 |  | [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie Section : Le comptoir Dialogues, actualité et discussions | [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...) 14/03/2008, 13h07 | #18 |
| Re : [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie | |  | Citation |  |
| |  | Posté par Lucullus |  |
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| | | | En matière de droit et d'éthique le yaka fokon ne marche pas
- Quelques pays au monde, une poignée, ont autorisé l'euthanisie volontaire assistée.
- Encore une fois rien n'empêche cette femme de se suicider si elle le veut.
- Pourquoi demander à un médecin qui a prêté serment de protéger la vie de s'impliquer dans la mort de quelqu'un. | |  | |  |
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Aurais tu les corones de le faire toi, te suicider? Elle ça n'a pas l'air d'être le cas.
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| | | | Qui parmi vous signerait le décret et ordonnerait de ce fait à une tierce personne d'aller tuer quelqu'un?
Pas moi c'est sûr, je ne me regarderais plus dans un miroir ensuite. | |  | |  |
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De pars ton taf, tu n'a pas une arme à la taille? Une arme à feu n'est pas faite pour blesser à ce que je sache, et ce n'est pas l'arme qui tue, c'est la main qui la tient. J'ai du mal à comprendre ton point de vue. Si tu avais été obligé de descendre un bandit dans l'exercice de tes fonctions, c'est Lucullus ou le policier qui ne pourrait plus se regarder? Même si cette dame n'est pas un malfaiteur, tué ou aidé à mourir, c'est la même chose. On enlève une vie, et laissé souffrir est immoral à mes yeux. | | |
14/03/2008, 13h19 | #19 | | Phoenix
| Re : [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie | |  | Citation |  |
| |  | Posté par Liberta |  |
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| | | | Aurais tu les corones de le faire toi, te suicider? Elle ça n'a pas l'air d'être le cas. | |  | |  |
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poussé par le désespoir, et par un suicide médicamenteux je le pourrais très bien
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| |  | Posté par Liberta |  |
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| | | | De pars ton taf, tu n'a pas une arme à la taille? Une arme à feu n'est pas faite pour blesser à ce que je sache, et ce n'est pas l'arme qui tue, c'est la main qui la tient. J'ai du mal à comprendre ton point de vue. Si tu avais été obligé de descendre un bandit dans l'exercice de tes fonctions, c'est Lucullus ou le policier qui ne pourrait plus se regarder? Même si cette dame n'est pas un malfaiteur, tué ou aidé à mourir, c'est la même chose. On enlève une vie, et laissé souffrir est immoral à mes yeux. | |  | |  |
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ho lala les amalgames.
D'abord l'usage de l'arme, c'est pour la légitime défense, du moins pour les policiers. Ensuite le but du policier n'est pas de tuer mais d'arrêter la personne pour qu'elle soit ensuite déférée à la justice.
Ca on te le ressasse l'école de police et tout au long de ta carrière lors du passages des concours pour l'obtention des grades par exemple et il convient de ne pas l'oublier si tu ne veux pas te retrouver derrière des barreaux.
Dans l'exercice de mes fonctions si je devais tirer je le ferais.
C'est un cas de conscience que je me suis posé avant de rentrer dans la police car je ne suis pas un cow-boy.
Je me suis fait tirer dessus 2 fois et j'ai riposté 1 fois sans blesser la personne en cause ni personne d'autre heureusement.
La position morale est complètement différente dans les différents cas cités. | | |
14/03/2008, 14h34 | #20 | | Alcyon
| Re : [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie | | Bah même pour le suicide, je me demande si elle pourrait le faire seule. Au delà de l'aspect psychologique, eh bien elle est quand même sérieusement handicapée, et c'est de pire en pire au fil des jours. Donc je me demande sérieusement si elle serait capable physiquement de se suicider, en tout cas autrement que par voie médicamenteuse. Et le problème c'est que si quiconque lui procure des médicaments, ou l'aide à commettre son suicide, eh bien cette personne sera accusée au mieux d'incitation au suicide, au pire d'homicide.
