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[nouvelle] Come see Mummy
Section : Création littéraire
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[nouvelle] Come see Mummy : Discussion sur le forum Création littéraire (votre edition : Faites nous partager vos écrits, poêmes et autres créations littéraires ou dessinées.)

 
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 Nouvelle Come see Mummy
 Création littéraire : votre edition
03/02/2008, 16h06 #1
Vyo 
Nymphe

Vyo

[nouvelle] Come see Mummy

-Fanny, Fanny, Come see Mummy.




Comme chaque nuit depuis treize jours Fanny entendit la petite voix dans son sommeil, et comme chaque nuit, Fanny se réveilla en pleurant.

Cela avait commencé quand Papa et elle avaient emménagé dans leur nouvelle maison aux Etats-Unis, dans le pays de son Papa et de sa Maman. Ça faisait longtemps qu’elle voulait le voir, ce pays dont on lui parlait tant, et puis aussi rencontrer ses grands-parents qui ne les avaient pas suivis en France, elle et Papa à la mort de Maman. Mais de ça elle ne se souvenait plus bien, elle était encore toute petite quand c’est arrivé.

La journée Fanny n’avait pas peur, la grande maison était jolie sous le soleil, avec ses murs en bois bleu et son beau toit rouge. On aurait dit une maison de poupée.

Et puis Fanny aimait beaucoup Granny et Daddi, les parents de Papa. Elle ne comprenais pas ce qu’ils disaient, mais Papa avait promis de lui apprendre l’anglais, pour qu’elle puisse leur parler, pour pouvoir aller à l’école aussi, pour se faire des amis qui habiteraient tout près, et pour des tas d’autres raison qu’elle n’avait pas bien compris.

C’est pour toute ces raison que Fanny n’osait pas appeler Papa pendant ses cauchemars, il travaillait beaucoup pour la rendre heureuse, et elle ne voulait pas l’embêter. Et puis Papa n’aimait pas quand Fanny pleurait, il devenait méchant, et lui disait de ne pas faire le bébé, d’être une grande fille.

Alors Fanny restait toute seule, dans sa grande chambre noire, tremblante de froid et de peur, attendant que le jour se lève.



Un jour de pluie, un samedi, Papa avait dut partir pour un rendez-vous. Fanny n’aimait pas trop être toute seule à la maison comme ça, mais pour ne pas décevoir Papa, elle n’avait rien dit.

Et puis ce n’était pas si grave, c’était le jour et elle n’était pas dans sa chambre, mais dans le joli petit salon de Maman. Papa lui avait dit qu’elle passait beaucoup de temps dedans, et Fanny aimait beaucoup les jolies images aux murs. Et puis Granny avait mit pleins de beau jouets dedans.

Elle était en train d’habiller Sissi, sa poupée préférée, quand elle entendit un grattement à la porte. Fanny était pétrifiée, elle n’osait plus bouger.

Puis le grattement se répéta, et Fanny hurla. Elle lâcha Sissi et courut se cacher sous la table, en dessous de la longue nappe, en se bouchant fort les oreilles pour ne plus entendre le bruit. Mais rien n’y fit, le grattement continuait, au travers de ses doigts.

Puis plus rien. Fanny ne pouvait plus rien entendre, ni le vent dans les arbres, ni le bruit de la pluie, juste sa respiration de petite fille effrayée.

Et soudain, elle eut l’impression de ne plus être seule, une Autre respiration se faisait entendre. Fanny arrêta de respirer pour en être sûre. Oui, il y avait bien quelqu’un d’Autre. L’Autre se mit alors à gémir, à pleurer doucement, et Fanny, qui était gentille demanda doucement « Y a quelqu’un ? » Puis, se rappelant qu’elle n’était plus en France « Hello »

Mais l’Autre ne répondais, pas, et les pleurs se faisaient plus forts, la respiration plus effrayée, puis tout à coup.

« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON »



Fanny se réveilla chez sa grand-mère. Elle eut un petit instant l’espoir que tout cela n’était qu’un rêve, mais sur sa table de chevet, Sissi, la si jolie Sissi gisait, le visage en mille morceaux. Fanny se mit à pleurer, et Papa arriva, alerté par le bruit.

