 |  | [nouvelle] L'enfant-vide Section : Création littéraire votre edition | [nouvelle] L'enfant-vide : Discussion sur le forum Création littéraire (votre edition : Faites nous partager vos écrits, poêmes et autres créations littéraires ou dessinées.)  | Nouvelle L'enfant-vide Création littéraire : votre edition |
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19/04/2007, 02h27 | #1 | | Phoenix
| [nouvelle] L'enfant-vide | | Je vous propose une troisième nouvelle:
L'enfant-vide.
J'étais assis à même le sol dans cette pièce sombre et puante. Cette dernière était pourvue d'ouvertures mais elles avaient toutes été condamnées et seuls quelques petits rais de lumière s'infiltraient. Il n'était pas étonnant que l'odeur soit si forte: nous étions peut-être une trentaine, une quarantaine d'hommes et d'enfants entassés dans la pièce. Les odeurs âcres de l'urine, de la poussière, du sang, du vomi et de la sueur se mélangeaient les unes aux autres pour résulter en une odeur indescriptible et insupportable.
Je tentais de regarder autour de moi, mais je ne percevais pas grand chose de plus que des contours de formes humaines pour certains et des contours moins réguliers, plus saillants par endroits pour d'autres. Ces formes étaient soient allongées, assises, accroupies, .... Rares étaient les silhouettes debout.
Je suivis du regard le rai de lumière qui m'était le plus proche et je m'arrêtais sur une vision qui me fit avoir un haut-le-coeur. Pas si loin de moi, un garçon d'à peu-près six-sept ans était sur le sol dans la position du foetus. Un moment, je crus qu'il était mort. La peau n'était plus qu'un fétu de paille sur un squelette. Lorsqu'il me regarda, j'eus un frisson d'effroi dans le dos, ses yeux étaient presque sortis de leurs cavités osseuses tellement la peau s'était amincie. Je ne crois pas qu'il m'ait vu, son regard était vide, éteint. C'était la première fois que je remarquais cet enfant.
Soudain la porte située assez loin de moi s'ouvrit en grand et le jour éclaira partiellement la pièce m'éblouissant un court instant. Sept hommes armés entrèrent dans la salle. L'heure de reprendre les travaux certainement. On nous intima de sortir en rangs bien serrés. Apparemment, quelques individus n'avaient pas réagis immédiatement à l'appel et je me retournais instinctivement vers le lieu où j'avais vu l'enfant quelques secondes auparavant et je fus rassuré de voir qu'il n'y était plus. Les hommes n'ayant pas bougé reçurent des coups les forçant à se lever.
Malgré tout l'un d'entre eux ne se releva pas et j'entendis une voix s'écrier qu'un mort gênait dans la salle 3b. Je perçus à l'instant suivant une voix éraillée et sifflante dire qu'elle était encore en vie. Et avant même que le sifflement douloureux de la respiration ne s'arrête dû à l'effort fait par l'homme pour s'exprimer que la détonation éclata et interrompit le sifflement souffreteux. Ces gens n'avaient-ils donc aucun sens de l'humanité?
Nous fûmes conduits à l'extérieur où l'on nous aligna avant de se rendre sur le lieu du travail. Nous avions rejoint un groupe d'une soixantaine d'hommes et d'enfants. Face à nous se trouvaient plusieurs barraquements et bâtiments d'usine. Une énorme cheminée s'élevait au-dessus de tous les édifices. Elle crachait, jour après jour, une fumée noirâtre âpre et il en retombait de la poussière noire. De la suie. Deux autres groupes de trente hommes et enfants nous rejoignirent.
Je savais que lorsque l'on nous arrêtait ainsi c'était que nous allions être séparés et que les appelés disparaîtraient. L'homme ventripotent qui nous faisait face arborait un sourire bonhomme et après un court discours ( tout le temps le même qui se prononçait à la gloire du chef de l'Etat ). Le jeune officier qui se tenait timidement à côté de lui s'empara de sa fiche d'une main tremblante et énonça d'une voix claire le nom des appelés. "Les Bienheureux" comme les surnommaient les hommes qui nous encadraient.
Sauf que cette fois-ci, l'appel fut différent des autres fois, le jeune homme venait de m'interpeller en troisième sur la liste. Je me joignis inquiet aux deux hommes précédemment apelés. Je remarqua avec surprise que le jeune garçon que j'avais vu précédemment me rejoignit parmi "les Bienheureux" et se mit bizarrement à côté de moi. M'avait-il vu l'observer plus tôt? Non, je ne le pensais vraiment pas, son regard était toujours dépourvu de lueur, d'attrait ou de ce qui signifie dans l'oeil que l'on vous regarde, que l'on vous reconnaît. Rien. Rien en ses yeux ne m'indiquait qu'il m'avait vu. Après avoir appelé vingt-cinq personnes, le jeune s'arrêta et l'homme bedonnant reprit la parole pour convier les autres à travailler avec entrain toute la journée.
