 |  | [Langue Française] Règles et Astuces Section : Le comptoir Dialogues, actualité et discussions | [Langue Française] Règles et Astuces : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...) 17/07/2007, 16h50 | #16 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Homophones voir / voire
Natures grammaticales : - Voir est un verbe.
- Voire est une conjonction.
Règles : - On écrit sans « e » final le verbe voir à l’infinitif.
- La conjonction voire s’écrit avec un « e » final lorsqu’elle sert à unir deux mots ou deux groupes de mots avec une idée de gradation.
Astuces / Conseils : - On peut s’assurer que l’on a affaire au verbe « voir » si on peut le remplacer par un autre verbe.
- On peut s’assurer que l’on a affaire à la conjonction « voire » si on peut la remplacer par « et même ».
Exemples : - Il faut le voir/voire pour le croire.
On essaie la substitution : Il faut le vivre pour le croire.
La phrase est grammaticalement correcte, on en déduit l’écriture :
Il faut le voir pour le croire.
- Il faudra deux mois, voir/voire trois, pour mener à bien l’opération.
On essaie la substitution : Il faudra deux mois, et même trois, pour mener à bien l’opération.
La phrase est grammaticalement correcte, on en déduit l’écriture :
Il faudra deux mois, voire trois, pour mener à bien l’opération.
Dernière modification par Khalyntz : 18/07/2007 à 13h42. | | |
17/07/2007, 20h33 | #18 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Homophones peut être / peut-être
Natures grammaticales : - Peut être est une forme verbale. du verbe être précédé de l’auxiliaire « pouvoir » conjugué au présent de l’indicatif.
- Peut-être est un adverbe.
Règles : - La forme verbale peut être s’écrit sans trait d’union lorsqu’il s’agit du verbe être précédé de l’auxiliaire « pouvoir » conjugué. Le tout forme le verbe, noyau de la phrase ou de la proposition.
- L’adverbe peut-être s’écrit avec un trait d’union lorsque l’on souhaite former un adverbe composé (tout comme grand-père est un nom composé).
Astuces / Conseils : - On peut s’assurer que l’on a affaire à la forme verbale en changeant de temps ou de personne.
- On peut s’assurer que l’on a affaire à l’adverbe lorsqu’on peut le remplacer par sans doute. Dans « peut-être », peut n’est jamais remplaçable par pouvait, peuvent…
Exemples : - Si elle peut être / peut-être légèrement en avance, ce sera mieux.
On essaie la substitution :
Changement de temps : Si elle pouvait être légèrement en avance, ce serait mieux.
Changement de personne : Si nous pouvions être légèrement en avance, ce serait mieux.
L’une et l’autre des substitutions est grammaticalement correcte, on en déduit l’écriture :
Si elle peut être légèrement en avance, ce sera mieux
- Elle sera peut être / peut-être en avance.
On essaie la substitution : Elle sera sans doute en avance.
On en déduit l’écriture : Elle sera peut-être en avance.
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17/07/2007, 22h01 | #19 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Homophones des / dès (dès que, dès lors) / dés / dey / dais
Natures grammaticales : - des est un article indéfini ou défini.
- dès est une préposition.
- dés est un nom commun (pluriel de dé).
- dey est un nom commun.
- dais est un nom commun.
des : - Article indéfini pluriel. C'est ainsi le pluriel de un ou une.
Une maison ; des maisons.
- Contraction de l'article défini pluriel les avec la préposition de. C'est ainsi le pluriel de du ou de la.
Le salaire du (de la) concierge sera diminué de moitié.
Le salaire des concierges sera diminué de moitié.
dès : - À partir de (un temps).
Dès cette époque-là.
J’arrêterai d'écrire en langage SMS dès demain.
Dès le départ d'Hyjoobot du chat IRC, les ennuis apparurent.
- À partir de, depuis (un lieu).
Dès Toulouse.
Ce fleuve est navigable dès sa source.
dès que : - Sitôt que, immédiatement après que, aussitôt que.
Dès que le soleil fut levé.
Dès qu’il parut.
Dès que je serai arrivé.
dès lors : - Dès ce moment-là, dès ce temps-là.
Je vis bien dès lors où il voulait en venir.
Dès lors il commença ses poursuites.
Il annonçait dès lors ce qu’il serait un jour.
