'atmosphère humide ,lourde ;
J'aimerai respirer un peu de cet air frais
Que l'on trouve au-delà dans le monde,
Mais ce n'est rien qu'un désir du passé…

J'avance toujours plus loin, loin vers l'inconnu,
Je ne sens plus mon corps douloureux et fourbu
Je sais que vous êtes là à me tendre la main…
Je me réveille soudain, dans mon lit, le matin !

26/08/02



L'ELBE EST EN COLÈRE…


L'Elbe est en colère, l'Elbe se déchaîne…
Fleuve as tu droit aux sentiments de haines ?

Ses flots puissants roulent et emportent soudain
Les digues et les ponts qui résistaient en vain.

L'eau s'infiltre insidieuse dans les bâtiments
La vague bat les pierres de tous ces monuments.

L'Elbe est en colère ! Tout ce sang répandu
Depuis des millénaires, se change en vaste crue

Qui devient lapidaire dés quelle touche la terre ;
L'homme cherche a percer de ces eaux le mystère…

Bouillonnante d'une colère éphémère mais profonde
Elle regagne lentement son lit, aux yeux du monde.

Goûtez avec délice, la rivière tranquille,


Qui ce jour là coule, sous vos pieds docile,
Que réserve demain si ses flots se déchaînent
Sa colère sera grande, car rien ne la réfrène…

23/08/02


BARBARE

Barbare je suis née et je suis fière de l’être
Avec un doux sourire tartare sur le déclin.
Mon visage cache-t-il un secret lointain ?
Mais il n’en est rien et je souris peut-être
Car Barbare je suis…

Le monde organisé, pour moi n’est plus,
Qu’un jeu, avec lequel jouer je n’ai pas su
Pour ne pas suivre vos règles, je suis partie
Car Barbare je suis !

Je t’ai rencontré un jour, et puis tu m’as aimé,
Violente, ardente, telle que j’étais
Tu m’acceptas malgré mon sourire infini,
Car Tartare je suis.

Tu n’as rien pu faire pour me changer
Alors sagement tu t’es adapté
A la grêle, l’orage et la pluie
De la Barbare que je suis.

13/09/02



L’HIRONDELLE EST PARTIE

Aujourd’hui le ciel est bleu, le vent me berce,
Je promène mon âme insatisfaite
Il manque à mon bonheur cette présence
Qui donne au ciel un petit air de fête.
L’hirondelle est partie !

L’été touche à sa fin, les rosiers sont fleuris
Le raisin doré a mûri sur la treille
J’entend toujours bourdonner les abeilles.
Et dans la grange il y a pourtant des nids,
Mais les hirondelles sont parties !

Vers de lointaines contrées survolant l’océan
Elles me quittèrent jusqu’à l’année prochaine
Et, devant cet hiver si triste qui m’attend
Mon cœur ce soir, Ami, a tant de peine …
L’hirondelle est partie.

Aurai-je le temps d ‘atteindre le printemps
Revoir son corps effilé , son plumage brillant ?
La terre tourne lentement … Vers d’autres pays,
L’hirondelle est partie …

15/09/02

LA NEIGE

La neige est tombée sur ta vie
Surtout ne tourne pas la tête .
Regarde devant toi car elle est ici
Celle qu’il te reste à vivre te guète…
Le blanc éblouissant est tombé sur la route,
Le silence angoissant te prend, il t’envoûte !

« Regarde devant toi rien n’est encore joué,
Même quand la neige tombe drue et serrée
Dans la plaine déserte de ton cœur nu , blessé,
Regarde devant toi ,mais pas sur le coté
Les flammes brûlent léchant ton corps de glace
En arrière, le passé te fais la grimace
Devant toi la route est blanche, et pure…
Poses tes pieds bien droit et tu peux être sure
D’arriver où je suis, t’attendant si longtemps
Avec tous tes amis, tes amants, tes parents… »
Alors fermant les yeux, je cours sur la poudreuse
Comme dans le temps : une femme amoureuse !

13/09/02



LE TROUBADOUR


Vous que j’ai tant aimé, Oh, gent' dame !
Nous voici séparé par un mari jaloux.
M’arrachant le cœur, il l’offrit à vos flammes,
Mon âme, quand à elle, n’appartiendra qu’à vous.

Depuis plus de mille ans, j’erre dans l’espace
Cherchant sous tous les cieux une parcelle de vous
Hélas ! Parfois un rayonnement fugace,
M’attire, me jetant dans ses bras comme un fou !

