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[Société] Les effets physiologiques du vol
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[Société] Les effets physiologiques du vol : Fiche / Article de la section Articles et actualités, crée sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...)

 
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 [Société] Les effets physiologiques...
 
 Rédaction : _caro_ (30/04/2008)

Les effets physiologiques
du vol


L'intensité des effets physiologiques est fonction des prédispositions individuelles: condition physique, état de santé et de stress, activité et alimentation qui précèdent de vol, âge tabac, alcool, ...

Les effets de l'alcool sont amplifiés par l'altitude: augmentation du temps de réflexion, altération des capacités de jugement, perturbation de l'appréciation des risques, aggravation des illusions sensorielles.

Il faut prendre une alimentation équilibrée avant de voler, incluant des sucres lents, des protides et des lipides en petite quantité. Il faut éviter de ne consommer que des sucres rapides afin de ne pas se retrouver en hypoglycémie et ne pas sauter de repas, principalement le petit déjeuner. Ce dernier sera nourrissant mais limité en corps gras. Le déjeuner sera avancé vers 11h et sera suffisamment léger pour que la digestion n'engourdisse pas trop le pilote durant le vol. Le soir, le menu sera libre et copieux dans la mesure où il ne perturbera pas le sommeil.


Plan:

I - Les effets de l'altitude

A - L'hypoxie d'altitude
1- Définition - Principe
2 - Les organes touchés
3 - Les conséquences
B - Les barotraumatismes
1 - Définition - Principe
2 - Les organes touchés
3 - Les solutions
C - Les maladies de décompression
1 - Définition - Principe
2 - Les organes touchés
3 - Les solutions
D - L'hyperventilation

II - Les effets de l'accélération

A - La force d'accélération positive et négative
B - Qu'est ce que la force d'accélération?
C - Les effets de la force d'accélération
D - Les manoeuvres de résistance à la force d'accélération
E - L'adaptation à la force d'accélération




I - Les effets de l'altitude

Plus on monte en altitude, plus l'adaptation des pilotes devient difficile car :
- La pression barométrique diminue et loxygène aussi avec des risques d'hypoxie;
- Les volumes gazeux augmentent d'où des problèmes de barotraumatismes et de maladies de décompression;
- La température diminue avec des risques de gelures et d'hypothermie;
- La teneur en eau diminue (pour être presque nulle à 10 000m) et peut provoquer une déshydratation, des coliques néphrétiques, des problèmes pour le port de lentilles cornéennes.


A - L'hypoxie d'altitude

1- Définition - Principe

L'hypoxie d'altitude ou anoxémie est un défaut d'oxygénation du sang due à une pression partielle d'oxygène dans l'air insuffisante. Les premiers troubles ont lieu à 11 500 ft (4500m).

2 - Les organes touchés

L'hypoxie d'altitude a des effets sur plusieurs organes:
- Le coeur: augmentation du rythme cardiaque et du débit cardiaque et modifications des l'éléctrocardiogramme;
- Le système nerveux central: euphorie, sensation de puissance, actes désordonnés ou absurdes, troubles du jugement, perte d'attention, perte de mémoire, dépression, atteinte du contrôle neuro-musculaire, troubles sensoriels et au maximum perte de connaissance;
- Les yeux: troubles de l'accomodation, rétrécissement du champ visuel, altération de la vision des couleurs et du relief, risque d'hémorragies tétiniennes;
- L'audition: baisse de l'acuité auditive à partir de 5000m.

Tous ces effets secondaires surviennent à des altitudes diverses, mais on peut considérer qu'à partir de 3000m, le corps humain ne peut plus compenser et que les premiers troubles peuvent apparaître. Mais, en général, les permiers troubles apparaissent vraiment à 4500m.

Pour fixer les esprits, à 5500m la pression en oxygène est moitié moindre que celle du niveau de la mer et au sommet de l'Everest, elle est d'a peine 20%.

L'hypoxie dépend de trois facteurs:
- l'amplitude de la diminution de pression;
- la vitesse de cette diminution: éviter de monter trop rapidemment afin de permettre aux systèmes compensateurs de bien jouer leur rôle;
- l'état de santé des individus: la sensibilité de l'homme à l'hypoxie est augmentée par le manque de sommeil, la fatigue, les abus de tabac et d'alcool, et une alimentation trop riches en graisses.

