 |  | [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? Section : Le comptoir Dialogues, actualité et discussions | [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...) 12/05/2007, 11h42 | #16 | | Déesse
| Re : [débat] L'alcolisme... Comment y faire face | |  | Citation |  |
| |  | Posté par ricmimura |  |
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| | | | L'alcoolisme, pour moi, commence à partir du moment où tu bois pour te saoûler comme beaucoup de jeunes le font lors de leurs soirées | |  | |  |
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Je ne pense pas que ce soit de l'alcoolisme. Très souvent quand on est jeune, on boit lors des soirées pour rire, pas parcequ'on est mal. A partir du moment où on se rend saoul très régulièrement et en plein après-midi ou encore qu'on prenne un verre chez soi tout seul, là on peut parler d'alcoolisme. J'ai connu ça de très près, quand un jeune boit c'est parcequ'il va mal, qu'il est mal dans sa peau...sinon à part quelques exeptions beaucoup de jeunes boient pndant les fêtes ou entre potes pour s'amuser.
Pour ce qui sont de l'alcoolisme des adultes je rejoint Alton. J'ai/je connu/connais plusieurs personnes ayant ce problème. L'une d'elle est morte après avoir fait vivre un enfer à elle et à son entourage, l'autre personne est toujours là, c'est une mère de famille et à chaque fois que je la vois je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle détruit son couple et sa vie de famille. Elle en est à 1L 1/2 par jour o_O, son entourage commence à prendre ses distances...parceque comme l'a dit Alton si on n'a pas la volonté de s'en sortir ça ne marchera jamais, même avec tout le soutien de ses proches.
Le mieux selon moi c'est d'en parler, il y a beaucoup de forme d'alcoolisme différente plus ou moins graves...il faudrait peut-être l'insiter à voir un psy o_O? | | |
12/05/2007, 13h14 | #17 | | Ombre
| Re : [débat] L'alcolisme... Comment y faire face | | Pour résumer ce que j'en sais, l'alcoolisme est une maladie, qui fait entrer deux facteurs : une habiude de consommation, et un choc psychologique. Le choc fait qu'on boit "pour oublier", au point de devenir dépendant... (Bon, rien de lus à dire qu'Alton, qui a déjà bien expliqué la chose...)
Pour ce qui est des conseils pour gérer ça, je t'envoie un MP... Dernière modification par Tryskel : 12/05/2007 à 13h17. | | |
12/05/2007, 14h34 | #18 | | Déesse supérieure
| Re : [débat] L'alcolisme... Comment y faire face | | Je suis assez d'accord avec Tryskel pour le résumé en : Habitude de consommation + Choc Psychologique.
Les beuveries d'étudiants mettent le trouble dans le jeu de "l'alcoolisme" car difficile de distinguer la génèse de l'alcoolisme chez un sujet ou juste la bourlingue passagère et excessive de jeunes gens qui veulent connaître la sensation de brûler la chandelle par tous les bouts, car malgré tout ça arrive parfois que ce soit les prémisces. La différence, c'est quà ce stade on peut facilement renverser la vapeur bien plus facilement que si la personne boit regulièrement depuis 10,20,30 ans et voir plus.
De ce que j'ai pu observer, quoi que tu fasses, rien ne changera si la personne ne le souhaite pas, pour ça je rejoins Alton, c'est un conflit entre la personne et elle même ou avec ses démons intérieurs et seule sa volonté peut changer le cours.
Même si vous feintez pour éviter que la personne ne prenne son premier verre de la journée, vous savez que tôt ou tard elle le prendra, mais peut être qu'en commençant 3-4 heures plus tard, ça limitera la consommation ...
Faire des remontrances ou l'épauler peut de même avoir 'effet complètement inverse, c'est à dire entraîner, la colère, la honte et sentir la pitié et ça n'aide en rien la personne, si ce n'est la pousser peut être un peu plus à boire pour ne plus y penser non plus.
Bref, c'est vrai que la personne peut se faire aider en passant par cure de désintox (pas fiable à 100% cela dit), par une thérapie (en particulier pour le moteur de la dépendance, le choc que la personne tente d'oublier) ou autres, mais si ce n'est pas de sa propre volonté, c'est un peu comme pêté dans un tuba (désolée pour l'image...)
