| Ombre
| [Nouvelle] Rencontre avec l'entropie. | | Oui, je suis assez prolixe cette semaine. Bon je balance mon texte.
Chérubin était content. Il venait de passer une bonne soirée avec ses potes dans un petit appartement. Ils avaient fumé des herbes qui font rire, et ensuite, et bien ils ont rigolé!
Chérubin rentrait chez lui. Le problème, c'est qu'à cette heure là, il n'y a plus de métros. En plus il s'était paumé, et son portable n'avait plus de batterie.
Chérubin réalisa alors qu'il allait devoir passer la nuit dehors. Chérubin n'était plus très content. Il entra dans un parc, à la recherche d'un banc.
C'est alors qu'il le vit. Un type, de dos, assez malingre, habillé comme un paramilitaire.
Chérubin n'était déjà pas très rassuré. Mais il tenta quand meme un timide: "euh...excuse moi, on est ou là?"
Le type se retourna, écarquilla les yeux et lacha un cri strident, puis se mit à courir sur une dizaine de mètres. Chérubin est interloqué.
Le type revient sur ses pas. Quand il passe sous le réverbère, Chérubin peut voir son grand sourire.
-Tu y as cru, hein?"
-Euhh... De quoi?"
-Tu y as cru, que tu m'avais fait flipper!"
-Non, non..."
Le type avait des cicatrices plein le visage. Des yeux bleus, l'air assez jeune, le nez tordu et une espèce d'odeur de charogne. Il dévisagea Chérubin, puis lui demanda:
-Tu fais quoi dans la vie?"
-Je suis en école d' ingénieur et..."
-Pourquoi tu veux travailler?" Interrompt le type.
-Euhh, ben pour gagner ma vie, quoi..."
-Gagner ta vie, hein?" le type marqua une pause "qu'est-ce qui fait qu'on a du pouvoir, dans la vie?"
-Euhh ben je sais pas, je..." Chérubin était à la fois terrorisé et intrigué par ce type.
-Qu'est-ce qui fait qu'on peut controler les gens, mon gars?"
-Ben c'est l'argent!"
Le type marqua une pause. Il regarda Chérubin droit dans les yeux.
-Tu as de l'argent sur toi là?"
Tout ça commençait à sentir mauvais.
-Euh... non non j'ai rien..."
Brusquement, le type sortit un beretta et le braqua droit sur le visage de Chérubin.
-Files moi tes thunes, enculé! J'vais te buter!"
On y était. Chérubin l'avait senti venir. Il est terrorisé. Il sort doucement son portefeuille et le tend au type. Le type le prend, le balance dans une poubelle et continue à braquer son arme.
-Il est ou le pouvoir de ton argent, petite merde? J'vai te buter! Qu'est-ce que ça change ton école d' ingénieur et ta thune, hein?"
-Arrete, arrete, je t'ai rien fait!"
-Tu flippes, hein? Espèce de con, tu veux que j'arrete? Qu'est-ce qui te dit que mon flingue est un vrai? T'as qu'a essayer de te battre!"
-Non, non steuplait, fais pas ça, merde!"
Le type appuie sur la détente. Chérubin ferme les yeux. Rien ne se passe. Chérubin rouvre ses yeux, pour voir venir le poing du type. Il se retrouve par terre.
-Tu vois le problème c'est que si j'avais le pouvoir sur toi, c'est pas grace à mon flingue. Il est jamais chargé. J'avais le pouvoir parce que tu avais peur."
Chérubin est complètement tétanisé. Le type l'aide à se relever.
-C'est quoi ton nom?"
-Chérubin."
Notre héros est résigné. Il espère que le type va se lasser.
-Pourquoi tu t'appelles comme ça?"
-Ben mes parents m'ont appelé comme ça...
-T'es vraiment un con. Moi j'ai pas de nom. J'en ai pas encore trouvé.
Alors qu'est-ce que tu pense du pouvoir, Chérubin?
-Ben euhh..."
-Ben euhh... Ben euhh... C'est tout ce que tu sais dire! Génération de castrés! Je vais te dire ce qui donne le pouvoir! C'est la peur. Si tu fais peur à quelqu'un, tu lui fait faire ce que tu veux. Tu peut lui faire poignarder son frère, violer sa soeur. Tu peut meme le pousser à se suicider. Si tu lui fait peur il le fera! Depuis tout à l'heure je te met la pression. Au début tu avais juste peur. Maintenant tu attends que je te laisses. Dans quelques heures tu seras ma pute."
Chérubin avait envie de pisser. Ce type n'allait pas le lacher. C'était un félé total. Chérubin n'osait pas crier au secours. Il ne bougeait pas.
-Tu sais te taper, Chérubin?"
-Euh... pas trop..."
-Voilà, on t'a laché dans le monde sans t'apprendre ça! Tes vieux se sont bien foutus de toi! Et toi tu continue à porter le blaze qu'ils t'ont donné!
Chérubin, on va se battre là, maintenant, défends toi!
Le type commença alors à frapper Chérubin, qui tenta de se défendre, en vain. Une pluie de coups dans la gueule, le bide, les cotes. Il se retrouve encore par terre, la gueule en sang cette fois. Le type s'arrete de frapper.
-Chérubin, changes de nom! regardes toi! T'es plus balaise que moi! Tu pourrai m'étendre en moins de deux!
C'est alors que le type tourna le dos et disparut dans la nuit. Chérubin, du sang partout et le nez pété, ne comprenait rien à ce qui lui était arrivé.
Ce type, sorti de nulle part ne pouvait pas etre réèl! On ne rencontre jamais des types pareils!
Le jour se lève. Bientot les premiers métros... Au revoir Chérubin... |