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[Roman]-"Les chasseurs d'âme"
Section : Création littéraire
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[Roman]-"Les chasseurs d'âme" : Discussion sur le forum Création littéraire (votre edition : Faites nous partager vos écrits, poêmes et autres créations littéraires ou dessinées.)

 
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 Roman-"Les chasseurs d'âme"
 Création littéraire : votre edition
12/05/2007, 21h07 #1
Alexander 
Ombre

Alexander

[Roman]-"Les chasseurs d'âme"

Bonjour/bonsoir, voici le premier chapitre d'un livre que j'écris en ce moment,je le veux "fantastique" meme si le chapitre qui suit ne l'est pas du tout.
Merci d'avance pour vos avis contructifs (et désole de la longueur)


Chapitre 1



Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours revé d’etre un héros, le genre de mec qui passe au journal de vingt heures parce qu’il a sauvé un gosse de la noyade ou mis en déroute une bande de malfrats lors d’un braquage de banque...Cette nuit là, j’avais fait encore un beau reve, je me voyais bondir dans un immeuble en flamme pour en sortir un nouveau-né sous les regards admiratifs des pompiers et de la jeune mère, qui ne pleurait plus de peur mais de joie. J’en étais au moment ou la maman me demandait comment elle pouvait me remercier quand deux coups donné à la porte de ma chambre me firent émerger du sommeil.

-« Alex, c’est l’heure, réveille toi… » J’ouvris doucement les yeux, légèrement déçu de quitter le monde des reves dans lequel j’étais un surhomme pour revenir dans le monde réel, ou je n’étais qu’un adolescent de 16 ans. Je sortis de la chambre en ronchonnant. Ma mère, après m’avoir réveillé, avait été se préparer pour partir à son boulot. L’aube se levait à peine, mais le trajet entre l’endroit ou nous habitions et le restaurant ou elle travaillait durait une heure, ce qui l’obligeait à partir relativement tot. Tous les jours, elle me réveillait un peu avant qu’elle ne parte pour me donner les directives de la journée, les courses à faire etc…Je devais ensuite préparer le petit déjeuner pour moi et ma sœur, Eleanore, d’un an mon ainée avant d’aller la réveiller et de partir pour l’école…Ma mère sorti en trombe de la salle de bain, ses cheveux noirs légèrement mal coiffés, et sorti en me lançant un « Pas d’eau chaude ce matin, bonne journée ! » au moment ou je descendais les escaliers. Ce n’étais pas la première fois qu’elle partait de cette façon, son patron la prévenait souvent à la dernière minute de venir un peu plus tot pour ouvrir ou pour réceptionner une commande d’un fournisseur particulièrement optimiste et lève tot.



Je me sentais bien réveillé après ma douche matinale, l’eau froide aidant. Le chauffe-eau était tombé en panne durant la nuit, ce qui n’allait pas plaire à ma sœur, qui préfèrerait ne pas se laver plutot que de prendre une douche glaciale. Afin de ne pas subir son ‘courroux’, je me décida à lui préparer un déjeuner du tonnerre et mis de l’eau à chauffer, histoire que madame puisse se laver et se faire belle pour aller en cours. Elle soignait son apparence, contrairement à moi, qui ne prenait meme pas la peine de sécher ni coiffer mes cheveux après une douche, ce qui me valait des brimades de quelques personnes à l’ecole. Quand l’horloge de la cuisine indiqua sept heures, je mis les œufs brouillés et les toast sur la table et parti réveiller ma sœur, qui dormait dans la meme pièce que moi, petite maison oblige. Ouvrant la porte de la chambre, j’eu l’agréable surprise de voir qu’elle était déjà réveillée, et que, visiblement, elle n’appréciait pas cette intrusion. «Désolé »dis-je. Elle me jeta un regard noir, tout en passant une chemise de nuit sur elle, histoire de ne pas déjeuner dans une tenue indécente. Je baissais les yeux, comme à chaque fois, en murmurant « Maman est déjà partie, il n’y a plus d’eau chaude pour la douche mais j’ai mis une casserole à chauffer pour que tu puisse te laver. » Elle continuait à me regarder en silence. Je sortis de la chambre en soupirant, non sans lui avoir dit de se dépecher de descendre si elle voulait avoir des œufs chauds dans son assiette.