Maintenant, j'ai déjà vu des cas où les personnes arrêtées complètement (ou pas ...) suite à un autre choc psychologique (accident de voiture, maladie qui nécessite l'arrêt radical de l'alcool) mais voilà, il a fallu une frayeur telle que la mort voir des mois d'hospitalisation pour que les personnes le comprennent ( même si dans certains cas ce fut passager) mais encore une fois ça venait des personnes elles mêmes ...
Pour les personnes autour, j'aurai tendance à dire, tout dépend du degrés d'affinité ou de l'âge de la personne ... Mais hormis quelques feintes subtiles pour éviter ou limiter les verres, c'est déjà pas si pire, être à l'écoute quand la personne a besoin d'êter écouté sans que cela vienne de vous, et sinon agir normalement selon le degrés d'affinité, sans pitié, ni dégoût parce que c'est pire, certes il faut pas renvoyer cela à la banalité mais à mon sens, c'est mieux d'avoir une discussion cash de temps à autres et agir normalement plutôt que la personne se sente diminuée ou rejetée.
M'enfin ce que j'en dis hein ... | | |
15/05/2007, 06h23 | #21 | | Titanide
| Re : [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? | |  | Citation |  |
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| | | | Comme quoi, même si l'on vous vient en aide, si vous ne voulez pas être aidé, vous ne guérissez pas, alors que si vous êtes motivé, même tout seul, vous vous en sortez | |  | |  |
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| | | | De ce que j'ai pu observer, quoi que tu fasses, rien ne changera si la personne ne le souhaite pas, pour ça je rejoins Alton, c'est un conflit entre la personne et elle même ou avec ses démons intérieurs et seule sa volonté peut changer le cours.
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Oh que j'aime cette version ... oui j'aimerai m'y fier parfaitement ! je veux y croire de tout mon être pour que la culpabilité d'avoir fuit un être aimé sombrant dans les affres de l'alcoolisme ne m'étouffe pas davantage !!
c'est tellement plus facile et rassurant de croire que de toute façon on y peut rien !!
OUi je suis comme vous ! je me raccroche à cette vision des choses pour pouvoir continuer à vivre malgré mon impuissance face à la déchéance d'un être dont je suis à la fois si proche et si loin ... et peut etre avons nous raison ! peut etre que ces personnes là sont tout simplement faibles, que leur maladie est incurable ...
et pourtant ... même si je vis avec, la culpabilité ne me quitte pas et ne me quittera peut être jamais... la culpabilité d'avoir échoué malgré de douloureux efforts pour lui venir en aide, et d'avoir abandonné et fuis lachement plutot que d'affronter encore et encore le malheur qui frappe l'etre aimé alors que moi j'avais un si ardent désir de vivre heureuse... c'était une question de survie pour moi ... mais ça l'était aussi pour celle que j'abandonnais !
S'il reste un peu d'espoir que la spirale infernale s'inverse, et que l'alcoolisme soit surmonté, alors je ne crois pas qu'il faille se raccrocher au fait que de toute façon on y peut rien et que c'est à la personne souffrante de s'en sortir par elle meme ...
même si on a l'impression que ça ne change rien, il faut donner toutes les marques d'attention et d'amour possibles ... et en fonction du caractère de la personne adapté son comportement pour la faire réagir : la brusquer s'il le faut, la choquer ... mais toujours affirmer notre soutien !
biensur, il faut aussi se préserver, et ne pas chercher à tout contrôler ou résoudre du jour au lendemain, sans quoi on risque de se détruire soi même ... mais l'alcoolisme c'est un peu comme certain suicide: un appel à l'aide, et si on ne rencontre que fatalisme et fuite, on ne peut que sombrer davantage.
mais entre trop d'implication et pas assez d'implication, il faut trouver le juste milieu ...
ce qui j'en conviens est beaucoup plus facile à dire qu'à faire ... | | |
15/05/2007, 10h26 | #22 | | Ombre
| Re : [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? | | Je confirme les citations que tu as prises. Il y a de l'espoir, il faut juste trouver le déclencheur, ce qui n'est pas facile... Le malade alcoolique n'a, pour lui, plus vraiment besoin d'aide, il l'a trouvée avec sa bouteille... Il faut lui montrer que cette aide n'est pas la bonne. Sinon, comme avec la cigarette, si il tente d'arrêter sans qu'il y en ai l'envie (surtout de force), le malade replonge très vite... N'hésite pas à te tourner vers des associations qui sauront parfaitement te conseiller, en partie parce qu'elles sont souvent composées d'anciens malades... | | |
26/05/2007, 17h55 | #24 | | Ombre
| Re : [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? | | Le problème c'est que l'alcoolisme est une véritable dépendance physique et psychique! le buveur a besoin d'un verre pour oublier sa condition mais aussi parce que la dose d'alcool et les sensations qu'elle procure sont devenues une véritable demande somatique!