D'ailleurs, je me suis mieux renseignée, et cette dame ne demande pas l'euthanasie. Elle veut simplement que son médecin soit autorisé à lui fournir une substance létale, pas à la lui administrer. Il la lui fournirait, et elle pourrait la prendre quand elle jugera le moment opportun. Il s'agit donc en fait seulement de lui fournir une substance médicamenteuse qui entraine la mort dans les minutes qui suivent, et probablement sans les effets secondaires qu'entraine une surdose de médicaments ordinaires.
Et effectivement un médecin est volontaire pour lui procurer la substance qu'elle désire, puisque cette dame est véritablement hors de tout espoir thérapeutique.
Par contre je crois que le procureur a requis l'irrecevabilité de la demande, donc y'a peu de chance qu'elle aboutisse favorablement... Et le Président Sarkozy lui aurait proposé de s'adresser à un autre médecin, ou plutot à un comité de médecins spécialisés, comme si le diagnostique de sa maladie génétique orpheline n'était pas assuré, non mais j'vous jure  Rachida Dati, garde des sceaux donc, est apparemment totalement opposée à cette demande. | | |
14/03/2008, 15h04 | #23 | | Titan
| Re : [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie | |  | Citation |  |
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| | | | Elle veut simplement que son médecin soit autorisé à lui fournir une substance létale, pas à la lui administrer. Il la lui fournirait, et elle pourrait la prendre quand elle jugera le moment opportun. | |  | |  |
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Dans ce cas c'est un peu plus problematique : quand je parlait de reglementation stricte la principale était un suivi psychologique, pour verifier que la personne est vraiment prete à mourir.
Par contre dans ce cas, si tes infos sont justes, elle veut le droit de pouvoir se sucider sur un coup de tête ( en tout cas, c'est comme ça que je comprend le terme moment opportun ) ça me géne deja plus ... apparement, dans l'immediat, elle n'a pas encore pris sa decision, et ça me parrait pas etre une bonne idée de confier une dose mortelle de poison à une aveugle (surtout que si on la retrouve morte le lendemain matin, personne ne sera certain qu'elle les a pris elle même) | | |
14/03/2008, 16h08 | #27 | | Phoenix
| Re : [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie | |  | Citation |  |
| |  | Posté par lafka_6 |  |
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| | | | Je suis pas d'accord avec toi quand tu dis que le soignant a pour rôle de soigner. Enfin si bien sûr il est chargé de soigner, mais il doit aussi veiller au confort de vie de ses patients (d'où par exemple la prescription d'analgésiques...), et à mon avis le droit à une mort digne et non pas dans d'atroces tortures et complètement impotent fait partie de ce confort. | |  | |  |
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Confort de vie voulant dire le moins mal possible pour certains
Mourir dignement n'est pas un confort mais une nécessité.
Concernant la position du chef de l'état il est vrai qu'il prend parfois des décisions hâtives, et cela lui est reproché surtout à gauche mais aussi à droite parfois
Que ne dirait on s'il venait à demander une loi ce type sans qu'il puisse y avoir un débat parlementaire et des commissions éthiques ad hoc.
Par contre une fois la question tranchée, il faut la mettre en oeuvre par le droit et les règlements si la réponse est favorable.
Je pense néanmoins que le débat doit avoir lieu maintenant, la société est je pense mûre pour qu'on se pose la question.
par delà le débat parlementaire c'est quand même à la population de s'approprier la question et d'en retourner ses réponses à ses représentants que sont les élus de toute nature
Ce débat me rappelle ceux sur l'IVG à l'époque de Giscard, j'étais déjà assez grands pour cela.
Toute la France en parlait, au bistro, au boulot, dans les familles, au parlement évidemment et le clivage n'était pas gauche droite loin de là.
Giscard avait pris de gros risques politiques sur le sujet. | | |
14/03/2008, 16h19 | #28 | | Licorne
| Re : [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie | | (Permettez que je me m'incruste ?)
Par rapport à la question du "pourquoi ne met-elle pas elle-même fin à ses jours", je pense que pas mal d'éléments entrent en compte.
Déjà, sa maladie l'a rendue aveugle. Ca plus la douleur qui est apparemment insoutenable, il me semble plutôt logique que cette personne soit assistée au quotidien. Serait-elle vraiment capable, au-delà de l'aspect psychologique, de mettre fin à ses jours sans l'aide de personne malgré ses gros handicaps physiques ? Rien de moins sûr...