Il faut également savoir que:
- l'organisme humain comporte des systèmes compensateurs capables de retarder l'apparition des premiers troubles;
- tous les pilotes ne réagissent pas de la même manière à l'hypoxie;
- c'est le système nerveux qui est le plus touché de fait de sa faible résistance au manque d'oxygène.

En fonction de l'altitude, les signes cliniques suivants apparaissent:
- à 4 500 ft, début des manifestations pour les individus atteints d'insuffisance respiratoire ou de pathologies cardiaques;
- à 12 000 ft, maux de tête et fatigue;
- à 18 000 ft, maux de tête, somnolence, perturbations visuelles, troubles du comportement, perte de coordination;
- à 22 000 ft, palpitations, hyperventilation, collapsus, perte de connaissance;
- à 25 000 ft, convulsions et collapsus.
Au-delà de 12 000 ft, il est nécéssaire de préssuriser l'avion ou d'utiliser un masque à oxygène.

3 - Les conséquences

Pour les pilotes privés de petits avions non pressurisés, le port du masque à oxygène devrait se généraliser à partir de 3500m (pressuriser = mettre sous une pression atmosphérique normale, une enceinte fermée).

Tout avion de transport public volant à plus de 6000m doit être préssurisé.

B - Les barotraumatismes

1 - Définition - Principe

En altitude, la pression barométrique baissant, les gaz se dilatent. En conséquent, toutes les structures du corps humain remplies d'air se dilatent aussi et cela pose des problèmes au niveau de certains organes.

2 - Les organes touchés

On peut citer:
- les oreilles: apparition d'otites (inflammations de l'oreille) barotraumatiques. La différence de pression entre oreille interne et oreille externe est proportionnelle à la vitesse verticale. Il en résulte une tension du tympan pouvant donner lieu à une sensation d'oreille bouchée, de bourdonnements et sifflements et cela peut même aller jusqu'à une douleur plus ou moins aigue et au maximum une perforation tympanique;
- les sinus: déclenchement de sinusites (inflammations des sinus osseus de la face. Sinus = cavité creusée dans certains os de la tête, remplie d'air et communiquant avec les fosses nasales) barométriques. Elles se caractérisent par une douleur au niveau du front et des yeux avec éventuellement une irradiation vers les dents et le reste du crâne;
- les dents: on parle d'aérodontalgie (douleur provoquée par les changements de la pression atmosphérique, se manifestant pendant les vols à altitudes variées). Avec une faible pression atmosphérique, la pression résiduelle de la cavité d'une dent peut suffire à éjecter le plombage;
- le tube digestif: distension des parois gastriques et intestinales responsables soit de ballonnements soit de violentes douleurs abdominales. Elle est due à la dilatation des gaz emmagasinés dans le système digestif (éviter l'absorption de boissons gazeuses, d'aliments fermentés et de gommes à mâcher avant le vol).

3 - Les solutions

Elles sont diverses :
- ne pas voler lorsqu'on présente une pathologie ORL en cours (c'est d'ailleirs une cause d'arrêt de travail immédiate pour les pilotes et les hôtesses de l'air);
- bien se soigner les dents (bien boucher le trou lors d'une carie);
- éviter les repas trop importants avant de voler;
- pressuriser les avions à partir d'une certaine altitude.

C - Les maladies de décompression

1 - Définition - Principe

Le sang contient de l'azote transporté par les globules rouges. Le danger de ce gaz est que sa solubilité diminue selon les tissus considérés: il existe donc plusieurs compartiments dans l'organisme avec des vitesses d'élimination (lors de la montée) différentes.

Il faut donc que la circulation sanguine ait le temps d'éliminer l'azote en excès dans les tissus et de le transporter aux poumons pour l'éliminer. Si la vitesse de montée est trop rapide, on aboutit à un phénomène de sursaturation et des bules d'azote peuvent se former.

On parle d'aéroembolisme. Il s'agit de la présence de bulles de gaz (azote) libres dans les capillaires et les tissus, qui s'observe chez ceux qui sont soumis à des fortes différences de pression.

De plus, l'oxygène dissous dans le sang tend à revenir à l'état gazeux. Les premiers problèmes ont lieu à 19 500 ft (6000m).

