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15/01/2008, 08h53 | #1 | | Phoenix
| [1er Jet] Le syndrome P.P. | | Bonjour à tous ^^
En pleine crise de feneantise, je vais me contenter de paraphraser Alton:
Voilà, je me lance et vous soumets le premier morceau de ma première nouvelle, donc n'hésitez pas à me dire ce que je fais mal car je n'y connais rien et aurait besoin de tous vos conseils et avis pour progresser.
Merci par avance à toutes et à tous.)pardon pour la couleur Nyx, Ebert.
Alton
...
Pardon Alton.
Bon ca s'est fait...c'est une nouvelle qui doit s'appeler "le syndrome P.P"
Donc voilà tout commentaire positif ou negatif, tout conseil est bienvenu. Est ce que ca donne envie de connaître la suite ou est ce que je devrais utiliser mon stylo pour tout et n'importe quoi sauf écrire ?
La salle était intimiste, la scène petite. Un homme d’une trentaine d’années y était assis sur un tabouret, un instrument en bois rappelant vaguement une harpe posée sur ses genoux. Ses doigts couraient le long des cordes avec nonchalance et dextérité. Face à lui une femme blonde dansait, lancinate, presque en transe, portée par la voie douce et la mélodie de l’instrument. « Ma muse » pensa le musicien.
L’artiste laissa s’éteindre doucement le chant de sa voie. Quelques notes s’envolaient encore de son Quanûn, la main droite pinçant les cordes du vieil instrument, pendant que la gauche suivait une octave en dessous. Son attention était toute à cette musique qui avait bercée son enfance, mais il ne pouvait détacher son regard de Txalinda, et de sa danse langoureuse ; presque indécente, pensa t’il.
Qui pouvait juger de l’indécence d’une danse, se reprit il. Les femmes cubaines étaient simplement différentes de celles de chez lui, leur expression corporelle l’était forcément aussi. Il existait une très ancienne tradition de danse dans son pays, mais le rapport au corps et à la sensualité n’était pas les mêmes. Surtout depuis que les barbus avaient pris le pouvoir et accomplissaient leur oeuvre. Existerait il encore des traditions après leur passage, se demanda t’il.
Qu’importe…aujourd’hui la petite cubaine dansait en son honneur. Le mouvement de ses bras lui rappelant les battements d’ailes des rapaces qu’il observait dans les montagnes, d’un lointain passé. Le mouvement langoureux de ses jambes aux cuisses nues le ramenait à des pensées plus...récentes. Txalinda s’était parée pour l’occasion d’une tenue encore plus provocante qu’à son habitude, une robe rouge fendue à outrance.
Mais il était seul à voir sa petite muse. Seul à pouvoir la voir.
Les dernières notes de l’instrument restèrent quelques instants en suspens dans l’air, se mêlant aux volutes de fumées épaisses des quelques joints d’herbes qui circulaient dans la petite salle.
Puis vint le silence…
Payam adorait ce moment magique, comme un voile d’éternité qui flotte pour quelques instants ; le temps que le public envoûté redescende du rêve à la réalité. Plus ce moment était long, plus le rêve avait été profond.
Cette fois le voyage avait été très lointain, Payam l’avait senti avant même de finir son morceau. Un silence respectueux s’était fait, contaminant même le bar au fond de la salle. Le public semblait figé, les cigarettes se consumaient à brûler les doigts, les bières s’arrêtant à mi chemin des lèvres. Il faut dire que le lieu se prêtait à cette évasion ; La « Dame de Canton ».
Une ancienne jonque qui avait navigué des décennies sur les mers de chine, elle était venue refaire sa vie à Paris, sous l’ombre de la grande bibliothèque. Se rebatisant Guinguette Pirate elle ouvrit ses calles aux spectacles pour enfants, et à la musique du monde. A l’intérieur les senteurs de bois se mêlaient aux odeurs de fumée, de vapeurs d’alcools et aux effluves de la cuisine du restaurant située sous la salle.
Le doux bercement dû au passage des péniches à proximité accentuait le rêve éveillé de ceux qui avait assisté au concert. Les yeux grands ouverts ils s’étonnaient encore de ce qu’ils avaient pu ressentir à travers les mains, et la voie de ce curieux homme, accompagné de son curieux instrument. « Payam Pamukali...un iranien », s’était on répété avant de venir intrigué.
Finalement, un premier applaudissement se fit entendre, rapidement soutenu par le reste de l’assistance. Payam posa délicatement son instrument dans l’étui, se leva et salua le public qui l’acclamait. Txalinda frétillante comme à son habitude le regardait de ses grands yeux remplis d’étoiles. La petite muse s’envola pour s’approcher du joueur de Quanûn et lui déposa un baiser sur la joue.