- Par conséquent.
On n'utilise pas les outils de recherche, et dès lors on crée des discussions déjà existantes.
Il est dans l'impossibilité de distribuer des avertissements ; qu’avons-nous dès lors à craindre de lui ?
dé :
(Pluriel dés) - dé à coudre.
Objet cylindrique dans lequel on peut insérer un doigt pour se protéger en couture. - dé à jouer
Petit morceau d’os ou d’ivoire, cubique, à six faces, dont chacune est marquée d’un nombre depuis un jusque six, et qui sert à jouer.
Jouer aux dés.
Piper les dés. - Toutes sortes d’objets dont la forme cubique rappelle celle d'un dé.
Couper de la viande en dés.
dey : - dey était le titre des régents d'Alger sous l'Empire ottoman de 1671 à 1830.
dais : - Ouvrage de bois, de tenture (etc.), fait dans l’ancienne forme des ciels de lit (baldaquins) et que l’on met à quelque hauteur, au-dessus d’un maître-autel, d’une chaire à prêcher, d’un trône, de la place où siègent, dans les occasions solennelles, certains personnages éminents, etc.
Un autel surmonté d’un dais.
Se placer sous un dais.
Les princes, les ducs, etc., avaient le dais.
Tendre un dais.
- Par extension, dais de feuillage, de verdure, Berceau de feuillage.
- Poêle soutenu de deux ou de quatre petits montants, sous lequel on porte le Saint Sacrement, surtout dans les processions.
Porter le dais.
Tenir les cordons du dais.
Marcher sous un dais.
- Toit démontable que l’on met sur les voitures découvertes.
Dernière modification par Khalyntz : 07/08/2007 à 18h49. | | |
18/07/2007, 10h08 | #20 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Les verbes (généralités)
Le verbe est le mot essentiel de la langue. Il varie en mode, en temps, en voix, en personne et en nombre. Au participe passé il varie parfois en genre.
Une description complète du verbe doit prendre en compte tous ces éléments. - On distingue en premier les verbes d'action et les verbes d'état.
- Un verbe d'action exprime une action faite ou subie par le sujet. Exemples : Il lance une pierre / Il réfléchit / L'arbre est découpé.
Le verbe d'action peut se présenter sous trois aspects, selon la position du sujet par rapport à l'action que décrit le verbe, c'est ce que l'on appelle ses voix :- il est à la voix active si le sujet fait l'action. Exemple : Pierre construit une maison,
- il est à la voix passive si le sujet subit l'action. Exemple : Une maison est construite par Pierre,
- il est à la voix dite moyenne s'il s'agit d'un verbe pronominal (voir la fiche Les verbes pronominaux).
- Un verbe d'état (sembler, paraître, devenir, rester, demeurer, etc.) exprime un état du sujet. Exemples : Il semble triste / Il reste planté là.
- Un verbe à sept modes possibles :
- indicatif,
- conditionnel,
- impératif,
- subjonctif,
- infinitif,
- participe (voir « Les participe passés et leurs accords » ) ,
- gérondif.
- Il faut préciser le temps :
- présent,
- imparfait,
- futur (simple, antérieur) ,
- passé (simple, composé, antérieur) ,
- plus-que-parfait.
- Les personnes et le nombre : première personne, deuxième, etc. ; singulier, pluriel.
Les groupes verbaux.
Les verbes se divisent en trois grands groupes de conjugaison selon la finale qu'ils présentent à l'infinitif et au participe présent. - Le 1er groupe.
Ce sont tous les verbes dont la terminaison de l'infinitif est -er.
Il comporte 90% des verbes qui existent en français et la conjugaison de ce groupe est régulière sans exception.
La majorité des verbes nouveaux (atomiser, radigrapher, etc. ) sont créés sur le modèle du verbe aimer.
Exemples : passer / envoyer / appeler / manger / etc.
Attention, exception faite du verbe aller qui appartient au 3ème groupe.
- Le 2ème groupe.
Ce sont tous les verbes dont la terminaison de l'infinitif est -ir et celle du participe présent est -issant.
Ce groupe comprend quelque 300 verbes qui sont également de type régulier.
Exemples : finir (finissant) / réussir (réussissant) / choisir (choisissant) / etc.
- Le 3ème groupe.
