| Sirène
| [ Texte ] Et Alice suivit le lapin blanc... | | Ce texte est originellement l'histoire d'un personnages pour un forum "Rp". C'est pourquoi, je ne peux le classer dans les " Essais ".
Les passages en gras sont directement extrait du conte "Alice aux pays des merveilles" de Lewis Carroll. Même si les mots appartiennent à tout le monde, ces phrases sont la propriétés de L. Carroll.
Bonne lecture (et surtout, bon courage)
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- Encore une fois s’il te plait ! ,réclama le jeune garçon d’un ton implorant.
- Encore ?!, répliqua le père que la demande semblait acablé, mais c'est déjà la deuxième fois, Alice.
- Juste le premier chapitre, s’il te plait, quémanda-t-il avec un peu plus de ferveur et ses deux petits yeux de chiens battus fixés sur son interlocuteur.
- D’accord, mais seulement le premier chapitre.
Il avait à nouveau céder. Mais qui pouvait résister à cette paire d’yeux bleus quand ils vous imploraient ? Alice s’installa confortablement sous la couverture avec un petit air victorieux et satisfait sur le visage, il calla sa tête dans son oreiller et se tourna vers son conteur. Celui-ci ramena les pages de l’ouvrage au début et il prit une inspiration et commença le récit :
- Alice aux pays des merveilles. Chapitre 1, Descente dans le terrain du lapin.
Comme s’il découvrait l’histoire à nouveau, l’enfant arrondis ses lèvres dans un « Oooh » d'étonnement muet. Cela faisait certainement la quinzième fois cette semaine qu’il écoutait cette histoire qu’il se plaisait à appeler « son histoire », mais jamais il ne semblait s’en lasser. Il en était de même pour de nombreux contes mais uniquement lorsque ceux-ci était dans leur versions d’origine. Il ne supportait pas ces pales copies commerciales qui prônent une fin mièvre et dénuée d’intérêt. En effet, le jeune Alice avait des goûts bien définis en matière d’histoire pour dormir car ‘on ne plaisante pas avec les contes de fées’ répétait-il avec sérieux.
- Alice commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa sœur, sur le talus, et de n’avoir rien à faire : une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’œil sur le livre que…
Le conteur posa son regard sur son jeune auditoire qui avait déjà rejoins Morphée aux pays des songes. Il sourit et se pencha pour poser un léger baiser sur le front de l’enfant endormis, murmurant cette phrase magique que disent beucoup de parents et qui arrive à vous faire sourire même dans le plus profond des sommeils.
- Bonne nuit… Que les anges veillent ton sommeil.
Comment aurait-il pu deviner que ses paroles, sans le moindre fondement ni même muent par une pensée catholique, avait une réalité. Mais cela, Alice le savait lui. Mais peut être faut-il pour expliquer cela, commencer par le début.
Le jeune garçon endormit se nomme Alice. Il est né il y a 6 ans déjà, dans un hôpital quelconque. A vrai dire, l’établissement et le lieu de sa naissance importe peu. Né sous X, il ne fut reconnu que par son père biologique qui lui donna son nom. Pourquoi Alice ? Peut être parce que cet homme qui se retrouvait soudainement père car il avait suivit le mauvais lapin. Toujours est-il qu’il s’en occupa avec tout le soin et l'amour qu’un couple aurait pu lui donner. D’assez faible constitution, le jeune Alice fut rapidement habitué aux examens cliniques, dans la crainte, paternel, d’une quelconque maladie génétique qui ne se déclara pourtant jamais.
Néanmoins, depuis son petit âge, l'enfant faisait fréquemment des cauchemars terrifiants, voyant les pires atrocités comme les plus belles choses, sans la moindre distinction. Le seul élément récurant fut ces êtres ailés que son père appelait Ange et Démon. Quand on est jeune, les adultes vous laisse croire à quantité de choses tels que Le père Noël, la petite souris, les fées et les lutins, mais Alice défendait becs et ongles l’existence de ses êtres ailés, malgré les railleries des adultes. C’est dur d’être un enfant, tous vous le diront. Mais il ne laissa jamais la moindre parcelle de terrain lors des débats, étonnement poussés pour un enfant de son âge, avec ces ‘grands’ qui riaient de ses vérités.