Donc, pour une guérison efficace, je pense que le buveur doit faire les démarches pour s'en sortir, tout seul ( c'est à dire consulter un psychiatre, des groupes de discussion,...). Il peut être orienté par son entourage mais c'est à lui de se prendre en main! Le meilleur soutient qu'on puisse lui apporter est une présence affective sans le culpabiliser ou lui reprocher sa maladie: car comme dit précedemment, les dépendants ont honte de leur maladie. De plus il est très difficile de s'en sortir, les rechutes peuvent intervenir à n'importe quel moment mais beaucoup s'en sortent donc tout est possible!
Cependant il ne faut absolument pas culpabiliser pour eux, il est très difficile d'aider quelqu'un qui ne le souhaite pas! Dernière modification par reminiscence : 26/05/2007 à 17h59. | | |
27/05/2007, 00h23 | #25 | | Ombre
| Re : [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? | |  | Citation |  |
| |  | Posté par reminiscence |  |
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| | | | Le problème c'est que l'alcoolisme est une véritable dépendance physique et psychique! le buveur a besoin d'un verre pour oublier sa condition mais aussi parce que la dose d'alcool et les sensations qu'elle procure sont devenues une véritable demande somatique!
Donc, pour une guérison efficace, je pense que le buveur doit faire les démarches pour s'en sortir, tout seul ( c'est à dire consulter un psychiatre, des groupes de discussion,...). Il peut être orienté par son entourage mais c'est à lui de se prendre en main! Le meilleur soutient qu'on puisse lui apporter est une présence affective sans le culpabiliser ou lui reprocher sa maladie: car comme dit précedemment, les dépendants ont honte de leur maladie. De plus il est très difficile de s'en sortir, les rechutes peuvent intervenir à n'importe quel moment mais beaucoup s'en sortent donc tout est possible!
Cependant il ne faut absolument pas culpabiliser pour eux, il est très difficile d'aider quelqu'un qui ne le souhaite pas! | |  | |  |
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+1 , je pense que c est un combat qui doit etre lutter seul comme beaucoup d 'addiction , on peut avoir toutes les aides si on n est pas motivé sa ne changeras rien | | |
28/05/2007, 05h43 | #27 | | Hippogriffe
| Re : [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? | | Je pense que je vais rejoindre Tigane sur ce point de vue.
Je pense qu'il faut avoir à l'esprit que quelqu'un a toujours envie de s'en sortir. Personne ne veut souffrir, mais seulement le grand problème c'est où trouver les forces pour le faire. C'est pour ca que si on se laisse aller, c'est qu'on a pas pu trouver assez de forces pour pouvoir combattre, ou peut-être aussi que le combat nous semble absurde ou perdu d'avance, mais ça, je pense que c'est une des conséquences de ne pas avoir trouvé assez de forces.
Je pense que la situation de l'alcoolisme peut s'étendre à d'autres situations.
Si je me permets d'intervenir, c'est que je bien que je ne suis pas alcoolique, je lutte sans cesse contre mes démons et je trouve que ma situation peut offrir des points de comparaison (je suis assez flou sur ma situation, je sais).(alton, tu vois peut-etre de quoi je parle).
Il y a eu une fille qui m'a fait sortir de ces démons intérieurs et que j'adorais et qui m'a presque prouvé le contraire de ce que je pensais à cause de ces démons. A présent elle est morte et j'ai replongé dans mon enfer et mes démons que je combats toujours et qui sont très durs à combattre car ils représente une partie de la réalité dure. Et il est souvent plus dur de combattre quelque chose de réel que quelque chose issu de l'iréel, tout simplement parce qu'on a beaucoup moins d'arguments sous la main quand une situation qui fait office de démon intérieur est bien réelle.
