
Editeur : Eidos Interactive
Developpeur : Looking Glass Studios
Genre : un genre à part à lui tout seul, "simulation de voleur" avec vue à la 1ere personne (Stealth)
Sortie : 1998 pour le 1er volet, mai 2000 pour le 2e
Similaire à : System Shock 2, Oblivion (dans les quetes voleur ou assassin)
Celà faisait une petite paye que ces deux superbes jeux dormaient sur une étagère de mon bureau.
Quelle configuration nécessaire ? Et bien à l'époque dark project tournait sur un 233 Mhz équipé de 128Mo de ram (et le 2 tournait aussi, mais avec un peu plus de mal), et le premier tourne toujours super bien sous winXP, ce qui m'a rassuré quand je l'ai essayé à nouveau (je n'ai pas encore réessayé le 2e).
Ce jeu (Dark Project) est clairement l'inventeur du mode d'infiltration, dans lesquels se sont engouffrés par la suite d'autres titres comme splinter cell par exemple.
Looking Glass (qui a fermé ses portes depuis...

) avait déjà donné le ton avec System Shock 1 et 2, et c'est un jeu propre à lui-même qui apparait avec Thief.
3 modes de jeu sont possibles : normal, difficile et expert pour finir. Plus on monte en difficulté et plus les objectifs à remplir deviennent nombreux et difficile. Le mode expert représente quant à lui un véritable challenge, car il impose de ne tuer aucun garde ou innocent.
Les armes à dispositions sont :
la matraque, qui rend inconsciente la victime, sans la tuer,
si on la prend par surprise ,
l'épee (classique),
l'arc avec toutes sortes de fleches :
- normales
- enflammées et causant de gros dégats
- à eau pour éteindre les torches
- à mousse pour recouvrir à distance des surfaces metalliques qui emettent du bruit le cas échéant quand on marche dessus
- siffleuses, destinées à attirer des gardes mal placés
- à cordes, pour grimper dans des endroits inaccessibles
L'histoire du jeu est on ne peut plus simple : Vous êtes Garrett, un petit voyou qui a été recueilli tout jeune par une guilde secrète appellée les Gardiens. Ces gardiens sont des voleurs très habiles mais avec une morale très stricte, et Garrett au début du jeu se détache d'eux pour se mettre à son compte.
Vous commencez donc par un petit casse dans un manoir gigantesque, avec une somme d'objets de valeur à subtiliser, plus une commande spéciale que l'on vous a faite.
Cette première mission est une des meilleures du jeu. On se balade dans les couloirs, un indicateur de luminosité précisant la visibilité du personnage. Il est évident que pour vous, petite crapule, il vous faudra toujours rester dans le noir le plus total pour ne pas vous faire attrapper, d'autant que les gardes sont bien plus fortiches que vous à l'épée...
La suite du jeu prend une tournure plus étrange, intégrant un bestiaire plus "fantasy" aux missions, ainsi que des mort-vivants qui peuvent cependant être éliminés à l'aide de flèches à eau "bénite". Sur ces missions, on peut se la jouer un peu plus bourrin, mais ce n'est clairement pas l'objectif du jeu.
Le scénario du jeu est par contre excellent, avec plein de rebondissements lors des vidéos très sympathiques entre 2 missions.
Le deuxième opus de la série reprend notre héro, Garett (donc il a survécu au premier chapitre, c'est une bonne nouvelle non ?

) pour l'opposer à un ordre des templiers déjà rencontré auparavant. Ce sont des maitres dans l'art de construire des machines de surveillance mécaniques et tout plein d'autres petits trucs qui vous poseront tout un tas de problèmes si vous voulez vous la jouer dicrétos.
Les personnages y gagnent au passage un petit lifting graphique et quelques armes supplémentaires remplissent la besace de notre monte-en-l'air telles que diverses mines et des fleches à gaz soporiphique. Le graphisme est amélioré par rapport au premier Dark Project, mais la jouabilité reste clairement la même et c'est le principal.
Que celà soit dans le premier ou le deuxième volet, on ressent toujours la même sensation à l'approche d'un ennemi alors qu'on est planqué dans le noir. Une montée d'adrénaline qui arrive à son summum dès lors qu'un garde vous frôle, tandis que vous avez votre matraque levée, prête à s'abattre sur sa tempe d'un geste sûr.
Personnellement j'ai passé des heures tant sur le 1er que sur le 2e volet, farfouillant les moindres recoins à la recherches de coins cachés regorgeants de trésors.
Un peu plus d'une dizaine de missions sur Thief 1, sur lesquelles vous passerez longtemps, et environ autant pour le 2e volet.
A noter que la communauté est assez active sur le net, et l'on trouve assez facilement des missions supplémentaires à jouer en scénario à part.
Thief 3 est sorti mi 2004, mais je n'ai pas encore eu le temps de le tester. C'est par contre Ion storm qui a developpé ce 3e chapitre, et il semble donc différer sur de nombreux points des deux premiers.
Quelques screenshots, pour vous donner envie de retrouver ces oldies ou de les ressortir du placard !
(trouvées grâce à google, sur différents sites)
Celui-là, il va faire dodo... (Thief 1)
Amélioration graphique pour Thief 2 (si si, j'vous jure !), même si les monstres restent moches
Pour conclure : Un superbe jeu où l'ambiance prime, à jouer le soir, en réglant par contre bien le gamma du moniteur !
