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[Société] L'université en France
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[Société] L'université en France : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...)

 
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 Société L'université en France
 Le comptoir : Dialogues, actualité et discussions
25/10/2007, 19h00 #1
Glorf 
Dieu supérieur

Glorf

[Société] L'université en France

Hier, à ma FAC, mes camarades étudiants ont eu l'honneur d'une visite de Valérie Pecresse, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la recherche, qu’ils ont évidemment accueillie par des huées. La raison de ce déplacement, faire la promotion de ses réformes sur les Universités française auprès d’étudiants manifestement peu enthousiaste à l'idée de voir des changements opérer au sein de leur sacro-sainte université, dont les problèmes sont de plus en plus mis en évidences par des chiffres peu flatteurs.

Bref, en cause cette fois-ci, des réformes qui visent à attribuer, à court terme, davantage de pouvoirs aux présidents d'université, pour à long terme, rendre les universités plus autonomes, indépendantes, "compétitive", avec pour but final, de revaloriser le diplôme universitaire, en perte totale de vitesse face aux écoles supérieures, écoles d'ingénieur, écoles de commerce, etc...

Citation



"L'autonomie des universités est une réforme très importante qui a été préparée avec beaucoup de soin par la conférence des présidents d'université et nous n'avons pas voulu que les choses soient confondues avec la réforme des diplômes européens. Mais nous ferons cette réforme des universités", a affirmé le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin le 19 janvier lors d'un débat avec Le Monde, l'Essec MBA et Radio Classique.

Les déclarations contradictoires se multiplient sur ce projet de loi dit "d'autonomie" ou de "modernisation" des universités, qui a déjà été reporté plusieurs fois. Le terme "autonomie" est associé par ses opposants à une libéralisation ou à une mise en concurrence des établissements. Mais de quoi parle-t-on ?

Une université qui gagne son autonomie ne devient pas une université privée. Un statut inexistant quoi qu'il en soit. Et une gradation existe. On peut ainsi lire le degré d'autonomie d'un établissement d'enseignement du supérieur selon qu'il jouit pleinement ou partiellement d'un ou de plusieurs des facteurs d'indépendance suivants :

Maîtrise du budget

C'est-à-dire dépense libre des dotations de l'Etat, voire libre fixation des frais de scolarité


Stratégie de développement

Définition en interne du plan de développement à long terme et du positionnement de l'établissement sur un plan national et international


Politique de recrutement des étudiants

Mise en place d'une sélection des élèves à différents niveaux d'entrée, par exemple


Recrutement et gestion du personnel


Recrutement autonome des enseignants, des chercheurs et du personnel administratif. Voire libre gestion de la politique salariale et des plans de carrière


Maîtrise de l'organisation pédagogique


Définition de l'offre de formation et du contenu des cours


Investissement et gestion des biens mobiliers et immobiliers


C'est-à-dire une gestion autonome du parc immobilier, voire la libre acquisition de valeurs mobilières et la constitution de fonds de placement.


Audit interne

Evaluation par contrôle interne et par des pairs



Les universités françaises (filières générales) bénéficient déjà d'une marge d'autonomie pour chacun de ces facteurs. Ainsi peuvent-elles gérer librement une partie de leur budget, déterminer leurs besoins en investissements dans le cadre de contrats de plan avec l'Etat, définir librement leur développement à long terme sous l'impulsion d'un président élu au sein de l'université. Elles peuvent encore sélectionner les étudiants tout au long du parcours universitaire (sauf à l'entrée), ou favoriser la promotion de certains enseignants. Elle peuvent mettre en place des cours librement et choisir les intervenants (dans une certaine mesure) et peuvent encore créer des filiales pour gérer leurs contrats de recherche.

