Un peu d'histoire :
L'escalade pure est centenaire et n'a pas attendu les alpinistes pour que s'écrivent ses premières lettres.
Il faut remonter à la fin du siècle dernier pour en trouver les racines, que ce soit en bloc ou en falaise.
En effet, à Fontainebleau, les premiers grimpeurs à s'intéresser aux rochers autrement que pour les peindre ou les tailler le firent en 1897.
Quant à la pratique de la falaise, il faut aller chercher chez nos voisins anglais et allemands de l'est pour trouver les premiers exploits verticaux toujours à la fin du 19eme siècle.
Donc Fontainebleau en France, le Lake District en Angleterre et Dresde en Allemagne de l'est sont les berceaux de l'escalade rocheuse.
En France l'escalade est petite soeur de l'alpinisme ; elle ne sert la plupart du temps qu'à se préparer pour aller en montagne. La réalité sportive et spirituelle de l'escalade rocheuse ne sera pressentie que par quelques grimpeurs hors norme et généralement considérés comme marginaux.
Il faudra attendre les années 60 pour que le phénomène escalade prenne une véritable identité.
Aux Etats Unis l'escalade libre de haut niveau se développe de manière exponentielle notamment en Californie où le Yosémite va devenir la mecque de l'escalade « new wave ».
Courant des années soixante dix, en Allemagne de l'ouest dans le Frankenjura, en Italie et bien sûr toujours en Angleterre et en Allemagne de l'est ( lieux de naissance historiques de l'activité) ; le jeu de l'escalade libre gagne peu à peu du terrain sur l'alpinisme.
Il faudra attendre les années 80 pour voir ce phénomène se développer en France.
Il faut dire que les traditions chez nous consistent jusqu'alors à utiliser pour grimper tous les moyens possibles : prises du rocher bien entendu mais aussi points d'assurage. Le jeu du libre prôné par les puristes interdit alors l'utilisation de moyens artificiels pour l'escalade. Ce qui va déclencher une vive polémique entre ceux qui refusaient ce jeu et ceux qui le défendaient bec et ongle.
Hors des chiffres et des gens qui se sont illustrés, ce qui frappe surtout, c'est que le courant de l'escalade libre s'est développé dans plusieurs pays différents sans préméditation ni communication. Que ce soit aux Etats Unis, en Allemagne, en Angleterre ; chacun a pris conscience de l'intérêt du jeu de l'escalade pour l'escalade et non plus pour la préparation à la montagne.
Les cotations d'escalade
En France, il existe une cotation falaise et une cotation bloc qui sont différentes même si elles utilisent les mêmes chiffres : de 2 à 9 avec des lettres a,b,c et une pondération - et + pour préciser d'avantage.
Les cotations falaises tiennent compte des facteurs difficulté intrinsèque des pas les plus durs et de la notion de résistance.
Les cotations blocs sont données uniquement en fonction de la difficulté intrinsèque du problème.
Performances à ce jour
En falaise
Plus haut niveau de difficulté après travail atteint et confirmé
9a+ par Chris Sharma dans Biographie à Ceüse
9a+ / 9b par Fred Rouhling (non répété)
Plus haut niveau féminin après travail atteint :
8c+ par Liv Sansoz
9a par l'espagnole Josiane Berraciartu
Plus haut niveau à vue atteint :
Hommes : 8b+ par le japonais Uji Hirayama et le suisse Elie Chevieux
Femmes : 8b par l'américaine Katie Brown
En bloc
Plus haut niveau de difficulté atteint : 8c proposé par le suisse Fred Nicole ( pas encore confirmé) ; 8b+ confirmé
Alexandre Chabot a été 5 fois champion de France (une fois en bloc, quatre fois en difficulté)et deux fois champion du monde. Pourquoi l’exemple d’Alexandre Chabot ? Il est de Cagnes sur Mer (amiii ^^)
But du jeu:
Terminer une voie ou un bloc.
Regles Officielles
Les compétitions encadrées par la FFME se déroulent sur des sites artificiels (le naturel reste très rare), Il est interdit d’utiliser avec les mains les trous de vis servant à la fixation des prises sur les supports ou les plaquettes pour grimper (haha on vous voit d’ici à essayer d’utiliser le spits ^^)
Toutes les voies d’une compétition de difficulté seront escaladées en tête avec assurage du bas.