Mais ce qui me fait tenir encore un peu, c'est que je sais que mon amie m'a tiré de là une fois.
Si je fais cette comparaison, c'est parce que je suis persuadé que la solution se trouve dans une personne pour qui l'on est très important et bien sur qui est très importante à nos yeux.
Quand on n'a plus aucune force, bien souvent, on ne peut pas avoir la volonté d'agir, car qui peut nous fournir cette force dont on a tant besoin? Je ne pense pas que l'on peut se la procurer nous-mêmes. Cette personne serait extremement forte.
S'il faut que la personne soit extremement importante aux yeux de la personne, c'est que si on vient aider la personne mais que ladite personne ne représente pas grand chose pour cette dernière, ca n'aura pas d'effet. Autre condition, il faut également que la personne qui vient aider s'arme d'une volonté de fer car comme il a été dit, ca demande de gros sacrifices.
Aider une personne qui est dans de telles difficultés représente effectivement de gros sacrifices, sans compter le fait que notre entourage se décompose et l'on commence à douter de tout le monde, ce qui est normal, je dirais, vu que la plupart des humains ont la facheuse tendance à vouloir descendre les personnes étant en difficulté...
Arrêter l'alcool, également, ca revient à demander à la personne de laisser tomber son loisir ou sa nourriture / boisson qu'elle aime le plus. (je vous laisse vous mettre en situation...). Evidemment, c'est très difficile et aucune chance de guérision totale n'est garantie. On est toujours tenté à un moment ou à un autre de retomber dedans.
Mais c'est sûr qu'une personne extérieure est une grande aide, et il ne faut pas se décourager lors d'un refus.
Certaines personnes, en particulier dans ces conditions, refusent tout alors qu'elles veulent le contraire et compte sur le fait que la personne l'aidant aura compris qui fallait insister. Dans leur tete, ca donne a peu pres ca "je refuse son aide mais pas pitié faites qu'il/elle insiste. Je refuse encore et encore mais je veux plus d'insistance de sa part. Même si je lui crie mon refus, j'attends son insistance inlassable qui aura probablement raison de moi lorsque je serai trop fatigué(e) de crier".
C'est même assez courant de réagir comme ca en fait....je pense notamment par fierté, pour sentir encore un peu de fierté en nous alors qu'on a vraiment besoin d'aide....mais en fait, c'est presque aussi dur pour la personne qui aide, à ce moment, car cette personne va partager de grandes souffrances, et celà implique donc qu'il faut y etre préparé.
voila voila..... | | |
29/05/2007, 09h07 | #30 | | Dragon
| Re : [débat] L'alcoolisme... Comment y faire face ? | | Je connais pas mal d'alcoolistes et je ne parlerai pas ici des étudiants .
En fait, je parle soit de parents d'ami(e)s, soit de collègues de boulots.
Récemment, un parent d'ami a eu un problème cirrhose et ne peux plus boire un goutte d'alcool (sinon, ...). Ce fut extrêmement dur pour cette personne.
On ne peut pas comparer l'alcool avec la cigarette par exemple.
Par contre, avec d'autres drogues plus dures, oui.
Je pense qu'on ne devient pas alcoolique simplement quand on boit beaucoup en faisant la fête. Je pense qu'il s'agit d'une recherche perpétuelle de bien être, de bonheur et certaines personnes trouve dans l'alcool un outil qui leur permet de se sentir mieux.
Evidemment, c'est un cercle vicieux et dès qu'ils ne boivent plus, ils sont tellement mal dans leurs peaux et triste qu'ils ne peuvent s'empêcher de retomber dans la bouteille.
Moi, j'ai arrêter de fumer il y a 1 an et demi alors que ça faisait 10 ans que je fumais (oui, précoce, je sais) et honnêtement, ce fut une période horrible, indescriptible pour tout ceux qui ne sont jamais tombé dans la clope. Et pourtant, je pense que ça n'a encore rien à voir avec ceux qui sont accros à l'alcool, où à des saloperies de drogues dures...
Que ceux qui le sont et qui veulent arrêter pourront toujours compter sur mon soutien et mon aide.
Amicalement,
Gobi Dernière modification par gobi : 29/05/2007 à 09h10. | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 1 ( membre(s) et 1 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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