2 - Les organes touchés

La plupart du temps, ce sont des douleurs articulaires, des fourmillements ou des picotements cutanés. L'ostéonécrose peut survenir de façon retardée. On peut également avoir des douleurs thoraciques, une toux sèche et des difficultés respiratoires. Enfin, il existe des manifestations nerveuses (névralgies: douleurs vive ressentie sur le trajet d'un nerf sensitif ou dans son territoire; troubles visuels) et des collapsus (aplatissement d'un organes creux).

3 - Les solutions

Il existe des solutions pour diminuer les facteurs de risques:
- vitesse de montée inférieure à 1m par seconde;
- ne pas rester trop longtemps à des altitudes très élevées (supérieures à 6000m);
- ne pas répéter les ascensions de façon trop rapporchée;
- l'âge augmente les risques;
- l'obésité et un régime riche en glucose augmentent les risques;
- pas de plongée sous-marine préalable (intervalle 24h minimu);
- pressuriser les cabines ou respirer de l'oxygène aux altitudes élevées.

D - L'hyperventilation

Au début, sous l'effet de la peur, la respiration s'accélère (faisant baisser anormalement le taux de gaz carbonique du sang) et le pilote est couvert de sueur. Il peut également sentir des fourmillements au niveau des doigts et des orteils, des étourdissements passagers et des nausées. Le rythme cardiaque s'accélère et des troubles de la vue peuvent apparaître. L'hyperventilation
peut même aboutir à une perte de conscience.

Il faut essayer de diminuer volontairement l'amplitude et la fréquence des mouvements respiratoires et garder à l'esprit que la pratique du vol et la confiance en soi rendent de plus en plus improbables les accidents par hyperventilation.


II - Les effets de l'accélération

A - La force d'accélération positive et négative

De nombreux pilotes croient qu'il ne leur est pas nécéssaire d'avoir des connaissances sur l'accélération (G) s'ils n'effectuent pas de voltige aérienne. Toutefois, cette force a une influence sur les pilotes dans tout type d'aéronef, et peut provoquer la désorientation pendant un décollage à faible vitesse ou la perte de conscience pendant un virage à grande vitesse.

B - Qu'est ce que la force d'accélération?

G est le symbole du taux de variation de vitesse et représente donc à la fois une force et une direction. Par convention internationale, la force G est décrite selon trois plans relativement au corps. Il s'agit d'un plan transversal (Gx), latéral (Gy) et longitudinal ou radial (Gz). Les accélérations les plus fréquentes et les plus importantes en vol sont les accélérations exercées suivant l'axe radial.


La convention exige également que l'on indique si la force est positive ou (+G) ou négative (-G). Par exemple, la force d'accélération s'exerçant des pieds vers la tête est la force Gz positive, et celle qui s'exerce de la tête vers les pieds est la force Gz négative. L'effet de l'accélération sur l'organisme résulte du déplacement du sang et des tissus. Il est important de comprendre que ce déplacement est causé par l'inertie (résistance que les corps, en raison de leur masse, opposent au mouvement) des tissus et qu'il s'exerce en direction opposée à celle de la force d'accélération.

C - Les effets de la force d'accélération

La tolérance à la force G varie énormément d'une personne à l'autre. Comme les symptômes sont provoqués par le déplacement du sang et des tissus, on s'attend à ce qu'un pilote ayant un bon tonus musculaire (contraction partielle et permanente des muscles) tolère mieux la force G, ce qui est bien le cas. L'obésité, la mauvaise santé, une basse pression artérielle, la grossesse et de nombreux médicaments diminuent cette tolérance. Celle-ci peut également varier d'une journéeà l'autre selon que le pilote soit fatigué, qu'il fume ou qu'il souffre d'hypoxie.

En chiffres absolus, la tolérance à la force G est influencée par sa valeur la période durant laquelle s'exerce la force G et la vitesse initiale. Si cette vitesse est très élevée, la force d'accélération positive peut causer la perte de conscience sans aucun autre symptôme.

Le poids accru des membres et des organes nuit au mouvement et une force supérieure à +3G rend pratiquement impossible l'évacuation d'un aéronef dont on a perdu la maîtrise.