Nous, "les Bienheureux", nous suivîmes une autre route, accompagnés du chef et de son aide. On nous fit entrer dans un grand bâtiment accolé à la cheminée. Et après avoir parcouru maints couloirs, on nous fit entrer dans une salle remplie de douchettes. Tout du long du chemin, l'enfant était resté à mes côtés sans rien dire, sans me regarder, sans me toucher. Moi au contraire, je l'avais presque pas quitté des yeux. L'enfant était d'une constitution mince et le manque de nourriture, de soin et d'amour avaient eu raison de lui. La peau sur les os, le regard éteint, l'enfant m'avait sembler flotter dans l'air comme un fantôme.
- Faîtes-vous beau "les Bienheureux", vous serez bientôt libres!
Ce fut les seules paroles que nous lança allègrement le chef en ricanant.
Des baquets avaient été disposés à proximité de l'entrée et on nous dit de déposer nos habits à l'intérieur. Je me dévêtis assez rapidement. J'étais quelqu'un de prude auparavant mais depuis un an et demi, la pudeur avait perdu tout sens pour moi. En avait-elle eue un jour? Tant de choses m'étaient devenus étrangers depuis mon arrestation. L'enfant debout derrière moi tenait un savon dans la main et semblait attendre quelque chose ou quelqu'un. Sa peau était blanchâtre en dessous des vêtements. Lorsque je donnais mon baquet remplis, on me donna un savon. Rien qu'un savon.
Tout le monde avec son savon se rendait sous une douchette et lorsque je me rendis vers une des douchettes encore libre, je vis que l'enfant me suivait toujours. Il avançait comme un fantôme, flottant derrière moi comme s'il était relié à moi? Cet enfant était-il aveugle? Sans rien dire, sans protester je le laissais faire et ainsi nous nous retrouvâmes tous les deux sous la même pomme de douche.
Quand les gaz arrivèrent et que les corps des hommes tombèrent comme des mouches les uns après les autres, moi y compris; j'eus une dernière pensée avant de mourir:
Cet enfant était-il là avant mon dernier jour? Etait-il aveugle? Etait-il une vision de mon esprit devenu fou? Etait-ce moi enfant? Etait-il un guide mortuaire? Un ange? Ou encore était-ce autre chose????
.....
Voilà, j'espère que ma troisième nouvelle vous a enthousiasmé ( pas dans le sens de vous avoir rendu guilleret, bien sûr ). Je suis pas très content de ma narration en certains points qui me chiffonnent, mais vous vous en pensez quoi?
Index mis à jour! Dernière modification par ricmimura : 19/05/2007 à 02h41. | | |
19/04/2007, 18h08 | #2 | | Déesse supérieure
| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | | Pas mal ^^ sur un sujet assez difficile et morbide mais bien écrit.
Quelques petites corrections que je te propose :
- 1ère ligne, 2ème phrase "La pièce" -> celle-ci ou cette dernière
- 2ème ligne "s'introduisaient" -> parvenaient à passer/traverser ou s'infiltraient
- 1ère ligne, 3ème paragraphe "j'aboutis" -> je m'arrêtais
- 2ème ligne, 3ème paragraphe "étaient" -> était
- avant dernière ligne du 3ème paragraphe "amenuisée" -> amincie
- 2ème ligne, 4ème paragraphe "moment" -> instant
- 3ème ligne, 4ème paragraphe "rangés" -> serrés, organisés
- dernière ligne, 4ème paragraphe "bougés" -> bougé
- 1ère ligne, 6ème paragraphe "alligna" -> aligna et "rejoints" -> rejoint
Oups, prise par le temps, je ne peux pas continuer mes suggestions, ni les justifier un minimum... J'éditerai ce message quand je pourrai repasser sur Hyjoo, promis ^^ | | |
20/04/2007, 13h08 | #3 | | Dieu supérieur

| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | | C'est très bien écrit. Il n'y a rien à dire sauf que le sujet est un peu dur. Les camps de concentration sont une période assez noire de l'histoire. Pourquoi choisir un sujet si grave alors que des textes au fond similaire sont légions.
C'est ton droit le plus strict d'écrire une nouvelle ravivant le spectre de l'horreur nazie mais je ne suis pas très partisan de ce genre d'évocation sinistre.