Mais ce n’était pas vous … Mon âme inconsolable
Errante dans le ciel continue à chercher
Le temps ne compte plus, votre amour est instable,
Ma quête est infinie … car je veux le trouver …

08/09/02




DEMAIN…

Ma plume qui librement court sur ce papier
Peut-elle ressusciter les êtres que j’aimais ?

Le vent qui ondule, et sans cesse se déplace
Porte-t-il en son flan leur âme dans l’espace ?

Les arbres qui les ont vu paisiblement s’asseoir
Reflètent ils leurs traits dans l’écorce d’un miroir ?

La colline verdoyante les regardait partir
A-t-elle le pouvoir de les faire revenir ?

Je ne veux pas pleurer et fatiguée de geindre,
J’aimerai de ce pas aller vite les rejoindre…

Mais qui délivre donc le visa de la fin ?
J’ai supplié partout. Mais l’on m’a dit : demain !

09/07/02


Ami, Amant, Amour…

L’ami parfait, celui avec qui l’on partage
Joies et peines, ou les récents outrages
C'est lui qui dans ses bras, vous console ;
Celui à qui l’on donne son ultime parole.

L’ami, on le reçoit et le jour et la nuit
Votre cœur est ouvert, jamais il ne le fuit.
L’ami, la perle rare, rencontré quelquefois,
Gardez le bien au chaud, serré tout contre soi !

L’amant parfait : ni trop beau, ni trop laid,
Ayant un brin d’humour, sans trop d’intelligence
Savourant chaque instant votre tendre présence,
Vous comblant d’affection, d’amour et de gaieté !

S’esquivant comme une ombre, si tel est le désir
De votre humeur changeante, ou votre bon plaisir !
Revenant à vos pieds au moindre amendement
L’amant parfait n’est qu’un homme en passant

L’amour parfait est une lutte sauvage
Entre deux cœurs animés d’une même rage
Garder auprès de soi cet être pour la vie
Lui donner pour cela un amour infini.

L’amour qui vous dévore ne laisse que les os,
Vainqueur, rassasié, il te garde ou te quitte ;
Victime de l’amour, il te reste que la peau,
Les larmes pour pleurer, ou bien la mort subite !

04/07/02




Le Bœuf et la Grenouille

Je suis né au printemps sous l'apparence d'un veau.
Bois mon petit enfant, mais ne bois pas trop.
Car les hommes de toi, feront vite un bœuf
Et tu seras mangé comme la poule et son oeuf !

J'ai vécu dans un pré non loin d'un beau ruisseau.
J'allais étancher ma soif au bord de l'eau ;
J'avais pour amie, une grenouille retord :
"Sais-tu", lui dis je, "j'aimerais partager ton sort ...

Cela m'éviterai une prochaine mort !"
"Je peux t'arranger ça", croassa la grenouille,
"Cette nuit, en rêvant, la lune te fera moi !
Et je prendrai ta place avec une grande joie."

L'homme étant gourmand de par nature
Décida de manger la grenouille et le bœuf ...
Rien ne sert de changer d'aspect ou de culture
La Réalité est plus forte que le bluff !

03/07/02


Fille du Roi

Le roi du ciel et de la terre
Celui qui rend toute chose amère
Et qui un jour de rigolade,
Me transforma en une tornade .

Depuis, je tourne et je virevolte,
Je cherche avec plaisir ma proie.
Je suis devenue la fille du Roi
Qui plus jamais ne se révolte! ...

Cathédrale

Avez-vous visité une cathédrale ancienne ?
Celle de Rome, de Paris ou de Sienne ?

Elle dresse vers le ciel sa croupe indifférente
Lointaine au peuple obscur qui prie et se lamentes
Splendeur du temps passé, édifié pour la foi,
Elle est l'image lointaine d'un profond désarroi.
Des esclaves par milliers l'ont nourrie de leur sang,
Des chefs d'œuvres l'habitent et lui parent les flans.
Elle étale sans vergogne cet amas de richesse
Que les siècles sur son corps accumulèrent sans cesse.
Image morte - d'une vivante erreur, orgueilleuse beauté,
Elle attire les fidèles dans ses entrailles glacées...
Ils sont là ! en troupeaux étalant leurs faiblesses
Dans le ventre géant de l'immortelle Déesse.
« Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien... »
La Cathédrale reçoit - l'Inde crève de faim !

Avez-vous visité une cathédrale ancienne ?
Celle de Rome de Paris ou de Sienne ?...


Le cri

Une douleur infinie dans ton regard me glace !
Ce regard qu’aucun mot ne pourrait définir
Serait-ce un au revoir , ou un adieu fugace,
Une vie qui s’enfuit vers un autre avenir ?