Mais :

- Les enseignants sont recrutés et salariés par l'Etat
- Les universités sont financées par des dotations sur critères (normes San Remo, appliquées automatiquement) et des dotations contractuelles (contrats négociés tous les quatre ans) versées par l'Etat
- La part des ressources financières autonomes est faible (taxe d'apprentissage, contrats de recherche ou de formation continue)
- Les universités ne peuvent pas sélectionner à l'entrée en premier cycle et ne sont pas libres de fixer les frais de scolarité comme elles l'entendent

Le degré d'autonomie en vigueur vise à fournir le même service public à tout étudiant sur le territoire, en répartissant équitablement les ressources. Le système permet aussi de favoriser l'accès à l'enseignement supérieur du plus grand nombre. Mais une de ses faiblesses à l'heure actuelle est sa rigidité. Il ne permet notamment pas aux universités de participer de manière efficiente à la compétition avec les établissements jouissant d'une autonomie accrue, en France (grandes écoles) ou à l'étranger.



Voilà un article tiré de ce site, qui me semble bien résumer les grandes lignes de cette réforme.

Quel est votre avis sur cette réforme?

Il est évident que le système universitaire français est en pleine perte de vitesse:

- manque de moyens
- beaucoup d'échecs
- dévalorisation
- problèmes d'organisation
- peu de débouchés selon les filières

Pensez-vous que ces changements peuvent contribuer à améliorer la situation? Pensez-vous qu'elles peuvent suffire, ou bien qu'au contraire, elles ne vont faire qu'augmenter les difficultés pour les étudiants? Quelles solutions vous sembleraient meilleures?


Personnellement, je ne vis pas trop mal ma scolarité à la Sorbonne, cependant, je constate chaque jour les problèmes que dénoncent les associations d'étudiants. Cependant, je ne suis pas tout à fait d'accord sur les solutions que proposent ces derniers. Pas plus tard qu'hier, j'en discutais avec une membre de l'UNEF(Union Nationale des Etudiants Français) (agréablement bien informée sur son sujet, et avec une vision claire et ouverte du sujet), qui me donnait comme solution de demander à l'état d'augmenter encore les budgets alloués aux universités, proposant entre autre un impôt aux entreprises françaises, afin que toutes sans distinction contribuent au financement des facultés, et ce afin de parer au inégalités de perspectives qui sont bien souvent fonction du cursus suivi.
A mon sens, cette dernière solution ne ferait qu'alimenter la grogne des entrepreneurs français, que j'imagine mal payer pour des étudiants qui ne leur apporteront rien et qui de plus, ne leur auront aucune reconnaissance, comme c'est souvent le cas. Je pense préférable de voir les entreprises participer volontairement à nos formations, que ce soit en nous procurant davantage de moyens, ou en soutenant les étudiants dans leur recherche de travail en complément des études, etc...

Voilà, je développerai davantage mon avis au cours de la discussion.
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25/10/2007, 19h46 #2
Ronoa 

Ronoa

Re : [Société] L'université en France

Alors pour faire court mais précis, je pense que le principal problème de l'université en France est la dévalorisation des ces diplômes et ça commence avant déjà avec le BAC et le Brevet. Tout le monde et n'importe qui atterrit à l'université. Il y a un gros problème au niveau déjà de l'orientation et le résultat c'est qu'ils ont des échecs à la pelle, un diplôme qui pert son intérêt.

Après, il y a certainement beaucoup à redire sur le mode d'enseignement mais commençons , je dirais, par le commencement.
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25/10/2007, 19h50 #3
Graham 
Dieu supérieur
Paraphe d'Or

Graham

Re : [Société] L'université en France

Y'a un détail qui me chagrine ... On dit que les universités manquent de moyens, que les étudiants sont peu motivés et souvent absent ...
Et d'un autre côté on a une insuffisance de débouchés ...

Partant de là, le problème des manques de moyens est une excuse pour cacher le laxisme et la surpopulation des universités ...
A quoi bon former des savants si on a besoin d'ouvriers ?

Il est évident qu'une séléction plus poussée à l'entrée pourrait déjà éviter de se retrouver avec des touristes ou des fantomes dans les amphis ...

Mais la meilleur des solutions serait une meilleur orientation pour les étudiants avant même la sortie des lycées, ce qui me semble indispensable ...
A quoi bon envoyer des jeunes au chomage alors qu'on a besoin de techniciens et d'ouvriers ?

