Dieu supérieurPlumo d'argent
| [Ecrit] Amant de toujours | | Voilà, ce que j'ai écrit en très peu de temps. J'espère pouvoir vous donner plaisir à le lire. Je travaille en même temps sur une nouvelle qui sera sûrement plus longue que mes écrits précédents.
Je suis à côté de toi mais tu ne me vois pas. Je te protège mais tu ne le remarques pas. Je suis les bras qui s'enroulent autour de ton corps sans que tu te sentes oppressée. Je te parle, te supplies, t'encourages et parfois même te glisse des mots doux à l'oreille mais tu ne m'entends pas. Comme du marbre, tu restes insensibles à mes baisers. Partout, tout le temps, je suis auprès de toi. Telle une ombre immortelle, je t'accompagne.
Mes pensées ne t'atteignent pas alors que tu me transpercent de tes pleurs. Ressentir sans pouvoir rien y changer, ce sentiment d'impuissance contre l'adversité, contre tes humeurs que je ne peux calmer, contre l'univers qui refuse de s'agenouiller devant toi, m'accable chaque jour un peu plus.
Mais pour moi, le pire est leur présence. Ces hommes que je hais plus que tout, surtout quand tu es avec eux quand tu te refuses à moi. Tu pars pour le Ciel et je tombe en Enfer. Mon corps se raidit et j'endure mille souffrance. C'est comme si en m'imposant le silence, tu voulais que je combatte ma jalousie, que mon coeur s'épure. Tu me fais évoluer en m'obligeant à affronter mes émotions, mes peurs, mes angoisses...ta disparition afin de développer ma perception et d'apercevoir, à travers le voile, que nul autre peut me remplacer.
Je succomberai avec toi, dans ton ignorance de mon existence, mais je resterai à tes pieds. La vie, c'est toi qui me l'a insufflée, tu es donc ma créatrice, mon seul dieu.
Je ne suis pas libre de te quitter et tu ne sais même pas comment enlever les chaînes qui m'entourent ; ma laisse qui s'accroche à toi tel un maître que je ne peux atteindre. Ton monde est totalement différent du mien. Il l'englobe et même parfois l'étouffe. Je suis sommé de vivre.
Je peux tout te pardonner même si mon coeur encaisse mal toutes ses souffrances.
Coupe le lien qui nous lie. Quittons nous, car moi, je te connais, je sais, que malgré tout, tu me cherches. Celui que tu désires, tu le verras, n'ait crainte. Il se penchera sur toi, et t'embrassera quand tu seras sur ton linceul, lui, il sera à toi pour l'éternité. Lui, si fidèle, qui guette cet instant depuis le début.
Nous serons, à jamais, unis dans les limbes. Je t'y attendrai. |