Genre : Shôjo, romance, drame.
Support : Un manga, 2 animes, 1 série d'OAV et un drama.
TV : 23 épisodes pour l'anime de 1983, 51 pour la série de 2005, 17 pour le drama et 3 OAV en 1998.
Auteur: Suzue Miuchi
Réalisateurs: 1983-Gisaburo Sugii (
Touch); 1998-Tsuneo Kobayashi (
Emma); 2005-Mamoru Hamatsu (
Miyuki-chan in wonderland).
Character designers: 1983-Mitsuo Shindo; 1983/2005-Satoshi Hiroyama (
Cat's eye saison 2, Lupin III films); 1998-Masako Goto.
Studio de production: 1983-Eiken; 2005-Tokyo Movie (
Babe My Love).
Editeur: Hakusensha
Licence: Déclic Images pour l'anime de 1983
Etat des sorties au Japon : 42 tomes.
Openings: 1983-"Garasu no Kamen"; 1998- "Hikari ni Naritai"; 2005-"Promise" et "Zero"
Endngs: 1983-"Purple Light"; 1998-"Zutto Kimi no Soba ni Iru"; 2005-"Yasashii Sayonara", "Step One", "Sunao Ni Narenakute" et "Hello Hello ~ Another Star".
Résumé :
Le monde théâtrale japonais garde en mémoire la fameuse pièce de
La Nymphe Écarlate, interprétée il y a 20 ans de cela par une grande actrice: Chigusa Tsukikage jusqu’à ce qu’un un projecteur ne ruine sa carrière et la défigure à jamais. Le metteur en scène lui ayant cédé les droits de la pièce, plus personne n’a pu reprendre cette pièce mythique depuis 20 ans.
Cependant un jour, Tsukikage fait la rencontre de la jeune Maya dans un parc et reconnaît en elle une candidate potentielle à l’interprétation du rôle de la princesse écarlate. Commence alors un long et difficile entraînement pour Maya qui veut plus que tout jouer sur scène le plus grand nombre de rôles possibles afin d’obtenir le droit d’interpréter le rôle ultime, celui de la consécration. Néanmoins, Maya n’est pas la seule a convoiter ce rôle. Ayumi, jeune actrice assez célèbre mais aussi talentueuse sera sa rivale directe dans cet apprentissage du théâtre.
Mais, Maya peut compter sur son inconnu aux roses violettes, son plus grand fan, pour la soutenir. Si seulement elle connaissait son identité … ses sentiments seraient-ils les mêmes ?
Personnages principaux :
Ayumi Himekawa: Belle, pleine de charme, élégante, riche et actrice talentueuse. Et comme si ça ne suffisait pas, Ayumi est très respectueuse de celle qu’elle considère comme son unique rivale et fait tout l’emporter à loyale malgré sa peur d’être vaincue par Maya. Bref, la jeune fille parfaite pourrait-on dire, voire la classe personnifiée. Mais Ayumi du haut de ses 13 ans, veut prouver au monde théâtre qu’elle doit son statut à son travail acharné et non à l’influence de son père producteur ou de sa mère actrice, tous deux célèbres. Tout en recherchant malgré tout la reconnaissance de ses parents (avec qui elle s'entend très bien), plus particulièrement celle de sa mère qui est une ancienne élève de Tsukikage.
Maya Kitajima: Plutôt mignonne et pleine de vie, Maya est une héroïne assez classique dont la vie bascule le jour où Tsukikage l‘a rencontre. Enfin, Maya peut exprimer toute la passion qui brûle en elle pour le théâtre, et qui sait, prouver à sa mère qu’elle a un talent, et n’es pas si bonne à rien.
Au début Maya ne vit que pour le théâtre et les applaudissements du public, tout étant effrayée par la virtuosité d’Ayumi, mais très vite elle aussi se prend de passion pour le rôle de la Nymphe Écarlate. Et leur rivalité n’en sera que plus intense.