En plus du verbe aller, on retrouve une trentaine de verbes en -ir (dont le participe présent se termine en -ant et non en -issant) , une trentaine en -oir et une centaine en -re.
C'est le groupe des exceptions et des verbes irréguliers.
Exemples : sentir (sentant) / partir (partant) / recevoir / atteindre / dire / coudre / battre / etc.
Dernière modification par Khalyntz : 13/08/2007 à 14h01. | | |
18/07/2007, 13h49 | #21 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Le passé simple de l'indicatif
Règle : - Le passé simple s’utilise surtout à l’écrit. On l’emploie à la place du passé composé afin d’éviter les répétitions des auxiliaires « avoir » ou « être ».
- Le passé simple est le temps de la narration, de la succession d’actions courtes. Passé simple et passé composé ont presque la même valeur. Le passé simple est employé à l’écrit tandis que le passé composé est plutôt utilisé à l’oral.
Les terminaisons du passé simple :
Le passé simple a 4 terminaisons différentes. - Les verbes du 1er groupe (voir la fiche Les verbes (généralités)) prennent les terminaisons suivantes :
- je -ai
- tu -as
- il, elle, on -a
- nous -âmes
- vous -âtes
- ils, elles -èrent
Exemples : - Manger ›› Je mangeai / Tu mangeas / Il, elle, on mangea / Nous mangeâmes / Vous mangeâtes / Ils, elles mangèrent.
- Parler ›› Je parlai / Tu parlas / Il, elle, on parla / Nous parlâmes / Vous parlâtes / Ils, elles parlèrent.
Attention, on retrouve au passé simple les mêmes difficultés qu’à l’imparfait concernant les verbes en -ger / -cer. N’oubliez pas le « e » ou le « ç » devant « a / o / u » (en l'occurrence, ici, devant le a ).
Exemples : Tu commenças / Nous nageâmes / etc.
- Les verbes du deuxième groupe (voir la fiche Les verbes (généralités)) prennent les terminaisons suivantes :
- je -is
- tu -is
- il, elle, on -it
- nous -îmes
- vous -îtes
- ils, elles -irent
Exemples : - Finir ›› Je finis / Tu finis / Il, elle, on finit / Nous finîmes / Vous finîtes / Ils, elles finirent
- Réussir ›› Je réussis / Tu réussis / Il, elle, on réussit / Nous réussîmes / Vous réussîtes / Ils, elles réussirent
- Les verbes du 3ème groupe (voir la fiche Les verbes (généralités)) :
- Les verbes tenir, venir et par extension les verbes terminés en -tenir et en -venir prennent les terminaisons suivantes :
- je -ins
- tu -ins
- il, elle, on -int
- nous -înmes
- vous -întes
- ils, elles -inrent
Exemples : - Soutenir ›› Je soutins / Tu soutins / Il, elle, on soutint / Nous soutînmes / Vous soutîntes / Ils, elles soutinrent.
- Redevenir ›› Je redevins / Tu redevins / Il, elle, on redevint / Nous redevînmes / Vous redevîntes / Ils, elles redevinrent.
- Les autres verbes du 3ème groupe prennent les terminaisons du second groupe ou bien les suivantes :
- je -us
- tu -us
- il, elle, on -ut
- nous -ûmes
- vous -ûtes
- ils, elles -urent
Exemples : - Vouloir ›› Je voulus / Tu voulus / Il, elle, on voulut / Nous voulûmes / Vous voulûtes / Ils, elles voulurent.
- Mouvoir ›› Je mus / Tu mus / Il, elle, on mut / Nous mûmes / Vous mûtes / Ils, elles murent.
- Rire ›› Je ris / Tu ris / Il, elle, on rit / Nous rîmes / Vous rîtes / Ils, elles rirent.
- Sortir ›› Je sortis / Tu sortis / Il, elle, on sortit / Nous sortîmes / Vous sortîtes / Ils, elles sortirent.
- Craindre ›› Je craignis / Tu craignis / Il, elle, on craignit / Nous craignîmes / Vous craignîtes / Ils, elles craignirent.
- Conclure ›› Je conclus / Tu conclus / Il, elle, on conclut / Nous conclûmes / Vous conclûtes / Ils, elles conclurent.
- Courir ›› Je courus / Tu courus / Il, elle, on courut / Nous courûmes / Vous courûtes / Ils, elles coururent.
