Groupe: Nada Surf
Style: indie rock
Label: Elektra Entertainment Group (Time Warner)
Site: nadasurf.com
Line-up
Matthew Caws: chant, guitare
Ira Elliot: batterie, chant de soutien
Daniel Lorca: basse, chant de soutien, chant principal sur certains morceaux
Track List
- "Hyperspace"
- "Amateur"
- "80 Windows"
- "Mother's Day""
- "Troublemaker"
- "Bacardi"
- "Bad Best Friend"
- "Dispossession"
- "The Voices"
- "Firecracker"
- "Slow Down"
- "Robot"
- "Silent Fighting" (Bonus Track)
- "Spookey" (Bonus Track)
Nada Surf .. j'imagine que la plupart des gens connaissent ce groupe sans vraiment le connaître. Vous avez forcément entendu ne serait-ce que
Popular, et son riff qui rentre dans la tête, ses paroles "parlées", bien cyniques. Ou peut-être plus récemment le morceau
Always Love, de leur dernier album en date. Mais sinon ? Ils n'ont jamais vraiment été sur le devant de la scène à part pour Popular ..
Enfin pour résumer, Nada Surf, c'est trois amis New-Yorkais qui ont formé leur groupe Nada en 1992, et qui ont dû changer de nom vu qu'un autre groupe existait déjà sous cette appellation. Leur premier album, High/Low (1996, avec Popular) a fait un tabac, atteignant même la 11e place au Billboard US. Ils ont eu quelques problèmes avec Elektra pour leur deuxième album The Proximity Effect (1998, Elektra ne trouvait aucun tube dessus, alors qu'il en est rempli à mon avis), qui a fait un tabac en Europe (où il est sorti de suite), et un succès très mitigé outre-Atlantique du fait de ces histoires..
Par la suite, ils ont quelque peu disparu de la circulation et, quatre ans plus tard, ont sorti Let Go (2002), et trois ans encore plus tard, The Weight is a Gift (2005), leur dernier en date. Je ne connais que trop peu ces deux derniers opus.
Et ici, nous allons donc parler du deuxième album, à savoir
The Proximity Effect.
Hyperspace est le premier morceau qui nous arrive aux oreilles, et l'entrée en scène est on ne peut plus sympathique, la mélodie étant simple mais elle coule sans problème jusqu'à nos tympans. Et puis la voix de Matthew est tout simplement excellente

Toute en douceur.
Vient ensuite
Amateur, qui commence avec quelques petites notes à la basse, et un chant limite en confidence. La guitare et la batterie arrivent ensuite, toujours dans cette ambiance quasi privée. Et le rythme ne bouge pas, mais l'ambiance se fait légèrement plus énergique. Le chant arrive toujours à garder ce ton de confidence, tantôt en douceur, tantôt une sorte de légère montée en puissance. Et bon, je craque sur le dernier "I can make the rest uuuuup", et les "ououuuh" ^^; Une chanson tout simple, mais toute en émotion.
On arrive à
Why are you so mean to me ? dont le tempo est plus rapide, toujours sans violence. Bizarrement, j'accroche moins à ce morceau qu'aux précédents, pourtant, on est dans la continuité.
Voici venu le tour de
Mother's Day, morceau énergique dès les premières notes. Le rythme est au début quelque peu déstabilisant, mais se recadre pour le reste de la chanson. Il y a davantage de force dans la guitare, limite de colère. Il faut dire que la chanson parle des gars qui forcent des femmes à passer à l'acte sexuel sans leur consentement .. oui, on peut parler de viol .. "What if they did that to your sister ? What if they did that to your mother ?" .. "On your Star Wars sheet, when you set the scene .. whas she seducing you, or did she want to scream ?" C'est clairement un coup de gueule, et la fin du morceau amplifie encore cette impression, vu que Matthew monte clairement le ton ! Allez Matthew !! Et ça, Elektra, c'est pas un bon petit tube pour les radios ? tss ..
..
Troublemaker .. mon morceau préféré de Nada Surf, peut-être le morceau qui me .. trouble .. le plus .. émotionnellement parlant, j'ai quasiment à chaque fois envie de pleurer .. mais bon, cela tient au lien de cette chanson avec des moments personnels. Il se peut que vous ne ressentiez rien de particulier.
En tout cas, cette fois ci, c'est Daniel au chant, et la chanson commence tout doucement .. encore une fois, on a ce côté murmure/confidence .. avec une bonne rasade de mélancolie .. les notes répétées à la guitare sur ce rythme quasi-monotone amplifient cette impression .. un ras-le-bol se fait un peu sentir .. "wishing .. fuck the rhyme .. wishing I had the time, to wish to wish, to wish you mine .."
D'ailleurs, ce ras-le-bol se fait de suite sentir plus présent, cette mélancolie se transforme en colère, de désespoir. "Everyday I choose to spend the rest of my life with her, and everyday, I break the molds of life, and worlds .. I already miss the things that I will never know, I will never know the things that I've already missed"... brrr ..
Bon, passons à
80 windows. Je l'aime bien cette chanson .. on ressent bien cette sensation de solitude malgré tout le monde qui nous entoure .. et en même temps cette impression de vie privée qui n'existe pas vraiment, mais qu'on protège via un mur invisible. Trois notes, répétées chacune trois fois .. brr j'en ai des frissons .. Matthew chante toujours avec cette voix douce et claire, quelque peu aigüe. On est en communion avec les sentiments dégagés. "I feel far away from you .. so what else is new ? The moon is closer to the sun than I am to anyone .."