Après, je pense que sa décision de mettre fin à ses jours est quand même nettement réfléchie. Ca fait 8 ans qu'elle est malade, sa maladie est décrite comme étant "rare et incurable" ce qui veut dire que cette femme s'est battue pendant des années dans un combat vraissemblablement perdu d'avance. Si ce n'est "que" maintenant qu'elle souhaite mourir, c'est vraissemblablement parce qu'elle a atteint ses limites physiques et morales.
Par rapport à ce que disait gadi.ma, comme quoi on pouvait tout à fait trouver un remède à sa maladie demain, je ne crois pas qu'elle puisse attendre un jour de plus. Déjà psychologiquement parlant, ça doit être horrible. Et puis comme je l'ai dit, elle a vécue des années avec cette maladie, qu'elle voyait empirer de jour en jour. Sa décision de mettre fn à ses jours doit être irréversible mais aussi une nécessité pour elle. Elle doit avoir atteint un tel niveau d'anéantissement qu'il semble légitime qu'elle souhaite s'en aller maintenant, tant qu'il lui reste un peu de dignité.
Sa maladie est quand même à part, on a eu plusieurs cas de gens demandant à mourir "publiquement", mais de mémoire leur maladie (aussi horribles soient-elles) n'étaient pas aussi frappantes physiquement parlant que celle de Madame Sébire. A mes yeux il est assez évident que le cas de quelqu'un qui comme elle est monstrueusement défiguré va plus frapper les gens et l'opinion publique. Je doute que cette femme sorte encore de chez elle et je doute qu'elle mène une vie sociale normale. Pas que ce ne soit le cas des paraplégiques, mais là on attaque quand même très fortement une chose particulièrement délicate, à savoir le physique. Sans compter qu'elle est comme ça à cause d'une maladie, qui finalement, pourrait toucher n'importe qui aussi rare soit-elle. Je crois que les gens se sentent beaucoup plus proches de cas comme le sien, car si il y a une chose qui est sacré pour l'être humain, c'est bien le visage. Je pense que ça lui donne en quelque sorte un certain pouvoir que les autres gens ayant tenté de faire bouger les choses n'avaient pas forcément.
Je pense qu'en jouant sur la médiatisation de son cas, elle est consciente qu'elle a le pouvoir de faire vraiment bouger les choses et j'espère sincèrement que ça marchera, tant pour elle que pour toutes les autres personnes qui souhaitent mourir dans la dignité. | | |
14/03/2008, 22h01 | #29 | | Sylphide
| Re : [Santé / Droit]Où l'on reparle d'euthanasie | | J'ai entendu d'autres détails qui n'ont pas été mentionnés :
_ elle a résisté un bon bout de temps à l'envie de mourir et a essayé de garder la force mentale de vivre, mais elle a fini par craquer après plusieures années d'archarnement (bien que contre à l'eutanasie et ce qui s'y rapporte, pour son cas personel, à la base)
_ si la France ne lui accorde pas la mort qu'elle souhaite, elle part pour un pays étranger qui le lui autoriserai (ce n'est pas qu'une simple possibilité donc)
Je pense sincèrement que ne pas accorder la mort à ce genre de cas est dégueulasse. Je crois que si elle veut mourir de cette manière c'est surtout pour ses proches (pour tout ce qui a été dit, mais aussi simplement pour leur laisser l'impression d'être tranquillement partie l'esprit en paix, pour qu'ils aient moins de peine). Elle pourrait surment se tuer d'une autre façon, mais je la trouve plus honnête ainsi, car pour moi elle fait tout pour que sa mort est le moins d'inconvéniants possibles, pour les autres et elle-même aussi bien-sûr. Elle sait ce qu'elle fait.
Mais je comprends un peu ceux qui lui refuse la mort... S'ils commencent à accepter, ils ne sauront plus fixer de limites et il pourait il y avoir des débordements (genre : mourir pour toucher une assurance... etc). Pourtant, le cas est sérieux et je pense qu'ils ne risque pas une révolution du pays pour une femme qui souhaitait en finir... Mais peut-être qu'aucun homme de loi n'ose accepter car c'est toujours difficile de se dire qu'on a aider à tuer quelqu'un ("toujours", peut-être pas, mais je pense la majorité de la population se sentirait mal tout de même). | | |
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