 | [Environnement] La biodiversité...
| | Rédaction : BEBOP (20/11/2006) |
La biodiversité, qu'est-ce que c'est ??
On définit 3 niveaux de biodiversité, quels sont-ils ??
Dans ce topic, je me limiterai uniquement à la diversité spécifique.
Bien que le terme « biodiversité » existe depuis 20 ans, cela ne fait que quelques années qu’il s’est véritablement vulgarisé auprès du grand public grâce aux spécialistes qui nous alertent sur la disparition de certaines espèces des écosystèmes.
En effet, il s’avère que la disparition d’une espèce met en danger l’équilibre de l’écosystème notamment par l’émergence/le développement d’une autre espèce déjà présente mais dont sa progression était régulée par l’espèce disparue.
Qu'est-ce qui menace la biodiversité ??
De façon générale, c’est l’homme qui est à l’origine de la disparition des espèces.
Cependant, il est possible de définir plus précisément les menaces sur la biodiversité par ordre d’importance :
- La destruction de l'habitat
- La "pollution biologique"
- La pollution
- La surexploitation des milieux et des espèces
1. La destruction de l'habitat
Je vais me permettre un rapprochement entre la discussion sur la
réintroduction des espèces et la biodiversité.
La solution de réintroduire une espèce me gêne sur son principe car, à mon sens, elle a quelque chose d’extrême, de solution de derniers recours.
En effet, nous n’avons pas été assez vigilants pour préserver la biodiversité d’un écosystème au niveau local, d’un département ou d’une région alors, on réintroduit l’espèce disparue avec tous les problèmes que l’on connaît…
Pourtant, une réintroduction ne se fait pas à la légère puisqu’un cadre est défini...
Définition : L'opération de réintroduction consiste à introduire une espèce végétale ou animale dans une région où elle était indigène avant son extermination par l'homme ou par une catastrophe naturelle.
a. Il ne sera procédé à la réintroduction d'une espèce que si les causes originelles de son extinction ont été enrayées.
b. La réintroduction n'est envisageable que si les exigences de l'espèce en matière d'habitat sont satisfaites. On évitera notamment de réintroduire une espèce dont l'extinction est due à une modification de l'habitat si la situation est demeurée inchangée, ou une espèce dont l'habitat s'est nettement détérioré depuis sa disparition locale.
Une opération de réintroduction n'aura lieu que si des mesures appropriées ont été prises et si l'habitat a recouvré son état d'origine.
c. Le programme de base applicable à la réintroduction d'espèces doit comporter :
* une étude de faisabilité
* une phase préparatoire
* une phase d'introduction
* une phase de suivi.
Source : Lignes directrices de l'IUCN pour la réintroduction des espèces
Les conditions nécessaires pour effectuer une réintroduction et en particulier les conditions pré-réquises (points 1 et 2) parlent d’elles-mêmes ! Si dès le départ, nous portions attention à préserver le milieu, un équilibre entre la nature et l’homme s’établirait, la biodiversité serait alors conservée.
Heureusement, à l’heure actuelle où chacun d’entre nous est sensibilisé à la protection de l’environnement (tri des déchets, économies d’énergie, …), des associations se créent pour alerter l’opinion publique sur les dangers écologiques de certains projets et aujourd’hui nos politiques me semblent plus dans un état d’esprit de « faire le nécessaire avant qu’il ne soit trop tard » notamment pour des grands projets d’aménagement du territoire, comme par exemple la construction de l’autoroute A28 et son scarabée pique-prune :
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| |  | Posté par Extrait du communiqué de presse de Cofiroute |  |
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Une particularité de l'A28 : le scarabée pique-prune
La découverte sur le tracé de l’A28 du scarabée pique-prune, protégé par la convention de Berne, a interrompu pendant 6 ans les travaux de la section Ecommoy-Montabon. Les quelques fûts d’arbres à cavités où sa présence avait été décelée ont été transférés entre-temps sur des sites spécialement aménagés. Ainsi, sur le site des Blottes, à Mayet, des palissades protègent les fûts des vents dominants et mettent les larves à l’abri d’un ensoleillement trop important. Cofiroute prendra en charge pendant dix ans un suivi scientifique du scarabée, confié à l’Office du Génie Ecologique. Plusieurs pique-prune ont même été équipés de microémetteurs qui permettent d’étudier leurs déplacements.
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2. La "pollution biologique"
On parle d’invasion biologique dès lors qu’une espèce non indigène d’un écosystème donné s’est développée au détriment des espèces originelles du milieu. Pour que l’implantation et l’invasion soient un succès, trois phases sont nécessaires :
- l'arrivée des premiers specimens (importation volontaire ou non par l'homme)
- l'implantation d'une population
- la dissémination de l'espèce (qui s'accompagne de l'augmantation de l'aire colonisée)
Les espèces introduites sont en général très nuisibles aux espèces locales car celles-ci ont évolué en leur absence, elles n'ont donc développé aucun moyen de défense qui leur permettrait de faire face à une éventuelle prédation ou compétition.
