Le Jour des triffides
de John Wyndham

Genre : SF, Post-apocalyptique
Date de parution : 1951
Lieu de l'action : Angleterre, Londres
Format : Un roman (350 pages environ)
Bibliographie de l'auteur :
- Le péril de la mer (1953)
- Les Transformés (1955)
- Le village des damnés (1957)
- d'autres romans et quelques centaines de nouvelles
Adaptation cinématographique :
La révolte des triffides, réalisé par Steve Sekely (1963)
Résumé :
Des plantes qui marchent !! C'est l'incroyable découverte des triffides, des plantes développées en URSS. Mais ce n'est pas tout, elles sont également carnivores : elles se nourrissent des insectes qui grouillent au moment de la décomposition humaine. Aussi bien, les triffides attaquent les hommes. Mais leur huile possède des vertus si extraordianaires qu'elles attirent toues les convoitises. Un chercheur en biologie, Bill Masen, perd temporairement la vue en les étudiant.
Lorsqu'il se réveille à l'hôpital, après avoir passée une semaine les yeux bandés, il pense avoir manqué le spectacle du millénaire. Une pluie d'éclats de comète a illuminé le ciel d'éclairs verdâtres : un spectacle magnifiques. Mais les choses sont bizarres, l'hopital semble désert. Après quelques pas hasardeux dans les rues, il se rend rapidemment compte d'une chose incroyable : tous ceux qui ont vu la pluie de météorites (soit la quasi-totalité de l'humanité) sont devenues aveugles.
La planète entière a basculé et le monde que Bill a connu a changé à jamais et l'espèce dominante n'est plus l'homme mais bien les fameux triffides.
Avis personnel :
Pourquoi on les appelle triffides ? Simple, ils marchent grâce à 3 "pattes". Hum, des espèces de tripodes, une fin du monde qui vient de l'espace ? ... Ca ressemblerait-y pas à la Guerre des Mondes de H.G Wells ? Comme Le jour des triffides a été écrit plus de 50 plus tard, on serait tenté de dire que c'est une bête ressucée. Mais loin s'en faut. Là où HG Wells use d'artifices faciles pour construire et conclure son roman, Wyndham réussit, en fidèle de Darwin, à bâtir non seulement un roman cohérent, mais aussi plus riche que l'oeuvre de H.G Wells sur le plan psychologique et social. C'est un roman post-apocalyptique où il ne faut pas attendre un retour normal aux choses. Il n'y aura pas de Deus Ex Machina.
Le point le plus intéressant dans ce livre est bien la façon dont l'humanité doit survivre à cette catastrophe et se réorganiser. On voit ceux qui ont réussi à accepter le changement et veulent que l'humanité s'adapte (pour leur bien personnel ou collectif) et ceux qui attendent encore une aide extérieure. Wyndham est un adepte des théories darwinistes sur l'évolution et il les applique à cette situation.
Un roman unique, assez court, à la psychologie développée, loin de nos normes en matière de moeurs ou de morale, et où l'auteur n'hésite pas à remettre en cause les rapports sociaux, voilà qui est plus que suffisant pour passer un bon moment avec un bon roman entre les mains.