Thé (présentation générale) (Boisson chaude, Simple, Variable) : Fiche / Article de la section Cocktails et Boissons, crée sur le forum Cuisine et restaurants (Recettes et alimentation : Le coin gastronomique : on y discute recettes de cusisine, bons plans restos, et tout ce qui touche à l'alimentation.)
Le thé est la boisson la plus bue au monde, découverte dans l'Antiquité en Chine, elle se répand avec les voyages en Orient. Chaque pays a alors sa manière acclimaté cette dernière. Il s'agit en fait d'une infusion de feuilles séchées et parfois fermentées.
Origine du mot :
Cela vient du sinogramme 茶 cela se prononce te en malais. Étant donné que ce sont les Hollandais qui ont introduit la boisson en Europe et depuis Java en 1606, la France a pris cette racine pour la désigner, soit thé (tea en anglais, Tee en allemand).
Cependant, la véritable prononciation, est celle utilisée par les mandarins : châ, venant du mot cueillir.
En fait, l'origine des prononciations sont le mode de transport : châ pour la mer et te pour la terre.
Toutefois, l'Amérique du Sud a aussi son propre thé, nommé maté.
Légendes :
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Sa première apparition se fait dans une légende chinoise. Selon cette dernière, sa première utilisation date de -2737. L'Empereur Shen Nung avait fait bouillir de l'eau quand des feuilles d'un arbre y serait tombées donnant un liquide brunâtre dont il apprécia la saveur.
Gautama Bouddha aurait découvert le thé alors qu'il méditait dans son jardin. Une feuille serait tombée dans sa tasse.
Bodhidharma, disciple de Bouddha, lors d'une longue méditation, s'endormit et fit un rêve assez voluptueux. Lorsqu'il reprit connaissance, il s'en voulut tellement qu'il se coupa les paupières pour ne plus jamais s'assoupir. A leur place poussa les premières plantes de thé. Ce qui fait que, tous les moines bouddhistes se sont alors mis à boire du thé afin éviter tout engourdissement durant leur méditation...
Son Histoire :
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On attribue ces débuts sous la dynastie des Han de l'Ouest (-206 av. - 24) avec la découverte de récipients. Sa première utilité fut de parfumer l'eau assainie. On découvre rapidement ses propriétés : soulage les fatigues, fortifie la volonté et ranime la vue. Peu à peu, elle prend de l'importance et devient une boisson quotidienne chinoise sous la dynastie des Han de l'Est (25 - 220) et à l'époque des Trois Royaumes (220-280).
Pour facilité son transport, on fabrique des briques de thé obtenues avec des feuilles de thé broyées dont on récupère la poudre. Afin d'augmenter sa solidité, il était parfois utilisé du sang.
Ces briques sont une certaine révolution car elles serviront de monnaie en Mongolie en échange de chevaux, permettant également sa diffusion.
Lors de sa consommation, les briques étaient émiettées afin d'en griller la poudre (ce qui permettait de supprimer les insectes et autres petits animaux présents parfois dedans) tout en donnant un bon goût.
La poudre était ensuite bouillie avec addition de quelques ingrédients pour donner une mixture épaisse qui passait de main en main servie dans un bol.
Cette boisson pris un grand essor chez les lettrés sous la dynastie Tang (618–907).
Le thé fut ensuite battu sous la dynastie des Song du Nord (960-1279). La poudre était beaucoup plus fine car moulue avec l'aide d'une meule. Elle était alors rajouté à de l'eau bouillante que l'on remuait afin de faire mousser le tout.
Le thé fut introduit au Japon au début du XIIeme siècle par le prêtre Eisai. Selon le mode de préparation pratiqué lors de la cérémonie du thé (chanoyu).
En 1391, le premier empereur de la dynastie Ming, Hongwu, décréta que l'impôt serait plus sur les briques mais sur les feuilles de thé. Ce changement dans le tribut fut suivit d'une modification de la consommation du thé, en infusant directement les feuilles dans l'eau chaude. Il s'en suit un chamboulement dans tout le service de thé (bouilloire, théière, tasse...).
Durant la dynastie des Qing (1664 - 1911) une nouvelle sorte de tasse sans anse apparaît (le zhōng 盅ou de gàiwǎn 蓋碗 ou de gàibēi 蓋杯). A couvercle, dans laquelle on met directement les feuilles à infuser, c'est sûrement d'ici que vient l'origine de la lecture dans les feuilles thé.