Donc le jeune Alice grandit bercé des contes fabuleux d’une héroïne au même nom que lui, des cauchemars qui lui laissait entrevoir une vérité que semble-t-il personne ne voulait connaître. Les années passèrent et il s’intéressa dès qu’il le put, aux ouvrages pour prouver ses dires. Il passait ses journées dans les bibliothèques, occupation bien étonnante pour un enfant agé à présent une dizaine d’années. Son père s’inquiéta de cette obsession maladive et de ses élucubrations, se rendant compte qu’il ne semblait pas laisser ces contes où il le devrait. Il fit ce que toute personne normale aurait fait : il l’emmena voir des spécialistes. Ces spécialistes ignorants firent la seule choses qu’ils étaient en mesure de faire : ils mirent le jeune Alice sous traitement médicamenteux en prextant un délirium mince et une hyperactivité.
Loin d’améliorer son état, ces doses excessives, et surtout inutile, de médicaments, le rendait tellement faible que le père décida de tout arrêter. Il venait de voir deux ans de la vie de son fils détruites à cause d’une anxiété stupide. Après tout, s’il voulait croire à cette existence, il en avait le droit, qui est-ce que cela dérangeait ? Pas lui, et il s'en voulu pendant longtemps de cette demarche déraisonnée qu'il avait entreprit. Alice avait à présent douze ans, se sevrant doucement des traitements excessifs, il continuait de lire nombre d’ouvrage théologique en plus des ouvrages littéraires plus classique et avait commencer de praatiquer le dessin de manière plus ou moins régulière. Un seul livre ne l’avait pas quitté depuis toutes ses années : Alice aux pays des Merveilles. Tout s’était finalement arrangé, il avait cessé de parler de ce qu’il voyait et savait, et son père semblait rassuré de voir doucement renaitre un sourire sur les lèvres de son fils.
Il faut croire que ce bonheur tout neuf ne plaisait pas à quelqu’un…
Le silence d’une nuit calme fut brisé par un cri bref mais sonore. Le bruit des pas accourant vers la chambre ne tarda pas et la porte s’ouvrit à la volée. Assis à la tête de son lit, le jeune garçon avait les mains plaqué sur son visage baigné de larmes, le souffle court. Il y avait si longtemps que les cauchemars ne lui faisaient plus le moindre effet qu'il ne se réveillait plus dans un tel état de terreur depuis des années. Doucement le père s’approcha et le prit avec délicatesse dans ses bras pour le rassuré, lui demandant à mi-voix de lui raconter se qui l’avait effrayé à ce point.
- J…Je… ne veux pas…. que tu meurs…., exprima le jeune garçon terrifié, entre deux sanglots.
- Mais je vais bien.... Tu vois.... C’est finit... Je suis là, répéta-t-il avec douceur tout en continuant de le bercer.
Au bout de quelques minutes, ses mains crispées sur l'un des bras qui l'enlacait chaleureusement, Alice s’était rendormis. Son père le veilla jusqu’au petit matin afin d’être sur qu’il n’y aurait pas d’autre réveil similaire. Bien heureusement, il dormit sans soucis. Se préparant à partir travailler malgré sa légère fatigue dû au manque de sommeil, il alla le réveiller légèrement pour s’assurer que tout allait bien, ou tout du moins, mieux. Le chérubin semblait fatigué, chose somme toute assez normal vu l’heure qu’il était pour un samedi matin, mais rien de plus. Il baisa tendrement son front, rassuré, et lui parla en murmurant afin de ne pas trop le réveillé :
- Je rentre tôt… Tu te souviens ce que l’on fait aujourd’hui, dit-il avec un sourire dans la voix
- … le parc…, répondit d’une voix vaporeuse et endormie l’enfant, qui transitait encore entre sommeil et éveil.
- Oui, le parc d’attraction. Je t’achèterai une énorme barbe à papa, même si moi j’en ai pas, ajouta-t-il avec une pointe d’humour.
- Et un gros ballon rouge…, dit-il dans un petit rire somnolant, suite à la blague de son paternel qui était peu recherchée il est vrai mais amusante malgré tout.
Il le regarda retombé dans les bras de Morphée, dégageant son visage de quelques mèches brunes et embrassa ses cheveux en lui disant ses mots que l’on ne dit pas assez souvent.
- Je t’aime tellement mon petit Alice…
Et il se dirigea vers la porte. Comment aurait-il pu savoir ? Comment aurait-il simplement deviné que cela serait la dernière fois qu’il passerait rapidement cette porte, le sourire accroché aux lèvres en pensant à cette après midi joyeuse qu’ils passeraient tout les deux au parc à manger une énorme barbe à papa.
Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ?
Allongé, l’écho des derniers mots de son père résonnait autours de lui. C’est étrange, il avait l’impression de déjà les avoir entendus, comme ces impressions de déjà vu. En un éclair, tout se remit en place dans sa mémoire et en sursaut, il se leva. Pour lui, quelques secondes seulement s’étaient écoulés depuis la tendre phrase de son père, aussi, les jambes encore faibles, il chuta dans la précipitation, s'écorchant le genou mais il n’y accorda pas la moindre importance, il se releva et continua d’avancer vers la porte en rappelant son père d sa petite voix qui n'avait pas réussie à se reveillé aussi vite que lui, pour qu’il ne pare pas. Malheureusement, deux heures s’étaient déjà écoulées depuis son départ et lorsqu’il le réalisa, Alice se figea. Il resta là immobile au milieu de living, les yeux fixés sur la porte close, pouvant presque voir son père la franchir un peu plus tôt, le sourire aux lèvres. En fait, il le voyait réellement, comme un reflet, ses contours étaient flous mais il distinguait son sourire, il tendait la main vers l’image qui appartenait déjà au passé depuis deux heures, et une larme glissa le long de sa joue.
Il n’eut pas besoin de décrocher le téléphone qui sonna quelques minutes plus tard, blotti dans le lit de son père, pleurant comme jamais il ne pleurerait plus. Son père était mort, tué dans un accident de la route. Les experts diront qu’il s’est certainement endormis au volant ou qu'il n’était pas assez attentif et qu’il n’a pas vu le camion arriver sur le coté. Mais tout ça, Alice l’avait déjà vu, dans son cauchemar qui l'avait reveillé un peu plus tôt, mais à présent, ce cauchemar, il le vivait. Il venait de réaliser que ce qu’il avait tut pendant deux années et prôner durant les dix autres, toutes ces choses qu’il voyait, les bonnes comme les mauvaises, tous ces songes étaient en fait, le triste reflet d’une réalité avenir.
Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ?
Il resta des heures dans cet appartement vide. Tout le monde semblait avoir oublié jusqu’à son existence. Seul un livreur, un pur inconnu, sonna dans ces quelques heures qui suivirent son effondrement. Celui-ci semblait surpris de trouver le jeune garçon soit seul mais il lui fit signer le bon et lui donna le coli, lui ébouriffant les cheveux avec un sourire :
- Je suis sur qu’il va te plaire, ne pleure plus, lui dit l’inconnu avec un sourire et un clin d’œil.
Ce sont ces gens que l’on déteste le plus quand on vient de perdre quelqu’un de cher, ces gens qui sourient et à qui l’on a envie de hurler que le monde est ignoble et ne mérite pas un sourire aussi radieux. Mais il se contenta regarder le paquet, d’un regard intrigué, les yeux encore rouge. Qu’est-ce que cela pouvait être ? Avec une lenteur lasse et une légère hésitation dans ces gestes, il découvrit le présent que refermait le paquet : une peluche d’environ 35 centimètres de haut sans compter les oreilles, car il s’agissait d’un lapin. Un lapin blanc. Il resta quelques secondes interdit devant ce cadeau puis, doucement, il retira l’animal de son écrin de carton et une petite carte tomba en tourbillonnant avant de se poser sur le sol. Déjà accroupis, le colis sur le sol devant lui, il n’eut même pas à la ramasser pour pouvoir en lire les mots. Il enfouit son visage contre la fourrure douce du lapin, le serrant dans ses bras, ses larmes baptisant d’une bien triste manière la cadeaux que le message suivant accompagnait :
« Mon petit Alice,
Je t’offre ce lapin afin que tu n’ailles jamais en suivre un autre pour t’enfoncer dans je ne sais quel terrier qui t’empennerait loin de moi.
Tu es la plus jolie des merveilles de ce pays, je n’ai besoin ni d’aventures ni de reine de cœur pour le savoir. Il me suffis de te voir sourire.
Ton papa qui t’aime très fort. »
Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ?
Une journée entière s’écoula avant que quelqu’un ne vint pour le prendre en charge. Le pauvre enfant, à présent orphelin, était en train de délirer selon les agents qui virent le chercher. Les médecins s’empressèrent de dire que son délirium mince avait été aggravé par l’attitude irresponsable de son père. Cette remarque, qu’ils avaient eu le malheur de prononcer devant le jeune Alice, le fit entrée ans une fureur incontrôlable. Non pas qu’il soit particulièrement fort, un enfant d’une douzaine d’année reste aisément contrôlable en regle générale mais cela ne l'empecha pas malgré tout d'arracher un bout d’oreille au malheureux qui avait osé parler en ces termes de la seule famille qu’il avait et venait de perdre à jamais.
