Voilà, voilà, dans la famille des 12 plus grands albums métal de tous les temps, j'appelle "The Numer of the Beast" !
Je viens juste de la terminer et je n'exclut pas quelques modifications futures
Iron Maiden, Iron Maiden, qui n'en a jamais entendu parler ? En trente ans de carrière, quel groupe peut se vanter d'avoir guidé à merveille le principal mouvement d'un genre alors florissant vers un succès mondial et reconnu, d'avoir sorti tant d'albums aussi riches qu'innovants sans parler des lives, d'avoir vu défiler tant de musiciens plus talentueux les uns des autres et d'avoir fait connaître au grand public un genre qui jusqu'alors était plus ou moins réservé à l'underground ? Ce succès, Iron Maiden le doit à un album en particulier. Cet album, c'est... "The Number of the Beast" !
Après deux albums qui ont remporté un bon succès et ont apporté à Iron Maiden une réputation d'un groupe aux riches compositions et à l'énergie non contenue sur scène, les membres décident de remercier d'un commun accord l'actuel frontman Paul Di'Anno. En effet, ce chanteur, bien qu'il se donnait à 100 % et dont la voix n'était ma foi pas désagréable, ne collait pas à l'esprit du groupe, de par son attitude profondément punk et ses fréquents excès en matière d'alcool et de drogues. Son remplaçant, Bruce Dickinson, déjà un peu connu du milieu, était l'homme de la situation : son registre haut perché et ses prestations live non moins déchaînées avaient tout pour plaire à Steve Harris (bassiste et leader) et ses compatriotes. Alors, qu'est-ce que ça a donné, me demandez-vous ?
Et bien des premières notes de l'intro "Invaders" et son riff exité jusqu'à la fin du chef d'oeuvre "Hallowed Be Thy Name", ce sont trois quart d'heure de pur plaisir et d'intense émotion. Trois quart d'heure de jouissance musicale, trois quart d'heure de riffs sanglants, de solos grandioses, de refrains légendaires... Beaucoup de titres sont connus et reconnus par le monde du métal. Parmi eux le fulgurant "Run to the Hills", évidemment, avec son refrain et son solo archi connus. Un des moments forts de l'album, "The Prisoner" est une bombe énergique. Difficile d'y résister, tout comme le morceau éponyme, qui commence par une intro mystérieuse et infernale avant de déboucher sur une compo précieuse et puissante. Bruce Dickinson s'y déchaîne et nous captive vraiment lors du refrain : "6 6 6, the number of the Beast !!! ".
Mais tout l'album n'est pas un concentré de métal puissant et fougueux, il y a "Children of the Damned", et son rythme lent et apocalyptique qui fait office de ballade. "22 Acacia Avenue" est la suite d'une chanson du premier album : "Charlotte the Harlot" et ne déroge pas à la règle des riffs scotchants et des refrains accrocheurs. L'album se termine par une des plus belles compositions des anglais. J'ai nommé : "Hallowed Be Thy Name" ! Depuis le début une atmosphère pesante nous envoûte, la tension monte tout au long du morceau, le chanteur et les musiciens nous emportent progressivement vers la jouissance finale. Magnifique !
Ils ne se sont pas trompés, Bruce Dickinson à du talent et il nous le montre tout au long de l'album. La qualité des compositions et de l'interprétation, ainsi que l'influence qu'il a eu sur de nombreux groupes font de cet album un des plus grand de la riche et vaste famille du métal.
Extraits :
The Prisoner
Run To The Hills
Hallowed Be Thy Name