Je l’entendis bougonner, ce qui me rassura, elle ne voulait pas me parler mais au moins, elle n’était pas devenu soudainement sourde.

A huit heures, on sonna à la porte, ma sœur, enfin apprêtée, alla ouvrir et sauta dans les bras de son petit ami, Nathan. Agé de vingt et un ans, il allait dans le meme établissement que nous, sauf que lui y était surveillant, et ma sœur et moi, de simple élèves de sixième et cinquième années. Toute l’école était au courant de la relation entre Nathan le pion et Eleanore, la fille la plus jolie de l’école St Edouard, mais tous faisaient comme si de rien était, tant que ma sœur et son ‘boy friend’ restaient discrets. Cela faisaient six mois qu’ils sortaient ensemble et je dois dire que, meme si je ne l’appréciais pas trop au début le Nathan, mon avis avais vite changer quand j’avais appris qu’il était le fils d’un riche entrepreneur de la région, Mr Stilmans, et qu’il nous conduirait à l’école dans sa belle voiture de sport. Enfin, je tiens à préciser que j’allais à l’école en voiture que quand ma sœur dormait à la maison, c'est-à-dire un jour sur deux en moyenne. Ma sœur se décida enfin à m’adresser la parole, en me demandant de me dépêcher sinon mes pieds devraient se taper le chemin de l’école. Je pris vite mon sac, éteignis la radio et les lumières et sortis de la maison. Nathan et ma sœur étaient déjà installés dans la voiture. J’allais fermé à clé quand je me rappelais la dissertation à rendre pour aujourd’hui, posée sur mon bureau pour justement ne pas l’oublier…Quel distrait je faisais. Je me retournai vers ma sœur. « J’ai laissé quelque chose en haut, j’en ai pour deux secondes. » Ma sœur lacha un juron et demanda à Nathan de démarrer, en disant que ça me servirait de leçon, que j’étais vraiment tete en l’air et patati patata…Je ne l’écoutais déjà plus. Je fis un signe de la main à Nathan, qui paraissait désolé, et lui disais que ce n’était pas quinze minutes à pieds qui allaient me tuer. Il démarra, et moi, j’allais vite chercher ce dossier qui m’avait valu un voyage sur mes pompes…



J’ai couru pendant tout le trajet, ne m’arretant qu’une seule fois pour reprendre mon souffle…Je dois dire que j’étais assez fier de mon endurance et de ma condition physique en générale. Ma mère avait insisté pour que ma sœur et moi fassions du sport autant de fois que possible. Elle nous avait donc inscrit au club de natation de la ville ainsi qu’à la dance pour ma sœur et au taekwondo pour moi. Elle estimait qu’en tant que seul représentant male de la maison, je devais apprendre à me défendre. Elle m’avait dit cela il y a dix ans...Je me souviens que j’avais piqué une crise de colère quand elle m’avait conduit à mon tout premier cours, et que pendant quelques mois j’y allais la peur au ventre. Mais je m’y suis fait, et au fils du temps, j’ai appris à aimer les heures de sport que j’avais quotidiennement. Une heure et demie de natation tous les jours sauf le mardi et le vendredi, ou là, j’avais entrainement de taekwondo pendant deux heures, depuis dix années, m’avait sculpté un assez beau corps je trouve ; bien que ma sœur me disait tous les jours que je n’étais qu’un gringalet insolent et pervers. Vous avez déjà vu un gringalet de septante kilos mesurant un mètre quatre vingt ? Moi, je n’appelais pas ça un gringalet mais un athlète.

Perdu dans mes pensées, je ne vis pas l’homme sortir de la librairie à temps et le bouscula. Je continuais à courir, me retournant juste pour m’excuser. Il me cria quelques chose mais je n’ai pas compris quoi.

La cloche de l’école avait déjà sonné quand je suis entré en classe. La prof de français, Mme Ballo, me regarda en soupirant.