- Coudre ›› Je cousis / Tu cousis / Il, elle, on cousit / Nous cousîmes / Vous cousîtes / Ils, elles cousirent.
Attention, exception faite du verbe aller qui prend les terminaisons des verbes du 1er groupe ›› J'allai / Tu allas / Il, elle, on alla / Nous allâmes / Vous allâtes / Ils, elles allèrent.
Dernière modification par Khalyntz : 13/08/2007 à 14h00. | | |
02/08/2007, 12h05 | #22 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Les temps du passé de l'indicatif
Définition : - imparfait
Il est le temps de « l’action imparfaite » dont on ne sait ni quand elle commence, ni si elle est terminée. C’est également le temps de la description.
- passé simple (voir la fiche Le passé simple de l'indicatif)
Il est le temps de la narration, de la succession d’actions courtes dont on est sûr qu’elles sont achevées.
- passé composé
Lui et le passé simple ont des valeurs assez proches. On utilise le passé composé lorsque l'on s'exprime « oralement ». Parfois, il subsiste une petite différence de valeur entre passé composé et passé simple. Le passé composé n’implique pas une rupture avec le présent aussi nette que le passé simple.
- plus-que-parfait
Il indique un fait passé qui est antérieur à un autre fait, passé lui aussi. Peu importe le délai écoulé entre les deux faits.
Le plus-que-parfait s'utilise parfois dans une volonté d'atténuation en rejetant dans le passé un fait présent.
Après un « si » conditionnel, on emploie obligatoirement le plus-que-parfait si le fait est dans le passé.
Note : Lorsque le fait au plus-que-parfait est en rapport avec un fait décrit par un second verbe, celui-ci est à l'imparfait, au passé simple, ou au passé composé.
- passé antérieur
Il exprime un fait accompli, soit par rapport à un autre fait passé, soit par rapport à un complément de temps situant une marque dans le passé (la semaine dernière, hier...).
Exemples : - C’était à la tombée d’un soir d’automne (imparfait ~ description), en ces dernières années à Paris. Vers le sombre faubourg Saint-germain, des voitures, allumées déjà, roulaient, attardées, après l’heure du bois ( imparfait ~ description). L’une d’elles s’arrêta devant le portail d’un vaste hôtel seigneurial ( passé simple ~ évènement soudain), entouré de jardins séculaires.
Note : Finalement à l’imparfait correspond la situation, au passé simple l’événement :- imparfait ~ Il était une fois un lointain royaume…
Description de la situation de départ. - passé simple ~ Son cheval se cabra, il tomba à terre et sa tête heurta une pierre.
Succession d’actions courtes, d'évènements.
- Il était absent (imparfait ~ action imparfaite) quand je suis passé chez lui. J'ai donc attendu devant la porte qu'il arrive. (passé composé ~ expression « orale »)
- Clarisse avait invité ( plus-que-parfait ~ fait antérieur à l'action passé qui est racontée) Nathalie à diner. Lorsque la sonnette retentit ( passé simple ~ évènement soudain), elle n'avait pas commencé ( plus-que-parfait ~ fait antérieur à l'action passé qui est racontée) à préparer le repas.
- Quand Dieu eut créé ( passé antérieur ~ fait accompli dans le passé) l'homme, il fut effrayé ( passé simple ~ caractéristique) de ce qu'il avait fait ( plus-que-parfait ~ voir la fiche La concordance des temps), . Il créa ( passé simple ~ action achevée), aussitôt la femme comme premier secours.
Citation ~ Claude Roy.
Dernière modification par Khalyntz : 07/08/2007 à 01h33. | | |
07/08/2007, 00h13 | #23 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : La concordance des temps
Définition :
La concordance des temps est un lien de dépendance entre le temps du verbe de la proposition principale et celui du verbe de la proposition subordonnée.
La concordance des temps est complexe ! Le temps à employer dans la proposition subordonnée dépend : - du temps employé dans la proposition principale,
- de la situation temporelle de l'action dans la proposition subordonnée par rapport à l'action de la proposition principale :
- antériorité : l'action dans la subordonnée se situe avant l'action de la principale,
- simultanéité : l'action dans la subordonnée et dans la principale ont lieu en même temps,
- postériorité : l'action dans la subordonnée se situe après l'action de la principale.