Puis-je te suivre ? Ou dois je te chercher ?
Sur le bord du chemin je reste anéantie...
Je n’ai su que te voir, t’aimer et t’admirer.
Maintenant, il est tard et je jette un long cri ...

Celui de l’agonie d’une louve solitaire
Celui du désespoir à l’écho infini,
Le cri de l’enfant ayant perdu sa mère,
Je jette le dernier cri, le plus poignant des cris !...

Un autre

Je t'offre cet instant de poésie
Laisse toi emporter par la sincérité de mes mots

Mon désir se dévoile sous mes écrits

Regard désemparé, je succombe à chaque mot

Se pressentiment de te séduire me réjouit

Poser des éloges sur ce papier me rend marteau

Sur cet élan de coeur je me libere de l'hiver, je revis

toi tu es belle, moi je suis seul, reponds a mes maux...




Voila mes poésies d'autres eront a venir
Rezoland est déconnecté(e)
22/12/2002, 03h53 #11
Thalido 
Ombre

Thalido


voila on veux etre gentil et soutenir yun bon pote et keskon a en retour des insulte
pourquoi...
pourquoi monde cruel...

mais bon voila koi enfin malgre ma maturité de gars de 5ans komme on dit plus haut moi je dit kil ets pa mal le poeme
Et pis c'est clui qui dit qui est Braxus NanananaNERE!
Thalido est déconnecté(e)
22/12/2002, 03h57 #12
Thalido 
Ombre

Thalido


Pour me ratrapper (koi punaise deja 4h00 du matin)

c 'ets un poeme de ma copine


quand je regarde les trains
je m imagine que je suis dedans
je les prends pour venir te rejoindre

si loin que tu es
si c etait a moi de decider
je prendrais le premier que je verrais

le voyage semble long
mais tu en vaux la peine

a l arrivée
je serai la fille la plus heureuse
car j aurai enfin retrouvé mon seul amour
qui me manquais tant.


I DON'T WANNA TO MISS A THING(aerosmith)


je pourrais rester eveillé juste pour entendre ta respiration
voir ton sourire lorsque tu dors
lorsque tu es loin et que tu reves
je pourrais passer ma vie dans ce doux renoncement
je pourrais rester perdu dans ce moment pour toujours
enfin,chaque moment passer avec toi
est un moment que je conserve precieusement

refrain:je ne veux pas fermer mes yeux
je ne veux pas m endormir
pcq tu m avais manqué bébé
et je ne veux pas manquer une seule chose
pcq meme quand je reve de toi
le plus doux reve que je voudrais à jamais faire
tu m avais encore manqué bébé
et je ne veux pas manquer une seule chose

s allonger pres de toi
sentir ton coeur battre
et je me demande de quoi tu reves
je me demande si c'est moi que tu es entrain de voir
ensuite j embrasse tes yeux et remercie Dieu qu on soit ensemble
et je veux simplement rester avec toi
en ce moment pour toujours,pour toujours et à jamais

refrain

je ne veux pas manquer un sourire
je ne veux pas manquer un baiser
enfin,je veux juste etre avec toi
ici meme avec toi,juste comme ceci
je veux te tenir contre moi
sentir ton coeur si pres du mien
et simplement rester ici en ce moment
pour tout le reste du temps

refrain


LE meilleur pour la fin (pas de moi)

Le Fleau

Je remercie la gale,
car l espece humaine est immorale.
Je remercie la peste,
car elle fauche les hommes comme ils deforestent.
Je benis la tuberculose,
car elle les etouffe comme polluer ils osent.
Je benis le cancer,
car il les chatie pour leurs vices et leurs adulteres.
Je loue les tumeurs,
pour leur lachete et leur perversite de coeur.
Je loue leur vieillissement,
pour leurs envies aussi basses que leurs sentiments.
J implore le sida,
car mourir ils n ont qu a;
le veritable fleau, n est pas celui qu on croit.