L'effet le plus néfaste de la force d'accélération est le déplacement du sang du cerveau vers les pieds, causant l'hypoxie cérébrale (d'origine circulatoire). Le premier symptôme est la détérioration de la vision. La vision d'abord périphérique, commence à devenir floue, et les couleurs s'estompent: on parle alors du phénomène de "voile gris". Si la force G s'accroît davantage, le courant sanguin à l'arrière de l'oeil est complètement interrompu et le "voile noir" (cécité temporaire) se produit, même si le pilote demeure conscient. Il y a un délai de 5 à 7 secondes entre le début de l'effet de la force et l'apparition des troubles visuels en raison de l'oxygène dissous dans le liquide du globe oculaire. Si la force G se stabilise, il peut y avoir une amélioration de la vision après 10 à 12 secondes, car l'organisme réagit automatiquement en augmentant la pression sanguine.

A mesure que le force G s'accroît, l'hypoxie cérébrale se manifeste et le pilote perd habituellement conscience. Lorsque la force G diminue, le pilote reprend rapidement conscience mais il y a toujours une brève période de confusion au réveil.

La force d'accélération négative est mal tolérée. Dans ce cas, comme la force d'accélération s'exerce des pieds vers la tête, il y a une augmentation de la pression sanguine dans les yeux et le cerveau, ce qui provoque le phénomène de "voile rouge" (le pilote voit à travers un brouillard rouge). Une force d'accélération négative supérieur à -5G peut entraîner la rupture de petits vaisseaux sanguins dans les yeux et, si elle se prolonge, peut causer des lésions au cerveau. Les effets de la force d'accélération négative sont ressentis durant une amorce de descente.

La force d'accélération transversale est bien tolérée. c'est pourquoi les astronautes sont en position allongée au moment du lancement. Des forces allant jusqu'à +50Gx peuvent être tolérées pendant de brèves périodes sans qu'il y ait de dommages au tissus même si l'accélération entrave la respiration. Dans les aéronefs, le force Gy ne pose pas réellement de problème.

D - Les manoeuvres de résistance à la force d'accélération

La manoeuvre de Valsalva consiste à se pencher vers l'avant de manière à refermer la glotte (le volet séparant la gorge de la poitrine) tout en pinçant les narines. La même manoeuvre, éxécutée cette fois sans pincer les narines mais en gardant la bouche fermée, permet d'accroître la pression sanguine et d'augmenter temporairement la tolérance à la force G. Cette manoeuvre est effectuée couramment par les pilotes de voltige et peut permettre d'accroître la tolérance à la force G d'environ +2G. La manoeuvre de Valsalva a été le premier moyen pour contrer les effets de la force G mais, comme il est difficile de la maintenir, d'autres procédés ont été élaborés.

Les chasseurs modernes sont dotés de dispositifs complexes permettant d'accroître la tolérance à la force G. Les dossiers des sièges sont inclinés vers l'arrière, ce qui a pour effet de transformer l'accélération longitudinale en accélération transversale. Dans l'avenir, les pilotes d'aéronefs à hautes performances pourront être installés en position complètement allongée. Les vêtements anti-G, qui comportent des sections gonflables exerçant une pression sur l'organisme et qui préviennent ainsi l'accumulation de sang dans les jambes et l'abdomen, peuvent accroître encore davantage la tolérance à la force d'accélération positive de +3G.

E - L'adaptation à la force d'accélération

Le pilote tolérera mieux le force G s'il s'alimente bien et s'il est en bonne forme physique. Une hydratation adéquate de l'organisme et une glycémie normale sont des conditions essentielles à une bonne tolérance à la force G. L'hypoglycémie (faible taux de glucose dans le sang) diminue de façon marquée cette tolérance. La contraction des muscles des mollets et des cuisses, qui réduit l'accumulation de sang dans les jambes, ou le fait de se pencher légèrement vers l'avant en contractant les muscles abdominaux permet de lutter contre la force d'accélération.
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06/06/2008, 10h03 #2
elissec 
Phoenix / Alcyon

elissec

Re : [Société] Les effets physiologiques du vol.

Hum... c'est super intéressant cet exposé !
Seulement voila, il me semble qu'il y a certainement plus d'usagers de transports aériens que de pilotes *oui, je fais preuve d'une logique imparable*...
Quand on lit ton article, ça fout un peu la frousse tout de même !

Les questions qui me viennent à l'esprit sont :
- à quelle hauteur vole un avion de grande ligne (en moyenne)
- quels symptômes peuvent ressentir les simples usagers ? et est-ce que ça change en fonction de la durée d'un vol ?
- les conseils "hygiénodiététiques" sont-ils les mêmes pour les pilotes et les "embarqués" ?... (j'imagine effectivement qu'ils se rejoignent, mais les "responsabilités" ne sont pas le mêmes et que ça doit aussi varier en fonction de la durée d'un vol...)
Et donc qu'est-ce qu'on doit conseiller ou surtout déconseiller de faire avant de prendre l'avion ?