En réduisant la population des universités, on annule le manque de débouché à la sortie et on guide un jeune vers quelque chose qui va l'interesser ... Et pourquoi pas le "motiver" ?

Maintenant, si les étudiants motivés manquent de moyens, la proposition de gestion immobilière du texte me semble une trés bonne solution ... Les université parisienne doivent sans doute posseder des biens immeubles ici ou là qui pourraient être loué pour permettre de compenser leur manque de moyens ...

Il faudrait aussi clairement définir ce qu'est ce manque de moyen, pour mieux y palier.
Graham est déconnecté(e)
25/10/2007, 20h00 #4
Cellown 
Dieu

Cellown

Re : [Société] L'université en France

Très bon sujet qui manquait ici.

Pour ma part, je suis un cursus de Pharmacie à l'université Lyon 1, le seul cheminement d'études, donc pour moi, pas de concurrence des grandes écoles heureusement, mais j'observe que le système universitaire à quand même quelques failles...

Je vois d'un assez bon oeil cette réforme, même si je ne sais pas si je serai directement concerné, mais permettre aux universités de gérer leur budget, d'acquérir de l'autonomie, de choisir leur recrutement ne peut à mon sens que les aider à se développer et à faire face aux grandes écoles du privé. Quand je vois l'état de la faculté de Médecine et Pharmacie à Lyon, ça me désole, les amphithéâtres sont délabrés (encore que celui de pharmacie a été refait cette année, ouf, c'était un vrai taudis), et les couloirs datent des années 60. Bref, gérer les priorités du budget est essentiel à mon avis, quoique dans le secteur de la santé et dans des universités où il y a beaucoup de chercheur, je peux comprendre que l'accent soit mis sur la recherche, et pas forcément sur la modernisation des locaux.


Pour reprendre deux points de l'article et de l'avis de Glorf:

-D'abord, le financement des universités par les entreprises comme le suggère l'UNEF, je rejoins Glorf là dessus. Encore des impôts, déjà que les entreprises françaises sont surchargées de taxes, pourquoi une entreprise du BTP irai cotiser pour une université de lettre ou d'arts ? Je ne vois aucune logique à cela, et à mon avis c'est carrément stupide. Les patrons français n'ont pas à cotiser pour des étudiants qui ne le leur rendront même pas.
Dans mon université, j'ai reçu des tractes demandant, si jamais de la famille était dans le milieu avec une entreprise, une proposition d'aide au financement. Une entreprise pharmaceutique ne va pas aller cotiser pour une fac de lettre ou de droit, elle le fera là où elle le jugera le plus utile afin de favoriser sa branche, c'est à dire la pharmacie ou la médecine par exemple. Obliger les entreprises à cotiser ne ferai que rendre le climat encore plus tendu entre les université et les entreprises.

Ensuite, je voudrai revenir sur le choix de ne pas sélectionner les étudiants au début du cursus, mais en plein milieu. Je trouve ça assez illogique.
Un étudiant qui aura réussi son premier cycle et qui se verra recalé et donc éjecté avant le deuxième, il fera quoi ? Bien sûr, à mon avis ça restera assez rare de se faire éjecter, mais le principe est assez illogique selon moi.
Je préfère qu'une sélection soit faite, même si elle n'est pas rude, car maintenant, le BAC étant devenu ce qu'il est aujourd'hui, c'est à dire facile, trop facile, et bien tous les étudiants peuvent aller là ou ils veulent. Alors certes, je conçoit bien que certains élèves n'ont rien foutu au lycée parce que ci, parce que ça, ils n'aimaient pas les matières, etc..., mais pour moi, laisser aller, par exemple, un étudiant en médecine ou en pharmacie, là ou les concours sont très difficiles, où il n'aura aucune chance, parce qu'il va prendre de la place dans les amphis, empêcher les autres de bosser correctement, coûter de l'argent à la fac, et le pire, c'est qu'il va perdre deux ans de sa vie, pour peu qu'il choisisse de redoubler son année de concours, et bien c'est ne pas lui rendre serviece selon moi.
Bref, quitte à faire une sélection dans le cursus, pour moi, autant la faire au début, comme ça, une fois passé les premiers cycles, plus de risque de se faire éjecter et de se retrouver avec 2, 3, 4 ou même 5 ans de retard, avec rien du tout en poche, et tout à recommencer...

