J’ai enfin réussi à terminer cette série et ce fut très difficile. Je commence vraiment à faire une overdose de séries de 2nde zones ces temps-ci…
Donc, débutons le bilan de cet anime en citant ses points positifs et négatifs.
Les points faibles
Bakumatsu possède de nombreux défauts, et celui qui est le plus marquant reste son scénario. Pourtant ce dernier est dense, avec des événements abondants de toute part, un développement de l’univers et notamment de ses personnages. Cependant, le souci est la narration et sa mise en scène, la série ne possède
aucun rythme. En effet, les épisodes développent, introduisent une multitude de personnages, de situations, mais qui cassent complètement le rythme de la série. Le narrateur de l’histoire nous présente des personnages, un univers sans pour autant que cela intéresse le spectateur. Bien sur, cela rend
le monde de Bakumatsu beaucoup plus crédible avec de nombreux personnages ayant réellement existé d’ailleurs,
cependant la manière est bien mauvaise. C’est sûrement ce manque de rythme qui a tué la série, même si à la base
le scénario n’est pas particulièrement passionnant.
Yuyama en train de faire son show
La première partie de la série se concentre sur la troupe de théâtre emmenée par Kakunojo Yuyama, ainsi que sur la quête d’ Akizuki concernant « la tête » (Hasha no Kubi). La 2nde partie s’attarde un peu plus sur la relation entre Akizuki et Yuyama, ainsi qu’à leur opposition, constatée dans l’opening. Comme je l’ai dit plus haut, la série développe de nombreux éléments, et la troupe de théâtre possède une place très importante dans le scénario. Ces scènes de théâtre sont assez nombreuses, décalées et très ennuyantes à regarder. De plus, elles ne servent pas à grand-chose dans l’intrigue et cassent son rythme déjà peu soutenu.
De plus Akizuki côtoiera à de nombreuses reprises la troupe de théâtre, et l’intrigue avancera trop lentement durant ces 26 épisodes. Celle-ci ne décollera d’ailleurs jamais réellement, et c’est pourquoi on a un sentiment de vide lorsqu’on termine la série.
Bakumatsu kikansetsu irohanihoheto se déroule durant la période du bakumatsu, donc peu d’originalité avec de nombreux combats au sabre. Les pouvoirs surnaturels sont de mises mais cela ne rend pas l’univers plus attachant. Je m’attendais à un anime plus sombre.
La relation entre Akizuki et Yuyama devient de plus en plus compliquée
La série développe le personnage d’
Akizuki appelé l’assassin éternel. Ce dernier est hanté par la mort de Sakamoto Ryoma et on le constatera à de nombreuses reprises durant le récit. Le personnage
manque clairement de charisme, et sa quête n’a rien de bien intéressante. C’est un personnage renfermé sur lui-même. Sa relation avec Yuyama évolue tout le long de l’histoire. Le point culminant restera leur opposition qui se termine sur un final réussi. Cependant la relation Akizuki/Yuyama manque d’émotion alors qu’elle avait un certain potentiel, notamment par cette opposition.
Comme je l’ai mentionné plus haut, Bakumatsu s’attarde sur la troupe de théâtre et plus particulièrement sur Yuyama qui possède aussi un but : tuer le meurtrier de ses parents. C’est un personnage assez expressif mais on a du mal à s’attacher à elle. D’ailleurs c’est sûrement un des personnages les plus énervants de la série, surtout sur lors des pièces de théâtre. Sa voix est tout bonnement inaudible. Elle arrive tout de même à avoir une certaine classe à plusieurs moments de la série, notamment lorsqu’elle se bat au sabre ; mais c’est maigre.
Après, bien sur, il y a encore de nombreux personnages dont je n’ai pas mentionné le nom et qui ont une place assez importante dans l’intrigue, notamment Enomoto, Kanna Sakyonosuke, ou encore Ibaragi Sotetsu ; mais bon tout dévoiler sur ces personnages ne ferait que gâcher le scénario. La série comporte du
développement pour des personnages dont on a trop peu d’attaches pour pouvoir les apprécier.
La multitude de personnages introduits dans Bakumatsu ne permet pas de réellement s’attacher à ces derniers et ce, malgré un design correct pour quelques personnages.
Sakyonosuke et Akizuki s'affrontent
Ceci m’amène à parler de la réalisation de Bakumatsu, et plus précisément du
chara design. Il est très inégal. Certains personnages sont assez réussis comme Akizuki, Sakyonosuke mais d’autres sont plutôt ratés, notamment Yuyama lorsqu’elle est maquillée pour ses pièces de théâtre, et nombre de personnages secondaires agaçants. On dira que c’est normal pour des pièces de théâtre, et je vous donnerais raison. Le chara design n’aide pas vraiment à apprécier les personnages de la série. Globalement, celui-ci est plutôt mauvais et aucun personnage ne nous marquera par sa classe.
Pour ce qui est des décors, c’est très inégal à l’instar du chara design. On notera tout de même certains paysages très réussis dans le pur style de cette époque.
Quant à l’animation, elle n’est pas impressionnante. La
qualité des affrontements de sabre est assez contrastée. La série possède de nombreux combats cependant ils manquent d’intensité et de dynamisme. Bien sur quelques uns sortent du lot mais c’est trop peu.
Ensuite il y a la
tension qui est mal rendue. Le sérieux de la situation d’Akizuki côtoie le comique de la troupe de théâtre, le mix est assez particulier et pas forcément réussi. L’ambiance est donc ratée, encore un point qui empêche de rentrer dans cet univers.
Akizuki l'assassin éternel
Les points forts
Ils sont peu nombreux mais la série possède quelques qualités. Tout d’abord, il faut savoir que si on parvient à s’immerger complètement dans l’univers de Bakumatsu, on a un univers plutôt consistant, qui évolue tout le long de la série et qui possède une importante galerie de personnages.
Ensuite il y a
la bande son qui est très bonne. Les 2 OSTs possèdent très peu de déchets. Le thème principal de la série sera celui qu’on entendra à de nombreuses reprises, avec quelques variantes. Je le trouve très bon, il possède un ton épique. Les compositions de Fukasawa Hideyuki sont dans le même ton que le thème principal et en accord avec la période du Bakumatsu. C’est dommage que les combats soient si mauvais, car la musique aurait pu accompagné de magnifiques affrontements épiques. Je citerais quelques pistes que j’ai bien aimé comme « Jidai ~Hokujou no Koku~ », « Tsurugi no Sadame », ou encore « Fuuin » qui est vraiment géniale. La série possède aussi une insert song de qualité, signée Chiaki Ishikawa ; la piste se nomme « Namida ». Quant aux génériques, j’aime beaucoup l’opening de FictionJunction YUUKA, on sent tout de suite la patte Yuki Kajiura ; une superbe entrée dans l’univers du bakumatsu. Par contre j’ai trouvé l’ending assez fade. Encore une fois, dommage que la série soit aussi ratée. Elle ne mérite pas toutes ces compositions de qualité.
Conclusion
Bakumatsu n’est certainement pas une série que je conseille vu comment elle m’a profondément ennuyé par son rythme, son ambiance, sa narration, ses personnages, son scénario ou encore ses combats. Moi qui voulais me lancer sur une nouvelle série se déroulant durant la période du bakumatsu, j’ai été déçu par cette série.
Voilà mon avis.