PHILADELPHIA
Fiche technique :
Réalisateur : Johnathan DEMME
Auteur du scénario : Ron NYSWANER
Compositeur : Howard SHORE
Acteurs :
Andrew BECKETT /
Tom HANKS
Joe Miller / Denzel WASHINGTON
Genre : Drame
Durée : 1H59
Nationalité du film : Film américain
Date de sortie :
Sorti le 23 décembre 1993 aux Etats-Unis
Sorti le 09 mars 1994 en France
Date de sortie en DVD :
Version DVD simple, sorti le 22 février 2007
Version DVD Collector, sorti le 20 février 2004
Synopsis :
Andrew Beckett est un talentueux avocat dont la carrière semble toute tracée dans un des plus grands cabinets d'avocats de Philadelpjie. Mais il se retrouve du jour au lendemain licencié pour faute professionnelle, faute qui aurait pu coûter cher au cabinet. Mais Andrew Becket sait que la raison de son renvoi est toute autre, ses patrons l'ont renvoyé parce qu'il est atteint du SIDA. Commence alors pour lui le combat pour retrouver sa dignité au cours d'un procès pour licenciement abusif, qui sera difficile pour lui à plus d'un titre.
Avis personnel :
Acteurs :
Tom Hanks :
Je l'ai découvert dans ce film et son jeu montre déjà quel acteur talentueux il est. Il a su incarner son personnage avec retenue et sensibilité.
2 des scènes qui m'ont le plus marquée, entendez touchée, sont celles où
Denzel Washington :
Plutôt connu pour ses rôles dans des films d'action, celui de Joe lui permet de montrer une autre facette de son jeu d'acteur. Tout comme Tom Hanks, il prouve qu'il peut jouer un rôle à l'opposé de ceux dont il a l'habitude. Je pense notamment à 2 scènes :
J'ai beaucoup apprécié l'évolution du personnage.
Le choix des acteurs est donc idéal car le duo Tom Hanks-Denzel Washington fonctionne parfaitement.
Histoire :
Elle est quelque peu classique puisqu'elle traite de sujets déjà rencontrés mais la nouveauté est que les thèmes de la discrimination, l'incompréhension, la différence et la tolérance sont "revisités" non pas parce que le héros est rejeté à cause de sa couleur de peau ou de son milieu social mais à cause de sa maladie : le SIDA.
Les combats sont donc croisés. Le film dénonce, d'une part, la discrimination et le droit à la différence et d'autre part, l'homophobie, en présentant les homosexuels et le milieu (un peu) sans les stigmatiser ou les vampiriser, pas de parti pris donc, les spectateurs restent juges et en informer le spectateur sur cette maladie car à l'époque de la sortie du film, nous ne connaissions pas ou peu cette maladie (je vous rappelle que le premier Sidaction a eu lieu en 1994 en France).
De plus, ce sujet était tabou à l'époque. Aussi, sans le biais du combat d'Andrew Beckett pour licenciement abusif pour cause de discrimination, il est certain que ce film n'aurait pu voir le jour car il aurait heurté l'Amérique puritaine. D'ailleurs, certains producteurs et acteurs ont refusé de participer au film car ils ne voulaient pas que leur nom soit associé à un tel sujet.
Réalisation :
Je la dirais intimiste par certains côtés pour 2 raisons :
- Le choix de Jonathan DEMME de filmer en plans fixes le visage de ses acteurs à des moments forts ou clés du film. C'est lors de ces scènes que le spectateur prend pleinement conscience du talent des acteurs car uniquement en suivant les expressions de leur visage, il comprend les sentiments qui agitent chacun d'entre eux.
Le spectateur suit aussi de très près un procès, il voit donc les ressorts de la justice américaine, comment cela se déroule et notamment que tous les coups sont permis comme fouiller la vie privée du plaignant...
- Beaucoup de scènes sont tournées chez les protagonistes (appartement d'Andrew et la maison de ses parents, maison de Joe...) ou dans des lieux à l'ambiance calfeutrée (bibiothèque, salle du tribunal). Le résultat en est que l'attention du spectateur restant fixée sur Andrew et Joe, il s'attache à l'un et autre et ne souhaite que justice soit rendue.
Musique :
Plutôt discrète mais elle aussi contribue à l'ambiance du film. A retenir, 2 musiques fortes de ce film : celle du générique
Streets of Philadelphia de Bruce SPINGSTEEN qui me fait frissonner à chaque fois que je l'entends et l'opéra chanté par Maria CALLAS.