Dernière modification par Cellown : 25/10/2007 à 20h02.
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25/10/2007, 20h35 #5
demon king 
Archange

demon king

Re : [Société] L'université en France

Si on suit votre logique, il faudrait refuser à tous de faire des études et essayer de réussir sa vie parce qu'il a des difficultés ou des notes moyennes, voir moyenne-faibles? Je ne trouve pas çà très sympa, je parle en état de cause, si je suis arrivé jusque là où j'en suis c'est parce que l'on m'a donné une chance et maintenant je cravache jour et nuit pour réussir mon diplome et continuer encore dérrière.

Ensuite, une personne ne réussissant pas le premier cycle a toujours la possibilité de faire un diplome moins important, genre BTS, DUT....

Pour en revenir à l'article, on s'inspire encore là du modèle américain (pourquoi çà ne m'étonnes guère...). Comme l'a dit Cellown, les entreprises étant déjà bien embêter avec les Charges sociales, pourquoi perdre de l'argent dans les Universités?
Il est vrai que l'entreprise peut y voir un certain bénéfice en ce qui concerne la recherche, mais la France étant majoritairement composée de PME/PMI, peu de sociétés le feront.

Dernière modification par demon king : 25/10/2007 à 21h01.
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25/10/2007, 20h40 #6
Graham 
Dieu supérieur
Paraphe d'Or

Graham

Re : [Société] L'université en France

Citation
Posté par demon king
[...] essayer de réussir sa vie parce qu'il a des difficultés ou des notes moyennes, voir moyenne-faibles? [...]


Qu'est ce que réussir sa vie ? Passer sa vie à chercher du travail ... ou avoir un petit travail de technicien ?
Il faut être logique ... Si il n'y a pas suffisament de débouchés, reussir ces études n'a rien avoir avec réussir sa vie ...
Graham est déconnecté(e)
25/10/2007, 20h44 #7
psykokarl 
Sylphe / Sylphide

Re : [Société] L'université en France

Cette réforme vise simplement à tuer l'Université française.

Il faut faire la distinction entre deux phenomenes connexes mais bien distincts.

D'une part la dévalorisation des diplômes, qu'il soient universitaires, secondaires ou primaires. Elle est le fait d'une surenchere des entreprises dans le niveau d'étude éxigé, de l'abandon du rôle de l'Etat face au marché, d'une idéologie qui privilégie le plus haut niveau d'étude et ce pour le plus grand nombre.

D'autre part, la réforme universitaire qui vise a rendre les universités françaises plus compétitive et moins couteuse pour l'Etat.

Tuer l'Université parce que le but de l'Université et de produire du savoir et en assurer la pérenité. Le savoir n'est pas forcément utile dans un premier temps. Ces réformes visent à transformer l'Université en prestataire de service pour les entreprises. Prise en charge de la formation, Prise en charge de la recherche et de l'innovation. Ok c'est bien pour trouver du boulot mais la recherche fondamentale puis la recherche en général va en prendre un coup.

"L'indépendance" des universités amenera un chamboulement au niveau des prioritées. L'aspect financier deviendra prioritaire et pour cause, la survie l'établissement en dépendra. Il faudra attirer les capitaux donc les étudiants riches, faire de la promo donc drainer des cerveaux pour publier des articles.

Si cette reforme passe, ce n'est pas les entreprises qui vont payer mais les étudiant ou le contribuable.
psykokarl est déconnecté(e)
25/10/2007, 20h50 #8
demon king 
Archange

demon king

Re : [Société] L'université en France

Citation
Posté par Graham
Qu'est ce que réussir sa vie ? Passer sa vie à chercher du travail ... ou avoir un petit travail de technicien ?
Il faut être logique ... Si il n'y a pas suffisament de débouchés, reussir ces études n'a rien avoir avec réussir sa vie ...