A cause de son statut de protégée de Tsukikage-sensei et de prodige du théâtre, elle suscitera malgré tout, jalousies et coups bas. Heureusement que son mystérieux inconnu lui envoie des roses violettes pour l’encourager et la réconforter.
Chigusa Tsukikage: Autrefois, elle était une grande actrice mais un projecteur l’ ayant défigurée à vie, sa carrière s’est brusquement arrêtée et l’interprétation de la Nymphe Écarlate avec. Sa rencontre avec Maya va lui redonner de l’intérêt pour le théâtre, au point de la prendre sous son aile pour en faire la nouvelle interprète du rôle mythique … à condition de passer les épreuves. En effet, Tsukikage est un personnage mystérieux dont les intentions sont difficiles à cerner, mais dont les méthodes d’enseignement pourraient s’apparenter à celle de Damon dans Jeanne et Serge. Impitoyable et brutale avec Maya lors des répétitions, ses méthodes ont toutefois fait leurs preuves. Mais sa mesquinerie ne s’arrête pas là puisqu’elle va jusqu’à alimenter la rivalité entre Maya et Ayumi en les présentant toutes les deux comme les seules candidates au rôle mythique.
Masumi Hayami: Certainement le personnage au développement le plus intéressant de la série, tellement le fossé est grand entre l’image qu’il se force à donner en public et ce qu’il est dans l’ombre. Comment un homme peut s’éprendre de jeune fille de 11 ans sa cadette comme il se le répète si souvent?
Seulement, Maya déteste viscéralement le PDG froid et calculateur prêt à tout pour obtenir les droit de la Nymphe Écarlate et idolâtre son inconnu aux roses violettes qui ne peut-être qu’un homme bon, pense-t-elle…
Mais lequel est le vrai Masumi? L’impitoyable PDG de la maison de production artistique Daito ou le fameux inconnu aux roses violettes (Murasaki no bara no ito)?
Infos en vrac :
-Le manga totalise 42 tomes tankoubon et 23 tomes Bunkoban (édition de luxe qui mérite vraiment cette appellation, les éditeurs français peuvent se recoucher avec leur papier bas de gamme). L’édition Bunko reprend sur chaque première de couverture une image représentant la pièce principale du tome.
-Des chapitres pré publiées dans le « Hana to Yume » correspondent aux tomes 42 à 51 mais, la soties du tome 42 en 2004 a tout bouleversé. En effet, l’auteur a refait les dessins, supprimé certaines scènes et modifié le reste. De quoi choquer les fans, mais Suzue Miuchi insatisfaite des prépublications a décider de tout revoir. Il ne faut donc pas prendre en compte pas prendre en compte ces chapitres.
-Selon l’auteur, le manga se terminerait en 50 tomes, pas plus.
-Ni le premier anime de 1983, ni le second de 2005, ni les OAV de 1998 ne mettent fin au suspenses sur la
Nymphe Écarlate ou le couple Maya-Masumi. Mais le drama a une fin, qui a été validée par l’auteur mais rien ne garantit que le manga aura la même.
-La série de 1983 s’arrête à la moitié du tome 13, sur les débuts de Maya et Ayumi à la TV afin de parfaire leur expérience pour le rôle ultime.
-La série de 2005 s’arrête au tome 41, juste avant le début des répétitions pour la Nymphe Écarlate.
-Les OAV de 1998 ne reprennent que le tout début du manga mais valent le coup d’œil pour leur qualité dans la réalisation et la mise en scène.