-Calme toi, Fanny ma chérie, c’est fini maintenant.

-Papa, il y avait quelqu’un dans le salon de maman, il respirait très fort, et il faisait des drôles de bruits, et …

-Tu as eut très peur ma chérie ?

-Oui, et …

-Il ne faut pas ma petite Fanny, ce n’était qu’un vilain rat, il est partit maintenant, et il ne reviendra plus, Papa te le promet !

-Non, c’était une personne, je l’ai entendue, elle m’a même parlé !

-Elle t’a parlé, et qu’est-ce qu’elle t’a dit ?

-Je, je … je sais plus.

-Tu vois, c’est juste ton imagination qui te joue des tours : il y avait des bruits bizarres, tu as eut peur, et tu as cru qu’il y avait quelqu’un. Mais tu n’as vu personne, si ?

-Non.

-Tu vois Fanny ! Allé, sèche tes larmes, c’est fini maintenant. Et pour qu’on oublie tout ça, je vais faire réparer ta poupée, d’accord ?

Et Fanny a baissé la tête, et a séché ses larmes, pour que Papa continue à être gentil. Puis elle a un peu oublié, elle était chez Granny et Daddi pendant quelques jours, et ça lui changeait les idées. Elle pouvait jouer des heures avec eux, et manger tout plein de bonnes choses, et faire des câlins au chat, …

Ce n’est que quand Papa vint la chercher pour retourner à la maison, et qu’elle dut se coucher dans sa chambre toute noire, avec pour compagne Sissi et sa tête cassée, qui lui rappelait toujours Cet après-midi La, que Fanny se souvint. Rien de précis, juste la respiration, les cauchemars, et puis surtout, Fanny son effroi, et elle n’osait pas fermer les yeux, de peur de s’endormir.



-Fanny, Fanny, Come see Mummy.

Cette fois, Fanny avait les yeux ouverts quand elle entendit la petite voix. Elle voulait crier, mais rien ne sortait. Pourtant elle avait très peur. Mais elle n’osait pas appeler Papa, il aurait encore dit qu’elle avait juste rêvé, mais Fanny en était sûre maintenant, il y avait bien quelqu’un dans la pièce. Alors, prenant son courage à deux mains, elle demanda d’une toute petite voix :

« Qui est là ? »

C’est juste après que Fanny se rendit compte que la respiration, celle qu’elle avait entendue dans le salon, avait recommencé. Très effrayée, elle s’apprêtait à aller chercher Papa, quand la petite voix se mit à parler :

« Fanny, c’est toi ? »

Fanny reconnaissait cet accent en français, c’était celui de sa mamy, celle qui vivait à Québec, la maman de Maman.

Alors Fanny répondit :

-Oui c’est moi, et toi tu es qui ?

-Tu ne me reconnais pas Fanny, c’est moi, ta maman, tu ne te souviens pas ?

-NON, c’est pas vrais, tu n’es pas Maman, Maman est morte il y a longtemps, c’est Papa qui me l’a dit, c’est à cause de ça qu’on est partis en France !

-Oh, c’est pour ça que tu ne comprends pas l’anglais ! Mais je te jure que je suis ta maman, mon bébé, je suis près de toi, tu peux allumer la lumière si tu veux ! Tu te souviens quand même un peu de moi ?

-Non, mais Papa m’a montré des photos. Dis, tu promets de pas me faire de mal si j’allume ?

-Promis !

Et Fanny alluma la lumière. Et elle était là, sa mère, plus pâle que sur les photos, et puis surtout …

-Maman, pourquoi tu as plein de bobos sur le visage ?



Avant même qu’elle ait put répondre à sa question, Maman disparut. Puis fanny entendit des bruits de pas, puis Papa lui demanda :

-Fanny, à qui parlais-tu ?

-A Maman.

-A Mam … Mais enfin Fanny, Maman est morte !

-Elle était là, et c’est toi qui l’as fait partir !

À ces mots, Papa devint tout pâle, et bredouilla « Mais non, Fanny, je n’ai pas tué Maman, tu sais bien qu’elle est morte dans un accident » avant de retourner précipitamment dans sa chambre.