« Tu viens me rendre visite cette nuit ?» lui murmura t’elle à l’oreille. « On a préparé une petite surprise ».
D’un clin d’œil Payam lui fit signe d’acquiescement, la muse lui rendit son œillade, « c’était merveilleux » entendit il avant qu’elle ne disparaisse dans une petite gerbe d’étincelles.
*
La salle était bien plus pleine alors que commençait le concert « tête d’affiche ». Un groupe tzigane, comme tous les mardis dans ce haut lieu de la culture populaire parisienne. La jonque tanguait généreusement sous les assauts des danseurs pris par le rythme des violons Roms. Le défilé des french boat remplie de touristes, d’appareils photos et de cuisine gastronomique s’était encore accentué à mesure que la nuit tombait, renforçant le mouvement de roulis par la houle continue qu’elles créaient.
Ayant ajouté deux verres de vins à ces conditions déjà hasardeuse, Payam, commençait à se sentir dans une douce euphorie, la navigation n’était pas son domaine, c’était même une des premières fois qu’il montait sur un bateau. Il avait certes un peu plus l’habitude du vin mais pas assez pour ne pas en ressentir les effets dès le premier verre. Il ne s’accordait ce plaisir qu’en de rares occasions ; son premier concert en France en était une, et valait bien une petite infraction aux restrictions de sa religion.
Comme à chaque fois cette réflexion lui rappela des souvenirs doux-amers. Il revoyait l’image et l’explication de son amie Zoya quand il l’avait vue la première fois boire de l’alcool.
« Tu vois Payam ce vin contenu dans cette bouteille…Elle est quasiment pleine ; on serait tenté de dire qu’il y en a une grande quantité. Mais verses cette bouteille dans la mer…qu’en reste t’il ? Cela va t’il changer la couleur de l’eau ? Sa saveur ? Tu sais que ma foie est grande. Et d’une grande pureté. Ce n’est pas quelques verres de ce liquide foncé qui assombrira la pureté de ma relation avec Dieu.»
Zoya était effectivement la personne la plus pieuse que Payam avait rencontré. Elle n’était alors qu’étudiant à l’université mais passait son temps dans l’étude de la théologie et l’affinage de sa philosophie religieuse. Ellel considérait qu’aucune question n’était taboue car Dieu fournissait des réponses à toutes, il suffisait de le chercher et de l’interroger. Mais par les temps qui couraient, son honnêteté la condamnait, elle en était consciente mais préférait en rire. Finalement à trop chercher Dieu, c’est les gardiens de la révolution qu’elle trouva sur son chemin. Ils l’arrêtèrent au sein même de l’université.
A leur arrivé elle se dévêtit entièrement et quand elle fut emmené ; cria à l’assemblé : « voyez ainsi meurt les véritables martyrs de l’Islam, sans honte et sans armes ». Quelques professeurs tentèrent bien d’intervenir, mais on ne proteste jamais très fort face des criminels armés qui ont fait leurs preuves, fussent ils mandatés par l’état ou par l’église. Trois mois plus tard on annonça son décès à sa mère ; son corps ne fut jamais rendu.
C’est peu de temps après que Payam avait décidé de s’exiler hors d’Iran
..........
Oui je sais c'est super court, mais en même temps j'ai super galéré pour pondre ca, alors j'aimerai savoir si ca vaut le coup que je continue.  Dernière modification par Takezô jr : 16/01/2008 à 12h51. | | |
29/02/2008, 15h30 | #2 |
| Re : [1er Jet] Le syndrome P.P. | | Avant tout suis surpris que tu n'ais pas eut de commentaires jusque là, c'est dommage. Ensuite, tu devrais te relire car il y a de très grosses fautes qui auraient pu être évitées (fainéantise, par exemple).
Bon maintenant, le texte  ! Le texte est très bien rédigé. On entre facilement dedans, tu as une façon d'agencer les mots et les phrases qui m'impressionne, c'est vraiment très mélodique. Je n'ai pas vu de réels défauts, si ce n'est ce que j'ai signalé dès le départ.
Ensuite, il est difficile de juger plus intensément ton travail car il est incomplet et d'autant plus il ne présente aucun fil conducteur, aucune trame. On nous présente deux évènements: l'un dans le présent, la scène musicale; et l'autre, qui est un souvenir de son pays natal; mais c'est tout, nous n'avons aucun indice pour savoir où l'on se rend et ce n'est pas le titre qui nous aide à le savoir, donc je ne peux pas dire grand chose de plus. Cependant je veux lire la suite. | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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