Le thé fut introduit en Europe par les Hollandais en 1606. Mais ce thé arriva fermentée ce qui donna son appellation de thé noir. Mais ce n'est qu'en 1653 qu'il arrive en Angleterre et alors cela touche successivement toutes les couches de population pour devenir au XIXme le five o'clock tea avec notamment la prise de son monopole jusqu'en 1834.
La fermeture des frontières du Japon pendant deux sciècles en 1638, propulse la Chine dans un commerce important avec l'Occident. Il est alors mis en place une vente d'opium contre du thé que le gouvernement chinois n'arrivera pas à endiguer ce qui amenera à la guerre de l'opium et la cession d'Hong Kong aux Britanniques.
En 1834, la Compagnie des Indes Orientales ayant perdu son monopole, se dirige vers de nouveaux pays afin d'accueillir des plantations de la variété assamaise en Inde et à Ceylan.
Production, pousse, cueillette, et autres informations utiles :
Bien qu'étant cultivé dans le monde entier, les principaux pays cultivateur sont l'Inde, la Chine (étant le seul pays cultivant toutes les sortes de thé), le Japn, le Sri Lanka (Ceylan) Taïwan (Formose) le Japon, le Népal, la Turqui, le Kenya et la Tanzanie.
Le théier est une plante qui a besoin d'un climat chaud et humide avec une période sèche peu prononcée. Il ne dépasse pas 1m de haut lorsqu'il est taillé afin de faciliter la cueillette. Le théier est une plante de la famille des camélias. On peut commencer à récolter au bout de la troisième ou quatrième année après la plantation.
La cueillette se fait à la main et le plus souvent par des femmes bien qu'elle soit mécanisée au Japon et en Géorgie. Elle se fait plusieurs fois par an jusqu'à un maximum d'environ quatre fois afin de ne pas trop fatiguer la plante. Durant ces périodes de 4 à 14jours, on cueille les feuilles les plus jeunes qui sont vertes claires et qui donne un meilleur goût car elles sont plus riches en tanin et caféine, le duvet blanc ou pekoe qui recouvre les bourgeons. Ce sont les extrémités qui donnent le plus de qualité et de saveurs.
Les cueillettes sont différentes selon la qualité recherchée : une impériale sera composée de pekoe et d'une feuille par théier tandis qu'une fine aura un pekoe et deux feuilles et une normale un pekoe et trois feuilles voire plus.
Les différentes formes de cueillettes sont appelés grades du thé et sont constituées de normes internationales pour les thés noirs d'Inde et de Ceylan.
Les différentes sortes de thé :
Les consommateurs de thé le savent, il existe plusieurs sortes différentes de thé, seulement, il faut savoir que ce qui les différencie n'est pas l'espèce mais bien la manière dont la feuille est traitée après la récolte.
Thé vert (sinogrammes: 綠茶) :
Il s'agit d'un thé peu fermenté dont les japonais et les chinois sont frillants. Après sa cueillette, les feuilles sont flétries chauffée à haute température afin de dénaturer les enzymes, empêchant alors la fermentation. On les sèches quand elles sont roulées. Chez les chinois on utilise des bassine de cuivres sur le feu et un séchage vapeur bref pour les japonais. Cependant, ils préfèrent une préparation avec une température proche de 70°C ou moins en cas d'un thé de très grandes qualités.
Les plantations se situent surtout sur les îles de Kyushu et de Shikoku au Japon, dans la province d'Anhui pour la Chine.
Thé blanc :
Il s'agit d'un thé non oxydé. Sa transformation entre la feuille fraiche et celle infusée est faible, ce qui fait de ce dernier, un thé rare et donc couteux, qui n'existe que lors de crus traditionnels. Certains comme le Bai Hao Yin Zhen est composé exclusivement de bourgeons.
On cueille les jeunes feuilles et les bourgeons. Ceux-ci sont séchées au Soleil et ensuite à l'ombre (ou torréfiées par vapeur). L'absence de flétrissage, de torréfaction et de roulage sont les principales différences avec le thé vert, ce qui permet de conserver la fraîcheur des feuilles de thé et leur faible densité.
La province du Fujian (Chine) est l'une des plus connues en matière de thé blanc. Le thé blanc est infusé à faible température soit autour de 60°C mais avec une longue infusion (environ 10min.).
