L'âge des lumières
Genre : Steampunk, uchronie
Auteur : Ian MacLeod
Couverture : Guillaume Sorel
Traduction : Jean Pierre Pugi
Année : 2003 (2007 en fr.)
Edition : Denoel / Lune d'encre
Pages : 605
A
uteur :
Ian Macleod (non pas conor

) est un auteur anglais d'origine écossais né en 1956. Il suit des études de droits et finis par devenir juriste. Métier qui lui fera connaitre sa felle, elle même juriste mais qui entamera une carrière d'avocat, c'est ainsi qu'il devient fonctionnaire et renoue avec ses premiers amours : la littérature, la SF. il se fait connaitre grâce à ses nouvelles dont une sera nominée au Nebula et sortie dans une anthologie year's best SF....
Il est connu pour sa plume magnifique, rare en SF et actuellemnt a sorti 4 romans :
The great wheel 1997 primé du Locus premier roman
The summer isles (les iles du soleil 2003 en fr.)
The light ages 2003 (l'âge des lumières 2007 en fr.)
House of storm 2004 (devrait certainement sortir en france mais quand ?)
Histoire:
L'action se passe dans une Angleterre à la Dickens, une ére victorienne imaginaire dont la société est figée en guildes trés hierarchisées. Toute cette société, cette civilisation doit son existence à l'
ether. Substance extorquée du centre de la terre qui raffinée servira de matériau de base à toutes constructions. Aux mains des plus puissantes guildes qui connaissent les sortilèges permettant de fixer cette substance légère et irradiante à tous produits, elle autorise tous les miracles de la recherche.Toutes la société se construit donc sur le pouvoir de l'ether.
Ainsi à Bracebridge, nous faisons la connaissance de Robert Borrows, cadet d'une famille appartenant à une guilde inférieure : la guilde des
outilleurs. Nous suivront les péripéties de ce jeune futur ouvrier dont la mère, autrefois victime d'un accident du à l'ether, se transforme peu à peu en monstre bon pour l'asile. Car si l'éther est une inestimable source de prospérité, il n'en est pas moins une substance compliquée à stocker et une trop forte exposition sature votre organisme de magie qui peut vous transformer en
anamorphe, en "
troll". Ainsi robert, à mesure qu'il voit sa mère "changer", décide de tenter sa chance à Londre écoeuré de voir la vie qui l'attend au sein d'une guilde inférieure. A londre il croise la route d'une bande de nihilistes et aidé d'un amour de jeunesse il parviendra à se méler à la haute société. L'ether est dangereux, il le sait, il l'a vu, il fera tout pour stopper ce virus, il bousculera les tabous de cette société ancrée dans ces habitudes, dans son immobilisme, il sera au centre de la montée de la révolution industrielle anglaise, un monde sans ether...
Avis :
Fantastique, magnifique, ce roman est d'une créativité et d'une beauté quasi sans pareille. Attention, l'intrigue ne tiend pas les 600 pages, les amoureux d'actions à outrance seront certainement génés mais Ian MacLeod a crée un univers extraordinaire. La plume est vraiment superbe. J'ai eu vraiment beaucoup de mal avec l'ambiance du début; c'est lourd, c'est lent mais ça vaut le coup de foncer et de pousser les premières pages. Les personnages sont extrémements attachants, crédibles, les paysages extraordinaires et un monde terriblement réel et pourtant complètement imaginaire et fantasque.
Franchement ce livre fait partie des très rares romans qui resteront dans les mémoires. La grosse claque de 2007, du moins du début d'année. Ian Macleod est bon, ce livre est beau, ce livre est fantastique. C'est ce genre de livre qui nous prouve que l'imaginaire peut être une très bonne littérature à l'instar de la littérature blanche, merci monsieur Macleod, il est sur que j'achèterais votre prochain roman sans hésitation.
Un must ! un chef d'oeuvre.