Exemples d'espèces invasives en France :
- le ragondon. Il est importé d’Amérique du Sud à la fin du 19e siècle. Sa peau a eu la côte dans les années 20 de par son élevage facile et les bons revenus qu’apporte la vente de sa fourrure. Mais à la fin des années 30, le marché connaît une chute spectaculaire, provoquant la faillite des éleveurs qui relâchent volontairement les animaux dans la nature ou laissent leur élevage à l’abandon.
la tortue de Floride. Dans les années 1970 à 1990, les animaleries françaises ont vendu des tortues d’eau douce nouveau-nées, importées des Etats-Unis, majoritairement des tortues de Floride. En France, pendant les dix dernières années, les importations ont concerné en moyenne plus de 400.000 tortues par an. Convenablement élevés, ces jeunes NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) ont grandi pour atteindre un poids pouvant aller jusqu’à 2kg en quelques années. Dans la majorité des cas, les propriétaires les ont alors « remis en liberté », en les relâchant dans les rivières, étangs et plans d’eau.
3. La pollution
Elle est diverse et variée (air, eau, sol...), cependant, je définis 3 causes principales :
a) les activités humaines
b) les catastrophes
c) l'inconscience délibérée
a)
Les activités humaines
J’appellerai cela comme le "fonctionnement normal" de notre espèce. De par nos activités nous polluons en continu l’environnement.
Par exemple, l'utilisation des énergies fossiles.
b) Les catastrophes
C’est le cas d’un fonctionnement en « mode dégradé », un dysfonctionnement ponctuel, je dirai… Ou pour employer une image, un grain de sable dans les rouages bien huilés de la mécanique.
Exemples :
- le naufrage de l'Erika en 1999
- la catastrophe de Seveso en 1976
c)
L'inconscience délibérée
Malgré le fait que désormais nous sommes plus à même de quantifier les impacts écologiques de nos activités, nous poursuivons pourtant sur la même voie parce que cela est plus simple, plus économique…
Exemples :
- le dégazage en mer provoquant ainsi une "mini" marée noire
- La surutilisation de pesticides qui polluent les nappes phréatiques puis les cours d'eau perturbant ainsi l'écosystème (eutrphisation, disparition d'espèces de poissons sensibles)
4. La surexploitation des milieux et des espèces
Pour faire très très synthétique- excusez-moi par avance des erreurs.
A l’origine, pour survivre, l’homme puisait ses besoins dans la nature. De par ses capacités de raisonnement et d’adaptation à son milieu, sa population s’est développée, ses besoins se sont donc aussi vus augmenter. Cela ne posait aucun problème tant que le renouvellement naturel des espèces était supérieur à la démographie. Aujourd’hui, la tendance étant inversée, nous nous retrouvons dans le cas de figure de la surexploitation des milieux. Le phénomène est aussi aggravé du fait que l’homme n’a pas songé à « recharger » les batteries de notre planète.
Exemples :
- la forêt amazonienne dont l’exploitation intensive des espèces boisées réduit de plus en plus le territoire des espèces animales provoquant ainsi leur raréfaction ou des espèces végétales qui disparaissent par la destruction de l’écosystème.
- Le bison d’Amérique, une espèce en voie d’extinction car elle a été exterminée par les chasseurs au cours du 20ème siècle et que l’on retrouve uniquement dans les parcs nationaux canadiens.
- La mer d’Aral, étendue d’eau autrefois grande comme le Portugal, est aujourd’hui un lac salé qui se dessèche au milieu d’un désert. Trente années de monoculture forcenée du coton, le détournement de deux fleuves aux fins d’irrigation qui alimentaient la mer d’Aral ont aboutit à un désastre écologique sans précédent.
Bien que les scientifiques soient alarmistes sur les problèmes environnementaux, désormais, nous avons pris conscience que des efforts doivent être menés si nous voulons préserver notre environnement et déjà des démarches en ce sens sont menées.
Nous sommes donc sur la bonne voie ! Pourtant, qui d’entre nous peut dire ce qui est fait réellement près de chez lui ou ailleurs en matière de conservation de la biodiversité ?
Certains sujets écologiques tels le réchauffement de la planète, les réintroductions d’espèces et leurs problèmes occupent le devant de la scène au détriment d’autres sujets tout aussi importants.
Pourquoi préserver la biodiversité ??- Pour le droit d'exister de toutes les espèces
- Pour cette richesse essentielle à l'évolution qui y puisse les ressources nécessaires à son maintien et à sa poursuite
- Pour le potentiel économique et médical perdu
Comment préserver la biodiversité ??- Par l'exploitation et l'utilisation raisonnées des ressources naturelles
- Par l'amélioration de la qualité de l'habitat (gestion et restauration d'écosystèmes)
- Par la protection légale des espèces et des écosystèmes
- par la dininution des causes de mortalité et l'amélioration des paramètres de reproduction
- Par la réintroduction des espèces
- Par l'information et la sensibilisation
- ...
Quel est le but de ce topic ??
Le but de ce topic est donc que chacun d’entre vous s'exprime sur le sujet et nous informe des problèmes environnementaux rencontrés chez lui, de ce qui est fait ou a été fait (ou non) pour préserver la biodiversité (tel que l'exemple du scarabée pique-prune).