Salut à tous !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces dernières années, la production de westerns s'est avérée relativement pauvre aux US. Si l'on met de côté les comédies et les dessins animés, les oeuvres marquantes pourraient presque se compter sur les doigts d'une main (Open Range, L'assassinat de Jesse James, Chevauchée avec le diable...) et il aura même fallu se tourner vers la télévision pour pouvoir régulièrement se plonger à l'époque des chevaux, des duels sanglants et des jurons salés (Deadwood, Into the West et le récent Comanche Moon). Peiné de ce constat, le réalisateur James Mangold décide à son tour de rendre hommage au genre en réactualisant le classique 3:10 to Yuma de Delmer Daves (1957), un film dont il s'était déjà inspiré pour son Copland.
Bon voilà un film qui va peut être faire sensation. Sa sortie est prévue pour le 26 Mars prochain.
Petite anecdote :
3h10 pour Yuma, est adapté d’une nouvelle d’Elmore Leonard, grand écrivain américain dont le livre Rum Punch est l’œuvre adaptée par Tarantino sous le titre Jackie Brown. C’est aussi le remake d’un western de 1957 avec Glenn Ford dans le rôle du criminel Ben Wade.
Cette version 2008 est signée James Mangold dont le biopic sur Johnny Cash, Walk the Line, a offert l’Oscar de la meilleure actrice à Reese Whiterspoon ; on se souvient aussi du très bon Copland, avec DeNiro et Stallone. Cette fois-ci, il s’offre à nouveau deux belles têtes d’affiches : Christian Bale (l’homme qui murmurait à l’oreille des chauve-souris) et Russell Crowe (à qui on pardonne volontiers d’être apparu dans le Mort ou Vif de Sam Raimi…).
Pour enfoncer le clou, la musique est composée par Marco Beltrami (Terminator 3, la trilogie Scream, I Robot…). Certes, c’est pas Ennio Morricone mais on s’y croirait quand même !
Cette nouvelle version a été réalisé par un jeune cinéaste du nom de James Mangold.
Et comme acteurs, voilà le Gladiator, Russel Crowe. Personnage principal du film, alias Ben Wade
Et les autres :
# Christian Bale, alias Dan Evans
# Peter Fonda, alias Byron McElroy
# Logan Lerman, alias William Evans
# Ben Foster, alias Charlie Prince
# Dallas Roberts, alias Grayson Butterfield
# Vinessa Shaw, alias Emmy Nelson
# Alan Tudyk, alias Doc Potter
# Luce Rains, alias Marshal Weathers
# Gretchen Mol, alias Alice Evans
On retrouve ainsi Christian Bale (Batman Begin, Americain Psycho, Le machiniste) dans le rôle du fermier qui va tenter d'escorter le malfrat à destination. Jusqu'ici éleveur d'un troupeau qu'il a de plus en plus de mal à nourrir, Dan Evans est de plus au bord de l'éviction alors que le promoteur local compte bien saisir son terrain afin de faire affaire avec la compagnie du chemin de fer. Avec deux enfants (dont son plus jeune malade) et une femme qui ne croient plus en lui, Dan voit dans cette escorte une ultime chance d'agir en chef de famille responsable et également un moyen d'exorciser certains fantômes. Face à lui, Russell Crowe (American Gangster, Gladiator, Un homme d'exception) incarne un hors la loi à la fois classe et impitoyable, mais non dépourvu, contrairement à ses dires, d'une certaine humanité qu'il a volontairement rayé de son quotidien. Artiste, lettré et populaire pour ses actes, le bandit se révèle être comme une sorte de star du far west, à l'aura ensorcelante et légendaire.
Accompagné d'une galerie de seconds couteaux remarquables, Alan Tudyk (Firefly, Joyeuses funérailles) en vétérinaire improvisé docteur, Ben Foster (6 Feet under) en second couteau acharné ou encore Peter Fonda (Easy Rider) en représentant de la loi trouble, le réalisateur de Walk the line continue ici de montrer une Amérique en pleine construction, manufacturant sa légende à grands coups d'êtres aussi rares qu'exceptionnels, ceux-ci oeuvrant tels des chevaliers au code d'honneur noble et infaillible et façonnant les bases d'un pays fier et meurtri. Un vrai western, dur, fort et à la structure savante, filmé avec puissance et conviction et s'offrant même avec lyrisme une séquence finale digne de ce qu'on pouvait imaginer lors du générique de Butch Cassidy et le Kid.
Citation:
Célébré pour ses précédentes réalisations (Heavy, Copland, Une Vie Volée), le réalisateur américain James Mangold est connu pour ses ambiances lourdes et sa manière de peindre des personnages denses et emplis de contradictions. Et quel meilleur cadre pour étudier la chose que le western, où les hommes et femmes se retrouvent seuls face à eux-mêmes, dans l'aridité d'une Amérique encore en friche ? C'est ce postulat qui a ainsi poussé le réalisateur à mettre en oeuvre le remake du film de Delmer Daves, une idée qui lui est apparue comme une révélation alors qu'il y a vu une opportunité d'aborder des thèmes bien actuels. Le héros du récit est ainsi très proche de celui de Copland : handicapé (ici, Dan Evans ne possède plus qu'une jambe valide alors que Freddy Heflin, le personnage de Stallone dans le film suscité était à moitié sourd), représentant de la loi auxiliaire (Sly avait un pouvoir réduit) et porté par un sens de l'honneur qu'il tiendra plus à coeur que sa propre vie et qui l'acculera finalement à remplir sa mission seul contre tous. Mais alors que Heflin portait une certaine admiration pour ses collègues, c'est ici le fils de Evans qui va être séduit par la renommée et la classe du bandit. Un point que le réalisateur a tenu à souligner alors qu'il n'est qu'anecdotique dans le métrage original, et on assiste ainsi à plus qu'une simple escorte, mais à un véritable combat mental entre les deux hommes qui vont ainsi se disputer l'admiration du jeune garçon. Une ligne scénaristique qui va donner encore plus de densité à des personnages déjà profonds, interprétés par deux acteurs dont le talent n'est plus à prouver.
Un petit résumé :
Et pour ceux qui veulent voir la bande annonce et en savoir un peu plus sur le film, voilà un lien.
http://www.tfmdistribution.fr/3h10pouryuma/
Source :
http://www.dvdrama.com/news-24505-ci...-pour-yuma.php
http://blogywoodland.blogspot.com/20...a-trailer.html
http://www.dvdrama.com/news2.php?id=24505&page=2