- du sens de la phrase.
Voir tableau récapitulatif en pièce jointe.
Cas les plus usuels : - Les subordonnées de condition introduites par la conjonction de subordination si.
Tableau des correspondances :

note : La subordonnée de condition introduite par si n'est jamais à l'indicatif futur ni au conditionnel.
Exemples :- Concordance correcte ~ Cela ne se passera (Indicatif futur) pas ainsi s'il est (Indicatif présent) là.
- Concordance incorrecte ~ Cela ne se passera (Indicatif futur) pas ainsi s'il sera (Indicatif futur) là.
- Concordance incorrecte ~ Cela ne se passera (Indicatif futur) pas ainsi s'il serait (Conditionnel présent) là.
Attention, quand la subordonnée introduite par si est une interrogative indirecte, la concordance des temps ne joue plus et on peut trouver l'indicatif futur ou le conditionnel dans la proposition.
Exemple : Je ne sais pas s'il sera là.
- Les subordonnées au subjonctif.
Tableau des correspondances :

note : L'emploi du subjonctif imparfait ou du subjonctif plus-que-parfait est aujourd'hui réservé à la langue soutenue : on emploie plus couramment le subjonctif présent ou subjonctif passé, même lorsque la principale est à un temps du passé.
Exemple :- Emploi courant ~ Il fallait (Indicatif imparfait) que vous citiez (Subjonctif présent) le nom du 3ème président de la 5ème république pour avoir tous les points
- Emploi soutenu ~ Il fallait que vous citassiez (Subjonctif passé) le nom du 3ème président de la 5ème république pour avoir tous les points.
Dernière modification par Khalyntz : 13/08/2007 à 13h59. | | |
07/08/2007, 01h16 | #24 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Les homophones tort / tord / tore / taure / tors / torr / Thor
Natures grammaticales et définitions :- tort : nom masculin ~ acte opposé à la raison, erreur, préjudice.
- tord : conjugaison du verbe tordre à la 3ème personne du singulier de l'indicatif présent.
- tore : nom masculin ~ moulure, surface de révolution.
- taure : nom féminin ~ jeune vache, génisse.
- tors : adjectif ~ tordu, déformé, contourné en forme d'hélice ; nom masculin ~ action de tordre les fils textiles.
- torr : nom masculin ~ unité de mesure de pression.
- Thor : dieu du tonnerre dans la mythologie scandinave. Fils d'Odin.
Exemples :- Les hommes ont tort de dire du mal des femmes : elles font ça tellement mieux qu'eux. ~ Noctuel.
- L'assassin tord le coup du jeune homme avant de le dépecer de ses biens.
- L'entrée de l'abside se remarque par un arc doubleau décoré d'un tore brisé en zigzag.
- Il a vendu une taure prête à vêler.
- La courge à cou tors est également appelée « courge d'Italie ».
- 1 torr est équivalent à 1 mm Hg (millimètre de mercure).
Dernière modification par Khalyntz : 15/08/2007 à 22h12. | | |
15/08/2007, 21h59 | #25 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Les homophones cour / cours / court / courre /
cours, court, courent, coure, coures.
Natures grammaticales et définitions :- cour : nom féminin.
Définitions :- espace découvert entouré de bâtiments, patio.
- entourage, lieu de vie d'un souverain.
- tribunal (cour de cassation, cour martiale).
Expressions :- côté cour : côté de la scène à la droite des spectateurs.
- faire la cour à quelqu'un : chercher à lui plaire, à le séduire.
- Cour des Miracles : endroit mal fréquenté. (origine : cour parisienne du Moyen Age).
- cours :nom masculin.
Définitions :- écoulement (cours d'un fleuve).
- enchainement dans le temps, déroulement naturel (cours du temps, cours des évènements).
- enseignement (cours de philosophie, cours préparatoire).
Expressions :- au cours de : pendant, durant.
- avoir cours : être en usage, à valeur légale.
- donner libre cours à : laisser s'exprimer.
- suivre son cours : évoluer comme prévu.
- court : adjectif. (féminin = courte).
Définitions :- qui a peu de longueur, petit.
- qui ne dure pas dans le temps, bref, éphémère.
- qui est peu éloigné dans le temps, proche.
Expressions :- à court terme : sur une brève période.
- couper court à : mettre fin à.