Par Misanthrop Preacher
Thalido est déconnecté(e)
22/12/2002, 05h03 #13
Hobilon 
Ombre

Hobilon


Bon j'y vas avec ma tite chanson à boire moi itou (c'est ma composition)

CAROTTE

Un nain paraplégique
Qui bouffe des colliques
Des monosourcils vivant
Qui lichent des éléphants
Un DJ en forme de pain
Qui se frottent contre un lutin
De la mayonnaise sèche
Qui mue dans une calèche

Des clubs-sandwichs fluos
Ca se bouffe-tu dans une Camaro?
Allez viens à ma fête
On va faire la fête
Un roux sentimental
Qui collectionne des carnavals
Ça se peux-tu qu'on soit à Montréal
Parce que c'est une ville Montréal
Des sapins affamés
Qui se prennent pour Lynda Lemay
En tétant des enfants
Rien qu'un peu tannants

Refrain:
NON! Les chars sont gris!
NON! La moustache de Grand-Papa Bi!
NON! Ca se bouffe-tu Notre-Dame-de-Paris?
NON! Est-ce que tu es petit?
Hobilon est déconnecté(e)
22/12/2002, 12h43 #14
mouche 
Titan

mouche


Dsl thalido je voulais pa te faire de peine
Mais je disais juste que je prefere ne pas avoir de caractere sexuel (putain comme c'est bien dit) sur ur ce forum car aussi non, pris par l'emprise du porno, je pourrais en faire des tas mais je resiste pour ne pas en faire. Ton poeme est quand meme pas mal mais ceux de ta meuf sont mieux.
mouche est déconnecté(e)
22/12/2002, 13h29 #15
Rezoland 
Ombre

Rezoland

Suite de mes Poemes

Fleurs d’hiver…



Sur ma peau d’été tombe la fleur d’hiver,

Cristal givrant le lilas de mon sein rosé

Le bonheur se colore d’une blancheur légère

Et l’amour bonheur vole en notes chantées.



Hier les baisers étaient ardents brasiers

Aujourd’hui ils sont douceurs au coin de l’âtre

Danse le feu dans la cheminée du verbe aimer

Et nos lèvres de soie sont douceurs de pâtres.



Évanouie la fleur du printemps se meure

Tandis que nos sourires pleurent d’ amour

Qui danse fou au fond de nos cœurs

Et la Reine froide des cimes fait sa cour.



Dans une suave et double farandole se mêlent

Tous les parfums de nos corps amoureux

Éternité des blés au cœur d’un hiver cruel

Calme, luxe et volupté pour nous deux…

.........

Multiplicité…



Multiplicité des paysages, et des couleurs

De leurs ombres claires et lumières obscures

Des neiges froides et soleils de grands bonheurs

Et des arbres verts si vivants le long des murs.



Multiplicité des amours d’hier et d’aujourd’hui

Des baisers volés et brûlants, tièdes et volages

Des corps pâles, frêles et mêlés sans aucun bruit

Qui aiment comme la mer à l’infini et avec rage.



Multiplicité des chemins et parfums de terre

Des routes nues qui ne mènent peut-être à rien..

Des rivières bruyantes où le poisson vit d’eau claire

Ou se promènent seuls et envieux les vieux chiens.



Multiplicité des hommes et puis des femmes

Des cœurs tristes qui cherchent le vrai bonheur

La seule absinthe à la menthe qui fait couler les larmes

Et fait vivre follement toutes choses dans la torpeur.


...........


La vigne et l’olivier….

Il est un monde aride où le soleil brûle les vignes
Et où l’olivier charnu expose ses fruits
Tandis que sous la montagne plonge les signes
Des amours du soleil et d’un sol béni.

Il est un horizon où les nuages noirs blanchissent
Sous les tourbillons d’un dieu bien trop gourmand
Et où la raison et la passion réfléchissent
Aux demains qui seront vin et chateaubriand

Les huiles du bonheur se feront douceurs et festins
Et les tables des noces seront loin du malheur
Huiles et vins ensembles seront doux lendemains
Puis les hommes amoureux connaîtront le bonheur.

Il est une montagne bleue qui ouvre ses flancs
Et qui soudain cache ses secrets millénaires
Sa douceur parfumée nous rappelle l’océan
Et ses vagues chantent la douceur des hier.

Il est une vigne aux doigts fiers et trop noueux
Il est un olivier aux cœurs gonflés d’amours
Il est une terre où les hommes sont si heureux
Il est un monde où la terre nous dit « toujours… »



..........




Il est un monde…

Il est…il est un monde où chantent les dunes
Où les vagues rondes roulent le sable
Où le désert cherche encore et encor la lune
Où les brumes claires jouent les belles instables.

Il est…il est un monde où vivent les charmes
Où les fleurs parfument le cœur des hommes
Où les désirs violents goûtent les belles dames
Où les amants apaisés bercent la vie de Rome.

Il est…il est un monde où dansent les femmes
Où les valses s’envolent aux sons des violons
Où les robes brillent sous la blancheur des flammes
Où les dentelles se couchent sous les flonflons.

