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10/05/2005, 12h29 | #1 | | Dieu supérieur
| Re : [Poésie] | | Bon je commence à peine à essayer la prose, aussi je ne pense pas encore maitriser très bien. Si vous pouviez me dire un peu ce qui va et ce qui ne va pas, en étant objectif s'il vous plait. Cela m'aiderai.
Colère et révérence.
_La colère m’a assaillit hier soir. Tel une furie stupide, les traits déformés, elle m’a sautée au cou (non sans détruire ce qui se trouvait sur son funeste passage) et a enfoncée ses ongles dans ma chaire vulnérable.
Peut être, l’homme moral, se serait-il relevé ? Afin de rester droit et fier, à la maniere d'une statue Grecque. Peut être aurait-il combattu ? Rendant ainsi un juste courroux à un injuste courroux.
_Moi, pourtant, je n’en fit rien. Et, comme un enfant, je me suis mis à trembler et à pleurer. Je me suis même recroquevillé, afin de retourner dans le doux fœtus maternel, là où nul maux conscients ne peuvent assaillir, ni l’âme, ni le corps.
_Ô chers lecteurs, vous auriez du la voir cette harpie dégoûtante, crier et baver. Oui ! Vous auriez du voir ses yeux révulsés, ses gestes frénétiques et saccadés se déchaîner contre mon être. Je crois qu’elle a hurlée et que j’en ai fait de même. Je crois, oui, je n’en suis pas sur. Comment pourrais je l’être alors que les larmes et la douleurs faussaient ma vision des évènements.
_Ce monstre était palpable. J’ai beau lui donner des apparences chimériques, sa colère, son dédain pour ce que je suis, étaient bien réelle. Il est douloureux de subir la colère de quelqu’un, car en plus de la décharge colérique physique, une autre, morale, tout aussi violente, s’additionne.
C’est ainsi, que choqué, j’ai essayé de fuir. Mais là où ma fuite m’a conduite, la bête m’a poursuivit. Tandis qu’elle se déchaînait de plus belle, à l’apogée de sa violence pathétique, j’ai sentit qu’elle prenait le dessus, sur moi aussi. Alors il n’y eu plus une bête, mais deux. Deux affreux visages tordu, s’injuriant. Peut être ma propre colère était chose attendue, car bizarrement, il ne fallut que peu de temps, après son expression, pour que l’autre démon ne se retire.
_Une foi seul, une infinité de sentiments me traversèrent, à tel point que mon esprit satura et que je ne pu réunir mes pensées pour en faire un tout cohérent. Je me mis à bredouiller, à regarder, les yeux vides et stupides, autour de moi, afin peut être, d’y trouver un hypothétique réconfort. Le réconfort me fut chuchoté.
_Désormais, j’affirme, qu’il faut savoir tirer sa révérence, ralentir toute chose. Reculer, l’esprit clair, faire le point. Car jamais, jamais, je ne pourrai m’habituer à tel décharge. Non, jamais.
ps : (désolé pour les _ mais j'arrivais pas à faire d'allinéas sur hyjoo) Dernière modification par Corbeau : 10/05/2005 à 13h37. | | |
10/05/2005, 17h12 | #4 | | Dieu supérieur
| Re : [Poésie] | |  | Citation |  |
| |  | Posté par Corbeau |  |
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| | | | Colère et révérence.
_La colère m’a assaillit hier soir. Telle une furie stupide, les traits déformés, elle m’a sauté au cou (non sans détruire ce qui se trouvait sur son funeste passage) et a enfoncé ses ongles dans ma chaire vulnérable.
Peut être, l’homme moral, se serait-il relevé ? Afin de rester droit et fier, à la manière d'une statue grecque. Peut-être aurait-il combattu ? Rendant ainsi un juste courroux à un injuste courroux.
_Moi, pourtant, je n’en fis rien. Et, comme un enfant, je me (suis) mis à trembler et à pleurer. Je me suis même recroquevillé, afin de retourner dans le doux fœtus maternel, là où nul mal conscient ne peut assaillir, ni l’âme, ni le corps.