Thé jaune :
Un thé vert chinois qui subit une fermentation mais aussi parfois le nom de grand thé vert.
On torréfie puis on roule les feuilles en les recouvrant d'un tissu humide. Ensuite, on les entasse en petits tas dans un endroit fortement humide pendant plus de vingt heures. Elles s'oxydent alors on fait une rapide dessiccation.
Production connue dans la province du Hunan (Chine).
Thé rouge :
C'est le nom du thé noir des Occidentaux original des chinois. La couleur fait ici référence à l'infusion et non pas à la couleur des feuilles.
Cependant, on trouve du thé rouge chez nous, il s'agit en fait dans la plupart des cas d'une autre plante, le rooibos, poussant en Afrique du Sud qui a l'avantage de contenir peu de tanin et pas de théine.
Thé noir occidental :
Il s'agit ici du thé que l'on connaît très bien. Ce thé a subi une fermentation enzymatique ce qui lui permet de conserver sa saveur pendant quelques années sans altération. C'est pour cette raison que sa commercialisation a été facilité.
Il existe deux formes de préparations : celles des chinois, traditionnelle et celle des anglais mécanisée soit méthode orthodoxe et méthode CTC (Crush, Tear, Curl) pour broyage, déchiquetage et bouclage.
On pratique un flétrissage pour retirer une grande partie de l'humidité, ensuite on roule les feuilles afin de libérer les enzymes responsables de la fermentation. Après un temps d'attente dans un pièce chaude et humide, on stoppe cette dernière en mettant les feuilles à 90°C. Enfin, on trie et on emballe les feuilles.
Avec le temps, il est bien sûr apparu des variantes selon le fournisseur, l'origine géographique ou les goûts du consommateur.
Le thé noir infuse dans une théière durant 3;4min. à 95°C. Souvent, très âpre, on ajoute du lait et du sucre afin d'en adoucir le goût comme en Angleterre ou en Inde.
Surtout présent des les régions de Darjeeling (Inde), et la province de Yunnan (Chine).
Thé semi-fermenté ou Oolong ("dragon noir" en mandarin 烏龍) :
Selon une légende chinoise, son origine remonterai à l'histoire d'un planteur qui vit d'un théier sortir un dragon noir. Cette apparition aurait laissé la note boisée de la châtaigne et de la noisette. On l'appelle aussi thé bleu-vert en Chine (en référence à sa couleur).
Le thé subit une fermentation incomplète variable et donc se trouve entre le thé noir et le thé vert. Il est selon la tradition constitué de feuilles entière et pauvre en théine.
On en trouve dans le région du Fujian (Chine) mais aussi à Taïwan où sa production remonte au XIXme.
On interrompt l'oxydation des feuilles par chauffage dans une bassine de fer. Selon le stade d'arrête de l'oxydation, le thé tire du vert (Chine) au noir (Formose).
On flétrie les feuilles à l'air ou au Soleil puis on les brasses dans des paniers de bambou pour abîmer les bords et donc favoriser l'oxydation en augmentant sa surface. Ensuite, on remue et on les sèche afin de les éclaircir. Puis, on les roules et après un arrêt brutale de l'oxydation effectué plusieurs fois, ce qui permet le développement de l'arôme, on refroidit, sèche et enfin on conditionne le thé.
Thé post-fermenté :
Parfois désigné sous le non de thé sombre, ils s'agit d'une oxydation non enzymatique ce qui met en place un processus complexe. Après torréfaction, on compresse les feuilles et on les conserve ensuite on attend pendant un certain temps que les réactions se fassent. On peut accélérer le phénomène en mettant les feuilles dans une atmosphère humide.
Ils ont la particularité d'être fermenté tout en ayant une bonne durée de vie (environ 50ans). Durant sa période de vieillissement, ils prennent peu à peu la nouvelle saveur due à la fermentation. Il est donc conseillé de patienter avant de faire infuser un thé post-fermenté afin de mieux en apprécier le goût.
Le thé chinois Pu-erh (sinogrammes: 普洱茶) venant de la région de Pu'er (d'où le nom) étant dans la province de Yunnan, est le plus célèbre d'entre eux.
Il est possible de modifier ces thés pour les parfumer ou aromatiser (par le biais d'épices, de fleurs ou d'essences) comme par exemple le Earl Grey qui est en fait un thé noir parfumé à la bergamote.
