Réalisateurs : Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Richard McGuire, Lorenzo Mattoti
Auteurs du scénario : Blutch, Charles Burns, Pierre di Sciullo, Jerry Kramsky, Richard McGuire, Michel Pirus, Romain Slocombe
Genre : Animation
Acteurs :
Laura (voix) : Aure Atika
le narrateur : Arthur H.
l'instituteur (voix) : François Creton
Eric (voix) : Guillaume Depardieu
la femme (voix) : Nicole Garcia
Sumako (voix) : Louisa Pili
le docteur / le samurai (voix) : Christian Hecq
Durée : 1H25
Nationalité du film : Film français
Date de sortie : 13 février 2008
Date de sortie en DVD : Non connue à ce jour
Site officiel
Synopsis officiel:
Le frôlement rapide de pattes d’araignées sur une peau nue…
Des bruits inexplicables que l’on entend la nuit, enfant, dans une chambre close…
Une grande maison vide dans laquelle on devine une présence…
L’aiguille d’une seringue qui se rapproche inexorablement…
Une chose morte emprisonnée dans un bocal de formol…
Le regard fixe d’un grand chien qui montre les dents…
Autant de frissons que nous avons éprouvés, un jour ou l’autre, comme les artisans de ce voyage qui nous mène d’un trait au pays de l’angoisse.
Six grands auteurs graphiques et créateurs de bande dessinée ont animé leurs cauchemars, griffant le papier de leurs crayons affûtés comme des scalpels, gommant les couleurs pour ne garder que l’âpreté de la lumière et le noir d’encre de l’ombre.
Leurs récits entrelacés composent une fresque unique, où phobies, répulsions et rêves prennent vie, montrant la Peur sous son visage le plus noir…
Peurs blanches et humour noir pour les salles obscures….
Avis personnel :
Je le dis tout de suite, je n'ai pas aimé ce film, au point d'ailleurs, de quitter la salle avant la fin ! J'ai trouvé le film ennuyeux et esthétiquement rebutant.
Certaines critiques positives de spectateurs définissent le film comme un OVNI et en effet, ç'en est un :
Du point de vue de la narration :
6 histoires différentes avec 2 d'entre elles en "fil rouge", c'est-à-dire que les histoires s'enchaînent les unes derrière les autres, à l'exception de 2 qui sont découpées en plusieurs parties et insérées entre les autres histoires. A noter aussi, les réflexions "philosophiques" de la femme (Nicole Garcia) qui entrecoupent aussi le déroulement du film.
Il est vrai que ce style de narration est surprenant mais pas déstabilisant pour le spectateur car les histoires restent assez courtes.
Du point de vue des histoires elle-mêmes :
Les sujets sont "space" même s'ils restent classiques. En fait, pas d'histoires vraiment surprenantes pour lesquelles on se dirait "Mince, je ne m'y attendais pas !". Par ailleurs, je n'ai pas compris le lien entre le titre du film et les histoires qui nous sont présentées. Je m'attendais à une illustration de certaines de nos peurs, grandes ou petites (comme le laisse supposer le synopsis), mais il n'en est rien, ou bien cela m'est passé bien au-dessus- de la tête
Du point de vue de l'animation :
Les histoires présentent toute un point commun : l'utilisation du noir & blanc (c'st peut-être là que ce trouve le lien avec le titre

) mais ont aussi leur propre style : dessins crayonnés, certaines avec des fondus grisés...
On pourrait être tenté de faire un parallèle avec les films
Renaissance ou
Persepolis mais je trouve qu'il serait mal à propos car les animations sont bien différentes. Pour
Renaissance ou
Persepolis, l'animation était fluide mais dans
Peur[s] du noir,cette dernière m'a parue hâchée notamment pour l'histoire de "L'homme aux chiens" et celle "Souvenir d'enfance" comme si les réalisateurs avaient mis bout à bout les cases d'une bande dessinée, impression amplifiée par l'aspect crayonné. Les dessins avaient en outre, un aspect non terminé et on trouve peu de plans larges permettant d'apercevoir ce qui entoure les personnages et quand c'est le cas ceux-ci paraissent vides.
Par contre, le générique de début par sa conception (fond noir avec les noms des personnes ayant participé au film apparaissant à gauche, à droite, en haut, en bas de manière brusque, le titre du film apparaissant au fur et à mesure et la musique) donne une impression d'instabilité aux spectateurs, de malaise qui permet une première mise en bouche.
Pour résumer, si vous êtes amateurs d'OCNI (Oeuvre Cinématographique Non Identifiée

), ce film est fait pour vous, les autres passez votre chemin.