[Roman] Chapitre 12 Gabriel de Lioncourt : Discussion sur le forum Création littéraire (votre edition : Faites nous partager vos écrits, poêmes et autres créations littéraires ou dessinées.)
Une fois dans ma chambre, je me déshabillai et enfilai une chemise de nuit d’une blancheur immaculée... Quelle ironie... Je ressemblais certainement à une jeune vierge farouche...
« On dirait un ange, un ange étrange. » Je me retournai, prête à me jeter dans ses bras, mais je m’arrêtai en voyant son état. Il tenait debout avec peine, s’appuyant au chambranle de la porte, du sang séché lui coulant de la bouche. Je m’approchai de lui et écartai sa chemise, il portait seulement la marque rouge de coups violents.
« Il frappe toujours là où cela ne laissera pas de marques, il ne veut pas qu’on l’accuse de quoi que ce soit.
-Pourquoi t’a-t’il fait cela ?
- Il me pense fou et il tient à se débarrasser de moi. Il essaie de me convaincre par tous les moyens de signer de foutus papiers... De toute manière je ne le ferai pas et il aura bientôt la possibilité de se débarrasser de moi sans autorisation. Mais qu’importe ? Maintenant je suis prés de toi. »
Il s’approcha de moi et me tint par les hanches... Mais il trébucha, se soutenant à peine. Il s’accrocha à mon cou tandis que le retenant, je me faisais asseoir sur mon lit. Il se recroquevilla contre ma poitrine, pauvre enfant terrifié. Il était tellement faible, je le tenais délicatement contre moi tandis qu’il hoquetait et que sa bouche crachait un liquide grenat, je le berçais, j’essuyais le sang de son nez. Tout doucement je me mis à chanter un air, très ancien... Un de ces airs qui viennent dont ne sait où mai qui calme et apaise :
Un battement d’aile froissée
Effleurant doucement mon visage
Cherchant à se cristalliser
Dans mon cœur volage.
Un baiser doux volé
Au coin de mes lèvres
Me faisant me sentir aimée
Et éloignant ma folle fièvre.
Deux bras qui me serrent forts
Cherchant à me protéger
Et contre mon corps
Celui de mon bien aimé.
Je lui retirais ses vêtements et doucement je passais un baume sur les coups ; j’effleurai sa peau si blanche marquée par la violence d’un père égoïste ; comme l’eau se trouble quand on la touche, il frissonnait au contact de mes doigts. Ses lèvres se posèrent délicatement contre mon cou, ses mains enserrèrent ma taille. Nous nous allongeâmes.
La personne qui m'a parlé d'un agent secret pour sauver le monde c'était vachement exagéré, je parlais plus de quelque chose dans le genre que gabriel a fait. Un mélange de tristesse et d'amour, ca c'est la vraie vie
EDIT: j'ai failli oublié la souffrance, très importante la souffrance