J'ai dit essayer. Les études n'apporte pas forcément une vie réussi, c'est vrai, mais y contribue fortement et puis rien ne t'oblige à rester en France.
Autre chose, certains domaines, je pense principalement en Informatique, être technicien n'est pas forcément le mieux, les entreprises demandent beaucoup de l'ingénieur. Et ce cas est valable pour beaucoup d'autres domaines.

Après, c'est à toi de voir où il y a des débouchés, là où est ton intérêt.

Pourquoi décider pour d'autres?
Certains (comme moi) ont eu pas mal de problèmes lors du BAC et s'en sont sortis de justesse. Leur laisser une chance, si ils montrent qu'ils sont motivés est tout ce qu'il y a de plus correcte. Que crois tu que fais une entreprise? elle préfère prendre celui qui a un niveau moyen mais qui est très motivé que celui qui a un niveau moyen-bon qui n'en a strictement rien à faire.
demon king est déconnecté(e)
25/10/2007, 21h00 #9
Cellown 
Dieu

Cellown

Re : [Société] L'université en France

Graham, je ne suis pas d'accord avec toi, je vois bien de quel problème tu parles, mais tu ne peut pas obliger une personne à faire un metier de technicien sous pretexte qu'il en manque et que la fillière qu'il voulait choisir n'a pas assez de débouchés. Chacun a le droit de choisir ce qu'il veut faire de sa vie. Tu parles d'orienter les jeunes plus tôt dans le lycée, pour moi c'est une grosse erreur, beaucoup de jeunes ne savent pas ce qui les interèssent, en plus avec la spécialisation de plus en plus poussé des diplomes, ça revienrai à demander à un gamin de 16 ou 17 ans de choisir son metier.

D'un coté je te comprend, mais de l'autre, je pense que ce n'est pas réalisable.

Pour répondre à Demon King (t'as oublié le n de mon pseudo ), bien sûr quelqu'un qui révait de faire un BTS ou une fac de ci, on a pas le droit de l'en empecher, mais ma remarque, c'était plus pour éviter, comme le dit Graham, les fantomes et ceux qui ne savent pas ce qu'ils font ici. Par exemple, pour le concour de pharmacie, pour moi on ne devrai pas laisser redoubler ceux qui n'ont rien foutu la première année, et qui ont fini dans les abysses du classement, parceque quelqu'un qui en veut, même s'il est moins bon qu'un autre et qu'il cravache, il pourra l'avoir en deux ans, et il ne finira pas trop mal classé dans son classement.
Il y a ceux qui ne savent pas ce qu'ils font dans une filière, et ceux qui sont peut être un peu moins bons que les autres, mais qui vont s'arracher pour l'avoir, et là il faut faire la différence.
Cellown est déconnecté(e)
25/10/2007, 21h17 #10
Sheeana 
Chérubin
Modératrice Ciné
Ecrivain en herbe !

Sheeana

Re : [Société] L'université en France

Bon, personnellement, j'ai un avis assez mitigé vis-à-vis de cette loi.

Il est déjà clair d'entrée de jeu que l'Etat ne propose cette loi que pour se débarrasser de charges financières trop élevées à son goût. Clair également que ce projet s'appuie sur le modèle américain. Après, ça a ses bons et ses mauvais côtés.

A mon sens, ce projet pourrait améliorer certains points :

- le diplôme universitaire a de moins en moins de valeur,
- les universités n'ont pas le budget suffisant pour financer la recherche, rénover leurs bâtiments et acquérir du nouveau matériel

Mais en revanche, il va à l'encontre de quelques principes :

- tout le monde n'a pas les moyens financiers d'entrer en école de commerce ... l'université a cet avantage d'avoir des frais d'inscription bien moindres, et laisse permet donc à des personnes qui n'ont pas beaucoup de moyens de continuer leurs études
- l'université recrute également quelle que soit le niveau, du moment que le baccalauréat est acquis. Autre avantage, car beaucoup d'écoles demandent un certain niveau qu'il faut mine de rien avoir.

