Monument culte pour plusieurs générations que ce bijou de Joe Dante,
auquel rend très bien justice la fiche de Nana-san (comme d'hab' hein ?

)
Comme la plupart, je l'ai vu très jeune, revu très.. moins jeune ^^', et c'est toujours un pur plaisir.
Même si je n'ai pas de crête blanche, je vais sûrement passer pour une vilaine sadique à l'image de Stripe au milieu de tous ces fans de Gizmo, mais moi je préférai largement les Gremlins, et j'étais ravie quand ils faisaient passer un sale quart d'heure à cette kawaïté incarnée de Mogwai (me regardez pas comme ça, j'avais la trouille des peluches kawaï.. ^^).
Et puis, ils étaient tellement drôles, et c'était jouissif de voir ces créatures en pleine évolution antéropostérieure (par rapport à la nôtre) faire tout ce qu'ils voulaient au dépend des autres, s'approprier tous les vices humains et provoquer un joyeux bazar. D'ailleurs c'est à eux qu'on doit les scènes cultes de ce film, il faut donc leur rendre justice ^^
Gremlins est un petit chef d'oeuvre d'humour noir qui fourmille de références joliment détournées et de critiques plutôt acerbes : le mythe de noël et les clichés qui s'y rapportent sont proprement ravagés en même temps que la petite ville parfaite américaine, les personnages stéréotypés en prennent pour leur grade, les courageux policiers filent à l'anglaise et au final on a le droit à un message moraliste du genre "c'était mignon au départ, voilà ce que vous en avez fait".
Bref, que ce soit les cantiques de Noël par les petits chanteurs Gremlins, le chien accroché aux guirlandes de Noël, le Père Noël qui prend une raclée, le sabotage de voitures de police, les scènes dans le bar avec un Gremlins qui nous fait un remix de Flashdance, la diffusion de Blanche Neige au cinéma qui tourne au capharnaüm et engendre une version Gremlins de la chanson des 7 nains, etc.. l'univers mielleux Spielbergien se retrouve piétiné par les vilaines créatures qu'il a enfanté, et on y prend un malin plaisir ^^
Les effets spéciaux sont parfaits, la musique inoubliable, le scénario démentiel, et vingt ans après c'est toujours hilarant, en résumé un classique indémodable à ressortir.. à Noël, au hasard