Bon bon bon, vous voulez un peu de
Bacardi pour vous changer les idées ? voici, voici ! Et la différence se sent, on est revigorés, ça bouge, on a la patate ! Ouais, enfin après on a un peu la gueule de bois .. hips .. on dodeline de la tête .. on est un peu paumé .. enfin c'est pas grave, on remet ça le lendemain !! Youhou !! Hips .. ouais enfin la gueule de bois aussi revient .. Mais bon, c'est pas grave, on a l'habitude !! On garde la pêche !!
.. mais est-ce vraiment le cas ? ..
Voilà comment je ressens cette chanson, qui ne fait qu'alterner moments avec la pêche, et moments tout calmes. J'aime bien ^^
"I only wanna say things that are pure, now I won't be talking anymore .." voilà la première phrase de
Bad best friend, qui parle .. bah d'amitié, la vraie de vraie. L'ambiance est toute calme, amicale en effet, on baigne dans une piscine de douceur. Les petits clap clap aidant le rythme de la batterie en fond donnent un côté particulier, légèrement kitch. L'hymne à l'amitié ? Est-ce que je mérite d'avoir quelqu'un d'aussi génial comme ami(e) ?
Dispossession est un autre morceau plein de pêche. Tout s'y prête: la batterie plus présente, la basse et la guitare plus appuyées, plus graves .. même Matthew dans son chat est totalement transformé ! Le refrain voit quelques chants de soutien en fond, et Matthew retrouve sa voix habituelle. Mais ce n'est que le refrain, il faut revenir à ce moment plus grave, plus pêchu ! On a même droit à un solo bien alternatif, pas metal pour un sou, mais sacrément entraînant, il me rappelle la guitare dans Lose Control, du groupe Ash.
Ensuite, nous avons droit à
The voices, dont le thème principal est la paranoïa, la jalousie .. "Why do I worry, what do they think ? What is she telling to then ? I can't ignore anything !". Matthew fait encore un sacré bon boulot pour que l'on ressente celà. "I'm obsessed, I get no rest !". Bizarre comme on ressent une tension dans le calme apparent de la chanson o_o
Et voilà le single que l'on pouvait entendre sur nos ondes:
Firecracker ! Riff reconnaissable, puissance (pour de l'indie, et par rapport au reste de l'album en général), même Matthew se fait plus pesant sans pour autant aller chercher cette force dans les graves. Firecracker .. cette allumette qu'on veut .. allumer .. on veut se rebeller, mais on n'y arrive pas .. la guitare change vraiment beaucoup dans l'ambiance de cette chanson par rapport aux autres .. et contrairement à la voix de Matthew, elle doit aller chercher cette puissance dans les graves. On aura même droit à des distorsions avant l'assaut final si je peux dire.
Slow Down. L'entrée est fort sympathique, les notes sont quelques peu plus aigues que d'habitude, et c'est le retour de Daniel au chant principal. La guitare a un jeu simple mais nous laisse l'esprit "en hauteur" si je peux dire. Et hop, on ralentit avec le refrain .. "slow down !". Oh tiens, Matthew a fait une apparition ! Sacré lui ! et c'est reparti, on est de nouveau haut perchés, avec Daniel comme fil conducteur, qui nous ramène encore sur le refrain, donc bah on freine hein, mais là on prend le temps d'admirer le paysage un peu plus. Puis on accélère un peu, mais on s'envole comme dans un rêve, les voix se font un peu plus distantes.
Et finalement, on va accélérer, avec l'aide de Matthew, encore lui, pour freiner définitivement car c'est la fin de la chanson
Et hop, la dernière chanson:
Robot. rythme comme un battement de coeur, mais à la guitare, la batterie se fait lourde mais pas pesante o_o Le début est quand même bizarre, mécanique, en contraste avec la voix qui est plus fluide, plus humaine. Normal: "you are just a robot executing a program" ! Tout s'explique. A noter un petit moment rétro ma foi bien sympathique, genre vieil enregistrement, impression de lointain. Classique, mais toujours efficace. La toute fin fait petite boîte à musique qui finit son morceau.
Oh, mais il y a deux bonus tracks !! Sauf que je ne connais que
Spooky, donc voilà: pfff j'adore cette chanson .. hmm non c'est pas tout

Elle me donne des frissons .. je ne sais pas comment ils ont fait pour donner cette atmosphère, mais .. pourtant, il n'y a rien de si exceptionnel .. peut-être les notes à la guitare, et ce rythme très trop régulier ? sa vitesse si .. spécialement choisie ? Non, vraiment un des meilleurs morceaux de l'album d'après moi ! Et le refrain ..
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Première fiche de ma part d'un album non métal, et pour un genre dont les mélodies sont quand même très simples, et des structures très classiques, voire répétitives. Mais un album que j'adore, qui représente un an et demi de ma vie, avec même quelques morceaux qui me représenteront tout court .. incontournable d'après moi, pas forcément le cas pour tous. Mais ne passez pas à côté, même si c'est pour finalement ne pas l'apprécier.
Perso, un de mes albums cultes ! Je me le suis passé en boucle tous les jours pendant 1 an et demi, je connais les paroles par coeur, etc etc etc ..