Megadeth .. le petit frère de Metallica. Pour résumer un peu la création de ce groupe, disons qu'un certain Dave Mustaine (Megadeth, c'est lui, tout simplement), sacré guitariste, s'est fait jeter de Metallica pour cause d'abus de certaines substances (boisson il me semble). Il n'a pas vraiment apprécié (lancer des "F**K METALLICA" entre chacune de ses chansons en concert, je crois que c'est une preuve suffisante. Il s'est quand même bien calmé depuis

) et a donc créé son propre groupe, dont le line-up a .. quelque peu changé au cours du temps, dirons-nous.
Mais, quoi que l'on puisse dire, c'est qu'il est capable de nous pondre de sacrées galettes, et Rust In Peace en fait clairement partie (peut-être le plus marquant de leur discographie). Voyons voir ce que cet album datant de 1990 (avec une réédition en 2004) a dans le ventre.
Commençons avec
Holy Wars .. The Punishment Due, qui nous met de suite dans le bain:
- partie Holy Wars: Riffs simples en apparence mais d'une rapidité surprenante, on est de suite entraînés. Une minute et demie d'accroche musicale, et le petit Dave nous fait enfin grâce de sa voix si particulière. Un rajout de puissance dans ce morceau qui n'en manque pas.
Mini intermède à la guitare classique, sonorité espagnole, et..
- partie The Punishment Due: .. enchaînement avec un bon tempo bien lourd, la batterie faisant son oeuvre. Et là, vous avez droit au premier des soli de fou furieux que vous trouverez dans cette écoute d'album... OUAH ! Accélération soudaine ! Allez, on nous en remet plein la gueule

Riff agressif et bien rapide (c'est du thrash hein), et à nouveau solo ultra-rapide. Dave nous revient à nouveau pour encore accentuer cette puissance. MIAM !
Continuons avec un des morceaux les plus cultes du groupe, rien que ça:
Hangar 18 ! Entrée en matière reconnaissable bien que pas si extraordinaire. La simplicité (à l'écoute) du début est déconcertante: elle ne gêne en rien, au contraire. Le premier solo arrive assez rapidement et, comme les autres, vaut clairement le coup. On répète ensuite cette structure depuis le début, et hop un bon gros solo de derrière les fagots ! Un
vrai de vrai ! Un duel entre les deux gratteux jusqu'à la fin du morceau, totalement monstrueux. On en mangerait tous les jours !
On poursuit notre chemin, après avoir visité le gros hangar/bunker, on va peut-être commencer à tuer des méchants pas gentils, non ? Ah oui, le mot d'ordre sera ..
Take no prisoners ! Je vous aurai prévenus ! Toujours aussi rapides à l'exécution, ils nous en mettent encore plein la vue dans cette intro qui annonce de la violence, pour changer

Vient ensuite Dave qui scande des ordres, accompagné de ses troupes. Tout le morceau est en rapidité d'exécution et répétition de riffs pour nous insuffler un tempo de bataille.Aux environs des 3 minutes, la guitare s'emballe, et là, c'est le drame ! La chanson vient de se terminer ! Snirfl.
Pas grave, quand y en a plus, y en a encore ! Cette fois, tournons-nous vers ..
Five Magics ! Mini entrée rapide pour se calmer de suite, introduction un peu longue, mais tellement reconnaissable .. j'ai osé dire "un peu longue" ? Je retire ! C'est totalement voulu, car on est du coup davantage sous le choc de la déferlante arrivant à 2 minutes. Dave enchaîne 2 phrases, puis un mini solo. Et on répète. Vous vous étiez endormis durant l'intro bien tranquille et sympa ? Grossière erreur, Megadeth va vous réveiller, c'est moi qui vous le dis.
Vient le temps du refrain, "I master, five magics !" Ouais ! Power !
Enchaînement avec un dialogue Dave/chant de soutien, quoique ce dernier ne fait que répéter les paroles du messie.
Ah tiens, un solo pour finir la chanson en beauté ! J'vous avais dit, fallait pas vous endormir, ils vous enchaînent là !
D'ailleurs, c'est pas fini, car voici venu le temps des rires et des ch.. euh .. de
Poison was the cure. Intro tranquille, trop tranquille .. c'est louche, et ils vous ont déjà fait le coup avec la chanson précédente .. et vous avez raison ! Car là on se retrouve à 300 à l'heure sur la route 66, libres ! On fonce, encore et encore ! Les petits moments d'accalmie (si on peut dire) donnent l'impression de jouer avec la boîte de vitesse, juste pour repartir de plus belle ! YEEHAAAAAA !! Incroyable précision dans le jeu si rapide, on en redemande ! Et pour finir en beauté, vous voulez un solo ? Le voici, pourquoi changer les recettes qui marchent
Ah tiens, regardez qui arrive, c'est
Lucretia, avec son petit rire. Encore une fois, riff bien reconnaissable, ils aiment bien ça chez Megadeth, qu'on les reconnaisse, et ils ont raison