J'inventerai plutôt des histoires utopiques qui redonnent de l'espoir à tout les sacrifiés de cette Allemagne là ...  .
MaxiT
Leader de la WSL GUILD et Admin de l'HBDHQ | | |
21/04/2007, 00h15 | #4 | | Séraphin / Chérubin
| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | | Tu as su rendre avec des mots simples, le témoignage qu'aurait pu écrire quelqu'un ayant été interné à Auschwitz, Birkenau, Bergen-Belsen ou même,ne nous cachons pas derrière le masque de la pudeur,au Struthof-natzweiler qui se situe en Alsace.
Des mots simples ,dis-je, pour décrire une expérience terrifiante, et qui coûta la vie à de trops nombreux innocents,victimes de la haine et de la mégalomanie de certains.
Ce texte montre à quel point tu maîtrises la rédaction de nouvelles, et même si ma connaissance de l'Histoire m'avait permis d'en deviner l'horrible fin, je l'ai lu jusqu'au bout.
Tu as énormément de facilité à rédiger ces textes,c'est certain.
J'aurai juste une faveur à te demander, pourrais-tu séléctionner un sujet moins extrème pour la prochaine.
Et en attendant,   
Alton
Ps: | | Dernière modification par alton : 21/04/2007 à 00h18. | | |
21/04/2007, 14h43 | #5 | | Déesse supérieure
| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | | De retour, je pousuis mes remarques 
Pour expliquer les précédentes, je pense que les justifications sont inutiles : corriger les quelques fautes, éviter les répétitions, utiliser des termes plus appropriés pour mieux "rendre" dans le récit. En tout cas, merci d'en avoir tenu compte et de ne pas m'en vouloir d'ainsi "décortiquer" ton récit...
6ème paragraphe :
-3ème ligne "tous les bâtiments" -> toutes ces bâtisses/édifices/constructions (pour éviter la répétition de "bâtiment")
- 4ème ligne "atroce" -> âpre, âcre, nausébonde,... car j'ai du mal à laisser le "atroce" dans cette phrase, même si je vois ce que tu veux dire par là...
- et 1er "noire"-> grisâtre (pour la fumée) pour éviter la répétition de poussière noire..
- 5ème ligne "trentes" -> sans "s"
Bon je crois que je suis vraiment maudite et n'arriverai jamais à finir >_< Du "sable" m'appelle  | | |
30/04/2007, 00h17 | #8 | | Séraphin / Chérubin
| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | |  | Citation |  |
| |  | Posté par ClaraElric |  |
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| | | | De retour, je pousuis mes remarques 
Pour expliquer les précédentes, je pense que les justifications sont inutiles : corriger les quelques fautes, éviter les répétitions, utiliser des termes plus appropriés pour mieux "rendre" dans le récit. En tout cas, merci d'en avoir tenu compte et de ne pas m'en vouloir d'ainsi "décortiquer" ton récit...
6ème paragraphe :
-3ème ligne "tous les bâtiments" -> toutes ces bâtisses/édifices/constructions (pour éviter la répétition de "bâtiment")
- 4ème ligne "atroce" -> âpre, âcre, nausébonde,... car j'ai du mal à laisser le "atroce" dans cette phrase, même si je vois ce que tu veux dire par là...
- et 1er "noire"-> grisâtre (pour la fumée) pour éviter la répétition de poussière noire..
- 5ème ligne "trentes" -> sans "s"
Bon je crois que je suis vraiment maudite et n'arriverai jamais à finir >_< Du "sable" m'appelle  | |  | |  |
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En fait, un corps humain en train de bruler dégage une fumée noire et pas grise, anthracite souris croiseur ou quelle que soit la nuance de gris que tu conseilles.
Donc le noir est de mise, et | | |
03/05/2007, 18h22 | #9 | | Cyclope / Sirène
| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | | C'est la première nouvelle que je lis de toi! Je dois avouer que j'avais compris la fin car j'ai lu "La Mort est mon métier", la biographie romancée d'Himler, le bras droit d'Hitler. L'auteur explique le système inventé par Himler pour gazer...en mettant les prisonniers en confiance. Cependant, j'espérais vraiment que je me trompais, qu'il pouvait en être autrement et cela m'a tenue en haleine tout le long de l'histoire. Mais cette fin que je ne voulais pas, tu l'as écrite, elle m'a frappée, comme si je n'en avais rien su. Il est vrai que tu as très bien retranscrit les sentiments d'un homme à sa dernière heure. Je me suis interessée de très prêt à la seconde Guerre Mondiale et aux camps de concentration, je suis même allée en voir un, un seul mot pour décrire: l'angoisse. Ta nouvelle est du même effet, ce qui veut donc dire qu'elle est très réussie! Par contre, d'un point de vue stylistique, je trouve tes phrases parfois confuses, et c'est dommage, car les idées, elles, sont impeccables. Je ne peux que t'encourager à continuer dans ce sens, et je me précipite pour lire ce que tu as écrit d'autre!^^
Dernière modification par Rox : 03/05/2007 à 18h23. Motif: Fusion d'un double post. | | |
03/05/2007, 18h30 | #10 |
| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | | *Shubi enfin revenue lire la fin qu'elle avait commencé hier.*
Mon Dieu.