Cet incident lui valut un aller-simple en service psychiatrique, les experts disant qu’il était un danger pour les autres, ce qui avait été prouvé, autant que pour lui-même. Il resta durant toute la première année, enfermé dans une pièce capitonnée, n’acceptant pour seul compagnie son lapin blanc et une infirmière qui portait le même prénom que lui. Fou, il ne l’était pas, mais il manqua de le devenir dans cet établissement. Abrutit de médicaments, ce fut durant sa quatorzième année que ses cheveux abandonnèrent leur teinte brune pour prendre la robe de l’hiver, se parant à partir de ce moment d’un blanc qui aurait fait pâlir d’envie les murs capitonnés blanc cassés de sa cellule.
Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ?
Il perdit le compte des jours, des mois mais pas celle des années car, tout les ans pour son anniversaire, cette gentille infirmière venait lui lire son conte préféré : Alice aux pays des merveilles. Il en connaissait chaque phrase parfaitement et même abrutit par les quantités impressionnante de médicaments, il aurait pour conter cette histoire sans même avoir le livre sous les yeux.
Mais aucun médicament, aussi fort soit-il, ne fut capable de stopper les rêves d’Alice. D’ailleurs, celui-ci constata qu’il ne voyait pas unqiuement des bribes de ce qui semblait être une voie hypothétique pour le futur, mais aussi des parcelles du passé. De tout les livres qu’il avait lu, de tout les mots qui avait appris et auquel il avait pu donner un sens, le seul qui semblait capable de le qualifié à présent était celui-ci : médium. Mais cela n’était pas aussi idyllique que dans les ouvrage, il n’avait aucun contrôle sur ce qu’il voyait et ne pouvant décidé ni quand ni vers quoi l’amènerais les images qui voyait en rêves et parfois même éveillés, dans une perte de lucidité causées par les médicaments. Se fut à peu près à cette période qu’il se remit à dessiner. En réalité, il avait toujours su et aimé dessiner et n'avait jamais voulu arreter, mais lorsque l’on vous juge dangereux pour vous-même, on ne vous donne pas gracieusement un crayon de papier et une feuille. Sait-on jamais, à ce qu'ils disent. A croire qu’ils craignent que l’on s’ouvre les veines avec la feuille de papier.
Mais au début de sa quinzième année, il se mis à dessiner ce qu’il voyait. Bien évidement, aucun des médecins ne put voir ses dessins, il étais on ne peut plus presser de quitter cet endroit et les dessins n'auraient fait que rallonger son séjour. D’ailleurs, il avait saisit ce qu’il fallait faire pour quitter cet endroit : Taire à nouveau ce qu'il voyait et surtout, être docile. Puis il vous suffisant d'abondé dans le sens des médecins. vous repentir de vos erreurs et le tour est joué.
A ce moment, Alice commença à se sentir toute somnolente, et elle se mit à répéter, comme si elle rêvait (…) quand, brusquement, patatras ! Elle atterrit sur un tas de branchages et de feuilles mortes, et sa chute prit fin.
Un matin, les imbéciles qui lui servaient de médecins décréta qu’il était guérit. Avait-il jamais réalisé qu'il n'était pas malade ? Alice en doutais grandement. Ils avaient mis une année à le sevrer de la plupart des cochonneries qu'il n’avalait plus depuis des lunes, mais il subsistait un traitement préventif qu’ils donnèrent à l’assistante sociale qui ne manqua pas de le donner à la famille qui l’accueillit.
Il ne resta parmi ses inconnus que le temps d’atteindre sa majorité, n’adressant la parole qu’à une seule et unique ‘personne’ : son lapin blanc, qui ne le quittait, pour ainsi dire, jamais. Une fois sa majorité atteinte, il disparut un beau matin, emportant le peu de vêtements qu’il eut jamais eu en ses quelques mois de vie dans cette maison.
Cela fait maintenant une année qu’Alice vit aux grès de ses pas, comme si une force l’aidait à avancer, il n’eut que le souci, dont il n’évoquera jamais les circonstances, du tatouage entourant son œil. Pourquoi erre-t-il dans les rues ? Nul ne le sait... mais lui, le sait-il ? |