- être à court de : manquer de.
- prendre quelqu'un de court : prendre au dépourvu, à l'improviste.
- tourner court : s'arrêter rapidement, brusquement.
- courre : chasse à courre ~ chasse pratiquée à cheval, avec des chiens et sans armes à feu.
- cours, court, courent, coure, coures, courent : conjugaisons du verbe courir :
- à l'Indicatif présent 1ère et 2ème pers. du singulier ~ cours,
- à l'Indicatif et Subjonctif présent 3ème pers. du pluriel ~ courent,
- au Subjonctif présent 1ère et 3ème pers. du singulier ~ coure,
- au Subjonctif présent 2ème pers. du singuliers ~ coures.
Exemples :- Les enfants sont dans la cour de récréation.
- Le droit d'ainesse n'a plus cours en France.
- Ce pantalon est trop court, il faut le jeter.
- Les Anglais considèrent la chasse à courre comme un sport noble.
- Si tu ne veux plus être essoufflé, il faut que tu coures plus régulièrement.
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20/08/2007, 10h32 | #26 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : L'impératif - Définition
- L'impératif est le mode de l'ordre et de la défense.
- C'est également le mode le plus « pauvre » de la langue française avec seulement trois personnes grammaticales (2ème du singulier ~ tu, 1ère ~ nous et 2ème du pluriel ~ vous) et 2 temps : le présent et le passé (peu usité).
- L'impératif n'utilise pas de pronoms sujets (tu, nous, vous) dans sa construction.
- L'impératif présent
- L'impératif ~ les verbes auxiliaires.
Nous considèrerons comme « verbes auxiliaires » : être et avoir + le verbe aller.- être.
- 2ème personne du singulier : sois / ne sois pas ~ Sois sage / Ne sois pas borné.
- 1ère personne du pluriel : soyons / ne soyons pas ~ Soyons exemplaires / Ne soyons pas hautains.
- 2ème personne du pluriel : soyez / ne soyez pas ~ Soyez honnêtes / Ne soyez pas timides.
- avoir.
- 2ème personne du singulier : aie / n'aie pas ~ Aie confiance / N'aie pas peur.
- 1ère personne du pluriel : ayons / n'ayons pas ~ Ayons l'air sûr de nous / N'ayons pas de regrets.
- 2ème personne du pluriel : ayez / n'ayez pas ~ Ayez un peu de patience / N'ayez pas de craintes.
- aller.
- 2ème personne du singulier : va / ne va pas ~ Va chercher ta soeur / Ne va pas l'embêter.
- 1ère personne du pluriel : allons / n'allons pas ~ Allons au cinéma / N'allons pas à cette soirée.
- 2ème personne du pluriel : allez / n'allez pas ~ Allez ranger vos chambres / N'allez pas dire n'importe quoi.
- L'impératif ~ les verbes du 1er groupe.
L'impératif des verbes du 1er groupe se forme à partir de l'indicatif présent.- Pour les 1ère et 2ème personnes du pluriel, il est identique :
- base verbale-ons ~ Fermons la maison à clés / Ne discutons pas de cela, ci.
- base verbale-ez ~ Ecoutez votre mère / Ne jouez pas avec les allumettes.
- Pour la 2ème personne du singulier, il faut retirer le « s ».
- Tu parles d'elle ? ~ parle-moi d'elle.
- Tu travailles trop ~ travaille un peu !
- Tu ne regardes même pas ~ Regarde ici.
- L'impératif ~ les verbes du 2ème et du 3ème groupe.
L'impératif est identique à l'indicatif présent :- Finis ta soupe / Ne perds pas les enfants de vue.
- Suivons son exemple / Ne le punissons pas trop sévèrement.
- Accomplissez votre devoir / Ne riez pas trop fort.
- L'impératif ~ les verbes pronominaux.
- forme affirmative.
Le pronom se place après le verbe, en le séparant par un trait d'union :- Lève-toi.
- Asseyons-nous.
- rappelez-vous.
- forme négative.
Le pronom se place avant le verbe :- Ne t'assieds pas ici.
- Ne nous rappelons pas ce mauvais souvenir.
- Ne vous levez pas de table avant la fin du repas.
- L'impératif ~ pronoms personnels compléments.
- Compléments d'Objet Direct et Compléments d'Objets Indirects : le(s), la, lui, leur(s).