Ce qui me choque dans cet article, en fait, c'est ce qui suit :

Citation
Mais :

- Les enseignants sont recrutés et salariés par l'Etat
- Les universités ne peuvent pas sélectionner à l'entrée en premier cycle et ne sont pas libres de fixer les frais de scolarité comme elles l'entendent


Si les universités devaient en arriver là, quelque chose me dit qu'on aurait un système encore plus élitiste que celui que l'on a actuellement. Pour résumer, je suis plutôt contre.
Sheeana est connecté(e)
25/10/2007, 21h44 #11
Saiyuki 
Déesse supérieure
Modératrice L'atelier

Saiyuki

Re : [Société] L'université en France

Je suis assez d'accord avec les avis de Glorf, Graham et Cellown. Je viens moi même de rentrée à l'université en PCEM1 (soit 1ere année de médecine) à PIFO (Paris Ile de France Ouest, PO pour les intimes). Mon université étant toute neuve je n'ai pas du tout à me plaindre quand aux locaux (la Bibliothèque Universitaire étant d'une grande qualité aussi).

Bref d'un point de vue financier, je peux difficilement me faire un avis, c'est plutôt sur la population fréquentant l'université (plus précisément médecine). Quand je vois des élèves qui viennent en amphis uniquement pour lancer des avions, hurler des chansons paillardes et pousser le prof à bout, je me demande bien que soit ce qu'ils font ici.

Je suis toujours étonnée sur la trop grande facilité d'un élève, en difficulté, à passer les niveaux. Je ne parle pas non plus de lui faire redoubler 3fois une classe, ça n'a pas d'intérêt. Mais l'école étant obligatoire jusqu'à 16ans (soit jusqu'au lycée), pourquoi vouloir lui faire passer à tout pris son BAC sachant qu'il préfère de loin mettre un terme, et ceux le plus rapidement possible, à ses études.
Il existe un tas d'études, courtes, avec débouchée et un bon revenu (pour peu que l'on accepte de s'arracher les 1ere années et que l'on soit un minimum débrouillard). Certes, ces personnes n'auront pas la vie d'un Bill Gates, mais c'est pas en ayant passer son BAC ou fait Bac +5 qu'il l'aura pour autant.

Pour moi, le système scolaire est à revoir : pas celui de la primaire mais plutôt celui du collège, lycée et université. Pourquoi une personne avec 2 de moyenne peut passer au niveau supérieur grâce au bénéfice de l'âge? Une fois en université (où il est pris du moment qu'il a son bac), il va ramer encore plus (plus de contrôle pour savoir où il en est), sachant qu'il a déjà 1à7ans de lacunes accumulées.

Pour moi il faut commencer par mieux orienter les élèves et plus tôt! Je ne dis pas fermer toutes les portes et empêcher les élèves en difficultés (mais qui en veulent), de passer mais sous conditions de résultats. Aujourd'hui on ne comprend plus que ça : les compromis. Si tu ne remplis pas ton contrat t'a rien, il nous faut être au pied (ou proche) du mur pour comprendre.
Une fois ce problème réglé, je suis sure que les finances des un et des autres iront mieux, les personnes à gérer étant mieux réparti.
Pour moi il y a aussi le problème du respect des locaux et du matériel, leur dégradation entraînant parfois de lourds frais de réparations (même si cela ne doit représenter qu'une minuscule partie des frais réduisable)
Saiyuki est déconnecté(e)
26/10/2007, 10h40 #12
Len 
Séraphin

Len

Len est classé dans la section Jeux-Flash (59 points)Len est classé dans la section Jeux-Flash (59 points)
Re : [Société] L'université en France

Bon alors ... pour moi il y a plusieurs points importants à preciser :


-Le travail demandé en fac et au lycée n'est pas du tout le même. J'ai eu le bac avec mention sans réviser et avec un bon dossier. Je n'aurait donc eu aucun soucis à etre pris s'il y avait eu une selection, ce qui ne m'a pas empeché de couler en premiere année (je n'avais jamais appris à travailler par moi-même. )
J'imagine donc que l'inverse peut se produire également.