En fait, j'ai déja pris l'avion, mais jamais sur des longs trajets (5 heures maximum) et je dois dire que je ne m'étais jamais posé ce genre de questions... et j'ai jamais eu de problèmes . L'adrénaline du départ suffisant à ne pas réussir à me "poser" avant le départ, en général une fois installé et le décollage passé ; je m'éccroule
Cependant, j'ai quelques ami(e)s qui eux ont vraiment la phobie des transports aériens ! Et d'autres qui n'ont pas peur, mais qui ont tendance à être un peu malade (les masos)...
Je dois avouer -qu'une fois ton article lu- on a un peu tendance à se dire ; soit "je" suis inconscient et "ils" ont raison, soit vue ma petite expérience "ils" se posent trop de questions...

Si tu pouvais faire un parallèle avec les vols dits "commerciaux" ça serait pas mal... et tu recevrais en échange... toute ma gratitude !


polémique : le pétage de plomb de J.L.D. se justifie-t-il par les "effets secondaires du vol"...
elissec est déconnecté(e)
06/06/2008, 14h34 #3
true_cricket 
Pégase

true_cricket

Re : [Société] Les effets physiologiques du vol.

Les liners ont une dynamique totalement différente des autres appareils.

D'une part, seul un incident sur les pilotes met en danger l'appareil, si un passager se sent mal, on peut le soigner, et cela n'entraînera pas le crash de l'appareil.

D'autre part, les accélération sont quasiment nulles dans ce genre d'appareil, hors décollage et atterissage, et encore, c'est loin d'être violent pour le spersonnes de constitution normale dans la force de l'âge. Seules les turbulences peuvent causer des accélérations provoquant des lésions, mais celles-ci sont causées plus par les collisions avec les objets alentours que par les déplacement d'organes internes.

Enfin, Les cabines sont pressurisées et chauffées, ce qui fait que tous les effets de pression et température sont minimisés au maximum qu'on puisse raisonnablement faire. C'est à dire qu'on continuera à avoir des risques si on a une pathologie ORL, car la pression des liners est plus faible que celle à 0m.
true_cricket est déconnecté(e) Voir une photo de true_cricket sur son profil
10/06/2008, 14h45 #4
_caro_ 
Demi-Déesse

_caro_

Re : [Société] Les effets physiologiques du vol.

Citation
Posté par Eli
- à quelle hauteur vole un avion de grande ligne (en moyenne)

Un avion grande ligne vole environ à 10 000 mètres d'altitude. C'est juste en dessous de la "tropopause" qui sépare la troposphère et la stratosphère. Cela permet d'avoir un vol plus ou moins stable, en effet, plus on monte en altitude, moins on a de phénomènes météorologiques comme les déplacements de masses d'air par exemple.Les vols supersoniques se situent au dessus de cette "ligne".

Citation
- quels symptômes peuvent ressentir les simples usagers ? et est-ce que ça change en fonction de la durée d'un vol ?

True a déjà répondu. Tous les symptômes dont je parle concernent les pilotes, et pas vraiment de grandes lignes. Comme il l'a dit, les accélérations sont quasi nulles. Ayant pris l'avion, je dirais que (si on est pas malade ou autres) la seule chose que l'on ressent est le changement de pression, assez minime quand même, mais au décollage et à l'atterrissage, on se pince le nez pour rétablir une pression égale à l'intérieur et à l'extérieur du corps. Je ne pense pas que la durée du vol modifie beaucoup ces symptômes, peut-être la fatigue évidemment, mais pour les usagers, ce n'est pas vraiment un problème, autant faire dodo dans l'avion on gagne du temps!

Citation
les conseils "hygiénodiététiques" sont-ils les mêmes pour les pilotes et les "embarqués" ?...

Normalement, si le passager n'à pas le mal de l'air, je ne vois pas de quoi il devrait se priver^^

Citation
Cependant, j'ai quelques ami(e)s qui eux ont vraiment la phobie des transports aériens ! Et d'autres qui n'ont pas peur, mais qui ont tendance à être un peu malade (les masos)...
Je dois avouer -qu'une fois ton article lu- on a un peu tendance à se dire ; soit "je" suis inconscient et "ils" ont raison, soit vue ma petite expérience "ils" se posent trop de questions...