« En retard une fois de plus, Alexander. Quelle histoire à dormir debout vas-tu encore raconter cette fois-ci ? »dit-elle, une légère grimace sur son visage rond. Quelques garçons au fond de la classe rigolèrent. Me passant une main dans les cheveux, je pris un air désolé et répliqua. « Pas d’action héroïque ce matin, juste une dissertation oublié sur mon bureau au dernier moment ».Je la lui donnais, au moins, j’étais en ordre de ce coté là. Elle regarda les quelques pages manuscrites puis me dis d’aller à ma place. Je sentais les regards du fond peser sur ma nuque pendant un bref instant. Je passais les deux premières heures de cours à jouer aux cartes avec mon voisin de banc, Erni, qui était aussi mon meilleur ami depuis la première primaire. Les autres élèves, eux , écoutaient attentivement (ou pas) la synthèse que leur faisait Mme Ballo sur le romantisme. Quand la sonnerie indiqua l’heure de la pause, la plupart des élèves poussèrent un soupir de soulagement, se dépêchant de sortir en vitesse pour arriver les premiers au petit magasin de l’école, qui proposait des boissons chaudes en ce début de mois de novembre. Moi, je pris mon temps pour sortir, mes yeux s’attardant sur Mellisandre, une des filles les plus jolies et les plus brillantes de cette école. Meme ma sœur reconnaissait cela. Elle parlait de l’époque romantique avec la prof, et moi, je restais en extase devant sa silhouette parfaite, ses longs cheveux bruns…Je me sentais partir dans l’imaginaire quand une voix me sorti brusquement de ma reverie. « Quelque chose ne va pas mon petit Alex ? » Mme Ballo me regardait d’un air amusé, pour ne pas changer. Je me rendis compte que Mellisandre me fixait de la meme manière. Le rouge commença à monter le long de mon visage. Une ou deux secondes passèrent, avant que je puisse balbutié une excuse. « Je…Je voulais vous parler de la dissertation que je vous ai rendu ce matin, et je... » Mme Ballo me coupa la parole. « Bien, viens donc me voir tantot après les cours, c’est moi qui surveille l’étude. » Je fit oui de la tete puis sortis précipitamment de la classe, sans regarder Mellisandre.

Ernie m’attendait prés du grand chêne, au centre du parc de l’école. C’est là que nous nous réunissions pour parler des dernières aventures de nos personnages respectifs d’un jeu massivement multi joueurs dont je tairai le nom. A nous, se joignaient souvent Mickey, un garçon petit et frêle de troisième année et Jérome, un gars de cinquième comme Ernie et moi, qui ne jouait pas aux MMORPG mais qui venait la parce qu’il n’avait personnes d’autres à qui parler. Je dois dire que nous partions souvent sur de grands délires à nous quatre et que cela provoquait l’étonnement des groupes aux alentours, parfois les moqueries, mais jamais de ‘bagarres’ pures et dures. Enfin, jamais sauf quand Barry Croeger venait à l’école, ce qui arrivait environs une fois par semaine, deux par manque de chance. Quand il était là, il réunissait sa bande de ‘potes’ et partait faire la loi dans toute l’école. Personne n’osait broncher. Faut dire qu’il en imposait le Barry, nonante kilos sur la balance, un mètre nonante quatre au garot, il avait la stature d’un bucheron venant tout droit du Canada. Ajoutez à son impressionnante musculature une intelligence limité et quatre ans de boxe, et vous en faisiez le parfait ‘petit’ caïd de l’école. Malheureusement ce jour là, il était venu nous gratifier de sa présence. Je le vit passer près de nous, suivant Mellisandre en la suppliant de l’accompagner au cinéma. J’entendis ma Vénus lui répondre qu’elle n’irait à aucun de ses rendez vous, que les primates comme lui ne l’intéressait pas. Il insista. Elle se retourna alors vers lui, l’obligeant à s’arreter à une dizaines de mètre de notre petit groupe. Nous nous étions arreter de parler pour regarder la scène se dérouler sous nos yeux, et nous n’étions pas les seuls. Plein de petits groupes avaient cesser de marcher dans le parc ou de parler pour suivre avec avidité la confrontation de la Belle VS la Bête.
-« On dirait bien que ta belle se fait courtiser par Brutus, mon cher Alex. »me fit remarquer Ernie. Je souris en entendant le surnom affectueux que mon ami avait trouvé. Mickey intervint également de sa petite voix fluette, qui ne demandait qu’à muer.
-« En tout cas, elle n’a pas l’air d’avoir peur de lui…