-Contrairement à une croyance commune, le niveau culturel et intellectuel des français monte : les tests effectués pendant le service militaire (pendant la JAPD maintenant) sont les mêmes et montrent une augmentation du QI des jeunes rescencés par rapport aux générations précédentes. il est donc faux de parler d'une dévalorisation des diplômes.

-Ce que le gouvernement appelle "la maitrise du buget" c'est tout simplement la baisse des subventions ... et donc la hausse des frais d'inscriptions.

- Mon oncle travaille dans une fac en Italie ... celle çi à adopté un systeme d'autonomie financiere et supprime donc les cours non rentables n'ayant pas assez d'éléves. Les professeurs doivent donc offrir leurs diplômes pour attirer les étudiants et ne pas se retrouver au chomages

-La france possede de nombreuses bibliotheques universitaires de qualité. Le probleme c'est qu'elles ne sont pas assez exploitées : dans n'importe quel autre pays elle reste ouverte en soirée et le week-end.

-Est-ce normal qu'il y est écrit BNP-Paribas sur ma carte d'étudiant ?
Len est connecté(e)
26/10/2007, 19h31 #13
true_cricket 
Pégase

true_cricket

Re : [Société] L'université en France

Citation
Posté par demon king
Si on suit votre logique, il faudrait refuser à tous de faire des études et essayer de réussir sa vie parce qu'il a des difficultés ou des notes moyennes, voir moyenne-faibles? Je ne trouve pas çà très sympa, je parle en état de cause, si je suis arrivé jusque là où j'en suis c'est parce que l'on m'a donné une chance et maintenant je cravache jour et nuit pour réussir mon diplome et continuer encore dérrière.

Pour moi le problème est plus profond. Comme dit précédemment, pourquoi les élèves qui ne maîtrisent pas les bases passent-ils au niveau supérieur, et ce dès la primaire? Lire, écrire, compter, comprendre un texte ou une consigne.
Pourquoi certains ont-ils des notes moyenne, voire moyennes-faibles au lycée? Est-ce vraiment parceque le système est totalement inadapté, ou bien est-ce simplement car ils ne se sont pas sortis les doigts, ce sont laissés mourir, se sont laissés vivre dans des habitudes casanières?
Pour moi il est temps de sortir du mythe de la réussite sans travail. Et pour briser ce mythe et rappeller à chacun qu'il doit donner, donner, encore donner, il faut ne pas laisser passer les personnes qui ne s'impliquent pas dans l'enseignement qu'ils reçoivent.

Citation
Certains (comme moi) ont eu pas mal de problèmes lors du BAC et s'en sont sortis de justesse. Leur laisser une chance, si ils montrent qu'ils sont motivés est tout ce qu'il y a de plus correcte.

Et? moi aussi j'ai eu un bac raz-du-cul. J'ai tenté ma chance en prépa, dans lesquelles il y a de la place pour tout le monde, arrêtons de dire que la prépa n'est que pour les "fils de" ou clases sociales favorisées. Il y a un nombre croissant de prépas avec internat, où l'on est logés largement en dessous du prix du marché, dans lesquelles si on est motivés, donc si on travaille, on entrera dans une école d'ingénieur. Et si on n' a pas de fierté déplacée (du genre "Cette école/ce job? Pff, trop nul pour moi, pas assez noble la conception, je veux faire de la gestion d'équipe!"), ça se passe bien.

D'ailleurs, quel est le problème avec l'élitisme? Le but est-il de former des gens, et donc de les pousser à être les meilleurs, ou bien est-il d'occuper les étudiants quelques années? Tant que l'élitisme ne rejoint pas la notion de caste. Je vois d'ici venir les détracteurs disant que seuls les enfants de catégories supérieures peuvent devenir l'élite. Non! Dans ma promo, j'ai de tout, ça va du fils de PDG au fils de fermier).

Quand aux tarifs complètement faramineux des écoles de commerces, qui elles auto-reproduisent les castes, je trouve cela complètement inique, stupide, contre-productif.

