...Et pouet, dis-je moi - le chenapan -
Sans irrévérence, cependant.
Il faut bien savoir se libérer
De tous les "devoirs", faire un pied d'nez
A tous ceux qui croient ravigorer
Le formidable art qu'est rimailler,
En dictant des lois rassies, usées...
Il faut du bazar, il faut du hasard, il faut du homard dans c'qu'est créé...
Car : sans le bazar ? Trop ordonné !
Bon, sans le hasard, qui étonner ?
Et sans le homard, ...j'ai pas trouvé,
Mais ce qu'il faut voir, vous comprenez,
C'est que y en a marre de d'voir s'plier,
Aux versions d'mitard de c't art d'lettrés
Qui voudraient nous voir - les inspirés -
Tous broyer du noir en vers rythmés.
Il n'est pas trop tard pour faire le fêtard, et l'air goguenard se révolter,
Conjurer nos rares rêves oubliés,
Dire merde au connard qui compte trop les pieds,
Qui mouille son falzar dès qu'il est paumé,
Et en bon ignard manque d'apprécier,
Le talent paillard des indominés,
Des pauvres jobards qui s'fichent des lwés.
Donc, j'vous encourage,
Quelque soit votre âge,
Ou votre message,
A braver l'usage,
Les avis trop sages,
Et lors, sans ambage,
Ecrire un passage
Sans l'poids du bagage
D'années d'formatage
C'est quand même dommage, ces blocages, ces forçages...
Ces contraintes nombreuses, qui nous ferment les yeuzes,
...et surtout les oreilles!
Forcément on s'sent con, parce que notre intuition
On se la met en veille.
Mais voilà... C'est comme ça... Je suis pas prof de lettres,
Et tous mes arguments sont assez vains, peut-être.
Après tout, je l'avoue, même mes écrits flous
N'échappent pas tout à fait à une certaine rigueur
Mon refus fort confus des limites convenues
Masque là, il est vrai, une coupable impudeur
Un délit d'anémie, une absence d'envie
De faire gaffe de trop près aux détails, à ces leures.... ahhhhh!!!!! C'est l'heure!
J'dois finir ce poème
Qui commence lui-même
A bien sentir des pieds
Et le homard grillé.
Je sais plus c'que j'disais.
Sans doute que des bêtises.
Peut-êt' que j'reviendrai
A une autre reprise.
...
Excusez c'départ, mais j'suis fatigué.
En tout cas je pars, le coeur plus léger.
J'avais le cafard, j'l'ai exorcisé
(C'est vrai qu'le pinard a bien dû aider...

)
Comme quoi, c'est bien, l'art ; y faut s'éclater.
Et sur ce, bonsoir. Je vous laisse rêver.
[...La féérie à coeur, je vous tire mon chapeau et ma révérence, en affirmant que j'vous aime plus que vous n'sauriez l'imaginer et que le monde est beau malgré toutes - ou peut-être aussi en partie à cause de toutes - les conneries dont il est moucheté ; en attendant ma belle, je suis quand même amoureux de la vie et ça fait déjà du bien, promis ! Et zou, au lit !]