_Ô chers lecteurs, vous auriez dû la voir cette harpie dégoûtante, crier et baver. Oui ! Vous auriez dû voir ses yeux révulsés, ses gestes frénétiques et saccadés se déchaîner contre mon être. Je crois qu’elle a hurlé et que j’en ai fait de même. Je crois, oui, je n’en suis pas sûr. Comment pourrais-je l’être alors que les larmes et la douleur faussaient ma vision des évènements.
_Ce monstre était palpable. J’ai beau lui donner des apparences chimériques, sa colère, son dédain pour ce que je suis, étaient bien réels. Il est douloureux de subir la colère de quelqu’un, car en plus de la décharge colérique physique, une autre, morale, tout aussi violente, s’additionne.
C’est ainsi, que choqué, j’ai essayé de fuir. Mais là où ma fuite m’a conduite, la bête m’a poursuivi. Tandis qu’elle se déchaînait de plus belle, à l’apogée de sa violence pathétique, j’ai senti qu’elle prenait le dessus, sur moi aussi. Alors il n’y eut plus une bête, mais deux. Deux affreux visages tordus, s’injuriant. Peut-être ma propre colère était chose attendue, car bizarrement, il ne fallut que peu de temps, après son expression, pour que l’autre démon ne se retire.
_Une fois seul, une infinité de sentiments me traversa, à tel point que mon esprit satura et que je ne pus réunir mes pensées pour en faire un tout cohérent. Je me mis à bredouiller, à regarder, les yeux vides et stupides, autour de moi, afin peut-être, d’y trouver un hypothétique réconfort. Le réconfort me fut chuchoté.
_Désormais, j’affirme, qu’il faut savoir tirer sa révérence, ralentir toute chose. Reculer, l’esprit clair, faire le point. Car jamais, jamais, je ne pourrai m’habituer à telle décharge. Non, jamais.
Corbeau | |  | |  |
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Voilà j'ai fait une bonne premire correction. Je me suis permi de supprimer deux mots à deux endrois afin de fluidifier un peu le texte. Est-ce volontaire de le faire si saccadé, si lourd ? En dait cela me donne l'impression que le narrateur me raconte directement, en me parlant, sa fuite devant la colère !
En tous cas... sacrée bête... elle me rappelle ma meilleure amie d'échainnée à me faire des chatouilles  (heureusement, elle est pas sur ce forum  ) Dernière modification par Tarja : 10/05/2005 à 18h26. | | |
11/05/2005, 11h23 | #12 | | Dieu supérieur
| Re : [Poésie] | | Colère et révérence.
Corbeau
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Bon voilà mes commentaires : tant pis pour toi, je ne t'épargne pas  (mais bon je suis loin d'être un génie en poésie donc c'est seulement mon point de vue et rien d'autre  )
Je trouve tout d'abord qu'il y a une incohérence dans ta prose. La narrateur décris dans le deuxième paragraphe la manière dont il a fuit la colère, on s'attend donc a voir une description de fuyard, à voir la colère ne pas s'exprimer à travers lui, a ne pas voir la colère le transformer en monstre. Hors tu ecris " Je crois qu’elle a hurlé et que j’en ai fait de même." Là pour moi, il y a une discontinuïté de l'histoire.
Pareil avec cette phrase : " Il est douloureux de subir la colère de quelqu’un, car en plus de la décharge colérique physique, une autre, morale, tout aussi violente, s’additionne." Moi j'avais compris qu'il subissait sa propre colère et non la colère de quelqu'un d'autre... Du coup je ne sais plus si le narrateur fuit sa colère ou la colère de quelqu'un d'autre. Ou alors il se dispute avec la colère en colère... c'est bizarre...
Puis sur la dernier paragraphe tu reviens sur le rapport du narrateur à sa propre colère...
Le tout est donc pour moi assez confu au niveau de la cohérence de l'histoire.