Il est…il est un monde où vivent les fleurs
Où les champs bruissent sous les coquelicots
Où l’amour est Roi et éloigne les douleurs
Où les enfants sont heureux loin des chaos.

Il est…il est un monde où chante l’amour
Où les notes colorent les jours de pluie
Où les oiseaux verts et bleus s’aiment toujours
Où les papillons poudrent le soleil et rient.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le Petit Pont…

Vive et belle, cruelle comme l’aurore
L’eau roule encor et toujours les galets,
Son bruissement, puit des amours, se fait amphore
La mousse se couche, fraîcheur des palais.

Sous le petit pont coulent nos tendres ivresses
Et l’eau charrie les larmes disparues,
Des larmes d’amants affairés à leurs tristesses,
Et leurs pas sont des croix clouées aux nues.

Belle comme un éclat de soleil à son levant,
L’eau torture le jour qui, là, s’achève.
Pour elle pas de silence, tout ne sera que chants
Et la nuit lui rendra son cœur, ses rêves.

Le pont caresse les amants merveilleux,
Leurs mains jointes sont des prières
Quand leurs bouches se rient de l’azur des cieux
Et croquent une lune trop altière….

Sur son cœur, glaçure, glisse un frêle esquif
Les oiseaux telles des filles se mirent,
Appel à leur maître, à ce bel amant, Narcisse.
Beauté éphémère, l'eau craint le pire…


La Rose des sables

Il était une fois, il était une fois un monde
Qui dansait jour et nuit, se riait du temps
Sa danse était une simple valse ronde
Une ronde à l'envers, bleu d'océan

Sur la plage, proche de la vie, de la mort
Proche du monde, près de la création
Une fleur de cristal, précieuse pépite d'or
Ouvre son cour de chair à la passion.

Son parfum est celui de l'espace qui s'enfuit
La robe est sans couleur, mort de lavande.
Et son cœur s'offre une larme cadeau de vie
A la vie de la terre, douceur d'une offrande.

Sur la terre, proche de la mort, de la vie
Proche de l'amour, tambours d'insouciance
Une fleur de cour ouvre ses yeux gris, amie
Des pleurs d'une femme, joie, impatience..

2002-08-11
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Reflets


Dans l’eau des rivières se reflètent tous les blés,
Gorgée de soleil l’eau fait l’amour à la terre.
Les pailles d’ azur frissonnantes se sont enfermées
Dans la tendresse d’un ciel que jalousent les mers.

Hier les blés ondoyaient sous les baisers du vent
Demain ils seront gourmandises dans les bouches.
Ces croquantes beautés mourront en chantant
Et l’hiver aux portes des neiges déjà les touche.

Rosé, le petit chemin conduit vers un Eden
Un paradis retrouvé pour des amants jaloux.
Et sous l’onde des sentiments cachés dans le gluten
Les cœurs artichauts se mangeront sous l’août.

Dans les champs privés de ses belles richesses
Les hier oubliés et les demains seront rêvés.
Douceurs, caresses ils seront tendres princesses
Pour le Roi de l' hiver qui s’éveille en plein été.

Puis s’endormant en corps à cœurs des quatre saisons
Pâle, il rejoindra les royales beautés de la lune.
Les frênes engourdis se profileront avec passion,
Et l’hirondelle, se jouant de l’air, se lissera les plumes.

...........


Adagio…

Cette nuit nous vivrons le tango de la chance
Ta peau courtisera l’amour qui brûle mon corps
Nos émois boiront la liqueur des partances
Et l’oiseau chanteur en l’amour croira encor.

Dans l’espace immense de tes bras j’avancerai,
Nos lèvres rouges savoureront les passions.
Elles chavireront toutes les couleurs du joli Mai
Et l’oiseau Lyre mourra dans les sables de Sion.

Mes doigts sur ton cœur écrirons une chanson,
Qui parlera de nous et nos rêves voleront
Ils traceront des notes en effaçant la raison,
Et vers d’autres cieux les Oies peut-être iront.

Nues, nos âmes se délecteront de ce mambo
Qui chavire dans nos yeux déjà refermés.
Elles savoureront l’amour des chairs, cet Adagio,
Et le soleil se couronnera d’éclairs désarmés.

Déjà séparés mais ensemble nous voguerons.
Sur un bûcher de roses trop bien parfumées,
Cette senteur fuira le lac de tes yeux vairon,
Et de la fleurette oubliée renaîtra Salomé.

8/11/2002
Rezoland est déconnecté(e)

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