Très étonnée, de la réponse, Fanny se mit à réfléchir. C’était une petite fille, mais elle savait que si c’était vraiment Maman qui était venue lui rendre visite, elle devait être un fantôme, et que les blessures qu’elle avait ne pouvaient pas avoir été faites par un accident de voiture, surtout que Fanny se souvenait avoir entendu dire que la voiture avait brulé.

Voulant demander à Maman ce qui s’était réellement passé, elle se rendormi et attendit impatiemment le lendemain.



C’est donc sans peur, mais avec une grande impatience que Fanny se coucha cette nuit là. Et tout de suite Maman apparut. Fanny n’avait pas fait beaucoup attention la veille et elle s’attendait à un fantôme comme dans les films, elle fut donc surprise en voyant Maman habillée en jeans chemisier, même si les deux étaient plein de sang, Fanny était moins intimidée.

-Bonjour Fanny.

-Bonjour … Dis Maman, je peux te faire un câlin ?

-Non ma puce, je suis désolée, et je ne pourrai plus venir, c’est la dernière fois !

-Pourquoi ?

-C’est comme ça ma puce, tu ferais des cauchemars sinon.

-Mais alors je te reverrai plus jamais !

-Désolée, …

Et Fanny se mit à pleurer. Mais voyant que ça rendais Maman triste, et étant dévorée de curiosité, elle arrêta bien vite et posa la question qui la taraudais depuis quelque jours :

« Maman, comment tu es morte ? »



Bam bam bam.

-Fanny, à qui parles-tu encore ?

C’était Papa, et encore une fois, Maman disparut, et Fanny n’eut pas sa réponse.

-A personne Papa.

-Alors dors, et cesse de faire du bruit pour rien !

Fanny était au bord des larmes. Papa était vraiment méchant ; en plus de faire partir Maman et de ne pas la croire, il lui criait dessus.

Avec toutes ces émotions, elle ne parvenait plus à s’endormir. Elle pensait à ce que Maman lui avait dit, qu’elles ne se reverraient plus et que Fanny n’aurait jamais la réponse à sa question.

Le lendemain, Papa était de très mauvaise humeur, et Fanny de très mauvaise volonté. Elle était encore très fâchée et le faisait sentir en trainant pour s’habiller, en ne voulant pas manger, …

Et Papa qui était pressé commença à s’énerver, tant et si bien que quand Fanny refusa d’aller chez Granny, Papa lui donna une claque. Furieuse, Fanny lui rendit le coup de ses petits points, et Papa s’énervait de plus en plus. Il commençait à hurler, et finit par frapper Fanny. Mais avant qu’il n’ait réellement put lui faire mal, Maman apparut et se jeta sur lui, et Papa fut tellement effrayé qu’il tomba à la renverse, inconscient. Maman se mit à parler :

« Je suis désolée, Fanny, je n’aurais jamais dut revenir, mais je ne pouvais simplement pas le laisser te faire de mal, il m’en a déjà suffisamment fait. Je t’en supplie Fanny, pardonnes-moi, s’il te plait, pardon, pardon, pardon. »

En parlant, Maman se rapprochait, se rapprochait de plus en plus, tellement près qu’en tendant la main Fanny aurait put la toucher.

Puis le visage de Maman fut si prêt que Fanny voulut lui donner un bisou, et au moment ou elle la touchait, tout devint noir.



Il rentre tard à nouveau, je suis sûre qu’il a encore trop but.

C’est Maman qui parle ? Mais je ne la vois pas. C’est bizarre, je ne peux pas bouger. Ah si, je bouge, mais c’est pas moi qui dirige.

Tient, je parle maintenant, … Mais je ne comprends pas ce que je dis, et puis je parle avec la voix de Maman.

Papa crie, … Et je ne sais même pas pourquoi. Il est en face de moi, et il crie, et il utilise le nom de Maman. Puis, tout à coup, je vois sa main qui se lève, puis j’ai mal à la joue. Je me mets à nouveau à parler, sans pouvoir me contrôler, et Papa me frappe à nouveau. Je tombe, et il continue, avec les pieds, puis il me tire les cheveux, me lance contre la table, …

Fanny se réveille en hurlant, puis brusquement, elle se tait. Son père accourt, et la trouve tranquille sur son lit

- Ca va Fanny ?

