SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES
Réalisateur : Zabou BREITMAN
Auteurs du scénario : Zabou BREIMAN a Jean-Claude DURET
Acteurs :
Claire POUSSIN - Isabelle CARRE
Philippe - Bernard CAMPAN
Christian LITCH - Bernard LE COQ
Marie BJORG - Zabou BREITMAN
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1H50
Nationalité du film : Film français
Date de sortie : 09 janvier 2002
DVD : Il est disponible en vesion simple ou plus complète.
Résumé :
alors qu'elle se promenait en forêt, Claire POUSSIN a reçu un coup de foudre. Bien qu'elle n'ait aucune séquelle physique depuis cet incident, elle présente des troubles de la mémoire.
Sa soeur, Nathalie, l'emmène donc dans un centre spécialisé pour les amnésiques 'Les Ecureuils' consulter le Docteur LITCH qui a autrefois soigné leur mère atteinte de la maladie d'Alzheimer.
Elle fait la connaissance de Philippe, lui aussi patient du docteur, qui a perdu la mémoire et qui ne ressent plus aucune émotion suite à un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils.
tous deux vont tomber amoureux l'un de l'autre.
Avis personnel :
C'est un film très émouvant
J'ai beaucoup aimé la lutte que mène chacun des deux protagonistes : L'un pour garder sa mémoire qui s'en va bribe par bribe, l'autre pour recouvrer ses souvenirs. J'ai d'ailleurs l'impression d'un jeu de vases communiquant entre Claire et Philippe. Alors que Claire perd peu à peu la mémoire et ses moyens, Philippe lui se remémore son passé. L'espace de liberté de Claire s'amenuise tandis que celui de Philippe s'élargit progressivement. Ce que l'autre perd, l'autre le retrouve.
On plonge dans le quotidien des deux héros, avec ses victoires et ses défaites.
Ce qui fait la force émotionnelle de ce film, c'est un crescendo des émotions de Claire et Philippe (la peur, la colère...) et une empathie de plus en plus grande du spectateur pour eux, le summum étant atteint à la dernière scène du film
L'histoire est certes par elle seule poignante mais le film ne serait pas ce qu'ils est sans ses acteurs qui jouent de manière juste et sensible.
Grâce à une bonne préparation du rôle (lecture d'ouvrages traitant de l'amnésie, rencontres de personnes souffrant du même mal), Isabelle CARRE retranscrit le processus lent mais irréversible de la perte de mémoire.
Au fil du film, on ressent la détresse de plus en plus grande de Claire, celle d'une jeune femme qui sait que le temps lui est compté avant de perdre toute perception de son environnement. Son univers se réduit chaque jour de plus en plus, tel une cage. Le petit carnet qui au départ lui servait d'instrument pour faire travailler sa mémoire devient le lien qui la rattache au monde réel.
Quant à Bernard CAMPAN, il fait oublier au spectateur son passé de comique au sein des Inconnus. On est bien devant un acteur.
Son rôle : Un homme qui se sent amputé d'une part de lui-même, son passé, et qui cherche à le retrouver mais qui est apeuré par celui-ci car source de souffrances et de chagrin. Mais l'amour de Claire et l'amour qu'il lui porte l'aide à fissurer peu à peu le mur qu'il a érigé autour de ses souvenirs.
Enfin on ressent le besoin de l'autre de chacun. Chacun puise de la force auprès de l'autre pour poursuivre son "combat". Chacun est la bouée de l'autre, le phare qui éclaire la nuit et le guide quand l'autre est perdu.