Et surtout : n'oublions pas que la caisse est vide, et que personne ne veut payer plus. Il y a une solution à cela : mieux employer l'argent.
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26/10/2007, 19h51 #14
Meliane 
Walkyrie
Modératrice Cuisine & Litté
GO en Or

Meliane

Re : [Société] L'université en France

L'education, la scolarité, l'égalité des chances... Vaste sujet. Et celui de l'égalité des chances me fait doucement sourire. Je pense que le sujet de l'accés aux universités vaut le coup d'être débattu, on a la chance en France d'avoir un système qui marche "à peu près" par rapport à d'autres pays...
Mais je vous en prie, n'essayez pas de me faire croire qu'on a tous les mêmes chances d'y accéder, et de réussir dans sa scolarité.

Citation
Posté par True
Pour moi il est temps de sortir du mythe de la réussite sans travail. Et pour briser ce mythe et rappeller à chacun qu'il doit donner, donner, encore donner, il faut ne pas laisser passer les personnes qui ne s'impliquent pas dans l'enseignement qu'ils reçoivent.


Oui, d'accord. Mais tu fais quoi des personnes qui n'ont personne pour les aider à la maison, contre celles qui ont un entourage favorable pour leur "réussite scolaire" ?
Personnellement, je suis contre le système des devoirs à la maison au primaire, exactement pour ça. Dire qu'on a tous les mêmes chances de réussite à la base, c'est soit se voiler la face, soit vivre dans une bulle...

Pour ce qui est de l'accés à l' Université, je suis assez d'accord avec Sayuki, peut-être pas pour les mêmes raison, mais orienter les lycéens, ce serait déjà pas mal...
Et puis quand ils finissent par arriver à la fac, et ben je pense qu'un petit temps d'adaptation, c'est pas dramatique.

Dernière modification par Meliane : 26/10/2007 à 19h58.
Meliane est déconnecté(e)
26/10/2007, 20h41 #15
Tyria 
Alcyon

Tyria

Re : [Société] L'université en France

Citation
Posté par Ronoa
Alors pour faire court mais précis, je pense que le principal problème de l'université en France est la dévalorisation des ces diplômes et ça commence avant déjà avec le BAC et le Brevet. Tout le monde et n'importe qui atterrit à l'université. Il y a un gros problème au niveau déjà de l'orientation et le résultat c'est qu'ils ont des échecs à la pelle, un diplôme qui pert son intérêt.

Après, il y a certainement beaucoup à redire sur le mode d'enseignement mais commençons , je dirais, par le commencement.


C'est sûr qu'il y a un gros problème d'orientation et beaucoup se retrouvent en fac parce qu'ils n'avaient pas été pris en IUT ou autres ou tout simplement parce qu'ils ne comptaient pas avoir leur bac, et pour ne pas "perdre un an", décident de s'inscrire en fac puisqu'on y accepte tout le monde du moment qu'on l'a ce fameux bac. Après ça peut aussi permetre de découvrir des vocations....

Mais je pense qu'il faut aussi que les futurs bacheliers se motivent un peu par rapport à leur orientation, je veux dire par là qu'un conseiller d'orientation, si on a pas un minimum d'idées, il ne peut pas faire grand chose....

Pour ce qui est d'orienter plus tôt, je rejoins l'avis de Cellown, je ne pense pas que ce soit réellement possible, puisque même à 18 ans, on trouve encore un grand nombre de personnes qui ne savent pas quoi faire.

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Ensuite, je voudrai revenir sur le choix de ne pas sélectionner les étudiants au début du cursus, mais en plein milieu. Je trouve ça assez illogique.
Un étudiant qui aura réussi son premier cycle et qui se verra recalé et donc éjecté avant le deuxième, il fera quoi ? Bien sûr, à mon avis ça restera assez rare de se faire éjecter, mais le principe est assez illogique selon moi.


La sélection en plein milieu d'un cursus existe déjà plus ou moins dans certain cursus: je suis à l'université Victor Ségalen (Bordeaux 2) et pour passer de Master 1 en Master 2, c'est sur dossier....

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Est-ce normal qu'il y est écrit BNP-Paribas sur ma carte d'étudiant ?

Nous c'est carrément une carte monéo
Tyria est déconnecté(e)

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