J'ai peur de me baigner en pleine mer parce que j'ai vu plein de gens se faire "bouffer" par des requins dans des films^^ Je me dis que ce doit être pareil pour des gens qui y ont vu des accidents d'avion, genre Lost^^
Tous ce dont je parle ne s'applique pas aux vols commerciaux, comme l'a dit True, en cabine, on n'a aucun de ces effets. Les avions sont sûrs. Dites vous qu'il y a largement plus de morts en voiture qu'en avion. Sauf que c'est sûr, pour un seul accident, c'est beaucoup plus grave.

Dernière modification par _caro_ : 10/06/2008 à 15h19.
_caro_ est déconnecté(e) Voir une photo de _caro_ sur son profil
10/06/2008, 15h13 #5
elissec 
Phoenix / Alcyon

elissec

Re : [Société] Les effets physiologiques du vol.

Merci à tous les 2, pour tous ces éclaircissements et contre-aguments pour ceux qui doutent encore de la confiance dans ce mode de transport !... Perso, je n'ai aucun problème avec les avions.

Citation
Posté par _caro_
Ayant pris l'avion, je dirais que (si on est pas malade ou autres) la seule chose que l'on ressent est le changement de pression, assez minime quand même, mais au décollage et à l'atterrissage, on se pince le nez pour rétablir une pression égale à l'intérieur et à l'extérieur du corps. Je ne pense pas que la durée du vol modifie beaucoup ces symptômes, peut-être la fatigue évidemment, mais pour les usagers, ce n'est pas vraiment un problème, autant faire dodo dans l'avion on gagne du temps!
Ah, le coup de changement de pression, ça m'arrive surtout dans les tunnels... en avion *se remémore...*, ouai, vaguement... mais rien d'insupportable.
Et OUI ! Faire dodo dans l'avion, je trouve que c'est la meilleure façon d'utiliser son temps !

Et puis, même s'il ne faut pas se dire tout le temps et pour tout :"ça n'arrive qu'aux autres", la probabilité d'un vol "foireux" ou catastrophe est tout de même faible par rapport au fait de prendre le volant !

PIS : J'suis paré, je veux partiiiiir !
Miniatures attachées
img004.jpg - [Société] Les effets physiologiques du vol. 

Dernière modification par elissec : 10/06/2008 à 15h18. Motif: photo
elissec est déconnecté(e)
10/06/2008, 15h24 #6
_caro_ 
Demi-Déesse

_caro_

Re : [Société] Les effets physiologiques du vol.

Citation
Posté par elissec
Et puis, même s'il ne faut pas se dire tout le temps et pour tout :"ça n'arrive qu'aux autres", la probabilité d'un vol "foireux" ou catastrophe est tout de même faible par rapport au fait de prendre le volant !

J'ai trouvé sur un site :

Citation
Les constructeurs d'avions doivent satisfaire des exigences statistiques de sécurité imposées par les organisations internationales. Dans un avion moderne, la probabilité d'un scénarion catastrophique (le genre de scénario conduisant au crash) ne doit pas être plus mauvaise que 1 chanse sur 1 millard. De plus, une panne simple de doit pas conduire à un scénario catastrophique. Si un avion n'obéit pas à ces règles, il ne peut pas être certifié, et ne pourra donc pas effectuer de vols commerciaux.

En suposant que le temps de vol moyen d'un avion entre deux points est de 5 heures, la probabilité d'être victime d'un accident lors d'un vol est, en moyenne, de 1 sur 2 millions.

En 10 ans (janvier 1995- décembre 2004), 5612 personnes ont été tuées dans 376 accidents d'avions. Cela représente en moyenne 560 victimes par an dans 38 accidents aériens.
Chaque année en France, plus de 5000 personnes sont tuées sur les routes. Bien entendu, il y a plus de personnes utilisant une voiture chaque année que de passagers d'avions. Néanmoins, le risque d'accident quand on conduit sa voiture pour aller à l'aéroport est bien plus grand que celui d'un crash quand on prend l'avion. Mais au volant, les gens se sentent plus rassurés car ils ont l'impression de mieux maîtriser ce qui leur arrive que dans un avion.
_caro_ est déconnecté(e) Voir une photo de _caro_ sur son profil

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