Avant de lire, je me dis que ça va surement parler d'un enfant battu ou autre ["Nan mais quel copieur, j'vous jure !"].
Première partie, je commence à avoir les larmes aux yeux.
Seconde partie, je me dis qu'il a pas osé, pas parler de ça; que je suis capable de le taper et que je vais le bouder pour le restant de ma vie même s'il le fais limite avec moi.
Troisième partie, j'ai limite plus la force de lire car je me sens comme une quiche en plein milieu d'un épisode d'Hercule Poireau [xD]: Je sais déjà la fin.
Après lecture, je trouve cette nouvelle trop bien mais toujours cette phrase dans ma tête: "Nan mais quel copieur, j'vous jure !".  Merveilleusement mélancolique... | | |
19/05/2007, 22h30 | #12 | | Phoenix
| Re : [nouvelle] L'enfant-vide | | J'aurais du venir bien avant remercier toute cette adorable troupe qui m'encense alors que je ne le mérite pas du tout.
@ ClaraElric: merci de ta visite grande-soeur! Merci aussi pour tes indications sur le vocabulaire et la grammaire.
@ maxiTortoise72: si j'ai écrit sur ce thème c'est parce que la plume a voulu l'écrire. J'écris en live et donc lorsque j'ouvre la page blanche, j'ignore encore de quoi je vais parler. Puis je tape et tous les mots viennent les uns à la suite des autres et je suis obligé de me relire à la fin pour vérifier si mon texte tient debout. Il n'y a pas d'explication, j'ai écrit ce que je voulais écrire à ce moment-là. Je ne réfléchis que très rarement à ce que j'écris. Je n'ignore pas que nombreux sont les écrits sur le sujet, mais il n'y aura jamais trop d'écrits sur cette période.
@ Alton: J'ai utilisé les mots qui me venaient à l'esprit. Je n'ai pas chercher à dramatiser la situation, ni à la rendre plus belle: j'ai juste essayer de la rendre telle que je la vois. Mais je ne connais de cette période que ce que j'ai pu en lire ou en voir dans les livres, les films et les documentaires. Ainsi que mes cours d'histoire. C'est ce qui me faisait peur, de ne pas rendre la situation réaliste, car en fin de compte, je ne connais pas réellement le sujet.
@ Yuuryo: raaaah ce fameux enfant! Moi, je n'ignore pas ce qu'il est, j'ai une idée très arrêter sur ce qu'il est. Mais je ne voulais pas vous imposer mon point de vue. Pour moi, ce qu'il est, est évident car c'est ce qui rend le texte encore plus poignant mais à vous de voir en vous même ce qui serait le plus poignant. Que l'homme soit devenu fou! Que l'enfant ait perdu toute réalité des choses confronté à l'horreur! Que l'homme est confronté à sa propre existence dans une situation extrême! Que l'homme est guidé par un ange mortuaire en son dernier jour d'existence! Choississez, ce que vous voulez! Il y a encore pleins de possibilités.
@ Cheyenne: non, on ne sait pas qui est cet enfant, enfin si moi je le sais, mais je ne tiens pas à vous cantonner à ce qui n'est qu'une possibilité.
@ Rox: que de compliments, c'est trop aimable! Oui je l'ai écrite cette fin, il le fallait. Oui c'est possible ( pour le style parfois confus ), et comme je ne retravaille pas ce que j'écris, il est fort possible que ce soit dû à cela.
@ Shubi: désolé de m'être attaqué à un sujet proche de l'un de ceux que tu allais traité et que tu as traité maintenant. Je suis heureux de voir le cheminement intérieur que tu as poursuivi en lisant ma nouvelle. Et non, pas d'enfant battu: un jour qui sait, peut-être?
@ Gaaraetcie: heureux, je suis de voir que tu as vu une progression au fil de ma nouvelle. J'ai essayé de vous guider petit-à-petit au travers de ce micro-moment d'une vie d'un homme et de la vue d'un enfant-vide.
@ tous: merci à vous tous, je suis enthousiasmé de vos commentaires ( négatifs ou positifs ). | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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