Néanmoins, le terme « thé » est bien souvent générique et certaines boissons usurpent sont nom. En plus du rooibos cité plus haut, il y a de quelques plantes venant d'Amérique du Sud comme le maté (à partir d'un buisson), des boissons japonaises le mugicha (à base d'orge), le shiitakécha (poudre de champignons), le thé aux herbes est constitué seulement de plantes et celui des mormons est une infusion de Ma Huang (Ephedra sinica), un arbuste aux propriétés dopantes.
A propos de la préparation :
Vous l'avez sûrement remarqué au-dessus, chaque thé à un besoin d'un certain temps pour infuser et d'une température approximative. De manière général, moins le thé est fermenté, moins il a besoin d'infuser et on peut également alors abaisser la température selon la qualité.
Voilà les valeurs :
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Thé noir :
Température de l'eau : 95°C
Infusion : 3 à 5min
2,5g de thé pour 15cL
Thé Oolong :
Température de l'eau : 95°C
Infusion : 5 à 7min
2,5 à 5g de thé pour 15cL
Thé vert :
Japonais
Température de l'eau : 50 à 90°C
Infusion : 1 à 3min
4 à 8g de thé pour 15cL
Chinois :
Température de l'eau : 70 à 80°C
Infusion : 3 à 5min
2,5 à 4g de thé pour 15cL
Thé blanc :
Température de l'eau : 70 à 80°C
Infusion : 7 à 10min
5g de thé pour 15cL
Le thé le plus excitant est celui qui infuse très peu de temps car la théine diffuse en premier puis viennent ensuite les tanins qui neutraliseront en partie la théine.
Pourquoi quelles raisons le thé est bon pour la santé :
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Le thé contient de nombreux ingrédients. A part l'eau (déjà 75% avec seulement les feuilles), le thé est composé de tanins (environ 4%), de protéines (variable mais proche de 4%), de lipides (très peu), d'acides organiques, de vitamines (A, B, C, E, P) des minéraux et d'autres substances telles les arômes.
Le thé est un très bon anti-oxydant grâce à la présence de catéchines dans le thé vert, de théaflavines dans le oolong, et de théarubinogènes dans le noir, ce qui assurent une protection contre l'oxydation pendant quelques heures.
De plus, la théine se diffuse plus lentement que le café dans le sang se qui permet de stimuler l'organisme sans pousser à l'énervement. Cependant, il y a aussi la vitamine C qui intervient ici, donc il est difficile de définir, lequel est le plus stimulant, même si la plupart son japonais.
Pour ce qui est des effets purement médicinaux supposés, le thé entretient le système nerveux, fluidifie le sang, protège de maladies cardiovasculaires, favorise le drainage, contrôle la tension, évite les caries, ralenti le vieillissement et prévinet du cancer. Il s'agit bien sûr, de vertus apparentes que lors de consommation régulière de thé, sans pourtant, être jamais démontrées.
Toutefois, rajouter des éléments dedans comme du lait ou d'épices peut modifier l'efficacité du thé.
Cérémonies du thé :
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La cérémonie du thé en Chine (Gong Fu Cha) :
La plupart du temps, les chinois n'utilisent pas de théière. Le thé est préparé dans de petits bols individuels, les bols zhong, dans lesquels ils mettent quelques feuilles de thé et ensuite de l'eau bouillante. Pour ne pas avaler ces dernières, on recouvre le bol avec un couvercle spécial. Ce matériel est possédé par chaque personne qui l'emmène avec elle un peu partout, de plus les feuilles sont réutilisées.
L'art du thé chinois ou le Gong Fu Cha, qui subsiste encore à Taiwan de nos jours.
C'est sous les Ming que c'est diffusé la pratique du thé, donc des théières dont la terre de Yi Xing (Ouest de Shanghai) a été utilisé afin de les confectionner. Boire du thé, était à cette époque un acte social, qui selon la qualité du thé, était plus ou moins raffiné. On tentait alors de reproduire les gestes de la tradition oubliée Song. Le Cha Shu, aboutissement de cette recherche, est un manuel complet du thé qui décrit chaque étape précisément.
Aujourd'hui, ces dernières sont toujours à l'ordre du jour à Taïwan. Dans les maisons dédiées, on trouve d'excellent thé comme le Wu Long qui possède de délicats arômes et est long en bouche.