Cependant j'apprécie beaucoup le rythme que tu mets dans ton texte. Le fait que j'ai l'impression que le narrateur me parle, encore épuisé de son combat avec la colère, rend la scène vivante. Par contre du coup, il ne faut pas que tu mettes de paranthèses dans la forme écrite. Tu pourrais tranformer la paranthèse du premier paragraphe en un chuchotement par exemple avec un alinéas ou une mise à la ligne... Un truc comme cela.
L'image de la colère est pas mal du tout. La transformer en bête à deux visages (moral et physique) c'est fun ! Par contre, tu pourrais peut-être appronfondir son affliction par un vocabulaire plus choisi plus précis ou plus "magique"... Dans la prose, c'est surtout le choix des mots qui est important puisque la forme du poème est annulée.
Je trouve que tu maîtrises bien les allégories et autres figures de style c'est pas mal ! | | |
11/05/2005, 16h12 | #13 | | Dieu supérieur
| Re : [Poésie] | | | | | | Colère et révérence.
Corbeau
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Bon voilà mes commentaires : tant pis pour toi, je ne t'épargne pas (mais bon je suis loin d'être un génie en poésie donc c'est seulement mon point de vue et rien d'autre )
Je trouve tout d'abord qu'il y a une incohérence dans ta prose. La narrateur décris dans le deuxième paragraphe la manière dont il a fuit la colère, on s'attend donc a voir une description de fuyard, à voir la colère ne pas s'exprimer à travers lui, a ne pas voir la colère le transformer en monstre. Hors tu ecris " Je crois qu’elle a hurlé et que j’en ai fait de même." Là pour moi, il y a une discontinuïté de l'histoire.
Pareil avec cette phrase : "Il est douloureux de subir la colère de quelqu’un, car en plus de la décharge colérique physique, une autre, morale, tout aussi violente, s’additionne." Moi j'avais compris qu'il subissait sa propre colère et non la colère de quelqu'un d'autre... Du coup je ne sais plus si le narrateur fuit sa colère ou la colère de quelqu'un d'autre. Ou alors il se dispute avec la colère en colère... c'est bizarre...
Puis sur la dernier paragraphe tu reviens sur le rapport du narrateur à sa propre colère...
Le tout est donc pour moi assez confu au niveau de la cohérence de l'histoire.
Cependant j'apprécie beaucoup le rythme que tu mets dans ton texte. Le fait que j'ai l'impression que le narrateur me parle, encore épuisé de son combat avec la colère, rend la scène vivante. Par contre du coup, il ne faut pas que tu mettes de paranthèses dans la forme écrite. Tu pourrais tranformer la paranthèse du premier paragraphe en un chuchotement par exemple avec un alinéas ou une mise à la ligne... Un truc comme cela.
L'image de la colère est pas mal du tout. La transformer en bête à deux visages (moral et physique) c'est fun ! Par contre, tu pourrais peut-être appronfondir son affliction par un vocabulaire plus choisi plus précis ou plus "magique"... Dans la prose, c'est surtout le choix des mots qui est important puisque la forme du poème est annulée.
Je trouve que tu maîtrises bien les allégories et autres figures de style c'est pas mal ! | |  | |  |
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et ben vous avez postez entre temps! je répond donc à ton commentaire. Merci déjà pour ta critique. En effet j'avais envie de donner l'impression de quelque chose de parlé... je prend donc note pour la parenthèse... quand à l'incohérence... je voulais justement qu'à chaque foi que je parlais de la colère, on ne sache pas si je parlais de quelqu'un d'autre ou de ma propre colère... cela dit, je décrit une anecdote de ma vie. Donc si il y a des incohérences dans la fuites ben.... lol je peut pas modifier le passé...
mais je prend note de tout ça, cela va bien m'aider. je ne referai pas celui ci, mais ça m'aidera pour mes prochains essais de proses... je commence à m'appercevoir que la prose est aussi durt voir plus que la poésie versifiée. | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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