Avis personnel :
C’est simple pour moi GNK est le meilleur manga shôjo de tous les temps. Une histoire captivante qui a su évoluer avec son temps (le manga a débuté il y a 30 ans), des personnages qui n’ont rien avoir avec les stéréotypes de leur époque (ils évoluent tout en gardant leur personnalité propre) , des pièces magnifiées par le jeu de nos deux actrices principales, une rivalité sans coups bas (oui, oui, c’est bien un shôjo ^^) avec des héroïnes si acharnées et talentueuses que l’on voudrait que les deux aient The rôle. Sans oublier l’histoire de cet homme de 24 ans qui tombe amoureux d’une adolescente de 13 ans sans comprendre pourquoi. Et c’est là qu’est l’originalité de GNK. Contrairement aux shôjos où l’héroïne/le héros passe un temps interminable à tenter de se déclarer persuadé d’avoir trouvé le grand amour (sans rien connaître de l’amour), où l’héroïne hésite entre le gentil ami d’enfance et le nouveau bad boy qu’elle vient de rencontrer, et puis ensuite fin de l‘histoire (soyons gentil, il y a parfois des intrigues intéressantes a côté de la love-story pour passer le temps); l’auteur de GNK a su donner une vision plus réaliste de la vie sans tomber de le soap ou la telenova.
Maya fait les expériences de la vie, heureuses comme malheureuses, a ses moments de doutes et d’abandon, mais reprend courage grâce à son entourage. Quoique l’on peut se poser des questions sur les méthodes employées par ce dernier.
En effet, ce qui rend GNK si captivant, c’est avant tout la confrontation entre les différents protagonistes. A commencer par la rivalité Ayumi-Maya. Ces deux-là, se craignent, se respectent et s’admirent mutuellement et chacune veut surpasser l’autre. Elles se sont reconnues comme rivales et personnes d’autres ne peut entrer dans ce cercle très privée. Toutes celles qui ont essayé se sont vite vues mises KO par une Ayumi plus déchaînée que jamais lorsqu’on s’en prend à sa rivale. Parce que oui, Ayumi est définitivement l’autre héroïne du manga ou de la série de 2005, sa présence sur scène fait tant d’éclats que l’on comprend sans mal pourquoi ses adversaires tombent toutes les unes après les autres. Et pourtant, malgré sa réussite, elle ne cesse de se remettre en cause et reconnaîtra du premier coup d’œil le talent de Maya, la seule personne qu’elle craint (même sa mère ne peut se vanter de cela), la seule qui puise être sa rivale. Et en même temps, plus elle reconnaît Maya ainsi plus cette dernière reprend courage et s’acharne d’autant plus pour la surpasser, lui faire honneur. Mais l’on prend beaucoup de plaisir à voir cette rivalité, si particulière, qui vire parfois à l’obsession, et se transformant peu à peu en amitié, où la victoire va tantôt à l’une, tantôt à l’autre. D’autant que pour une fois, on évite le fameux triangle amoureux, car Ayumi n’est pas le moins du monde intéressé par les relations amoureuses. Ajoutons à cela, la fourberie du professeur Tsukikage qui y met de son grain de sel pour alimenter cette rivalité et voir éclore l’actrice qui interprétera le rôle de la Nymphe Ecarlate.
Les pièces ont aussi une grande importance et sont comme un récit dans le récit vu le soin qui y est apporté (dans l’anime de 2005, une pièce peut prendre jusqu’à 2 épisodes, dans le manga les ¾ d‘un tome voire plus) pour nous permettre de mieux comprendre le talent de chacune, tout en profitant ou découvrant une bonne histoire.
Et quand elles sont toutes les deux réunies sur la même scène, le spectacle est encore plus jouissif car chacune est confrontée à l’autre en live, à la fois effrayée et admirative du talent de l’autre, ce qui les poussent à en donner encore plus.
Bref, on ne se lasse pas et à chaque tome le plaisir grandit. Et pour une fois, la romance a su rester à sa place, sans prendre le pas sur le reste, en restant mignonne, agréable à suivre et parfaitement crédible.
En pièces jointes : de gauche à droite- le coffret de l'anime par DI, la couverture du tome 38 tankoubou, le tome 16 bunkoban, une affiche du drama.