De plus, on trouve également comme accessoires, des bouilloires, des « sous-plats », des pots de réserve, des tasses qui servent à sentir ou à déguster, ainsi que des bateaux de thé.
Chacun de ses objets et l'ensemble des mouvements ont pour but de de mettre en valeur les parfums et les arômes du thé par les sens (vue, odorat, goûter). Il s'agit donc d'un art gustatif.
Le thé est préparé de manière à ce qu'il soit beaucoup plus fort qu'un thé ordinaire car il doit être telle une liqueur dont on savoure chaque gorgée.
La cérémonie du thé au Japon(Cha No Yu) :
La cérémonie du Japon est, elle aussi, très codifiée. Elle se déroule dans un pavillon prévu à cet effet (les fameux pavillons de thé) où l'ombre est présente par les chaudes journées d'été.
La pavillon est un endroit censé donner une impression de pauvreté, un dépouillement montrant à nu la beauté.
Le lieu comporte deux pièces : une chambre de thé pouvant accueillir environ cinq personnes et une salle de préparation.
C'est le bouddhiste Zen vers la fin du XVme siècle qui influença cette cérémonie emplie de philosophie. De cette manière, l'allée amenant au pavillon doit être arrangé pour passer à travers la nature afin d'accéder au premier stade de la médiation bouddhique. Ensuite, à l'intérieur, rien n'est laissé au hasard, tout est à sa place : organisation de l'espace avec la vaisselle, le décor.
On commence le service par une légère collation suivie d'une courte pause. Ensuite, le Goza Iri, vient le moment principal de la cérémonie. On sert alors premièrement un thé épais, le Koïcha, puis un autre, le Usucha, plus léger. Une série de gestes, de purifications, d'usages et d'étiques se succèdent puis enfin le signe de l'hôte donné par cinq coup de gong amènent la suite du service. Elle est composée de trois cuillerées de Matcha dans un bol pour chaque invité, une louche d'eau chaude et on bat le tout avec un fouet en bambou pour obtenir une mixture épaisse semi-liquide.
L'invité s'approche à genoux de bol déposé près du foyer. Il boit alors trois gorgées mais juste après la première complimente son hôte sur le thé. Puis il essuie l'endroit où ses lèvres ont touché le bol avec du papier Kaishi (qu'il a amené au préalable) et passe le bol à l'invité suivant et ect. Le dernier invité rend le bol au premier qui le tend alors à l'hôte qui peut à son tour consommer le thé.
Le Cha No Yu a permis le développement de tout ce qui est autour du thé, c'est-à-dire l'architecture, la disposition du jardin, les ustensiles, le Kakemono (peintures verticales sur rouleau) le Chabana (assortiment de fleur fait pour l'occasion)...
Au cours de son histoire, les femmes et plus particulièrement les geishas au Japon maîtrisaient l'art cérémonieux et les damos en Corée.
Le reste :
Difficulté : non franchement, c'est aussi simple que faire des pâtes...
Prix : le prix du thé est très variable selon le type, la qualité, le pays et l'année donc... parce que certain on une moyenne entre 20 et 40€ les 100g pour d'autre autour de 10€ et enfin les plus cher monte vers 60 à 70€.
Avis personnel : le thé est une boisson agréable à boire quand elle contient de bons arômes qui nous réchauffe le coeur. Je ne l'ai pas marqué, mais parfois, on peut consommer le thé glacée dans ce cas, là, il suffit d'attendre que le thé se soit rafraichi avant de le mettre dans le frigo. C'est délicieux en été !
J'en bois de temps en temps parce que le matin ça demande un certain temps qu'un lait chocolaté n'a pas, rarement avec beaucoup de sucre, et de moins en moins avec du lait.
Source : Wikipédia (version entièrement retapé) et un autre site spécialisé sur le thé (nom oublié)
Je savais pas qu le thé avait un aussi grande histoire (quoique ça se devine)!
Personnellement j'adore le thé et je bois du thé à la menthe tout les jours au petit déjeuner et au goûter. Je ne m'en lasse jamais!
Vive le thé!!!!!!
Fiche fantastique Arckhangelos !
Serais tu arrière x 6 petit fils de Diderot ou encore de Larousse ?
Remarquable travail accompli sur ce breuvage aux nuances et arômes très subtils qu'est le thé !
Rien n'est laissé au hasard vu les aspects abordés, didactique et visuellement attractif !!
Du grand Art, du grand Art je suis pamé d'admiration !