-Elle est parfaite. » dis je, imitant une personne en pleine admiration, ce qui n’était pas loin d’etre le cas.
Un clac sonore mis fin à notre petite discussion et repporta notre attention sur Barry et Mellisandre. Celle-ci, le visage empourpé, venait de gifler le goujat qui avait osé poser sa main sur sa poitrine. Il y a eu comme un « blanc », un moment de silence et de calme, avant une terrible tempete. Barry tremblait de rage. Il attrapa la main de la jeune fille et siffla avec difficulté :
-« Je..Hmmpff…Jamais on… Je vais te… »La colère rendait ses propos incohérents, ce qui fit tomber les dernieres défenses de Mellisandre. Elle n’essaya pas de se dégager, attendant l’instant ou il abattrait son poing sur son joli visage. Il n’hésiterait pas à la frapper, lui qui ne supportait l’affront d’aucun etre vivant. Aucune personne ne bougea. Moi, j’étais tiraillé entre l’envie d’intervenir, de jouer les héros devant tout le monde et l’envie de baisser les yeux devant ce qui n’était, apres tout, qu’un simple acte de violence scolaire. Une image de mon reve de cette nuit refit surface. Je revis le visage de la jeune mère, en pleure…Le visage se changea pour devenir celui de Mellisandre, la peau pale, l’air effrayé. Quand je refit surface, ma main avait déjà attrapé la canette de limonade du petit Mickey et, sans réflechir, je la lançai en direction de Barry. Il ne vit pas arriver le projectile et le reçu en pleine tete. Il laissa échapper un petit cri de surprise, passant sa main là ou il avait été touché. Il saignait légèrement. Ils avaient surement le crane solide dans sa famille. Mellisandre profita de ce moment pour reculer, se faisant directement entouré par ses amies, qui osaient enfin faire quelque chose. Mes amis à moi par contre, reculèrent, me laissant seul .
-« Courage »me souffla Ernie.
-« Il en aura besoin » commenta Jérome, l’air amusé.

« Quitte à mourir, autant le faire avec panache », me dis je. M’avançant, je dit d’une voix assuré :

-« Laisse la tranquille Barry…Si tu veux te battre, choisi au moins quelqu’un à ta taille. » Je sentais le regard de Mellisandre sur moi plus que je ne le voyais. Des clameurs se firent entendre de part et d’autre du cercle qui s’était formé autour de Barry, qui se tenait toujours la tete, et moi. Soudain, il se redressa, et me regarda droit dans les yeux.

-« Toi, t’es mort ! »vociféra t’il. Il fonça vers moi. J’étais dans un état second, comme si je n’habitais plus mon corps. Je ne sais pas si c’est l’effet du combat, mais je n’avais plus le contrôle. Je le vis arriver vers moi, au ralenti, levant son bras pour me donner un bon gros coup de poing. Il ne m’atteignit jamais. Bizarrement, mon pied était parti tout seul se coller dans le visage de Barry, dans un joli mouvement de coup de pied sauté. Mon adversaire s’écroula, KO.





Fin du chapitre 1








Dernière modification par Alexander : 12/05/2007 à 21h30. Motif: Problème de police
Alexander est déconnecté(e)
13/05/2007, 10h53 #2
Diconico 
Elfe

Diconico

Re : [Roman]-"Les chasseurs d'âme"

C'est pas mal, j'aurai bien aimé voir un autre chapitre pour mieux juger, car une histoire n'est pas jugeable sur un seul chapitre, par contre, on n'aperçoit pas encore un seul côté fantastique, j'aurai bien voulu voir ça dès le premier chapitre, ou du moins un aperçu.

En tout cas, j'apprécie ton histoire.
Diconico est déconnecté(e)
13/06/2007, 13h10 #3
Katsue 
Harpie

Re : [Roman]-"Les chasseurs d'âme"

C'est drôle... J'ai l'impression de me retrouver dans cette histoire!
ça signifie que tu as un sacré talent pour que tes lecteurs s'identifie au personnage!
Tu emploie des expressions digne des plus grands romans!
Continue! Je suis impatiente de connaître la suite!

Dernière modification par Katsue : 13/06/2007 à 13h19.
Katsue est déconnecté(e)

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