- forme affirmative.
Le pronom se place après le verbe, en le séparant par un trait d'union :- Ecoute-moi.
- Finissons-le rapidement.
- Envoyez-la-lui.
- forme négative.
Le pronom se place avant le verbe :- Ne les aide pas.
- Ne lui écrivons pas.
- Ne le lui rappelez pas.
- Compléments prépositionnels en et y pour : à la, au(x), dans, par, de la, du, des.
- forme affirmative.
Le pronom se place après le verbe, en le séparant par un trait d'union :- Prends des euros avec toi ~ Prends-en avec toi.
- Passons par là, ça vaut le détour ~ Passons-y.
- Achetez du beurre ~ Achetez-en.
: Cas particulier des impératifs de la 2ème personne du singulier : si l'impératif ne se termine pas déjà par un « s » alors on en rajoute un pour permettre la liaison, ainsi :- Profite bien de la journée / Profites-en bien.
- Va le rejoindre à la soirée / Vas-y.
- forme négative.
Le pronom se place avant le verbe :- Ne va pas dans cet hôtel ~ N'y va pas.
- Ne parlons pas de ça ~ N'en parlons pas.
- Ne pensez pas aux vacances ~ N'y pensez pas.
- L'impératif passé
- Il se construit sous la forme auxiliaire être ou avoir à l'impératif présent + participe passé.
- Son usage est assez rare car :
- il est restreint à une seule situation ~ il donne un ordre pour quelque chose qui doit être fait avant un temps donné.
- seule la voix active accepte l'impératif passé (il est donc impossible à construire à partir de la voix passive et de la voix pronominale).
- il peut être remplacé par un impératif présent.
- Exemples :
- Aie fini ce rapport (avant) demain.
- Soyons partis à midi.
- Ayez réussi cet exercice pour l'examen.
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20/08/2007, 11h54 | #27 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Les homophones or / hors / (d')ores (et déjà)
Natures grammaticales et définitions :- or : conjonction.
Définition :marque la transition entre deux idées.
- or :nom masculin.
Définition : métal précieux.
Expressions :- règle d'or : règle impérative.
- avoir un coeur d'or (en or) : être généreux, être bon.
- or noir : pétrole.
- valoir son pesant d'or : avoir beaucoup d'intérêt ou de valeur.
- tuer la poule aux oeufs d'or : détruire une source de profit important.
- hors : préposition.
Définition : en dehors de, excepté, hormis.
Expressions :- être hors de soi : être en colère.
- hors-jeu : erreur/faute commise par un joueur d'une équipe lorsqu'il ne respecte pas les règles de positionnement sur le terrain.
- hors-d'oeuvre : plat léger servi en début de repas, avant le plat principal.
- hors-la-loi : qui ne respecte pas les lois, bandit, brigand.
- hors-piste : ski que l'on pratique en dehors des zones balisées.
- etc.
- ores : d'ores et déjà ~ locution adverbiale.
Définition : dès à présent, dès maintenant, désormais, dorénavant.
Exemples :- Les amis se prétendent sincères ; or ce sont les ennemis qui le sont ~ Arthur Schopenhauer.
- Quand on a un coeur d'or, il faut le garder pour soi ~ Henri Jeanson.
- Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison ~ Montaigne.
- Une multitude de preuves atteste que le changement climatique est d’ores et déjà en cours.
Dernière modification par Khalyntz : 20/08/2007 à 12h01. | | |
20/08/2007, 13h31 | #28 | | Dieu supérieur
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Formation des adverbes en -ment.
Les adverbes en - ment se forment à partir de l'adjectif. Les « règles de formation » de ces adverbes dépendent de la terminaison des adjectifs à leur forme masculine.
Les adjectifs au masculin se terminant par...- ... une consonne.
Règle : L'adverbe se forme en ajoutant le suffixe -ment à la forme féminine de l'adjectif.
Exemples :- sérieux >> sérieuse >> sérieusement.
- sot >> sotte >> sottement.
Particularité : certains adverbes voient le e précédent le suffixe -ment se transformer en é. Ainsi, on retrouvera les adverbes : communément, obscurément, précisément, confusément, expressément, profondément.
Exceptions :- l'adjectif « gentil » ne donne pas l'adverbe gentillement mais gentiment.
