Le tour d'écrou
Henry James
Genre: difficile à définir, surnaturel tracant bien la société de l'époque, une grande once de psychologie également
Bibliographie:
Transatlantic Sketches (1875) - L’Américain (1877) - Daisy Miller (1879) - Portrait de femme (1881). - Les Bostoniens (1886) - La Princesse Casamassima (1885) - Guy Domville (1895) - Les Ailes de la colombe (1902) - Les Ambassadeurs (1903) - La Coupe d’or (1904)
Biographie:
Né à New York en 1843, mort à Londres en 1916, Henry James qui prit la nationalité anglaise un an avant sa mort, est l’écrivain qui a dépeint le plus finement la distance, qui n’a cessé depuis de s’élargir, entre l’esprit européen et la sensibilité américaine. C’est à Londres où il s’établit à partir de 1876 qu’il écrit ses plus grands chefs-d’œuvre. Une série d’études sur la femme américaine dans un milieu européen fut inaugurée par
Daisy Miller (1878). Le thème opposant innocence américaine et sophistication européenne se retrouve dans
Les Européens (1878),
Washington Square (1880),
Les Bostoniennes (1885) et
« Reverberator » (1888) et atteint sa conclusion avec
Les Ambassadeurs (1903) où la civilisation est définie comme « la tradition ininterrompue de culture que l’Europe occidentale hérita du monde antique ».
Histoire:
un soir de Noël, des amis se racontent au coin du feu des histoires de fantômes,dans le cadre idyllique d’une belle demeure victorienne dans la bucolique campagne anglaise, la narratrice est la nouvelle gouvernante de Flora et Miles, deux jeunes orphelins, dont elle est la seule à s’apercevoir qu’ils sont sous l’emprise maléfique des fantômes de leur ancienne gouvernante, miss Jessel et de son amant le valet Peter Quince. Personne d’autre, pas même les enfants, ne semble en mesure de voir ce qui lui apparaît à elle comme une réalité tangible Ses tentatives désespérées pour arracher les enfants à ces forces démoniaques qui les possèdent vont avoir des conséquence tragiques pour eux .
Mon avis: Un livre superbe qui amène à poser de multitudes de question comme :Ces phénomènes surnaturels ont-ils une base objective ou sont ils des projections psychotiques ? Les enfants sont ils victimes de forces du Mal venues de l’au-delà ou bien simplement de l’hystérie de leur nouvelle gouvernante ? A aucun moment Henry James ne suggère une explication et laisse délibérément le lecteur décider par lui-même. Et cette impression de libre arbitre ne fait qu’accroître l’angoisse dans laquelle nous plonge ce merveilleux manipulateur. Un immense suspense, on ne peut se détacher du livre dès qu'on en a commencé la lecture!!! Je le conseille à tous ceux qui aimerait kire un livre hors du commun.