En cours de tentative dans une voie :
Chaque concurrent passera sa corde dans le mousqueton inférieur de chaque dégaine et dans
l’ordre de la progression.
La dernière position admise pour mousquetonner est la dernière prise à partir de laquelle le
concurrent peut mousquetonner sans désescalader ou traverser en sens inverse. Le
compétiteur ne sera considéré en infraction que lorsqu’il aura quitté cette dernière prise avec
les deux mains
ET qu’il aura quitté une position stabilisée.
Un compétiteur peut désescalader à n’importe quel point pendant sa tentative dans une voie.
Echec dans une tentative : Un compétiteur sera considéré comme ayant échoué dans une voie
s'il :
a) tombe
b) dépasse le temps alloué à la voie
c) touche une partie du mur située au-delà des limites marquées de la voie
d) utilise une partie du mur ou une prise matérialisée comme interdite
e) utilise les trous de vis servant à la fixation des prises sur les supports pour grimper
f) utilise les bords latéraux ou l’arête supérieure du mur
g) utilise les points de fixation de l'assurage ou les dégaines pour grimper
h) ne mousquetonne pas une dégaine conformément au règlement de la compétition
i) touche le sol avec une quelconque partie du corps après avoir commencé à grimper
j) utilise une aide artificielle.
Terrains et équipements :
Un baudrier, un casque (si grimpe dans un milieu naturel), des chaussons d’escalade (vivement conseillé, bien que pas obligatoire), une corde, des dégaines …
Vocabulaire :
En tête : grimper en premier dans la voie, placer les dégaine, évoluer au-dessus des points de protection
En moulinette : système de poulie qui permet de grimper en second en êtant assuré depuis le bas ; très pratique pour débuter ou pour s'échauffer.
Bidoigt : prise de main diffcile dans laquelle on ne peut mettre que deux doigts.
Bloc : mouvements courts et intenses réalisés à quelques mètres du sol sans système d'assurage.
Chausson : moins confortable qu'une pantoufle, le chausson d'escalade est caractérisé par une grande adhérence de sa semelle.
Dégaine : ensemble de deux mousquetons reliés par une sangle express.
Baudrier (ou harnais) : cuissard léger, solide et confortable dont la principale qualité est de se faire oublier; toujours vérifier sa fermeture car il s'agit d'un élément primordial de la chaîne d'assurage.
Magnésie, pof ou cake : les puristes de l'environnement ne veulent pas en entendre parler; les « pros » ne peuvent pas s'en passer. La magnésie, ou la « cake » pour les initiés, est une poudre magique utilisée pour absorber la sueur des mains.
Vol : le vol c'est la chute ; en général on n'aime pas ça, mais la loi de la pesanteur est inflexible.
http://sportals.ifrance.com/escalade/esc_lex.htm
http://www.ffme.fr/escalade/index.php
Pourquoi j’aime ce sport ? parce qu’il est tout simplement super. J’adore les sensations qu’on a (liiiibertéééé), l’ambiance est super, tout le monde aide tout le monde, même un grimpeur hyper expérimenté ira aider une tâche (expérience vécue

) … Ca crève bien, mais ça défoule, et surtout on voit très nettement nos progrès. Quatre ans, bientôt cinq …
Parce que je peux pas résister jvais vous donner mon ptit palmarès :
- championne départementale en benjamine en … je sais plus :X quelle année, avec l’UNSS
- championne académique cette même année
- montée aux championnats de France avec mon équipe (toujours avec l’UNSS, hein ^^)
- seconde en minime, championnat départemental, l’année d’après, UNSS
- seconde en benjamine en club (fierté ^^) dans la céélèèèbre compétition des Baous (ou pas) (pour la célébrité, hein)
Et voilà … j’espère qu’il y a (comme pour la synchro) des adeptes de la grimpe par ici ^^
En espérant vous avoir bien renseigné !
[première photo : la Turbie, site se trouvant au dessus de Monaco
deuxième photo : du bloc
troisième photo : Alex Chabot (pour ceux qui auront pas lu, un dieu (presque) de l'escalade qui habite à côté [enfin la ville à côté] de chez moi ^^) ]