- l'adjectif « bref » ne donne pas l'adverbe brèvement mais brièvement.
- ... une voyelle.
Règle : L'adverbe se forme en ajoutant le suffixe -ment à la forme masculine de l'adjectif.
Exemples :- poli >> poliment.
- passioné >> passionément.
- rare >> rarement.
Particularités :- certains adverbes voient le e précédent le suffixe -ment se transformer en é. Ainsi, on retrouvera les adverbes : aveuglément, conformément, immensément, uniformément, énormément, intensément.
- certains adverbes voient le u précédent le suffixe -ment se transformer en û. Ainsi, on retrouvera les adverbes : assidûment, continûment, goulûment, (in)congrûment, crûment, indûment.
: La nouvelle orthographe recommande la suppression de l’accent circonflexe sur le u, sauf si l’accent a une fonction distinctive. par exemple, on maintient l’accent dans « jeûne » pour le distinguer de « jeune ».
Exceptions :- l'adjectif « impuni » ne donne pas l'adverbe impuniment mais impunément.
- l'adjectif « beau » ne donne pas l'adverbe beaument mais bellement.
- l'adjectif « traitre » ne donne pas l'adverbe traitrement mais traiteusement.
- l'adjectif « gai » accepte les deux orthographes : gaiment et gaiement.
- ... -ent.
Règle : L'adverbe se forme en remplaçant le suffixe -ent par -emment.
Exemples :- évident >> évidemment.
- prudent >> prudemment.
Exceptions :- l'adjectif « présent » ne donne pas l'adverbe présemment mais présentement.
- l'adjectif « lent » ne donne pas l'adverbe lemment mais lentement.
- l'adjectif « véhément » ne donne pas l'adverbe véhémemment mais véhémentement.
- ... -ant
Règle : L'adverbe se forme en remplaçant le suffixe -ant par -amment.
Exemples :- abondant >> abondamment.
- puissant >> puissamment.
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01/08/2008, 10h31 | #29 | | Déesse supérieure
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Homophones avoir à faire / avoir affaire
Natures grammaticales : - avoir à faire : est une expression composée des verbes "avoir" et "faire" séparés par la préposition "à".
- avoir affaire : est une locution composée du verbe "avoir" et du nom commun "affaire".
Règles/Astuces/Conseils :- avoir à faire : signifie "s’acquitter" (d’une obligation).
Cette expression n'est jamais suivie de la préposition "à" ! - avoir affaire : signifie "se trouver en présence de quelqu’un, en rapport avec quelqu’un".
Les mots "avoir" et "affaire" ne peuvent pas être séparés dans le phrase. La locution est très souvent suivie de la préposition "à".
Exemples :- Le modérateur a à faire son travail sans considérations personnelles. (On peut écrire : Le modérateur a son travail à faire sans considérations personnelles).
- Vous aurez à faire cet exercice pour demain. (On peut écrire : Vous avez cet exercice à faire pour demain).
- Le policier avait affaire à un individu dangereux.
- Le médecin a affaire à une maladie orpheline.
Dernière modification par Nayanea : 01/08/2008 à 10h31. Motif: Fusion d'un double post. | | |
01/08/2008, 11h42 | #30 | | Déesse supérieure
| Re : [Langue Française] Règles et Astuces | | Nom : Homophones peu / peux, peut
Natures grammaticales : - peu : adverbe de quantité.
- peux : conjugaison du verbe "pouvoir" à la première ou deuxième personne (je, tu) du présent de l'indicatif.
- peut :conjugaison du verbe "pouvoir" à la troisième personne (il, elle, on) du présent de l'indicatif.
Règles/Astuces/Conseils :- peu : peut être remplacé par son opposé "beaucoup".
Expressions :
- à peu près
- quelque peu
- pour (le) peu que
- peu à peu - peux, peut : peut être remplacé par la forme "imparfait de l'indicatif".
Expressions : peut-être (voir homophones peut être / peut-être).
Exemples :- Je ne peux (pouvais) plus écouter cette musique.
- Pour le peu qu'elle t'a vu, elle t'a trouvé sympathique.
- Peut-il (pouvait-il) en être autrement ?
- Il a toujours eu un peu (beaucoup) de mal avec les homophones.
Dernière modification par Nayanea : 14/08/2008 à 14h56. | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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