Je viens de finir ce livre, après avoir lu le
Syndrome Copernic. Bon je sais, c'est pas réellement l'ordre qui va bien, mais on fait avec ce qu'on a.
Je commence en tout cas à vraiment apprécier monsieur Loevenbruck (qui a un nom presque aussi compliqué à écrire que mon pseudo).
A propos du livre en lui même :
Le pavé n'est pas imposant, la quatrième de couv' est ambitieuse mais pas trop, et j'ai apprécié moyennement la comparaison directe avec le Da Vinci Code. Un grand fossé sépare tout de même les deux livres. J'y reviens après
Mauvaise habitude : je commence par la fin. Ouf, dans ce livre, la fin, ce sont les Remerciements

Et j'aperçois un
Bernard Werber dans la liste. Ah... Petit plus ? On verra.
Bon je vais quand même commencer à parler de l'histoire en elle même !

On est dans un bon gros thriller, avec les
cliffhangers qui vont avec, et les raccourcis aussi. On a par exemple droit à trop peu de rappels historiques, même si ils sont introduits fort habilement pour que le lecteur soit bien attentif. On a parfois l'impression que le héros est un total abruti, alors qu'il est censé sortir de khâgnes... L'action quant à elle est très bien menée. L'écrivain arrive à inculquer au lecteur le trouble de son personnage. Si ce dernier à les idées clair, le déroulement est limpide, mais lorsque la tension monte et que la paranoïa gagne du terrain, on se retrouve avec des enchaînements de mots bourrés de stress. C'est une caractéristique que l'on retrouve à 300% dans le Syndrôme Copernic.
Un gros point fort, la palette de personnages. C'est plutôt atypique. Les deux héros n'ont rien d'extraordinaires à part mais forment ensemble un cocktail détonant : un expatrié de retour au bercail qui se lie avec une journaliste lesbienne manipulatrice. Par contre, les personnages secondaires sont tous plus sympathiques les uns que les autres. On a l'ami fidèle député et franc-maçon, le hackeur malin et le garde du corps protecteur, des figures qu'on ne voit pas souvent regroupées ainsi.
Un gros point faible, c'est trop court. Non seulement on a l'impression d'être passé à côté de quelque chose, mais l'enquête avance trop vite. Avec peu d'éléments, les protagonistes parviennent à découvrir plus rapidement ce que les autres ont passé des années à découvrir. Il y a comme un manque de ce côté. Comme dans le Da Vinci Code.
Et voilà la comparaison avec le Da Vinci Code qui revient. Bon, ben justement, à part ça et le nom "Jésus Christ" qui revient pas mal dans les chapitres, j'ai du mal à trouver le vrai rapport. Le déroulement est moins américains, moins "Hollywoodien", mais plus personnel. On tourne plus autour de Damien Louvel que du secret en lui même. Et c'est tant mieux ! Parce qu'on se doute bien que de toute façon, l'ambition du livre n'est pas de nous inventer un message. Pas comme le Da Vinci Code.
Et puis au final, on n'entre que très peu dans les secrets des "sociétés secrètes". Les personnages principaux ne sont que des héros modestes, et leurs aventures ne vont pas non plus changer la face du monde.
Voilà ce que je retiens. Méfiez vous des comparaisons. Le
Testament des Siècles est un roman original, même si vous avez déjà lu le Da Vinci Code. Et je ne regrette pas du tout le voyage.