Dave tente d'aller un peu plus haut dans son chant qu'à l'accoutumée, ça fait un peu bizarre, mais pourquoi pas... euh attendez, on est en plein milieu de la chanson et on a un solo ! C'est à la fin normalement ! Allez, pourquoi s'en priver ! Surtout qu'il dure effectivement jusqu'à la fin
Ah .. AHH !! ENFIN !!
Tornado of souls !!
Culte, culte, culte !! Entrée en matière ultra connue, riffs ultra connus, chant ultra connu .. dois-je en rajouter ? " Who's to say what's for me to say" .. rah, j'adore ! Et vous adorerez aussi

Ah oui, je me dois effectivement de rajouter ce que vous attendiez tous, vous saviez que j'allais en parler à un moment donné .. SOLO !! Et bien .. culte aussi .. j'ose même pas détailler ce morceau, il faut le découvrir, l'apprécier, l'adorer
Hmm .. c'est quoi ce truc ? .. Comment ?
Dawn Patrol, vous dites ? euh .. on peut squizzer ça s'il vous plaît ? On est en guerre là, on n'est pas là pour s'endormir, que diable ! Allez, poubelle ! 1min51 d'ennui pur ..
Bref, remettons-nous de cette déception avec le dernier morceau (et oui, déjà):
Rust in peace .. Polaris ! La batterie vous réveillera dès le début, histoire d'oublier le morceau précédent, puis la guitare viendra lui donner un coup de main efficace (faut dire que vous étiez bien endormis, il y en avait besoin). Et bien entendu, tout le monde met la main à la pâte, et Dave ne fait pas exception côté chant. Riff plus classique, plus lourd, mais toujours aussi efficace. La chanson fait quand même plus lourd que les autres, un petit changement pas flagrant mais toujours sympathique. Et puis, c'est sans compter sur le refrain qui, lui, reste bien thrash.
Peu avant l'arrivée à la 4e minute, un brusque arrêt complet, puis une remontée directe en puissance bien Megadeth-esque, et .. oui, vous l'avez deviné .. SOLO !! Ils n'ont pas pu s'en empêcher, pour notre plus grand bonheur

Ca frappe, ça castagne sec ! Go ! Et le chant revient pour compléter tout ça et finir le morceau (et l'album) en beauté.
Je n'ai pas grand chose à dire sur les bonus, ce ne sont que des versions démo. A noter quand même "My creation", court morceau (1min36) bien sympathique, plus lourd que l'ensemble de RIP, j'aime
Le packaging bah .. jaquette classique (le clip de Hangar 18, voir plus bas, reprend le même thème), intérieur pas original (paroles sur fond jaune, quelques photos du groupe .. quelques photos concert et notes pour la réédition). Voilà.
Allez, parce que vous le valez bien, quelques vidéos !
Hangar 18 le clip
Lucretia en live
Take no prisoners en live
Tornado of souls en live
Allez, cette fois, c'est fini ! Bravo aux gens ayant eu le courage de tout lire, j'en ai mis une sacrée beurrée o_o