- Oui Papa, excuse-moi de t’avoir réveillé, c’était juste un cauchemar.

- Oh, … Rendors-toi vite alors.

- Oui Papa.

Et son père partit, ne remarquant pas l’étrange couleur rouge des yeux de sa fille.



Devant Fanny, la grande maison de Granny et Daddi en flamme. Derrière elle, sa grand-mère, en larme, qui répète inlassablement le nom de son mari. Fanny avait envie de lui dire que ce n’était pas la peine, que Maman l’avait tué et que donc il ne répondrait pas, mais Maman lui soufflait à l’oreille que Granny ne l’aurait pas crue, et qu’il valait mieux ne rien faire de bizarre si elle voulait pouvoir rester avec elle.

Alors Fanny ne disait rien, parce qu’elle devait rester avec Granny, pour pouvoir continuer. Elle avait trouvé ça dérangeant au début, d’avoir Maman toujours avec elle, et de devoir la venger. Mais après quelques jours de l’affreux cauchemar, toujours plus douloureux, elle se dit que quiconque avait provoqué ça devait méritait de le subir à son tour.

Et puis ce n’était pas trop difficile, il suffisait de laisser Maman prendre le contrôle quand elle était sûre que personne ne la dérangerait, et elle se réveillait près du feu, sans aucun souvenir de la boucherie. C’était comme ça qu’ils décrivaient ce que Maman faisait, elle l’avait entendu quand un policier avait contacté sa famille au Canada. « Une vraie boucherie ; votre beau-fils à été tailladé et émasculé, et est visiblement mort d’une hémorragie avant que la maison ne brûle, … Non, je vous répète que votre nièce n’a rien ! »

Elle n’avait pas entendu la suite, Daddi, encore en vie, l’avait emmené plus loin. Elle n’avait pas tout compris, mais le mot « boucherie » était resté.

C’était au tour de Granny maintenant, puis Maman espérait qu’on la place chez son frère. D’après Maman il était au courant du danger dans lequel était sa sœur, mais n’avait pas réagit, sa belle-famille était si puissante.



« Le sujet suivant de ce journal est tragique ; dans la nuit de mardi à mercredi, une troisième maison à été la proie des flammes dans la banlieue de Québec. Il semblerait que comme les trois autres cas, un cadavre poignardé aurait été retrouvé dans les décombres calcinés. Sur place notre envoyée spéciale : Cécile Taber. »



« Une fois de plus, c’est un spectacle apocalyptique qui se déroule sous nos yeux, rappelant tristement les quatre autres cas aux US et ici même, au canada. Les pompiers viennent à peine de partir que déjà les services d’enquêtes sont sur place, et inspectent les lieus pour déterminer les causes de ce drame. Le corps retrouvé à déjà été envoyé à la morgue pour autopsie, et ici les rumeurs vont bon train. L’incendie se serait déclaré vers, … Mais attendez, … Il semble que l’on évacue un autre corps, … Un enfant semble-t-il, vu la petite taille. Je vois le commissaire, …

-Monsieur le commissaire, qu’en est-il de cette nouvelle victime, …

-Il semblerait que ce soit une petite fille. Les causes de sa mort ainsi que sont identité ne sont pas encore connue.

Voilà donc qui allonge la liste de victime, qui a bien put commettre des atrocités pareilles ? Et Pourquoi ? Ce sont la les épineuses questions auquel auront à répondre la police.

C’était Cécile Taber pour info-Canada, à vous les studios »



« Merci Cécile, info internationale maintenant, avec l’arrivée de président, … »







Voilà, première publication, ... Je voulais juste avoir des commentaires, des critiques sur l'orthographe, la syntaxe, la (euh, ...?) comprenabilité de l'histoire, ...
A la base je l'ai conçue pour figurer dans un blog, donc parfois ça peut sembler un peu bizarre, notemment pour la découpe en chapitre. L'originale se trouve sur mon blog, le lien est dans mon profil.
Merci d'avance

PS: je n'ai pas l'intention de poster aute chose pour le moment, donc je ne fait aucun autre post pour "recenser"

Dernière modification par Nyx : 03/02/2008 à 20h34.
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